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La Tunisie peine à sortir de sa crise et arrêter la bulle spéculative de sa note souveraine par les agences de notation internationales ! Par ailleurs

La Tunisie peine à sortir de sa crise et arrêter la bulle spéculative de sa note souveraine par les agences de notation internationales ! Par ailleurs, et bien que le risque souverain tunisien soit désormais, uniquement noté par l’agence américaine (Moody’s), l’agence européenne (Fitch Ratings) et la japonaise (R&I), après la décision de la BCT de retirer la note assignée par Standard & Poor’s, la Tunisie risque encore de s’enfoncer dans la catégorie spéculative. Selon certains experts, il serait même difficile à la Tunisie de sortir de cette tendance spéculative au regard des incertitudes et de l’ampleur des enjeux sociopolitiques auxquels elle est confrontée à ce jour.

Appel au retour de Standard & Poor’s !

« Il serait impossible d’imaginer une sortie de la catégorie «Speculative grade», et peu probable de penser à une amélioration du rating, car l’année 2014 serait une année électorale et les incertitudes politiques pèseront sur la note de la Tunisie », a indiqué Moez Laabidi, universitaire et conseiller économique, dans une note de conjoncture publiée, ce mardi 21 janvier 2014, par l’intermédiaire en bourse MAC Sa. Et Laabidi d’expliquer que la Tunisie pourrait se contenter, tout simplement, du retour de Standard & Poor’s dans l’arène de la notation de la dette tunisienne, et espérer juste un passage d’une «perspective négative» à une «perspective stable», mais sans aucune remontée dans l’échelle de notation chez les géants du rating.

Et pour réussir ce passage du négatif au stable, «la main du nouveau chef du gouvernement ne doit pas trembler», estime Moez Laabidi. «Certes, six ou même neuf mois, représentent une période trop courte pour changer le quotidien des citoyens, mais c’est largement suffisant pour redonner l’espoir, inverser les anticipations moroses qui frappent l’économie, reconstruire la confiance et relancer la croissance », a-t-il dit.

L’universitaire économiste fait aussi remarquer qu’en Tunisie, les spéculations sur les chances de réussite du nouveau gouvernement de transition sont sur toutes les lèvres : «L’étroitesse des marges de manœuvre dans un climat social miné par une surenchère revendicative, alimentée à la fois par les déceptions de tous ceux qui ont misé sur la révolution pour changer leur quotidien et par des tergiversations politiciennes, rendent la tâche du gouvernement de Mehdi Jomaa de plus en plus difficile », a-t-il expliqué.

La composition du gouvernement et la révision de la loi des finances 2014 !

Moez Laabidi a estimé cependant, qu’à court terme la réussite de ce gouvernement se mesurera à sa capacité à générer un choc de confiance positif. D’abord, à partir de la composition du gouvernement. Ensuite, à partir de ce que Mehdi Jomaa pourrait arracher de la constituante, concernant la révision de la loi des finances de 2014.

La réussite du nouveau gouvernement peut être mesurée, également, par la solidité du pacte social qui sera conclu avec les partenaires sociaux (syndicats des salariés, syndicats patronaux, autres composantes du milieu professionnel et de la société civile) et doit déboucher sur une trêve salariale, indispensable pour démarrer le chantier des réformes : «C’est au niveau de la sphère financière que les premiers signes positifs peuvent se faire ressentir », a-t-il dit.

Les travaux Herculéens de Jomaa

S’agissant des défis du nouveau gouvernement de Mehdi Jomaa, Moez Laabidi a indiqué, dans cette analyse, que la grande bataille du gouvernement serait celle de desserrer les contraintes du financement externe et de baisser la tension sur la liquidité qui frappe le marché monétaire. L’expert souligne en revanche dans cette note de Mac Sa, qu’à ce niveau «plusieurs indicateurs méritent d’être suivis de près tels que la remontée des cours boursiers et l’insertion de l’indice Tunindex sur un trend haussier ou encore la baisse du volume des injections de la BCT sur le marché monétaire permettant à un TMM scotché, depuis le choc de la révolution ,au taux des facilités de prêt (4,75%), de glisser vers le niveau du taux directeur (4,5 %). A l’amélioration du stock des réserves de change et la baisse de la pression sur le dinar et le franchissement de ce stock (hors emprunts nouveaux) la barre de 120 jours d’importation, s’ajoute le décollage des crédits à moyen et long terme à un rythme soutenu.

Moez Laabidi affirme, sous un autre angle, que le démarrage des chantiers des réformes les plus urgentes, va rapidement relâcher les restrictions qui pèsent sur les fonds programmés pour la Tunisie par les organismes multilatéraux (FMI, BAD, Banque Mondiale, ..) : « La fermeté face au banditisme qui régit les circuits de distribution, serait déterminante pour inverser la courbe de l’inflation, qui termine l’année 2013 avec un taux de 6% », a-t-il ajouté.

Khadija Taboubi

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La Tunisie peine à sortir de sa crise et arrêter la bulle spéculative de sa note souveraine par les agences de notation internationales ! Par ailleurs

La Tunisie peine à sortir de sa crise et arrêter la bulle spéculative de sa note souveraine par les agences de notation internationales ! Par ailleurs, et bien que le risque souverain tunisien soit désormais, uniquement noté par l’agence américaine (Moody’s), l’agence européenne (Fitch Ratings) et la japonaise (R&I), après la décision de la BCT de retirer la note assignée par Standard & Poor’s, la Tunisie risque encore de s’enfoncer dans la catégorie spéculative. Selon certains experts, il serait même difficile à la Tunisie de sortir de cette tendance spéculative au regard des incertitudes et de l’ampleur des enjeux sociopolitiques auxquels elle est confrontée à ce jour.

Appel au retour de Standard & Poor’s !

« Il serait impossible d’imaginer une sortie de la catégorie «Speculative grade», et peu probable de penser à une amélioration du rating, car l’année 2014 serait une année électorale et les incertitudes politiques pèseront sur la note de la Tunisie », a indiqué Moez Laabidi, universitaire et conseiller économique, dans une note de conjoncture publiée, ce mardi 21 janvier 2014, par l’intermédiaire en bourse MAC Sa. Et Laabidi d’expliquer que la Tunisie pourrait se contenter, tout simplement, du retour de Standard & Poor’s dans l’arène de la notation de la dette tunisienne, et espérer juste un passage d’une «perspective négative» à une «perspective stable», mais sans aucune remontée dans l’échelle de notation chez les géants du rating.

Et pour réussir ce passage du négatif au stable, «la main du nouveau chef du gouvernement ne doit pas trembler», estime Moez Laabidi. «Certes, six ou même neuf mois, représentent une période trop courte pour changer le quotidien des citoyens, mais c’est largement suffisant pour redonner l’espoir, inverser les anticipations moroses qui frappent l’économie, reconstruire la confiance et relancer la croissance », a-t-il dit.

L’universitaire économiste fait aussi remarquer qu’en Tunisie, les spéculations sur les chances de réussite du nouveau gouvernement de transition sont sur toutes les lèvres : «L’étroitesse des marges de manœuvre dans un climat social miné par une surenchère revendicative, alimentée à la fois par les déceptions de tous ceux qui ont misé sur la révolution pour changer leur quotidien et par des tergiversations politiciennes, rendent la tâche du gouvernement de Mehdi Jomaa de plus en plus difficile », a-t-il expliqué.

La composition du gouvernement et la révision de la loi des finances 2014 !

Moez Laabidi a estimé cependant, qu’à court terme la réussite de ce gouvernement se mesurera à sa capacité à générer un choc de confiance positif. D’abord, à partir de la composition du gouvernement. Ensuite, à partir de ce que Mehdi Jomaa pourrait arracher de la constituante, concernant la révision de la loi des finances de 2014.

La réussite du nouveau gouvernement peut être mesurée, également, par la solidité du pacte social qui sera conclu avec les partenaires sociaux (syndicats des salariés, syndicats patronaux, autres composantes du milieu professionnel et de la société civile) et doit déboucher sur une trêve salariale, indispensable pour démarrer le chantier des réformes : «C’est au niveau de la sphère financière que les premiers signes positifs peuvent se faire ressentir », a-t-il dit.

Les travaux Herculéens de Jomaa

S’agissant des défis du nouveau gouvernement de Mehdi Jomaa, Moez Laabidi a indiqué, dans cette analyse, que la grande bataille du gouvernement serait celle de desserrer les contraintes du financement externe et de baisser la tension sur la liquidité qui frappe le marché monétaire. L’expert souligne en revanche dans cette note de Mac Sa, qu’à ce niveau «plusieurs indicateurs méritent d’être suivis de près tels que la remontée des cours boursiers et l’insertion de l’indice Tunindex sur un trend haussier ou encore la baisse du volume des injections de la BCT sur le marché monétaire permettant à un TMM scotché, depuis le choc de la révolution ,au taux des facilités de prêt (4,75%), de glisser vers le niveau du taux directeur (4,5 %). A l’amélioration du stock des réserves de change et la baisse de la pression sur le dinar et le franchissement de ce stock (hors emprunts nouveaux) la barre de 120 jours d’importation, s’ajoute le décollage des crédits à moyen et long terme à un rythme soutenu.

Moez Laabidi affirme, sous un autre angle, que le démarrage des chantiers des réformes les plus urgentes, va rapidement relâcher les restrictions qui pèsent sur les fonds programmés pour la Tunisie par les organismes multilatéraux (FMI, BAD, Banque Mondiale, ..) : « La fermeté face au banditisme qui régit les circuits de distribution, serait déterminante pour inverser la courbe de l’inflation, qui termine l’année 2013 avec un taux de 6% », a-t-il ajouté.

Khadija Taboubi

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