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Entre la lutte contre les menaces terroristes et la gestion du dossier économique

Entre la lutte contre les menaces terroristes et la gestion du dossier économique, le chef du gouvernement nouvellement nommé, Mehdi Jomaa, se trouve confronté à une variété de défis qui vont survivre au gouvernement actuel dirigé par Ali Laarayedh malgré son engagement à aller aux prochaines échéances électorales.

Des défis qui semblent difficiles et qui ont beaucoup affecté l’économie tunisienne dont le taux de croissance s’est poursuivi à un rythme plus faible que prévu, soit 2,7%.

Dans ce contexte à tout le moins délicat, l’ex- ministre sortant de l’Industrie dans le gouvernement d’Ali Laarayedh, tenu de former , en deux semaines, son équipe de technocrates sans étiquette politique, est appelé à s’atteler à des priorités tout en garantissant la conduite de la Tunisie vers les prochaines élections.

Une mission jugée, certes, difficile, mais qui reste tributaire de la volonté du nouveau chef du gouvernement qui devrait définir les préoccupations de son cabinet.

L’impératif de neutralité

A la faveur d’une série de contacts avec nombre d’acteurs politiques et économiques, Africanmanager a constaté que la question de neutralité reste une condition sine qua non pour que Mehdi Jomaa puisse réussir dans cette nouvelle tâche dont la première étape a été franchie, le weekend dernier. Ceci devrait permettre sans doute de rétablir la confiance. « Avec ce nouveau gouvernement, la confiance entre les partis, le peuple et le gouvernement revient », a estimé le secrétaire général adjoint de l’UGTT, Bouali Mbarki

Mais, dès son entrée en fonction, le gouvernement de Mehdi Jomaa devra créer un climat favorable à la tenue des prochaines élections, affirme, de son côté, à Africanmanager , l’analyste politique, Jomaa Guesmi.

Ceci dépendrait également de la capacité de Mehdi Jomaa à être « à égale distance vis à vis de tous les partis politiques et de toutes franges du peuple tunisien quelle que soit leur appartenance politique, religieuse ou intellectuelle ».

Comment faire ?

D’après l’Alliance Démocratique, l’un des partis ayant fortement soutenu le choix de Mehdi Jomaa, le nouveau chef du gouvernement devrait prouver son indépendance en formant un gouvernement restreint dont la neutralité et la compétence sont au-dessus de tout soupçon.

Mehdi Ben Garbia, au nom de l’Alliance Démocratique, nous a déclaré que « Mehdi Jomaa est appelé à consulter toutes les forces politiques même celles hostiles à sa nomination, pour la formation de ce gouvernement ».

D’après lui, Mehdi Jomaa devra travailler dans le cadre du Dialogue national en respectant les dispositions de la feuille de route, initiée par le Quartet. « Il faut qu’il garantisse l’impartialité du pouvoir exécutif. Ceci ne se fera qu’à travers la révision des nominations à la tête des délégations, des gouvernorats et celles des directeurs généraux dans les établissements et institutions de l’Etat ».

Un avis partagé par Salma Baccar, élue d’AL Massar qui a prévu que « la réussite du processus transitionnel ne pourrait jamais être envisagée sur fond de nominations selon les appartenances politiques.

Mahdi Jomaa est appelé, selon Baccar, à garantir la neutralité de l’administration sachant que « les prochaines échéances électorales seraient bien évidement en danger si les 5000 personnes nommées par la Troïka demeurent en service dans l’administration tunisienne ».

Utile de rassurer les bailleurs de Fonds

S’agissant du dossier économique, Ezzedine Saidane, expert économique, estime qu’une grande responsabilité incombe au chef du gouvernement, appelé à rassurer les Tunisiens mais aussi les partenaires en leur montrant que la Tunisie est capable de réussir son processus transitionnel en trouvant une issue aux dossiers économiques et financiers, en particulier. « L’important, aujourd’hui, est de restaurer la confiance des bailleurs de Fonds et de l’ensemble de nos partenaires européens », a déclaré Saidane, affirmant que la restauration de la confiance est nécessaire pour que les investisseurs nationaux et internationaux soient de nouveau disposés à investir.

Rappelons que la Tunisie n’a pas pu honorer ses engagements envers le Fonds monétaire international (FMI). D’ailleurs, les 1,7 milliard de dollars prévus pour la Tunisie pour soutenir sa transition démocratique demeurent bloqués et les versements prévus mi-septembre et mi-décembre ont été retardés à cause de l’imbroglio politique.

Cela implique, selon Saidane, une gestion très sage des relations entre le gouvernement et la centrale ouvrière.

Outre le rétablissement de la confiance des institutions internationales, l’accent est mis sur l’amélioration du pouvoir d’achat des Tunisiens, qui n’a de cesse de se détériorer ces derniers temps. Dans ce cadre, Ali Bechrifa, député à l’ANC, a jugé impérieuse une résolution immédiate des problèmes d’augmentation des prix des produits de base en évitant de toucher le budget alloué à la caisse de compensation.

Il est question aussi de la révision du projet de la loi des finances pour 2014 qui fait polémique. Le projet en question, qui est sur le bureau de l’ANC, ne fait qu’accentuer la pauvreté, la marginalisation et le chômage étant donné qu’il relève d’une politique d’austérité et de pression fiscale ciblant directement la classe moyenne. « Si Mehdi Jomaa gouverne avec pareil budget, ce sera à coup sûr l’échec de la transition », a affirmé Bechrifa.

Wiem Thebti

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