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Mehdi Jomaa, Tunisie

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Précision de départ. Mehdi Jomaa est encore juste un nominé

Précision de départ. Mehdi Jomaa est encore juste un nominé, un proposé au poste de chef de gouvernement. Ali Larayedh n’a pas encore présenté sa démission, le chef de l’Etat n’a annoncé aucune vacance, l’ANC n’a rien nommé et une partie de l’opposition fait encore l’école buissonnière pour rejoindre les locaux du ministère de la Justice transitionnelle pour y reconduire «l’âne national » au fin du dialogue au moins pour le processus gouvernemental. Il semblerait même, d’après nos informations, que Hammadi Jbali n’ait pas complètement tort, lorsqu’il accusait Nidaa Tounes et le Front Populaire.

Contrairement à tout ce qui a filtré concernant la composition de son gouvernement, les proches de Mehdi Jomaa affirment que ce dernier ne s’occupe jusqu’à présent que des contacts avec les partis politiques. L’homme ne donne aucune interview et ne reçoit aucun organe de presse. Il aurait même gentiment renvoyé une équipe d’une TV privée venue essayer de le «paparazzier» devant chez lui. Il se concentrerait actuellement sur son poste de ministre de l’Industrie où il est obligé de faire honneur à son rang et sur la recherche du consensus autour de sa personnalité, son programme et ses moyens.

Selon nos informations, Jomaa ne se considère toujours pas comme officiellement chargé de former le nouveau gouvernement. Il travaille entre le siège du ministère de l’industrie et les locaux du gouvernement à la banlieue nord de Tunis. Ses numéros de téléphone ont été changés pour des raisons de sécurité et se déplace sous surveillance. Il croulerait sous les CV que lui fournissent carrément tous les partis, opposition et Troïka, qu’il a pu voir. Il serait cependant décidé, à faire table rase de toute l’ancienne équipe de Larayedh, y compris pour ce qui concerne le ministère de l’intérieur et même son ancien secrétaire d’Etat Nidhal Ouerfelli. Pour le ministère de l’Intérieur, il aurait l’intention de faire appel à un des hauts cadres du département. La même stratégie de recrutement pourrait retenue pour le reste des membres du gouvernement où les hauts cadres de l’Administration pourraient constituer le terreau des prochaines nominations, à côté des grandes compétences tunisiennes à l’étranger dont il a une profonde connaissance. Tout le reste, selon ses proches, ne serait que pure supputation, candide ou à dessein.

Officiellement, M. Jomaâ a promis de «favoriser les conditions appropriées pour des élections transparentes et crédibles, à assurer la sécurité des Tunisiens et à promouvoir l’économie afin de sortir de la crise». L’agence d’information TAP, qui cite un communiqué du Parti socialiste publié après que Mehdi Jomaâ a rencontré le chef de cette formation, indique aussi que le futur chef de gouvernement «a promis de garantir la neutralité de l’administration, de l’appareil sécuritaire et de l’armée». Selon d’autres déclarations, il a aussi promis de «suivre la feuille de route à la lettre». C’est tout ce qu’on sait jusqu’ici de celui que tout le monde attend, y compris l’opposition, mais au tournant !

En effet, bien que 60 % des Tunisiens sondés par le cabinet Sigma Conseil, fassent confiance à ce technocrate pur produit des grandes écoles, Mehdi Jomaa semblerait rencontrer encore une certaine opposition chez des partis politiques. Cette opposition serait le fait, essentiellement, de Nida Tounès qui ne représente que 20,7 % des intentions de vote (chiffre Sigma) et aussi de «Ajjabha Achaabia» qui n’en représente que 3,3 % (toujours selon Sigma).

L’un des tout premiers partis de l’opposition que Mehdi Jomaa a, en effet, rencontré, fut Nida Tounès. La rencontre avec Béji Caïed Essebssi se serait déroulée en présence de son fils et dans le domicile du père. Ce dernier, selon nos informations, aurait fait surtout montre de son sens habituel de l’écoute, mais sans montrer ni enthousiasme ni réticence. Ce serait surtout le fils Caïed Essebssi, qui aurait émis des doutes sur la capacité de Jomaa à assurer la prochaine transition. Chez «Ajjabha», le discours resterait, selon nos informations, encore versatile et la position toujours pas stable. Toutes ces positions sont, d’ailleurs, presque visibles au niveau des conditions que pose encore cette opposition à un soutien à Mehdi Jomaa et aux travaux carrément herculéens qu’elle lui demande de réaliser pour avoir soutien. Des travaux que même Ennahdha n’avait pas pu réaliser en 2 ans de pouvoir absolu. Une autre partie de cette opposition commence déjà à contacter la presse, lui fuitant des «dossiers», sur la question Alsthom dont Jomaa n’a jamais signé le contrat, et sur sa situation avec son ancien employeur qui est régie par des lois strictes, et tente ainsi déjà de le déstabiliser.

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