Tags Posts tagged with "Mehdi Jomaa"

Mehdi Jomaa

par -

L’ancien chef du gouvernement et président du centre de réflexion et des études stratégiques, Mehdi Jomâa, a déclaré, dimanche 19 février 2017, que la politique n’est pas un échange d’insultes mais un rassemblement pour la construction du pays.

Lors d’une réunion au gouvernorat de Mahdia, Jomâa a souligné, dans une déclaration rapportée par Shems Fm, la nécessité de rassembler au lieu de raviver les idéologies.

L’ancien chef du gouvernement a fait savoir en outre qu’il choisit l’axe de la réforme nationale en dehors de tout contexte idéologique car la Tunisie a besoin de patriotisme, de compétence, de volonté et de confiance.

par -

Mehdi Jomaa a rendu visite au secrétaire général de l’UGTT, Nourredine Taboubi, hier mercredi 15 février 2017, au siège de la centrale syndicale. La discussion, qui a duré une heure 30 minutes, a porté sur la situation économique et sociale et les solutions pour sortir de la crise par le haut.

Ce déplacement avait aussi un tout autre enjeu : Montrer que les relations entre Jomaa et l’UGTT sont au beau fixe après la sortie musclée de l’ex-patron de la centrale syndicale, Houcine Abassi, qui a déclaré que l’ancien chef du gouvernement, dont il avait lui-même proposé le nom, avait failli torpiller le dialogue national en convoitant le fauteuil du palais de Carthage…

par -

On n’y est peut-être pas encore, mais ça en prend le chemin, le principal intéressé faisant, officiellement, son entrée sur la scène politique, ou arène devrait-on dire, ce mois de février avec la création de son parti, qu’il fignole en réalité depuis qu’il a quitté la Kasbah en 2014. Le fait est que, même si les autres formations politiques n’en laissent rien paraitre, l’arrivée de Jomâa dérange, inquiète, terrorise même des partis dont les intentions de vote pour les prochains rendez-vous électoraux côtoient les bas fonds, synonymes de défiance pour des formations qui gouvernent tout de même, tant bien que mal – plus mal que bien – et de sanction pour un bilan plus que contrasté, pour le moment. Dans cette atmosphère délétère, Jomâa, à la popularité insolente et dont le bref passage à la direction des affaires du pays a laissé aux Tunisiens un souvenir plutôt bon, ne peut que faire tache, enfin aux yeux de ses futurs adversaires, entendons-nous bien, car pour ce qui est des citoyens, la cause est entendue. L’ex-secrétaire général de l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT), Houcine Abassi, désormais débarrassé de son devoir de réserve, nous a donné une idée de l’accueil qui sera réservé à l’ancien Premier ministre : Froid, glacial même…

Abassi, qui pour le moment a écarté toute idée de se lancer dans le bain politique (il lorgne la présidence du Conseil national du dialogue social, moins mouvementée et qui aura un droit de regard, et plus encore, sur toutes les affaires importantes du pays, une sorte de gouvernement bis), n’a pas tardé à se lâcher. Bon on ne peut pas le soupçonner d’être en service commandé, le bonhomme étant, par essence, un électron libre, mais, étrangement, le premier à faire les frais de sa liberté de ton est Mehdi Jomâa. On ne peut pas complètement exclure le fait qu’une démolition en règle de l’image du chouchou des sondages pourrait lui valoir un renvoi de l’ascenseur de la part des partis au pouvoir, notamment Nidaa Tounes et Ennahdha, quand il s’agira de l’adouber pour piloter le Conseil du dialogue social. Tout est possible. En tout cas le mardi 31 janvier 2017 dans l’émission « Het Ess7i7 », sur Nessma TV, l’ex-patron de l’UGTT n’a pas raté Jomâa. Questionné à son sujet, il a d’abord indiqué que c’est lui qui avait soumis son nom pour remplacer le nahdhaoui Ali Laârayedh, en janvier 2014. Ensuite il a affirmé qu’il le « regrette » parce qu’il ne croyait pas que Jomâa allait « mélanger les choses, il a failli faire échouer le dialogue national » en voulant se présenter à l’élection présidentielle de 2014, a confié Abassi, avant de préciser : « Il ne me l’a pas dit à moi directement, mais il l’a dit à un des membres du Quartet du dialogue national alors que j’étais à l’étranger. Je suis revenu précipitamment (…) et je l’ai informé qu’il devait s’en tenir à la feuille de route qu’on avait élaborée ».

D’autres, en premier le principal intéressé, auraient pu dire qu’il avait la vocation précoce en jetant un oeil plus qu’intéressé sur le fauteuil du palais de Carthage, en n’ayant aucune formation politique derrière lui, ce qui revient à se suicider, politiquement!

A la question de savoir s’il est allé trop vite en besogne en proposant Jomâa, l’ex-leader de la centrale syndicale a déclaré : « Non, je ne me suis pas précipité en le choisissant (…) A l’époque, il était ministre de l’Industrie, il a su bien gérer ses dossiers loin des tensions politiques. Il n’était soumis à aucune pression partisane, et encore moins à Ennahdha qui était majoritaire au gouvernement (…). C’était une personne que j’ai considéré comme digne de confiance pour gérer la prochaine étape (…). Malheureusement il m’a déçu (…) car il a voulu participer au scrutin présidentiel. Or s’il l’avait fait, il devait quitter son poste de chef gouvernement, et s’il démissionnait c’est tout le gouvernement qui tombait, et si c’était le cas, il n’y aurait pas eu d’élections », a conclu Abassi…

L’arroseur arrosé

Il y a peu, interviewé par Jeune Afrique, Jomâa avait tiré copieusement sur toute la classe politique tunisienne, l’accusant d’être responsable de tous les maux du pays. Il avait eu la dent très dure. Mais dans le fond on ne peut pas le lui reprocher, c’est de bonne guerre dans ce microcosme politique où les plus faibles périssent, dévorés par les plus forts. Et surtout c’est pour lui la seule façon de rattraper son retard et faire son trou, vu qu’il s’est mis à la politique dans le tard, après une florissante carrière à Hutchinson (groupe Total). Jomâa n’a pas fait ses gammes en la matière – militantisme de base, structure ou direction d’un parti, député, etc. -, il a tout de suite été parachuté dans les plus hautes sphères de l’exécutif, ce qui d’une certaine façon lui a barré la route de l’apprentissage en politique. Il est condamné, s’il veut demeurer dans cet univers, ce qui semble être le cas, à faire feu de tout bois pour se maintenir dans le haut du panier. Cette situation, incontestablement, le fragilise. En effet à un moment ou à autre, il va se frotter à des individualités fortes, et gérer des hommes et femmes qui en savent un rayon sur la chose politique, en tout cas beaucoup plus que lui. Il risque d’être lassé ou, pire, débordé par les égos surdimensionnées des uns et des autres, les manoeuvres et autres tactiques, sur la seule base des intérêts personnels, comme exactement le triste spectacle offert par Nidaa Tounes.

Technocrate il est, technocrate il restera ? Pour le moment rien n’est moins sûr. Par contre ce qui est sûr c’est que Jomâa va véritablement faire un saut dans l’inconnu, une réalité toute autre que le caractère carré et les certitudes de son monde feutré et rationnel de cadre dans une entreprise. En politique, il faut savoir donner des coups et en prendre. De ce point de vue Jomâa a montré, dans son entretien avec le magazine africain, certaines prédispositions. Mais une capacité à flinguer à tour de bras toute la classe politique ne préjuge nullement de sa faculté à tenir dans la durée. Il en faudra beaucoup plus pour donner la preuve que son incursion sur la scène politique c’est pas « un petit tour et puis s’en va »…

par -

Après la création de son think tank « Tounes el-Badael » (Tunisie Alternatives), regroupant de nombreuses personnalités qui avaient fait partie de son équipe, l’ancien chef de gouvernement Mehdi Jomâa s’apprête à lancer son propre parti politique. Le journal « Al Maghreb », qui cite des sources bien informées, a ajouté que le lancement de ce nouveau parti est prévu en février prochain. Selon la même source, le bureau exécutif de ce parti, qui aura probablement comme appellation «Tunisie Alternatives», serait composé de 20 membres. Ajoutons à cela la commission constituante, qui serait élargie.

par -

Mehdi Jomaa, ancien chef de gouvernement, et qui n’est jamais retourné au business, sans doute à cause de la forte attraction du pouvoir, infiniment plus puissante que celle de son pré-carré dans le secteur privé, a enfin abattu ses cartes, dans un entretien avec Jeune Afrique. Il s’est décidé à descendre dans l’arène politique, autour de laquelle il n’a cessé de tourner mais qu’il redoutait, sans doute à cause des coups qu’on y prend, inéluctablement et à cause des efforts presque surhumains qu’il faut faire pour s’y imposer, face à des politiciens pas aguerris mais incroyablement agressifs et des citoyens intraitables.

D’abord, en bon communicateur, sans avoir l’air d’y toucher, il démolit à la hache les objets qui encombrent son chemin : Les partis politiques qui se disputent les faveurs des Tunisiens, très maladroitement d’ailleurs. « La faiblesse des partis actuels tient à la fois à leur flou programmatique, à leur coupure d’avec la base et au hiatus qui existe entre les règles qu’ils énoncent et leur pratique quotidienne. Ils invoquent la démocratie de manière incantatoire alors que leurs structures ne sont pas désignées de manière démocratique. Ils prônent l’égalité alors que le recrutement et l’avancement en leur sein se font par copinage. Ce que les Tunisiens refusent c’est la pratique de ces partis, mais aussi « l’esprit partisan », étroit, qui s’apparente au clanisme« .

A propos de son parti politique et des risques de télescopage avec son « think tank », « Tunisie Alternatives », Jomâa dit ceci : « s’agira-t-il d’un parti, au sens classique, ou d’un rassemblement, les choses ne sont pas encore décantées, mais ça sera un mouvement politique, pas une association comme peut l’être le think tank. Le think tank a réuni des experts et des personnalités et nous a permis d’élaborer une vision, de la traduire en programme et en politique publique, et d’identifier les personnes capables de les porter. Mais, en parallèle, j’ai commencé à organiser mes équipes pour faire le lien avec la base, avec les régions. Ce dispositif va naturellement converger pour aboutir à une construction politique, mais nous ne voulons pas nous précipiter. J’insiste en revanche sur la nécessité des déplacement sur le terrain. Ils sont indispensables si l’on veut comprendre les vraies attentes des gens et ne pas les trahir. Vous savez il y a des regards assassins qui vous mettent mal à l’aise et il y a des regards qui vous obligent. Il faut les croiser, les affronter pour saisir humblement la responsabilité qui vous incombe. »

Cet entretien a permis de lever tous les doutes sur le fait que l’ancien chef de gouvernement a déjà mis son costume d’opposant et que c’en est fini des postures tièdes, fades diront certains, des positions médianes, neutres et bienveillantes, place au combat, aux coups, les vrais. Quand on l’interroge sur le rendement du gouvernement piloté par Youssef Chahed, Jomâa rétorque, sans prendre de gant : « Normalement, le budget est l’acte politique majeur d’un gouvernement. Or celui qui a été discuté devant l’Assemblée des représentants du peuple [ARP] n’avait ni cap ni ligne directrice. C’était le cas l’année précédente. On a le sentiment que les turbulences politiques sont devenues bien plus fortes aujourd’hui que durant la période de transition. C’est un comble ! (…). Les élections de 2014 ont marqué la fin d’une transition périlleuse et consacré le retour de la légitimité des urnes. C’était le but. En toute logique, elles auraient dû conférer un minimum de stabilité au système politique, afin de permettre aux responsables de s’atteler à la résolution des vrais problèmes du pays. Or c’est exactement l’inverse qui s’est passé. C’est le grand échec de la classe politique. Il est collectif« .

Il a fendu l’armure, il n’est plus à l’abri

Son extraordinaire aventure a commencé quand son nom a été pioché parmi les nombreux prétendants au sauvetage de la Tunisie, tous des technocrates de haut vol, pour occuper le poste de ministre de l’Industrie, suite à la débâcle du gouvernement de Hamadi Jebali. C’était le 08 mars 2013. Depuis cette date, l’histoire de la Tunisie et celle de Jomâa sont entrecroisées, entremêlées. Cet entrelacement a atteint son paroxysme le 14 décembre 2013, quand on est venu le chercher pour prendre la place de son patron, Ali Larayedh, poussé vers la sortie par la pression populaire suite au deuxième assassinat politique de la post-révolution, celle du député Mohamed Brahmi, après Chokri Belaid. De sa mission de conduire le gouvernement, donc le pays, jusqu’aux élections de 2014 est née cette conviction chevillée au corps qu’il fallait vouer sa vie à l’intérêt national. Avoir la capacité de remuer un pays, le faire bouger, palpiter c’est quand même autre chose qu’être au service de Hutchinson, une filiale du groupe Total, même si son poste était très juteux.

Mehdi Jomâa a rendu les clés du pays à la majorité sortie du scrutin de 2014, Nidaa Tounes et avait déclaré qu’il allait prendre le large. Il avait à un moment agité l’idée de monter une boite de consulting, mais voilà, il n’a rien fait de tangible dans ce sens. A la place on l’a vu tourner autour des grands dossiers économiques de la Tunisie, faire moult déplacements à l’étranger, où d’ailleurs il se faisait volontiers l’avocat de son pays, appelant énergiquement les investisseurs à y aller en masse, participer à des forums internationaux, etc. Mais tout cela n’a permis en rien d’évacuer sa frustration d’être écarté de la direction effective des affaires du pays. Pendant toutes ces années, Jomâa a rêvé d’une sollicitation par les partis politiques et organisations nationales pour être cet homme providentiel qui allait sauver la Tunisie. Il pouvait se le permettre puisque tous les sondages le placent régulièrement parmi les préférés des citoyens pour accomplir cette mission. Alors il a rongé son frein. Mais voilà, ils ne sont jamais venus le chercher. Alors il a jeté son dévolu sur son « think tank », mais ça ne suffisait pas à consumer son énergie et sa passion. Sous la pression de ses proches, qui ont fini par le convaincre qu’il avait une carte à jouer, il s’est résolu à mouiller sa chemise pour aller chercher ce que toute de façon on ne lui offrira jamais sur un plateau : Un mandat du peuple.

Pas de doute, un nouveau gladiateur est dans l’arène. Maintenant qu’il a fendu l’armure, il n’est plus protégé par son statut de technocrate détaché de la chose politique. Tant qu’il était sur son piédestal de sauveur de la nation, à équidistance entre les partis politiques, il était intouchable. Maintenant qu’il a accepté d’en découdre avec les barons de la place, les attaques adverses vont bientôt fuser, et pas de manière feutrée…

par -

L’ancien chef du gouvernement Mehdi Jomâa a mis son grain de sel dans le débat très agité, en Tunisie, sur le traitement qui doit être réservé aux djihadistes partis guerroyer en Syrie, Irak, Libye… On a appris, sur sa page Facebook, ce jeudi 15 décembre, qu’il a pris la parole lors du Forum du dialogue sur « La sécurité et la démocratie », organisé à Varsovie (Pologne), pour dire haut et fort que la Tunisie ne sera jamais une terre d’accueil pour les terroristes qui reviennent des zones de combat. « Ils seront traités conformément à la Constitution tunisienne. La lutte contre le terrorisme exige toute une stratégie au plan national et international », a-t-il déclaré lors du Forum.

Jomâa a ajouté qu’il revient aux gouvernements, aux politiques et à la société civile de trouver les voies communes radicales – sociales, culturelles et sécuritaires – pour traiter définitivement ce dossier.

Par ailleurs il a déclaré ceci à propos de la nouvelle politique diplomatique en direction de la Syrie : «L’ouverture, par notre gouvernement, d’un bureau de liaison en Syrie a été dictée par la nécessité de préserver les intérêts nationaux »…

par -

A l’occasion de la tenue des Journées de l’Entreprise les 9 et 10 décembre à Sousse, l’ancien chef du gouvernement, Mehdi Jomaa, a déclaré à Express fm que tous les secteurs d’activités reposent sur la technologie numérique.

« L’État doit préparer le terrain pour la transformation digitale, je pense qu’il est nécessaire d’assurer la conduite du changement pour réussir la transformation numérique », a-t-il affirmé.

S’agissant du Think-Tank, il a fait savoir qu’il est en train de faire un diagnostic des besoins du citoyen afin d’élaborer un projet et une vision stratégique pour l’avenir de la Tunisie.

par -

L’ex ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Tawfik Jelassi, a raconté par le menu, dans un article publié par « The Time Higher Education », comment il a été approché par l’ancien chef du gouvernement, Mehdi Jomaâ, pour lui proposer ledit portefeuille dan son cabinet.

Livrant sur sa page officielle facebook un résumé et des extraits de cet article, Tawfik Jelassi, qui ne connaissait  Mehdi Jomaâ ni d’Adam ni d’Eve, passe en revue  les grands moments de la conversation téléphonique qu’il a eue le jour de Noel 2013, alors qu’il se trouvait en vacances en Floride avec sa famille, pour un entretien dans la perspective de sa nomination dans le gouvernement qu’il projetait de former.

« La situation est difficile: l’Etat est presque dans l’incapacité de payer les salaires, il y a des tentatives de disloquer l’administration, le mérite et la compétence deviennent des denrées rares, la connivence et le népotisme prennent le dessus sur tout. On a un an pour sauver la situation », lui avait-il dit d’emblée.

Et Mehdi Jomaâ d’ajouter en guise de réponse à Tawfik Jelassi qui lui faisait observer qu’il n’est pas un politicien: « Justement, nous faisons ça pour le pays, pas pour la politique, c’est notre service militaire. De plus, vous allez perdre en salaire, votre famille ne vous verra presque plus et nous serons attaqués de toutes parts. Cependant, nous travaillerons dur et jusqu’à la dernière minute. Les choses se compliqueront mais vous ne serez pas autorisé à démissionner et quitter le navire. Il faudra aussi se préparer à ne récolter que de l’ingratitude. Mais je vous garantis aussi que nous allons réussir: nous reconstruirons la confiance ».

Abondant dans le sens de l’empressement, Mehdi Jomaâ  affirme à son futur ministre que « On est les seuls à pouvoir agir aujourd’hui: c’est un devoir. Je vois dans votre CV que vous avez fait l’école de la République. Comme moi. Je suis aussi fils de fonctionnaire, et je ne peux me résoudre à laisser l’Etat reculer. Il est temps de rendre à la République ce qu’elle nous a donné, et même davantage. Je pense à vous pour l’enseignement supérieur, la recherche scientifique et les TIC, réfléchissez-y. Je dois vous laisser, on se voit donc très vite ».

par -

Lorsque, et à Dieu ne plaise, la prophéthie d’Essid qui prédisait une Fatwa de Rached Ghannouchi pour changer de gouvernement se réalisera, il sera temps de faire de l’histoire de «la chemise de Youssef» (Cf 12ème Sourate du Coran) une anecdote tunisienne et de faire de l’expression idiomatique de terroir «Chahed ou le témoin qui n’a rien vu» un slogan de son départ, à Dieu ne plaise encore une fois !

Fautes de mesures concrètes à annoncer pour sortir le pays de la crise, socio-économique et financière où il se débat depuis 2014, l’équipe de communication du chef du gouvernement tunisien se démène depuis quelques semaines pour faire contre mauvaise fortune bonne figure (Ndlr : Faire contre mauvaise fortune bon cœur, dit originellement le proverbe) à et combler ce vide de gestion par une communication de proximité, au risque de friser parfois le ridicule populisme.

Or, ce ne sont pas les projets qui manquent en Tunisie pour réaliser tous les objectifs économiques et financiers de la feuille de route fixée pour Youssef Chahed. C’est plutôt la foi et la confiance dans les politiciens et les dirigeants qui fait cruellement défaut depuis 2011. Du pouvoir de la foi, De La Rochefoucauld disait que «La foi fait considérer les peines comme un bienfait» et la foi ne vient que par la discussion et le pouvoir de convaincre, comme le faisaient, directement ou par le biais de leurs ministres, les deux anciens dirigeants de la Tunisie.

C’était alors, avant ou après chaque décision ou mesure, des réunions populaires à travers tout le territoire, animées par des tribuns qui font rêver le peuple et l’amènent à adopter la mesure ou la décision et à s’y reconnaître pour faciliter sa mise en place. A contrario, depuis 2011, ce ne sont que des mesures atones et sans aucun écho car, prises derrière des bureaux fermés et annoncées dans des communiqués ou devant des caméras. Politiciens et gouvernants ont peur et refusent d’affronter la foule, et cette dernière finit par ne plus avoir foi en eux.

  • Chahed est, théoriquement, le 1er dirigeant du pays. De quoi a-t-il peur ?

Aux dernières nouvelles, la 2ème personnalité de la seconde République (en réalité la première au regard des prérogatives constitutionnelles et du pouvoir administratif) a été vue en train de déguster un «Keftaji» dans les Souks tunisois. Cela rappelle le Méchoui de Mehdi Jomaa avec l’ambassadeur d’Allemagne et les sorties culinaires d’un certain Hechmi Hamdi, amateur d’une telle communication.

Quelques jours auparavant, il plaisantait (mais avec mauvais goût) avec son ministre de l’Equipement en lui disant que «nous l’avons reconduit au gouvernement pour qu’il nous fasse gagner du temps» dans l’exécution des projets, comme s’il était un chef de chantier.

Quelques semaines auparavant encore, on lui faisait reprendre les vieux gadgets de Mehdi Jomaa, avec des photographies «fuitées» de «Team Building» qui était en fait une idée d’Amel Karboul, des «lettres de missions» à ses ministres, qui n’ont pas été publiées et le réaménagement des salaires de ses ministres.

Il reste que si Mehdi Jomaa était plus avenant, plus souriant et plus facile à aborder ce qui aurait pu mieux le servir s’il s’était mieux investi dans une communication directe et de vraie proximité, Jomaa (c’était peut-être le talon d’Achille qui faisait que lui et le peuple étaient chacun dans un Oued), n’avait pas la facilité de locution dont semble être naturellement doté Youssef Chahed.

Une facilité, comme il en a donné la preuve devant l’ARP jusqu’à le pousser à faire une «Standing Ovation» à quelqu’un avec qui plus d’un député n’était en odeur de sainteté. Une facilité et un don, dont Chahed rechigne encorer à user pour devenir le Leader qui manque toujours à la Tunisie.

joms

  • Chahed absent au charbon, Ghannouchi lui fait chaque jour un bébé dans le dos

En effet, malgré l’existence de BCE (Béji Caïed Essebssi) et sa méthode Coué avec ses «sorties Bajboujistes», ses répliques, les Sourates qui ponctuent ses discours improvisés et ses anecdotes mi-figue mi-raisin, la Tunisie reste encore orpheline d’un véritable orateur, qui rassemble la foule, la draine, la harangue et l’amène derrière lui et l’embarque dans ses idées.

Après avoir donné un temps cette impression au pupitre de l’ARP, Youssef Chahed fait un pas en arrière, se range et préfère le tremplin, partout juste derrière le chef BCE (comme, par exemple,au stade, lors de la Coupe de Tunisie de Football et toujours derrière lui à la prière de l’Aid).

Dans le régime politique actuel de la Tunisie, parlementaire amendé, le chef du gouvernement a nettement plus de prérogatives et plus de pouvoirs administratifs que le chef de l’Etat. Il est donc le véritable dirigeant du pays. Il n’agit pourtant pas en conséquence. Il ne va pas au charbon, il n’affronte pas le public dans des meetings populaires où le grand public peut se rendre compte, directement, que ses dirigeants sont à son écoute, l’informent directement de ce qui le touche, en discutent avec lui et ont foi eux-mêmes en ce qu’ils proposent. A charge pour ces dirigeants de le convaincre.

Au contraire, Chahed, par respect à SON président ou par peur de le voir se retourner contre lui s’il devenait populaire, laisse le champ libre devant son «partenaire» politique qui parcourt les régions, où aucun membre du gouvernement n’ose tenir meeting populaire, où Ghannouchi lui fait chaque fois «un bébé dans le dos». En l’absence des dirigeants, juridiquement habilités, c’est le vieux leader islamiste qui va combler le vide, va au charbon et fait ce qu’il veut des foules, allant jusqu’à faire des propositions qui vont à l’encontre de toute la politique du gouvernement adoubé par toute l’ARP.

par -

Les Nations Unies ont désigné la Communauté des Démocraties pour l’application d’une feuille de route stratégique contre le terrorisme international, une décision qui est sortie du forum « Démocratie et Sécurité ». Et c’est l’ex-Premier ministre tunisien, Mehdi Jomâa, qui a été coopté pour copiloter ce dispositif, nous a appris un communiqué ce vendredi 15 juillet.

L’ONU explique son choix par le fait que la Tunisie, sous la houlette de Mehdi Jomâa, a gagné ses lettres de noblesse à l’échelle internationale dans le combat contre le terrorisme. Parmi les avancées notables, indique le texte du communiqué, « on compte le démantèlement et extinction de nombreuses cellules terroristes par l’arrestation de leurs membres, le déplacement de la lutte anti-terroriste hors des villes pour protéger les civils, la dissolution des ligues de protection de la révolution, la création de la frontière et du fossé sécuritaires avec la Libye ». Le communiqué souligne aussi l’avortement du plan qui consistait à assassiner l’ambassadeur des Etats-Unis au Kram, l’inauguration du Pôle sécuritaire contre le terrorisme et le crime organisé, du Pôle judiciaire antiterroriste à Sousse et du centre de fusionnement des renseignements au sein du ministère de la Défense.

« L’efficacité de cette stratégie sans concessions, passant de la réaction à l’anticipation, a permis à la peur de changer de camp durant la dernière étape de la transition démocratique tunisienne couronnée par les premières élections présidentielles libres. C’est donc l’expression d’un vote de confiance que la communauté internationale émet à l’endroit de notre pays », ajoute l’ONU.

par -

L’ex-chef du gouvernement, Mehdi Jomaa, était hier mardi 05 juillet l’une des attractions de l’IMD de Lausanne, l’une des Business Schools les plus réputées au monde en matière notamment de formation de haut vol pour les cadres dirigeants. Jomaa a plaidé la cause de la Tunisie, en soulignant au passage que son bagage de dirigeant d’entreprise lui a été d’un précieux secours pour aider la Tunisie à dépasser la crise politique (de janvier 2014 à février 2015).

Il était l’invité d’honneur, au même titre que l’ancien Secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan, pour partager son expérience avec les 450 business leaders en provenance du monde entier pour prendre part au programme de leadership « Orchestrating Winning Performance ».

Jomaa a fait part de ses regrets quant aux orientations du nouveau gouvernement, qui n’a pas su embrayer sur les acquis et atteindre certains des buts fixés par son équipe, notamment dans le domaine économique. Toutefois il a déclaré qu’il a foi en l’avenir. « C’est aujourd’hui qu’il faut investir en Tunisie, pas plus tard », a déclaré l’ex-chef du gouvernement. « Avec un haut niveau d’éducation, y compris des femmes, un état laïc et une armée républicaine, le temps est désormais venu pour un vote de confiance. Investir en Tunisie aujourd’hui permet de donner un bon départ à la démocratie », a-t-il ajouté.

Par ailleurs il a souligné que les jeunes de moins de 25 ans constituent 40% de la population et seront le levier du développement de la Tunisie. « Ce sont les jeunes en quête d’opportunités qui ont fait la révolution (…). On leur a donné un nouvel espoir et un esprit patriotique. Nous devons maintenant tenir notre promesse en nous consacrant à l’organisation et à la productivité afin de pouvoir façonner un avenir qui concerne tout le monde et, en particulier, les jeunes », a-t-il conclu.

Selon le site « Maghreb confidentiel », Mehdi Jomaâ multiplie depuis quelques semaines les entrevues avec Abderrahim Zouari, ancien ministre multifonction de Zine el-Abidine Ben Ali (justice, affaires étrangères, transports, etc.) et ex-secrétaire général du RCD, aujourd’hui dissous.

L’ancien premier ministre, qui prépare son retour en politique en vue de l’élection présidentielle de 2019 , cherche à attirer une partie des orphelins du RCD, qu’Abderrahim Zouari a tenté – sans grand succès – de rallier autour de son Mouvement destourien, ajoute le site.

par -

Le dirigeant du parti Nidaa Tounes Hachemi Lahdhiri a indiqué que 42 membres du bureau exécutif du parti ont annoncé leur démission du bureau et ont rejoint « le projet national moderne », dirigé par le secrétaire général démissionnaire du Nidaa Mohsen Marzouk.

Au cours d’un meeting populaire consacré à la réforme du « projet national moderne » de Nidaa, Lahdhiri a relevé dans une déclaration accordée, dimanche, à la presse, au palais des congrès, à Tunis, que 42 dirigeants du parti ont démissionné du bureau exécutif et soutiennent le projet présenté par Mohsen Marzouk.

Le bureau exécutif du parti du mouvement Nidaa Tounes (167 membres) regroupe les députés du mouvement à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), les membres du bureau politique et les coordinateurs régionaux.

Un nombre important des membres de l’ARP, dirigeants et partisans du parti de l’intérieur de la République ont pris part à ce meeting tenu au palais des congrès.

L’organisation de ce meeting populaire coïncide avec la tenue de la deuxième journée du congrès du parti du mouvement Nidaa Tounes dont les travaux ont démarré, samedi, à Sousse sur décision de la commission des 13 (commission consensuelle) chargée par le fondateur du parti et le président de la Pépublique Béji Caid Essebsi de résoudre le conflit au sein du parti.

Caid Essebsi, qui a assisté aux travaux d’ouverture du congrès, a souligné que la tenue de ce congrès dans son rendez-vous prouve que le parti commence à sortir de sa crise, souhaitant le voir reprendre son rôle dans le paysage politique et au sein de l’ARP en tant que soutien à l’action gouvernementale

par -
La Tunisie

La Tunisie, après une transition chaotique depuis la révolution de 2011, s’est stabilisée et mérite de retrouver la confiance des investisseurs pour relancer son économie, a déclaré à l’AFP le chef du gouvernement, Mehdi Jomaa à la veille de la conférence internationale « Investir en Tunisie, Start- up démocratie ».

A l’occasion de cet évènement qui se tient le 8 septembre, « nous attendons tout d’abord un signal fort de l’ensemble de la communauté politique, financière et d’affaires pour dire qu’aujourd’hui, il y a une confiance retrouvée dans l’avenir de la Tunisie », a-t-il déclaré.

« Nous attendons aussi de nos partenaires qu’ils passent réellement à l’acte et investissent dans les projets », a souligné le chef du gouvernement, arrivé au pouvoir début 2014 pour sortir le pays d’une profonde impasse et conduire la Tunisie vers des élections en fin d’année.

Une trentaine de pays, autant d’institutions internationales mais aussi des dizaines d’entreprises privées ont été invités à participer à la relance de l’économie du pays qui fait figure de dernier espoir du Printemps arabe. Le Premier ministre français Manuel Valls y est attendu en tant que coorganisateur.

Cependant il Jomaa s’est refusé à chiffrer ses attentes, soulignant que « les conférences des donateurs, on a vu que ça ne marche pas: elles créent plein d’espoir mais peu de réalisations ». « Il ne s’agit pas d’avancer des chiffres mais de susciter l’intérêt » pour les projets qui seront présentés lundi, a-t-il relevé.

La relance de l’économie est d’autant plus cruciale pour la Tunisie que le chômage et la misère étaient parmi les facteurs clé de la révolution de 2011. Or l’instabilité, les crises et les mouvements sociaux des trois dernières années ont paralysé le pays et nourri l’anémie économique.

La Tunisie n’a ainsi enregistré que 2,1% de croissance au premier semestre, un niveau inférieur à celui de 2013 et insuffisant pour résorber le chômage, d’autant que les caisses de l’Etat sont vides. Les bailleurs de fonds internationaux attendent aussi des réformes pour réduire le poids de l’Etat dans l’économie et assouplir les règles pour les investisseurs.

Mehdi Jomaa a assuré que le pays était en train d’évoluer « d’un Etat planificateur et sur le plan politique oppresseur, à un Etat qui sera plutôt régulateur ».

« Il y a quelques années de sacrifices dont nous devons sortir. Nous avons travaillé sur la stabilisation macroéconomique et sur la réduction du déficit du budget de l’Etat, mais l’économie porte sur des cycles longs: on prend les décisions aujourd’hui, on en tire les bénéfices dans deux-trois ans », a-t-il rappelé.

Interrogé sur les menaces d’attaque jihadistes à l’approche des législatives du 26 octobre et de la présidentielle le 23 novembre, M. Jomaa a tenu à assurer que la tunisie avait pris la mesure du danger et ne risquait pas d’être déstabilisée de nouveau.

« Les risques existent bel et bien mais on est en train de chasser la peur (…) Nous devons avoir une idée claire de la réalité et non pas en avoir peur, car ce que nous sommes en train de bâtir, c’est la négation du modèle que les terroristes et ceux qui sont derrière veulent essayer d’imposer », a martelé M. Jomaa.

Selon le ministère de l’Intérieur, des attentats sont en préparation pour la période électorale.

Par ailleurs, les forces tunisiennes ne parviennent pas à déloger, malgré de lourdes pertes, un groupe armé lié à Al-Qaïda à la frontière algérienne.

« Ils n’arriveront pas à faire dérailler ce train (…) Nous avons la foi, nous sommes organisés et vigilants. Nous pouvons recevoir des coups mais nous avancerons », a assuré Mehdi Jomaa.

par -
Lors de son intervention à la plénière du mercredi

Lors de son intervention à la plénière du mercredi, 23 juillet 2014, consacrée à l’examen du projet de la loi de finances complémentaire 2014, le chef du gouvernement, Mehdi Jomâa, a affirmé que les budgets de l’Intérieur et de la Défense vont doubler, notamment avec l’aide des pays amis et frères, précisant que l’organisation des élections et la lutte contre le terrorisme sont devenues les priorités de son gouvernement.

Il a souligné, en outre, qu’il avait ordonné le recrutement de 500 nouveaux agents au sein de la Garde Nationale.

par -
Citant une source digne de foi

Citant une source digne de foi, le journal Achourouk affirme, jeudi, que le chef du Gouvernement, Mehdi Jomaâ ne fera pas partie du prochain gouvernement élu quelle qu’en soit la couleur, même si les partis vainqueurs aux prochaines élections lui proposent des portefeuilles.

La même source ajoute que Mehdi Jomaâ a signifié qu’il n’est pas prêt à travailler au sein d’une équipe issue d’un parti, même si elle est élue. Ce faisant, il met fin à toutes les rumeurs qui placent son nom au cœur d’une vive compétition à laquelle se livrent les partis politiques en prévision du prochain scrutin.

Il a aura ainsi, en outre, mis un terme aux mécanismes des sondages d’opinion qui citent souvent son nom comme candidat à la présidence du gouvernement issu des élections.

par -
La commission de réforme administrative et la lutte contre la corruption au sein de l’Assemblée nationale constituante (ANC) a appelé

La commission de réforme administrative et la lutte contre la corruption au sein de l’Assemblée nationale constituante (ANC) a appelé à auditionner le chef du gouvernement Mehdi Jomaa.

Il serait interrogé sur le blocage du financement de l’instance nationale de lutte contre la corruption et la non mise à sa disposition d’un local, rapporte Mosaïque Fm.

par -
Le Chef du gouvernement provisoire

Le Chef du gouvernement provisoire, Mehdi Jomâa a assuré, aujourd’hui, 23 juin 2014, suite à la réunion de la cellule de crise chargée de la situation environnementale, que des mesures urgentes ont été prises pour lutter contre les ordures et la pollution.

Ces mesures seront sévères et peu coûteuses, mais elles s’inscrivent dans le cadre de la loi, selon Mehdi Jomâa.

par -
Le chef du gouvernement

Le chef du gouvernement, Mehdi Jomaâ, a décidé de créer une cellule de crise qui sera chargée de lutter contre les ordures et la pollution environnementale.

La première réunion de ladite cellule de crise aura lieu le 23 juin 2014. Cette dernière devra prendre des mesures concrètes contre la prolifération des immondices qui jonchent les rues.

Reseaux Sociaux

INTERVIEW

Dans une interview exclusive accordée à Africanmanager, le PDG de la Poste Tunisienne, Moez Chakchouk, a mis l’accent sur les efforts fournis par l’entreprise pour...

AFRIQUE

SPORT