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Après une première phase de régularisation des migrants en situation irrégulière qui a eu lieu durant l’année 2014 et qui a concerné près de 25.000 bénéficiaires, le Maroc a lancé, le 15 décembre 2016, la deuxième vague de régularisation des migrants en situation irrégulière installés depuis quelques années sur son territoire.
Des bureaux des étrangers chargés de recevoir les demandes de régularisation au titre de cette deuxième opération sont déjà ouverts dans plusieurs provinces et préfectures du Maroc.
Pour faciliter l’intégration des migrants dans la société marocaine, les autorités ont pris toutes les mesures permettant aux régularisés d’avoir une carte de séjour leur donnant accès à plusieurs services publics et prestations sociales (écoles, hôpitaux, formation professionnelle, etc.). Des organisations de la société civile sont aussi mises à contribution à cet effet.
Sont éligibles à cette 2ème vague de régularisation  les étrangers conjoints de ressortissants marocains, les étrangers conjoints d’autres étrangers en résidence régulière au Maroc, les enfants issus des familles se trouvant dans ces deux dernières situations, les étrangers disposant de contrats de travail effectifs, les étrangers justifiant de 5 ans de résidence continue au Maroc ainsi que les étrangers atteints de maladies chroniques.
Exprimant la constance du Maroc à la fois en matière de promotion des droits des migrants et de solidarité sud-sud, cette opération de régularisation a été saluée par plusieurs ONG et organismes internationaux.
Fondée sur une dimension humanitaire, la politique publique du Maroc en matière de migration et de droit d’asile n’exclut pas pour autant la dimension sécuritaire à travers notamment la lutte contre les réseaux transnationaux de traite des êtres humains. Le Maroc est ainsi reconnu par plusieurs partenaires internationaux comme un acteur fiable dans la lutte contre les réseaux de migration clandestine par le biais non seulement de la mobilisation des moyens propres du royaume mais aussi à travers une coopération régionale confiante englobant, entre autres, la surveillance des frontières terrestres et la conduite d’opérations maritimes régulières.
Il est à noter enfin que, comme ce fut le cas lors de la première opération de régularisation des migrants, une commission de suivi et de recours, présidée par le Conseil National des Droits de l’Homme, sera encore une fois mise en place pour le réexamen des demandes rejetées par les commissions préfectorales et provinciales, afin d’optimiser le processus de régularisation et d’en élargir les bénéficiaires.

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Le gouvernement malien dénonce une campagne de désinformation à des fins inavouées réaffirmant que le (fameux) communiqué sur la signature d’un prétendu accord avec l’Union européenne n’a aucune valeur juridique au regard du droit international.

Un vent de panique a fortement soufflé, ces derniers temps, dans les rangs de la Diaspora malienne en Europe. Un prétendu accord aurait été signé par le gouvernement du Mali avec l’Union européenne pour le rapatriement de Maliens, en situation irrégulière dans l’espace européen. Tout est parti d’un communiqué conjoint publié suite à la visite dans notre pays du ministre des Affaires étrangères des Pays-Bas, Bert Koenders. Les réseaux sociaux ont fait le reste. Malgré les efforts déployés par le gouvernement pour clarifier le sujet avec des démentis officiels de l’UE et de l’ambassadeur des Pays-Bas, la Diaspora malienne et une partie de l’opinion nationale ne semblent pas se laisser convaincre.

Hier mercredi 21 décembre, à Koulouba, le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et de l’Intégration africaine, Abdoulaye Diop, et son collègue des Maliens de l’extérieur, Abdourhamane Sylla, ont animé une conférence de presse pour répéter pédagogiquement qu’« il n’en était rien en réalité ». « Aucun accord n’est signé », ont-ils martelé en chœur. Cette rencontre avec les journalistes fait suite à une sortie médiatique du ministre de l’Economie numérique, de la Communication et des Nouvelles technologies, Porte parole du gouvernement, Me Mountaga Tall, pour rappeler la détermination des autorités de notre pays à protéger nos compatriotes partout où ils sont établis.

Les ministres Diop et Sylla ont nié en bloc l’existence d’un accord qui irait à l’encontre des intérêts de notre Diaspora dont l’apport annuel à l’économie nationale s’élève à plus de 120 milliards de Fcfa. Aujourd’hui, selon des sources diplomatiques, ce sont plus de 4 millions de Maliens qui vivent à l’extérieur du pays. Et toutes les régions de notre pays sont concernées par l’émigration.

Pour Abdoulaye Diop, les Maliens de l’extérieur, comme de l’intérieur, ont droit à une clarification sur une question aussi délicate. «Défendre et promouvoir l’intérêt du Mali et contribuer au retour du Mali dans le concert des Nations» a toujours été le seul objectif du gouvernement, selon le chef de la diplomatie. Reconnaissant que l’émigration clandestine est un drame pour notre pays, il soutient qu’il est impératif de trouver les moyens de freiner le mal. « Il faut lutter contre les causes profondes de l’émigration en s’attaquant au sous-développement et faciliter l’accès au visa », a-t-il dit. « Si les pays d’accueil décident de lutter contre l’immigration clandestine, ils doivent néanmoins respecter les droits de nos ressortissants. Le Mali n’entend pas monnayer sa dignité même si l’UE est un partenaire au développement de poids », a indiqué, sans détour, le patron de la diplomatie malienne. «C’était une surprise totale d’entendre, par voie de presse, la signature d’un accord de réadmission.

L’annonce a été faite par les médias internationaux et relayée par la presse locale qui n’a pris aucun soin de vérifier auprès du ministère des Affaires étrangères», a-t-il dit, interloqué.

Qu’est ce qui s’est donc passé lors de la visite du ministre Koenders ? Cette visite du ministre des Affaires étrangères au compte de l’UE, a dit Abdoulaye Diop, est intervenue dans le cadre d’échange sur les questions migratoires. Il s’agissait d’une visite « qui ne visait pas à signer un accord à Bamako». Pour signer un accord, il faut passer par des étapes de négociation, notamment à l’Assemblée nationale, a expliqué M. Diop. « Nous avons eu une séance de travail avec d’autres ministres. C’est à la suite d’un déjeuner qu’un communiqué a été signé. Dans la pratique diplomatique, ce communiqué consigne les points d’accord et de désaccord. Nous avons identifié les domaines de coopération et avons dit qu’une structure sera mise en place pour la mise en œuvre. Ce document n’a pas la valeur juridique d’un accord », a-t-il poursuivi. « Pour montrer notre bonne foi, le communiqué a été rendu public. A son retour aux Pays-Bas, le ministre néerlandais a exhibé ce communiqué comme un trophée, pour prétendre la signature d’un accord historique. La presse internationale  a véhiculé l’information sans aucune vérification. Le 15 décembre, voyant l’émoi que cette situation a créé, nous avons écrit pour exiger un démenti de la part de l’Union européenne. Pour la simple raison qu’aucun accord n’a été signé », a expliqué le ministre Diop.

« Nous avons reçu une note verbale de l’ambassade des Pays-Bas pour dire que le communiqué ne constitue aucunement un accord au sens du droit international. À partir de ce moment, nous estimons que ce débat aurait dû être définitivement clos. C’est un simple communiqué entre parties », précise le ministre des Affaires étrangères qui dénonce «une désinformation avec des intentions inavouées ».

Pour sa part, le ministre  Abdourhamane Sylla qui partage, en intégralité les arguments de son collègue, a regretté le fait que le gouvernement soit «mal compris». « Les conditions dans lesquelles se trouvent les Africains dans les pays d’accueil sont inacceptables. Il faut alors trouver des solutions à cette situation qui déshonore notre pays », a-t-il dit. La réalité, a ajouté le ministre, oblige certains migrants à retourner à la maison. « A ceux-ci, nous travaillons à trouver des fonds pour leur réinsertion dans l’économie locale, a précisé  Abdourhamane Sylla. Un tel accord ne sera pas signé par le Mali. Le Mali ne se laissera pas faire ».

Pour le ministre Diop, le président Ibrahim Boubacar Keïta accorde beaucoup d’intérêt aux préoccupations de nos ressortissants. « La preuve est qu’à chaque déplacement à l’étranger, il rencontre nos ressortissants pour recueillir leurs doléances afin d’y trouver des solutions adaptées. Le président de la République et le Premier ministre n’ont, en aucun moment, autorisé la signature d’un tel accord ».

Abdoulaye Diop a demandé aux hommes de média de prendre le temps de vérifier les informations avant de les publier. « Notre pays se relève et il a besoin de paix et de stabilité », a ajouté le ministre

Diop qui dit endosser « l’entière responsabilité de cet incident malheureux ». Il a présenté ses excuses à tous les Maliens pour les désagréments causés par cette campagne de désinformation.

Pour conclure, celui qui est lui-même « fils de migrant au Congo-Brazzaville » et dont « le père a été expulsé en 1978 », affirme qu’il ne saurait être à l’origine d’un accord qui autorise les Européens à expulser des Maliens.

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Le ministère de l’Intérieur de la République fédérale d’Allemagne compte installer  des centres d’accueil de migrants en Tunisie à proximité des frontières libyennes, rapporte ce mardi 06 décembre le journal allemand « Der Spiegel ».

Cette initiative a pour objectif d’empêcher les migrants de différentes nationalités de franchir clandestinement les côtes européennes et de les rapatrier dans les plus brefs délais vers leurs pays d’origine.

L’Organisation des Nations unies (ONU) sera chargée de la gestion de ces centres, qui seront bientôt mis en place, ajoute la même source.

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Selon un communiqué rendu public par le ministère de l’Intérieur

Les gardes-côtes italiens ont annoncé mercredi avoir récupéré 4.655 migrants et réfugiés en Méditerranée au cours de la journée de mardi. Ils ont également repêché 28 corps en mer, rapporte, ce mercredi 5 octobre 2016, le site de la chaîne Europe.1

Plus de 30 missions de secours ont été menées dans la journée. Au cours de la journée de lundi, plus de 6.000 migrants qui tentaient d’atteindre l’Europe à bord de 40 embarcations avaient été sauvés.

Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et les chiffres de la Guardia Costiera, quelques 142.000 migrants ont atteint l’Italie depuis le début de l’année mais 3.100 ont trouvé la mort lors de la traversée, a ajouté la même source.

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Selon des agences italiennes

Environ 6055 migrants ont été secourus au large de la Libye, lundi, l’un des chiffres les plus élevés de l’année. Mais 9 ont trouvé la mort, au jour du 3e anniversaire du terrible naufrage de Lampedusa, a annoncé le site L’express.fr

Les migrants étaient entassés à bord de 39 embarcations, essentiellement des canots pneumatiques mais aussi cinq bateaux de pêche avec plusieurs centaines de personnes à bord, et deux radeaux, quasiment tous récupérés à 30 milles nautiques au large de Tripoli, a expliqué la même source.

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En Algérie, les autorités ont annoncé jeudi 29 septembre de nouvelles expulsions de migrants subsahariens. Pour la première fois, ce sont des migrants sénégalais et guinéens qui sont concernés.

1 492 Sénégalais et 370 Guinéens seront bientôt raccompagnés dans leur pays. Ces renvois seront faits à la demande des pays d’origine. Les chiffres sont précis, car face au Sénat, le ministre de l’Intérieur algérien a souhaité montrer que le pays avait bel et bien amorcé une politique migratoire.

L’Algérie est préoccupée par l’immigration clandestine. Si le pays estime que la solution est d’aider les politiques de développement dans les pays d’origine, Alger a mis en place des expulsions régulées. Plus aucun migrant arrêté en situation irrégulière n’est ramené à la frontière malienne depuis 2012, mais ces deux dernières années, Alger a organisé l’expulsion de ressortissants du Niger. 17 000 personnes ont ainsi été ramenées à la frontière selon les chiffres officiels.

Le ministre de l’Intérieur a enfin tenu à préciser que la justice et la police faisaient leur travail lorsque des troubles à l’ordre public avaient lieu. Cette année, trois épisodes de violence ont visé les migrants subsahariens dans les villes de Ouargla, Béchar et Tamanrasset.

Source : RFI

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Selon un article publié par le site « Pourquoi Docteur », au Caire, en Egypte, les prostituées sont utilisées pour convaincre les migrants soudanais de vendre leur rein, selon une étude qui révèle un vaste trafic d’organes dans la ville.

Ces migrants sont devenus des proies pour les trafiquants d’organes. Une étude menée dans la capitale et publiée par la revue British Journal of Criminology révèle les moyens utilisés par les trafiquants pour convaincre ces réfugiés en situation précaire de faire commerce de leurs reins, avec la bienveillance des hôpitaux de la ville.

Cette étude montre en effet qu’une fois arrivés au Caire, les migrants se retrouvent plongés dans une situation de vulnérabilité telle que le fait de devenir « courtier » ou de revendre son rein apparaît comme une issue aisément envisageable. Les « donneurs » font l’objet de sollicitations qui s’apparentent à du harcèlement, a relevé la même source.

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La chancelière allemande, Angela Merkel, a abandonné en rase campagne son projet de répartition équitable des migrants entre les pays de l’Union européenne, qu’elle a pourtant défendu bec et ongles, jusqu’au bout. Mais voilà, face à la levée de boucliers des pays d’Europe orientale – la Pologne, la République tchèque, la Slovaquie et la Hongrie -, qui ont tout fait pour lui savonner la planche, Merkel a lâché le morceau. Le mécanisme de répartition des migrants a donc été officiellement enterré, ou presque, hier vendredi 16 septembre au sommet européen de Bratislava, en Pologne. Très mauvaise nouvelle pour les migrants, notamment les Syriens, qui sont maintenant livrés au bon vouloir des pays européens, sans aucun mécanisme coercitif pour l’accueil. Le pire est à craindre quand on voit la montée du populisme et de la xénophobie un peu partout en Europe.

L’été 2015, quand les Syriens déferlaient par dizaines de milliers sur les côtes européennes, la chancelière allemande a bataillé pour exiger des pays européens qu’ils assument leurs responsabilités en prenant leurs parts de migrants pour soulager notamment l’Allemagne, l’Italie et la Grèce, submergées.

«Cette décision, c’est vrai, s’est heurtée à de sérieux obstacles, a reconnu la chancelière à l’issue du sommet européen de Bratislava. C’est pourquoi il faut maintenant imaginer d’autres approches », a déclaré Merkel hier. Elle a donc rendu les armes pour tenter de sauver les meubles avec ses alliés traditionnels d’Europe orientale.

Il y avait un autre enjeu également : Après la sortie de la Grande Bretagne de l’Union européenne, il y avait urgence pour cimenter le socle européen afin d’éviter d’autres défections qui auraient été fatales au projet européen. La chancelière allemande a donc sacrifié son rêve d’une Europe solidaire et généreuse sur l’autel de la nécessité impérieuse de sauver l’UE, qui est d’ailleurs très profitable économiquement pour l’Allemagne, dont les exportations massives énervent les voisins, notamment la France.

Mais en cédant face aux coups de boutoir des pays d’Europe orientale, Merkel risque de provoquer l’ire de l’Italie et la Grèce, des pays de premier accueil assaillis par les flux de migrants et abandonnés de fait à leur sort par les autres Européens qui se barricadent derrière leurs frontières. D’ailleurs le Premier ministre italien, Matteo Renzi, suite à l’annonce de Merkel, a boudé la conférence de presse commune de la chancelière et du président français. Pourtant l’affaire était d’importance puisqu’il fallait, du moins symboliquement, donner des gages d’unité des «grands» de l’UE, après que les Britanniques ont claqué la porte. Le moins qu’on puisse dire est que c’est raté pour l’unité de façade…

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1500 Soudanais, Afghans et Erythréens, qui se sont installés dans une myriade de tentes et matelas entre l’avenue de Flandres et le quai de Jemmapes, dans les 10e et 19e arrondissements de Paris, dans des conditions sanitaires et humaines très dégradées, ont été évacués, rapporte « Le Monde.fr »

L’évacuation, précédée d’un important déploiement policier, avec bouclage de l’avenue de Flandres entre la rue du Maroc et la place de Stalingrad, a débuté vers 7 heures, quand un groupe de femmes et d’enfants a été rassemblé pour monter dans un bus. Ces migrants doivent être conduits dans des centres d’hébergement en Ile-de-France, a précisé la même source.

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Un adolescent turc a été arrêté

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, n’a pas l’intention de faire une pause dans son bras de fer contre l’Europe, avec laquelle il est en bisbilles depuis le coup d’Etat raté du 15 juillet 2016 et les purges massives qui s’en sont suives. Dans un entretien avec le journal français Le Monde paru ce lundi 08 juillet 2016, Erdogan a déclaré que « le monde occidental » n’a pas assez fait preuve de solidarité avec Ankara après la tentative de putsch. Ulcéré, il a affirmé qu’il ne reprendra pas les migrants refoulés en Europe si l’Union européenne (UE) ne tient pas son engagement de supprimer le visa pour les Turcs désirant se rendre sur le sol européen.

Pour rappel, la Commission européenne a suggéré en mai dernier d’exempter de visas les Turcs circulant dans l’espace Schengen, à certaines conditions mentionnées dans l’accord conclu le 18 mars 2016 entre l’UE et la Turquie, dans le cadre du traitement de l’épineux dossier migratoire. Mais « l’Union européenne ne se comporte pas de façon sincère avec la Turquie. Nous accueillons actuellement 3 millions de réfugiés alors que la seule préoccupation de l’UE est qu’ils n’arrivent pas sur son territoire », a lâché le président turc dans Le Monde. « On nous a proposé d’accepter les réadmissions [de migrants venant de Turquie] en échange d’une exemption de visa pour les citoyens turcs. L’accord de réadmission et l’exemption de visa devaient entrer en vigueur simultanément le 1er juin. Nous sommes aujourd’hui en août et il n’y a toujours pas d’exemption de visa. Si nos demandes ne sont pas satisfaites, les réadmissions ne seront plus possibles », a-t-il ajouté.

Erdogan prêt à tout, même à torpiller le processus d’adhésion à l’UE!

Selon le journal Le Figaro, la tentative de putsch a fait voler en éclats le système de régulation des flux de migrants vers la Grèce. « L’accord UE-Ankara n’est plus véritablement appliqué depuis plusieurs semaines », dit le journal. « Les renvois de migrants et réfugiés sont inexistants, seules les relocalisations vers la France sont actives, on compte 400 réfugiés transférés en France tous les mois. Les frégates turques participant, aux côtés de celles de l’Otan, au contrôle de la mer Égée, ont disparu », indique Le Figaro.

C’est un Erdogan très énervé qui a affirmé dans Le Monde que « les Occidentaux ne devraient pas se soucier du nombre de personnes arrêtées ou limogées. Un Etat a le droit de recruter et de licencier les fonctionnaires qu’il souhaite. » Il a ajouté ceci : « au lieu de faire preuve d’empathie, les dirigeants occidentaux ont eu la réaction opposée. Cela nous attriste, c’est inacceptable. »

Quant à la peine de mort, sujet qu’il a agité devant des milliers partisans surchauffés après le putsch, le président turc a fait savoir qu’elle pourrait être réactivée en Turquie : « Si des millions de personnes dans tout le pays demandent la peine de mort, cette requête sera prise en considération par le Parlement, qui décidera s’il faut la réinstaurer, même s’il existe déjà dans le code pénal des peines très sévères prévues à l’encontre des putschistes. »

L’Union européenne est restée ferme sur sa position : Le retour de la peine de mort en Turquie signifierait un coup d’arrêt définitif des négociations d’adhésion à l’UE. « Si le Parlement décide de réinstaurer la peine capitale, nous ne nous soucierons pas de ce que pensent les autres, nous l’appliquerons », a dit Erdogan, droit dans ses bottes.

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Le Haut-Commissaire aux droits de l’homme de l’Onu, Zeid Ra’ad al Hussein, a dénoncé lundi l' »augmentation inquiétante » des placements en détention de migrants en Grèce et en Italie et exhorté les responsables politiques européens à trouver d’autres voies. « Même des enfants non accompagnés sont fréquemment mis dans des cellules de prison ou dans des centres entourés de fil de fer barbelé. La détention n’est jamais dans le meilleur intérêt d’un enfant, qui doit primer sur les objectifs migratoires », a-t-il dit lors d’un discours devant le Conseil des droits de l’homme de l’Onu à Genève.

« Il faut développer des solutions alternatives à la détention d’enfants », a-t-il poursuivi. Depuis l’an passé, selon les données de l’Onu, plus d’un million de réfugiés et de migrants, nombre d’entre eux fuyant la guerre en Syrie, sont arrivés en Europe via la Grèce – et plus de 150.000 depuis le début de l’année, dont 38% d’enfants.

Zeid Ra’ad al Hussein s’est dit persuadé que l’Europe pouvait se doter de systèmes de gestion migratoire qui fonctionneraient correctement et permettraient l’examen des demandes d’asile de manière équitable tout en mettant

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La Méditerranée continue de tuer des migrants. Beaucoup trop. Rien que la semaine dernière, près de 700 migrants, dont une quarantaine d’enfants, qui essayaient de rejoindre les côtes italiennes, auraient laissé la vie dans cette traversée périlleuse, d’après l’ONU. Cette tragédie s’est produite en trois actes, trois naufrages au large de la Libye et de la plus horrible des manières, d’après les confidences des rescapés.

« La situation est chaotique, nous ne sommes pas sûrs des chiffres, mais nous craignons que jusqu’à 700 personnes se soient noyées lors de trois naufrages cette semaine », a déclaré à l’AFP Federico Fossi, porte-parole du Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR).

Dès qu’ils ont débarqué dans les ports italiens de Tarente, dans les Pouilles et Pozzallo, en Sicile, des survivants ont éprouvé le besoin de se soulager en se confiant au HCR et à l’ONG Save Children sur les conditions épouvantables de ces drames. Ils ont raconté comment leur navire avait fait naufrage jeudi dernier, au matin, après avoir été affrété au port de Sabrata en Libye.

« Nous ne saurons jamais le nombre exact, nous ne connaîtrons jamais leur identité, mais les survivants disent que plus de 500 personnes sont mortes » dans ce naufrage, a déclaré sur Twitter Carlotta Sami, une porte-parole du HCR.
Mis à part ce naufrage, on a signalé la disparition d’une centaine d’autres migrants depuis le naufrage d’un autre navire mercredi dernier.
Pour sa part la marine italienne a fait état de 45 dépouilles de migrants récupérées après un troisième naufrage vendredi dernier, ce qui pourrait porter bilan de la semaine à 700 décès, d’après le HCR.

« Nous avons tout fait pour arrêter l’eau, pour écoper », a confié une fillette nigériane, reprise par le quotidien La Stampa. « Nous avons utilisé nos mains, des verres en plastique. Pendant deux heures, nous nous sommes battus contre l’eau, mais en vain. L’eau a commencé à inonder le bateau, et ceux qui se trouvaient sous le pont n’avaient aucune chance. Des femmes, des hommes, des enfants, beaucoup d’enfants, ont été pris au piège et sont morts », a-t-elle précisé.

Les survivants ont signalé le décès « d’une quarantaine d’enfants, dont beaucoup de nouveaux-nés », d’après le quotidien La Repubblica.
« Ma mère et ma soeur de 11 ans sont mortes sous mes yeux », a confié aux organisations humanitaires Kidane, 13 ans, en provenance d’Erythrée, avant d’ajouter : « Il y avait des corps partout ».

Une Europe complètement déboussolée

On avait une accalmie en Méditerranée pendant l’hiver, très peu d’embarcations se risquaient à affronter les rigueurs de la mer pendant cette période ou pendant l’automne. Mais depuis que le beau temps est revenu, les funestes traversées entre la Libye et l’Italie ont repris de plus belle. D’après l’agence italienne Ansa, environs 70 canots pneumatiques et dix bateaux ont été enregistrés la semaine dernière. C’est un rythme infernal.

Le ministre italien de l’Intérieur, Angelino Alfano, a confié samedi dernier qu’il était urgent pour l’Europe de conclure rapidement un accord « avec la Libye et les pays africains » pour stopper ce fléau.

Des migrants ont confié au journal La Repubblica en Sicile qu’un nouveau « trafiquant en chef », dénommé Oussama, pilotait désormais le trafic depuis les côtes libyennes et qu’il proposait des « prix spéciaux » de 400 euros pour la traversée en bateau, afin d’aiguiser l’appétit des migrants. Ce triste individu, comme les autres, prospèrent depuis que la Libye est gagnée par le chaos post-révolutionnaire et que toutes les structures de l’Etat sont par terre, incapables ne serait-ce que de rétablir la sécurité intérieure. Alors que dire des côtes libyennes, qui sont devenues de véritables zones de non-droit.

Le président du Parlement européen, Martin Schulz, a déclaré hier dimanche 29 mai dans un entretien avec La Repubblica que la stratégie de l’Italie, dénommée « Migration compact », était « la meilleure proposition jusqu’à présent » pour freiner ce trafic.
En fait ce que craignaient les autorités s’est produit : L’Italie a retrouvé son ‘statut’ de principal accès méditerranéen depuis la fermeture de la route des Balkans et l’accord très décrié sur le renvoi vers la Turquie des nouveaux migrants débarquant en Grèce.
Le plan italien met le curseur sur le soutien des pays d’origine et sur le partenariat avec les pays de transit ; il propose par exemple un accord ambitieux avec la Libye du même calibre que celui paraphé avec la Turquie…

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Un groupe de migrants tunisiens a mis le feu au pavillon principal du centre d’accueil de réfugiés de  Lampedusa, mardi soir, causant de graves dommages, après avoir appris qu’ils seront rapatriés dans leur pays d’origine.

Le feu a ravagé le pavillon des secours d’urgence et le bureau d’accueil d’Imbriacola à Lampedusa, qui abrite actuellement quelque 530 demandeurs d’asile, mais aucun pensionnaire n’a été blessé  Ce n’est pas la première fois que les migrants mettent le feu au pavillon. Des actes similaires d’incendie criminel avaient eu lieu en 2009, puis en 2011.

Au bout de plusieurs heures, les pompiers sont parvenus à circonscrire  l’incendie qui a éclaté aux environs de  22h30. Le feu a été complètement maîtrisé aux premières heures de la matinée de ce mercredi.

« La situation n’est pas claire. Mais heureusement, tous les pensionnaires sont sains et saufs, personne n’a été blessé « , a déclaré la directrice du centre, Rossana Perri.

Les quatre migrants tunisiens soupçonnés d’avoir allumé l’incendie ont été arrêtés après avoir quitté le lieu du sinistre  en proie aux flammes. Les locaux du centre, reconstruit après deux précédents incendies, sont sérieusement endommagés.

Hier  mardi,  deux groupes distincts de migrants tunisiens ont débarqué sur la petite île,  située  à seulement 70 miles des côtes tunisiennes. Dans la matinée, un groupe de 14 Tunisiens y est arrivé, suivi d’une autre de 35 recueillis par les gardes-côtes italiens plus tard dans la journée.

La presse locale faisait déjà état de vives tensions,  ces dernières semaines, dans le centre d’accueil de  Lampedusa, suite au refus d’un groupe de migrants africains, principalement de l’Érythrée et du Yémen, de se soumettre aux procédures d’identification et d’enregistrement, notamment  la prise d’empreintes digitales.

Pendant ce temps, des dizaines de migrants avaient organisé une manifestation sur la place principale de la ville en face de l’Eglise, et observé une grève de la faim de quatre jours.

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Fidèles à leur position sur la crise des migrants, le Premier ministre italien, Matteo Renzi et la chancelière allemande, Angela Merkel, ont martelé qu’ils sont opposés à toute nouvelle mesure allant dans le sens d’un bouclage des frontières internes dans l’Union européenne (UE). Les deux leaders l’ont clairement fait savoir hier jeudi 05 mai au terme de leur rencontre à Rome.

Cette idée a été agitée par l’Autriche comme un remède à l’afflux des migrants. En fait il s’agit plutôt pour certains pays européens, dont ceux de l’Est, de trouver un moyen pour se barricader, et laisser les autres – la Grèce, l’Italie, l’Allemagne… – se dépatouiller avec ces flux massifs de migrants. Une preuve évidente d’un manque de solidarité européenne dénoncée par Renzi et Mme Merkel.

Le plan des Autrichiens est simple, et même simpliste : Eriger une clôture sur le col du Brenner, à la frontière entre l’Autriche et l’Italie, de manière à stopper tous les migrants.
Ce n’est pas surprenant que l’Autriche en soit amenée à proposer de telles mesures vu la montée de la xénophobie dans ce pays, au point que le parti d’extrême droite FPÖ (Freiheitliche Partei Österreichs) est arrivé largement en tête au premier tour de la présidentielle le 24 avril 2016.

« Nous (en tant qu’Italiens) avons exprimé notre claire opposition, et de certaine manière notre choc, suite à certaines positions qu’ont prises nos amis autrichiens (sur le col du Brenner) », a dit le Premier ministre italien
lors d’un point de presse conjoint.
Quant à Mme Merkel, elle a déclaré : « Nous ne pouvons pas nous laisser tomber les uns les autres, et nous ne devons pas fermer les frontières qui ne sont pas (des frontières) externes de l’Union européenne ». Elle a ajouté : « Les frontières extérieures de l’UE s’étendent de la Méditerranée au Pôle Nord (…) Soit nous sommes capables de les protéger tous ensemble, soit nous allons retomber dans le nationalisme et perdre notre liberté de circulation des personnes et des affaires ».

« Migration Compact », le remède miracle ?

La réunion a également été l’occasion de remettre sur la table le programme intitulé « Migration Compact », un projet concocté par l’Italie et qu’il a récemment proposé aux autres membres de l’UE. L’exécutif italien suggère dans ce document que l’UE apporte un soutien financier aux pays africains pour les aider à assurer eux-mêmes les contrôles aux frontières afin de réduire les vagues de migrants et de réfugiés vers l’Europe.

Cette proposition a été façonnée sur le modèle de l’accord conclu entre l’UE et la Turquie. Les collaborateurs de Renzi sont allés jusqu’à proposer que cette aide financière soit alimentée par une émission d’obligations de l’UE, mais l’Allemagne n’y est pas favorable. D’ailleurs les deux pays n’ont pas pu accorder leurs violons sur le mode de financement de ce dispositif, a reconnu Renzi.

Toutefois les deux parties sont d’accord sur le fait qu’il faille mettre en place un partenariat avec les pays africains d’où viennent les migrants et les réfugiés ou par lesquels ils transitent. Elles ont également convenu de la nécessité pour l’UE de porter à la hausse les investissements et l’aide au développement en Afrique, de raffermir la coopération internationale et le soutien à l’emploi « si nous voulons que le problème soit résolu sur le long terme », a précisé le chef du gouvernement italien.
Ce dernier a dit en conclusion : « L’Italie souhaite une stratégie à long terme, et nous croyons que l’UE doit prendre la tête de cette opération ».

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Les services de l’immigration allemands ont recensé en mars 480 nouvelles arrivées en provenance des pays du Maghreb, beaucoup moins qu’en janvier 2016 (3356).

Les autorités allemandes veulent déclarer ces pays officiellement « sûrs » pour pouvoir rendre plus facile le rapatriement de leurs ressortissants.

Un pays « sûr » désigne un pays où le retour de ses migrants ne les expose pas à des violations des droits de l’Homme.

Le Parlement allemand n’a pas encore adopté l’appellation de pays « sûr » et le statut y attaché, et il n’y a pas non plus de loi en la matière.

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Le Premier turc, Ahmet Davutoglu, a beau claironner le contraire devant les médias, Ankara a bel et bien fait du marchandage sur la question des migrants, très préoccupante pour l’Union européenne. La liste des avantages que les Turcs ont arrachés à l’UE démontrent nettement que le ‘chantage’ d’Ankara a fonctionné à plein régime : Suppression des visas pour les Turcs désirant se rendre sur le territoire européen, accélération des pourparlers en vue de l’adhésion à l’UE et une grosse enveloppe de 3 milliards d’euros pour financer l’accueil des migrants, plus 3 autres milliards prochainement.

L’accord a a été paraphé hier vendredi 18 mars, au terme de négociations harassantes, et entrera en vigueur demain dimanche 20 mars, à minuit. A partir de cette date fatidique, tous les migrants qui pénètrent illégalement sur le sol grec via la Turquie y seront rapatriés. Même les demandeurs d’asile sont concernés par ce dispositif. La spécificité de cet accord c’est qu’il fonctionne suivant la règle du « un pour un », fixée lors du sommet du 7 mars 2016. Concrètement, pour chaque Syrien qui débarque illégalement sur les îles grecques en passant par la Turquie et renvoyé sur le sol turc, l’Europe ouvre ses portes à un Syrien réfugié en Turquie. Selon les déclarations, ce dispositif va casser le business florissant des passeurs illégaux qui inondent la Grèce, sans parler des innombrables drames humains dans la mer.

La mine réjouie des Turcs tranche avec la gêne apparente, l’embarras et même une once de honte des Européens au terme de la signature de cet accord qui suscite des remous jusqu’à l’ONU, laquelle s’inquiète des dérives humanitaires possibles de la part d’Ankara, avec la bénédiction de l’Union européenne. Cette dernière a eu une étrange attitude dans cette affaire. Les Européens, qui se faisaient volontiers les chantres des droits de l’Homme, ont mis la question sous le tapis pour ne pas effaroucher la Turquie dont ils ont tant besoin pour sous-traiter l’épineux problème des réfugiés, lequel fait monter partout en Europe les populistes et l’extrême droite. L’avancée des xénophobes inquiète tellement les dirigeants européens qu’ils se sont assis sur les violations répétées des droits de l’Homme en Turquie, sans parler de la main de fer d’Ankara sur les Kurdes. La chancelière allemande, Angela Merkel, avait pourtant fait une sortie musclée devant le Bundestag en clamant haut et fort que les Turcs n’avaient pas reçu un blanc-seing pour transgresser allègrement les droits de l’Homme et que les négociations d’adhésion à l’UE n’allaient pas être accélérées pour autant. Ce n’est pas ce qu’on vu hier dans l’accord entre la Turquie et les Européens…

La Turquie n’a pas gagné pour autant

La Turquie aurait tort de crier victoire pour autant. Comme le rappelle le président français, François Hollande, seuls quinze chapitres sur trente-cinq dans le processus d’adhésion à l’UE ont été ouverts. Il y a donc un long chemin à parcourir pour la Turquie avant le sésame pour son accession à l’UE. Par ailleurs, on n’est pas encore entré dans le dur ;  à un moment ou un autre, les négociations vont attaquer les chapitres sur les droits de l’Homme et les libertés, et là Ankara est loin d’être en capacité de montrer patte blanche. On peut être sûr que les Européens, qui ont déjà avalé beaucoup de couleuvres pour solutionner le problème de l’immigration clandestine, attendent les Turcs au tournant.

Si toutefois Ankara parvient à sauter tous ces obstacles, ce qui prendrait des années, il risque fort de buter sur les référendums populaires en Europe. En effet les opinions publiques européennes, façonnées par l’extrême droite, ne sont pas du tout favorables à l’adhésion de cette nation de dizaines de millions de musulmans à l’UE. Même les Français, qui font pourtant partie partie des pays les plus ouverts en Europe, sont majoritairement contre l’entrée de la Turquie dans l’UE. D’ailleurs l’ex-président de la République, Nicolas Sarkozy, ne cache pas son opposition à un tel projet. En fait tout se passe comme si les Européens font des concessions à la Turquie en se disant secrètement que de toute façon Ankara ne pourra jamais éviter tous les écueils sur son chemin vers l’UE.

Par ailleurs il n’est pas exclu, au train où vont les choses en Syrie – avec l’accord de cessation des hostilités qui tient, malgré quelques ratés -, que la situation revienne à la normale et que le problème des migrants trouve une solution. Dans ce cas les Européens n’auraient plus besoin de la Turquie et là le langage avec Ankara pourrait changer radicalement…

 

 

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Le gouvernement allemand s’est entendu avec la Tunisie, l’Algérie et le Maroc sur le retour de migrants en provenance de ces pays, rapporte  Deutsche Welle qui précise que Berlin met en œuvre des programmes variés qui faciliteront le retour des migrants dans leurs pays d’origine, ce qui comprend notamment une aide financière.

En particulier, le ministre allemand de la Coopération économique et du Développement Gerd Muller négocie avec les pays d’Afrique du Nord le financement de projets d’emploi et de formation professionnelle, évoque le périodique.

Stephan Mayer, expert en politique intérieure des partis CDU/CSU, a déclaré dans une interview accordée à Deutsche Welle qu' »il était plus efficace de soutenir les pays sur le terrain qu’entretenir les migrants dont les demandes d’asile ne sont pas acceptées ici (en Allemagne) ».

Les  représentants des ministères allemands de la Coopération économique et du Développement et de l’Intérieur entreprennent  actuellement des visites de travail en Algérie, au Maroc et en Tunisie. Fin février, le ministre de l’Intérieur Thomas de Maizière se rendra également en visite à Alger, à Rabat et à Tunis afin de signer la version finale des accords.

Récemment, l’Institut de l’économie de Cologne (IW) a calculé que les frais liés au logement et à l’intégration des migrants, notamment les cours de langues, coûteraient à l’économie allemande environ 50 milliards de dollars en 2016-2017.

L’Allemagne n’est pas la première à chercher à régler la crise migratoire de cette manière, rappelle la même source. La Suède va financer des centres pour les enfants et la jeunesse au Maroc, tandis et la Norvège a déjà convenu avec l’Afghanistan de la construction d’un centre d’accueil pour les mineurs à Kaboul.

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Le moins qu’on puisse dire est que les migrants n’ont plus la cote en Allemagne, au point qu’une dirigeante d’un parti anti-immigration se laisse aller à des propos impensables il y a quelques mois. « Nous avons besoin de contrôles efficaces afin qu’il n’y ait plus autant de demandeurs d’asile non enregistrés qui entrent par l’Autriche. Si nécessaire, les forces de police à la frontière devraient pouvoir faire usage de leur arme à feu, c’est inscrit dans la loi », a déclaré Frauke Petry, la responsable du parti Alternative pour l’Allemagne (AfD), droite dans ses bottes.

Un cap vient d’être franchi dans la libération de la parole, dans un pays où pendant des décennies les citoyens, horrifiés par les dérives sanglantes du régime xénophobe d’Hitler, s’astreignaient à une extraordinaire bienveillance vis-à-vis des étrangers. Manifestement cette parenthèse enchantée est fermée. Bon, évidemment la classe politique allemande fait toujours preuve de retenue et le syndicat de police GdP a déclaré « qu’aucun policier ne serait prêt à tirer », mais la sortie de la présidente de ce parti d’extrême-droite est un vrai coup de semonce. A souligner que cette formation prospère sur l’effroi d’une partie des citoyens allemands à la vue de ces milliers de réfugiés qui ont radicalement changé la physionomie de leurs villes. Les sondages la créditent même de 13% d’intentions de vote…

Le trop plein de migrants et les agressions de Cologne ont laissé des traces

Certes il y a de la résistance au sein de la classe politique, comme par exemple un député écologiste, Konstantin von Notz, qui a affirmé que cette responsable « fournit au terrorisme d’extrême droite la légitimation de ses crimes », ou encore le leader du groupe parlementaire des Sociaux-démocrates (SPD), Thomas Oppermann,  qui a parlé d’« une mobilisation de l’opinion publique insupportable contre les réfugiés ». Mais le fait est qu’une page a été tournée. La chancelière Angela Merkel a longtemps résisté à ses deux alliés de la coalition, qui réclamaient un tour de vis aux frontières pour stopper le flux des migrants, mais après en avoir accueilli près d’un million, le pays est quasiment saturé.

Par ailleurs les Allemands vivent de plus en plus mal le fait de prendre sur leurs épaules ce fardeau, alors que les autres pays trainent des pieds pour recevoir des réfugiés. La France n’envisage pas d’en accueillir plus de 25 mille, alors que les pays de l’Europe de l’Est ne veulent pas en entendre parler et se barricadent.

Enfin les agressions sexuelles à Cologne lors des festivités du nouvel an ont braqué la population contre les migrants. Même si les enquêtes ont démontré que les faits ont été commis majoritairement par des migrants venus du Maroc et d’Algérie, installés dans le pays depuis un moment et non les Syriens, l’amalgame se fait très vite dans la tête des Allemands. Depuis cette terrible nuit, les citoyens voient d’un autre œil les migrants…

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Pour la quatrième année consécutive

L’Allemagne va placer le Maroc, l’Algérie et la Tunisie sur sa liste des «pays sûrs», durcissant ainsi les conditions d’asile pour leurs ressortissants, a annoncé jeudi soir le vice-chancelier allemand, Sigmar Gabriel.

«Maintenant, nous allons (…) inscrire dans la loi (allemande) les trois pays, Maroc, Algérie et Tunisie comme des pays sûrs», a indiqué à des journalistes M. Gabriel, patron du parti social-démocrate, après une réunion avec les chefs des deux autres partis de la coalition au pouvoir, la chancelière Angela Merkel (CDU) et le Bavarois Horst Seehofer (CSU).

À l’issue d’une rencontre à la chancellerie, à Berlin, les trois patrons de la coalition se sont mis d’accord, au terme de plusieurs semaines d’atermoiements, sur un nouveau train de mesures destinées à limiter le nombre de demandeurs d’asile en Allemagne, alors que le pays a accueilli en 2015 environ 1,1 million de migrants.

Ces mesures «sont là et peuvent très vite être présentées en Conseil des ministres», a précisé  Gabriel.

Voir son pays d’origine classé «pays d’origine sûr» limite drastiquement les cas dans lesquels le ressortissant d’un tel État peut voir sa demande d’asile accepté. Berlin, qui entend ainsi permettre un examen accéléré des demandes d’asile et faciliter les expulsions, espère ainsi juguler le nombre de migrants venus d’Afrique du Nord et qui a considérablement augmenté ces derniers mois.

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Ce flux est le plus grand depuis 1945, ce qui a soulevé la question de la distribution équitable des réfugiés entre les pays occidentaux et les pays orientaux de l’Union Européenne ainsi que celle du  sort de l’accord de Schengen permettant de voyager sans frontières au sein de l’ensemble des 28 pays.

 Plusieurs d’entre eux ont imposé des contrôles sur leurs frontières en essayant de limiter l’accès aux migrants. En Autriche, plus de 13.000 personnes sont arrivés au pays en une seule journée.

Le chef de la croix rouge autrichienne a déclaré à l’agence APA que le chiffre n’a pas été immédiatement confirmé par la presse locale.

 La police autrichienne a déclaré que la Hongrie a expédié au moins 6.700 personnes de ses frontières.

 Le gouvernement hongrois a fait face à des critiques internationales  suite aux violents affrontements avec les migrants et a fermé ses frontières avec la Serbie.

 Vendredi soir, les autorités hongroises ont commencé à transporter des milliers de migrants directement à la frontière avec l’Autriche.

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