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Le Roi Mohammed VI a ordonné « le lancement de la deuxième phase d’intégration des personnes en situation irrégulière », indique la publication, faisant l’écho d’un communiqué de la Commission nationale chargée de la régularisation et de l’intégration des migrants au Maroc.

Selon l’agence AFP, prévue pour la fin 2016, « cette deuxième phase sera lancée immédiatement et dans les mêmes conditions » que la première phase de régularisation menée depuis 2014 et qui a été un « succès », selon la Commission.

Environ 25.000 personnes, pour la plupart originaires d’Afrique subsaharienne et de la Syrie avaient bénéficié de la première phase, selon les termes d’une nouvelle politique migratoire voulue par le Souverain en 2013 pour faire face aux flots de migrants clandestins tentant le passage vers l’Europe.

L’annonce d’une nouvelle phase de régularisation intervient par ailleurs alors que l’Algérie a mené, la semaine dernière, une vague d’arrestations sur son sol visant des migrants subsahariens, ajoute la même source.

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Plus de 260 Maliens ont été expulsés d’Algérie lors d’une vaste opération visant des migrants africains, sont arrivés à Bamako dans la nuit de dimanche à lundi. Certains d’entre eux ont accusé les forces de sécurité algériennes de violences, rapporte « BBC Afrique ».

Le rapatriement forcé de migrants africains arrivés par milliers en Algérie sont fréquents depuis que la Libye voisine jusqu’alors base de départ privilégiée pour traverser clandestinement la Méditerranée est en proie au chaos, ajoute la même source.

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La Tunisie, notamment sa jeunesse, attend les retombées de la Conférence sur l’Investissement pour se bâtir un avenir obscurci présentement par le chômage. Ne nous leurrons pas, une très grosse partie des milliards qu’on a promis à la Tunisie sont des dettes que vont endosser les jeunes et les générations futures. Et ça va saigner pour rembourser ces emprunts colossaux, et les intérêts qui vont avec. Mais si c’est pour se donner une société plus prospère, d’une économie plus forte et génératrice d’emplois, le jeu en vaut la chandelle. Le seul hic c’est que la Tunisie de 2016 se démène, s’endette à tour de bras, s’agenouille presque devant les bailleurs de fonds du monde entier pour une catégorie de la population – les jeunes – qui voit son avenir partout sauf dans le pays. C’est ce que nous révèle l’étude coup de poing du Forum Tunisien pour les Droits Economiques Sociaux (FTDES), en collaboration avec la Fondation “Rosa Luxemburg Stiftung” (RLS)…

Cette enquête, intitulée “Les jeunes et la migration clandestine en Tunisie: Etude de terrain des stéréotypes, des pratiques et des attentes”, nous met à la face une réalité que beaucoup, en premier l’exécutif tunisien, auraient sans doute aimé planquer sous le tapis. En effet 45% des jeunes tunisiens sondés se disent prêts à prendre le large, même illégalement”. Gros malaise là. Presque la moitié des jeunes, d’après cette étude, cette frange pour qui on construit le pays et sans qui ce projet n’est pas viable, a de fortes envies d’évasion. Pire, 81% des jeunes interrogés sont disposés à financer une opération d’émigration clandestine ! Comme signe patent de la coupure très nette entre les aspirations des jeunes et leurs ainés, on peut difficilement avoir plus édifiant.

Il est important tout de même, avant d’aller plus loin sur la question, histoire aussi de couper l’herbe sous les pieds des sceptiques et autres grognards, que cette enquête est tout ce qu’il y a de plus sérieux et crédible, qu’elle est pilotée par 11 experts, dont 9 universitaires. Elle a pour but de faire la lumière sur les soubassements de la migration clandestine des jeunes tunisiens avant et après la révolution, et de cerner les raisons qui les poussent à se jeter sur les routes périlleuses de la migration, a confié à la TAP Romdhane Ben Amor, chargé de la communication au sein du FTDES.

Il faudra cravacher pour avoir des résultats

“Le FTDES ne cesse de souligner l’échec du modèle du développement tunisien qui s’illustre par l’augmentation de la migration clandestine”, a-t-il indiqué, ajoutant que près de 25 mille jeunes tunisiens ont déserté clandestinement le pays dans la seule période de la forte poussée révolutionnaire de 2011.
“Nous avons cru que les approches adoptées par les gouvernements successifs dans la gestion du dossier de la migration clandestine ont pu apporter des solutions alternatives, à part les accords signés avec l’Union Européenne, mais aucune amélioration n’a été observée dans le traitement de la situation économique et sociale des régions touchées par la migration clandestine”, a-t-il déclaré.

Le secrétaire d’Etat à la Migration, Radhouane Ayara, a affirmé hier dimanche, à Chebba, dans le gouvernorat de Mahdia, que le nombre d’émigrés clandestins tunisiens s’est situé entre 22 et 25 mille, durant les années qui ont suivi le départ précipité de Ben Ali. Il a embrayé en disant que les autorités actuelles ont pris à bras-le-corps ce fléau et ont sensiblement réduit ses proportions, jusqu’à 800 émigrés clandestins, depuis une année ou deux, grâce au concours des pays voisins. Il a tout de même reconnu que ce chiffre reste important. Et puis surtout – ça c’est Africanmanager qui le dit – ça ne veut nullement dire que, comme le démontre l’enquête du FTDES, le problème est réglé et que dans la tête des jeunes l’herbe en Tunisie est plus verte qu’ailleurs, loin de là. Nous attendons la prochaine étude pour établir des certitudes. Par ailleurs cela dépendra beaucoup de ce que fait actuellement le gouvernement pour extirper la jeunesse de son mal être. Le secrétaire d’Etat à la Migration a déclaré, dans une tribune de dialogue avec les jeunes, que prochainement le Conseil ministériel va se pencher sur un dispositif pour diriger les transferts de fonds des Tunisiens résidents à l’étranger vers les régions de l’intérieur, pour les y investir. Il a promis que des rencontres du même type seront organisées avec les jeunes tunisiens en France, Allemagne et Italie. Nous attendons de voir ce sur quoi tout cet activisme va déboucher…

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Les demandeurs d’asile déboutés seront expulsés de l’Union européenne et envoyés en Tunisie en vertu d’une nouvelle politique controversée qui pourrait finalement aboutir à l’accueil de plus de flux de Tunisiens dans les pays de l’Union, rapporte mardi le quotidien britannique « Daily Express ».

La Tunisie, pays aux prises avec le terrorisme devrait accueillir des milliers de réfugiés rejetés en échange d’une réglementation relative aux visas plu souple pour ses propres citoyens.

La migration est à son niveau le plus bas de l’année en novembre en raison des conditions climatiques en Méditerranée empêchant des embarcations de fortune de tenter la traversée à partir de la Libye vers l’Europe.

Plus de 10.000 migrants par mois effectuent habituellement la pénible traversée de la Méditerranée, avec 160.000 qui auront fait le voyage risqué jusqu’au mois de novembre, période au cours de laquelle 3.800 ont péri par noyade.

Mais l’UE espère saisir l’occasion et mettre à profit le répit pour déplacer les demandeurs d’asile déboutés dans la zone euro vers l’Afrique du Nord en courtisant la Tunisie.

La raison du choix porté sur la Tunisie tient au fait que beaucoup de migrants du Moyen-Orient fuient des zones de guerre, tandis qu’un nombre plus élevé de ceux qui viennent d’Afrique se voient déboutés de leurs demandes d’asile , et c’est ainsi que le rapatriement des réfugiés en Afrique du Nord est considéré comme plus pratique.

Le commissaire de l’UE pour la migration, Dimitris Avramopoulos, a déclaré que «la Tunisie pourrait être le premier pays nord-africain à bénéficier d’un ambitieux accord de facilitation de visas ».

« Dans le même temps, la conclusion d’un accord de réadmission permettra d’éviter le risque d’immigration irrégulière à partir de la Tunisie, et de gérer ses conséquences. » En contrepartie de quoi, l’UE a promis de « renforcer son soutien » à la Tunisie dans une déclaration rendue publique l’année dernière.

Cependant, la Tunisie a « produit » plus de  djihadistes ayant rejoint les rangs de Daech que tout autre pays dans le monde, avec 7.000 originaires de ce pays infesté par le terrorisme, et ceci n’a pas empêché les décideurs de l’UE de former le projet d’assouplir les conditions d’accès des ressortissants tunisiens en Europe.

En 2015, un terroriste appartenant à Daech a tué 8 touristes, dont beaucoup de Britanniques, dans un attentat à Sousse, frappant de plein fouet l’industrie du tourisme en Tunisie et amenant l’UE à mobiliser 2 milliards d’euros en subventions et aide financière, ainsi que 1,6 milliard d’euros sous forme de prêts pour des projets d’infrastructure et de développement en Tunisie.

La Tunisie est considérée comme le pays qui s’en est tiré le mieux du printemps arabe, mais le chômage endémique et l’inégalité généralisée ont placé le pays au bord de l’effondrement, conclut le Daily Express.

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217 naufragés au nord des côtes libyennes ont été sauvés par un patrouilleur de la marine française. Les naufragés étaient à bord de trois

Au moins 240 migrants qui tentaient de traverser la Méditerranée à bord de deux gros canots pneumatiques ont péri au large des côtes libyennes au cours des dernières 24 heures, a annoncé ce ce vendredi 4 novembre 2016, « Le Figaro ».

Cinq navires de secours étaient en vue des embarcations bondées, mais, malgré les efforts pour sauver les migrants, la majeure partie d’entre eux sont morts.

Le nombre de migrants arrivés en Italie en octobre a bondi et s’établit à 27.388, soit plus que les deux précédents mois d’octobre combinés. Depuis le début de l’année, plus de 158.000 migrants sont arrivés en Italie, a ajouté la même source.

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Le Danskernes Parti a distribué une centaine d’aérosols de laque pour les cheveux présentés comme une « arme légale efficace » contre les migrants dans la petite ville de Haderslev, dans le sud-est du pays, rapporte la chaîne France24.

Selon le Parti des Danois, 137 personnes ont accepté le spray. Malgré l’afflux de critiques, le fondateur du parti d’extrême droite n’y voit aucune « provocation ». Il a justifié au contraire l’emploi de cette arme « légale » pour repousser les migrants. Il s’agit d’une laque pour cheveux, et non d’un spray au poivre, interdit au Danemark, a relevé la même source.

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Sa politique généreuse en matière d’immigration ne cesse de valoir à la chancelière allemande Angela Merkel des déboires et de déchirants revirements. Sa toute récente palinodie, à 180 degrés, a remis en cause tout ce qu’elle cru bon de faire sur ce registre, en appelant à un net durcissement de la politique migratoire, non seulement menée par son pays, mais celle de toute l’Union européenne. Elle a  insisté pour que l’Europe accélère sa lutte contre l’immigration illégale en multipliant les accords de renvoi des déboutés du droit d’asile vers leur pays d’origine. « Nous voulons stopper l’immigration clandestine tout en étant à la hauteur de nos responsabilités humanitaires », a-t-elle affirmé, soulignant la nécessité de « conclure des accords avec les pays tiers, notamment en Afrique, mais aussi avec le Pakistan et l’Afghanistan (…) pour qu’il devienne clair que ceux qui n’ont pas le droit de rester en Europe sont renvoyés vers leur pays d’origine », selon ces dires. Des accords, à première vue, comme celui signé avec la Turquie, et la chancelière a pris soin de citer à cet égard la Tunisie et l’Egypte, et d’appeler Bruxelles, en guise de contrepartie, à faire plus en matière d’aide au développement pour amener les candidats potentiels à l’émigration en provenance des pays émetteurs à pouvoir rester chez eux. Merkel n’a cependant dit mot de la principale disposition de l’accord avec la Turquie qui fait la promesse de libéraliser l’octroi du visa pour les ressortissants turcs, ni de son extension à ceux de Tunisie et d’Egypte, pour ne citer que ces deux pays.

Aucune mention n’en a été faite non plus dans les communiqués publiés à Tunis et à Berlin, à l’issue de la visite du ministre tunisien de l’Intérieur, Hédi Majdoub, en Allemagne, couronnée par la signature d’un accord sécuritaire qui prévoit  « la diversification des domaines de la coopération bilatérale, particulièrement en matière d’échange d’expertises, de renseignements et de formation continue », selon le communiqué du ministère tunisien de l’Intérieur qui précise que les deux délégations ont examiné  plusieurs questions sécuritaires dont notamment les moyens de lutte contre le terrorisme, le crime organisé transcontinental et la migration clandestine. Point barre. Mais, dans le même temps, on a appris par un communiqué officiel du ministère allemand de l’Intérieur que «  les deux ministres [tunisien et allemand de l’Intérieur] ont convenu d’intensifier la coopération entre les deux pays, en particulier en ce qui concerne l’accélération du rapatriement des citoyens tunisiens entrés  illégalement  en Allemagne ». C’est sans doute un sujet qui fâche, mais on sait que, par le passé, la Tunisie, déclarée par les Allemands « pays sûr », c’est-à-dire où les déboutés du droit d’asile n’ont rien à craindre, a donné son acquiescement pour accueillir ces derniers sans l’avoir annoncé officiellement.

La libéralisation du visa, une profession de foi !

On ignore ce qu’Angela Merkel entend signifier lorsqu’elle a appelé ses pairs de l’Union européenne à conclure avec la Tunisie un accord à l’instar de celui signé avec la Turquie. Inclut-il une contrepartie financière, sachant qu’aux termes de l’accord avec Ankara,  Bruxelles accepte de transférer vers la Turquie six milliards d’euros en quatre ans ?  Et puis et surtout, l’UE y a fait la promesse d’instaurer enfin la circulation sans visa dans l’espace Schengen pour les citoyens turcs. Qu’en sera-t-il de la Tunisie ? Se contentera-t-elle d’une allocation au titre de l’aide au développement et d’un assouplissement des conditions pour l’octroi du visa Schengen à une catégorie forcément déterminée de ses ressortissants? Des interrogations qu’il y a lieu de soulever et auxquelles des réponses adéquates doivent être apportées. D’autant  que le soi-disant accord  avec la Turquie est en fait une déclaration du Conseil européen et du gouvernement turc sans base juridique ; donc, il ne s’agit pas d’’un accord, ce  qui signifie qu’il n’y a pas d’acte juridique à remettre en cause. D’ailleurs, la Turquie exige que l’Union européenne applique la libéralisation des visas d’ici le mois d’octobre. Par-dessus tout, les observateurs ne manquent pas de noter  que la question de libéralisation des visas était déjà mal engagée avant la tentative du coup d’Etat en Turquie, et ajoutent que cette question  a toujours semblé être un projet un peu ambitieux. Angela Merkel elle-même le savait sûrement, et de ce fait,  la seule conclusion raisonnable qu’on peut faire est que la chancelière essayait de gagner le temps, sous l’effet des deux revers électoraux subis par sa coalition , à cause précisément de sa politique migratoire dont l’autre conséquence désastreuse  est la montée du parti  d’extrême-droite Alternative pour l’Allemagne (Afd).

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La Grande-Bretagne, l’Union européenne et la Banque mondiale ont annoncé mercredi un plan visant la création de 100 000 emplois en Ethiopie pour aider à lutter contre la crise des migrants, rapporte la chaîne BBC.

 Deux parcs industriels seront construits dans le pays pour un coût estimé à 500 millions de dollars. L’Ethiopie, initiatrice du projet, devra accorder des permis de travail à 30 000 réfugiés. Un certain nombre de nouveaux postes sera réservé aux jeunes Ethiopiens demandeurs d’emploi.

D’après la même source, la Première ministre britannique, Theresa May, a déclaré qu’il s’agit d’un projet-pilote pour voir comment aider les pays pauvres qui abritent un grand nombre de migrants.

L’Ethiopie accueille plus de 700 000 demandeurs d’asile, principalement du Soudan du Sud, d’Erythrée et de Somalie. Beaucoup d’entre eux tentent de faire le voyage de l’Afrique du Nord vers l’Europe en traversant la Méditerranée.

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Le ministère de l’Intérieur a annoncé, ce mercredi 21 septembre 2016, sur sa page officielle facebook que les unités marines de la Garde Nationale de Sfax ont arrêté 35 migrants clandestins tunisiens à bord d’un bateau de pêche à moteur et ce, sur les côtes de l’île de Kerkennah.

Lors de cette opération, une somme de 815 euros a été saisie, a ajouté le MI.

 

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La Commission européenne (CE) a fait savoir, hier mercredi 14 septembre 2016, qu’il va mettre sur les rails un plan d’investissement externe (PIE) pour appuyer les pays partenaires. Jean-Claude Juncker, le président de la CE, a précisé que ce plan spécifique a été élaboré pour l’Afrique et les pays voisins de l’Union européenne (Algérie, Égypte, Israël, Jordanie, Liban, Libye, Maroc, Palestine, Syrie, Tunisie pour les Méditerranéens). « C’est un programme qui complètera notre aide au développement et permettra de faire face à une des causes fondamentales des flux migratoires », a ajouté Juncker devant les parlementaires européens à Strasbourg.

Le PIE comprend trois étapes : Mobilisation des ressources ; intensification de l’assistance technique ; amélioration de la gouvernance économique, le climat des affaires et le partenariat avec le secteur privé.

L’optique des Européens est claire : Doper les investissements dans ces pays partenaires pour « soutenir une croissance inclusive et durable, qui permette de créer des emplois et de contribuer à remédier aux causes profondes de la migration. » L’UE est arrivée à la conclusion que les Investissements directs à l’étranger (IDE) et les autres sources de financement privées se sont taris dans les pays en développement depuis la crise de 2008. Bruxelles a surpris en dévoilant que jusqu’à 72% des IDE destinés aux pays en développement prennent la direction des dix pays qui regorgent de ressources, et qui ont donc moins besoin de financements.

Pour mettre un terme à ces déséquilibres, un nouveau dispositif a été créé : Le Fond externe pour le développement durable (FEDD), qui comprend deux plate-formes régionales d’investissement (Afrique et voisinage).

Le PIE devrait à terme être doté d’une cagnotte de 44 milliards d’euros (mrds€). Si les Etats membres honorent leurs engagements, on pourrait même aller jusqu’à 88 mrds€.

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Alors que l’Union européenne cherche des solutions à la crise de migration, un programme incitant au retour des  migrants en Tunisie affiche un taux de réussite étonnant, constate la télévision publique allemande Deutsche Welle (DW) à la faveur d’un reportage auprès de migrants tunisiens de retour à Zarzis. Elle souligne que l’un d’eux travaillait, il n’y a pas si longtemps, pas moins de 13 heures par jour dans une usine de la région parisienne, tout en étant payé sous la table comme un immigrant illégal. Dans un premier temps, les longues heures et la solitude semblaient mieux que l’alternative: tenir le coup face  à la tourmente post-révolution qui accable sa Tunisie natale.

Mais, pendant les vacances passées chez lui dans cette ville portuaire baignée de soleil, il a décidé d’y  rester.  » C’était difficile en France, » déclare ce quinquagénaire père de trois enfants, « et mes enfants me manquaient beaucoup. »

Aujourd’hui, il est de retour à son ancienne occupation, conduire un taxi de longue distance de Zarzis à la capitale Tunis, à 550 kilomètres au nord. Au lieu de louer un véhicule, comme il le faisait auparavant, il est maintenant le fier propriétaire d’un minibus à rayures rouges et blanches, grâce à un programme pour les migrants de retour, financé  par le gouvernement français.

Lancé en 2009, le programme  offre une formation aux étudiants et aux travailleurs qui acceptent de revenir dans leur pays d’origine. Certains reçoivent un capital de démarrage pour lancer de petites entreprises, d’autres suivent des stages dans des entreprises tunisiennes.

« Il est difficile de convaincre les Tunisiens qui sont partis pour étudier ou travailler de revenir», reconnaît  Stéphane Darmas, directeur de l’Office français de l’immigration et de l’intégration en Tunisie, qui gère le programme. « Voilà pourquoi nous avons des programmes différents pour les encourager à développer les entreprises dont le pays  a besoin. »

L’initiative française souligne de plus en plus les efforts de l’Union européenne pour trouver des solutions à une crise migratoire qui a amené plus  d’un quart de million de personnes sur ses côtes cette année, en plus de l’afflux massif de 2015. L’hostilité envers les étrangers est également en croissance, en partie alimentée par les attaques récentes en Allemagne et en France. L’auteur de l’attentat perpétré par le terroriste à l’aide d’un camion en juillet dernier à  Nice, par exemple, était un migrant tunisien.

Gestion de la migration

Au-delà d’un accord  UE-Turquie sur la migration conclu plus tôt cette année, les Etats membres  tentent à titre individuel de limiter la migration selon leurs  propres conditions. L’Allemagne, qui a accueilli plus d’un million de demandeurs d’asile l’année dernière, a déclaré « pays sûrs »  plusieurs Etats d’ Afrique du Nord, dont la Tunisie, pour rendre plus facile l’expulsion de  ceux qui viennent illégalement. L’UE a également mis en place un «cadre de partenariat» qui offre aux pays de la ligne de front de l’exode de nouvelles incitations pour mieux contrôler leurs frontières.

«Le cadre de ces accords fait la part belle à la gestion de la migration en incitant les pays à coopérer en matière de gestion de leurs propres frontières, et aussi à accepter  leurs propres ressortissants ou ceux  de pays tiers qui ont immigré dans les pays de  l’UE », indique  l’analyste Susan Fratzke de l’Institut des politiques migratoires, une organisation à but non lucratif basée à Washington, spécialisée dans les questions de migration.

Des milliers de Tunisiens ont quitté leur pays dans la foulée  du printemps arabe à la recherche d’opportunités de travail en Europe.

Alors qu’environ 10 pour cent des Tunisiens vivent à l’étranger, principalement en France, ce petit pays d’Afrique du Nord ne représente pas le plus grand casse-tête pour l’Europe. Pourtant, il peut être révélateur de ce qui adviendra par la suite. Pour ceux qui rentrent chez eux – en fin de compte très peu, disent les experts – ou ceux qui ne sont jamais partis, les perspectives sont sombres.

Il y a cinq ans,  des milliers de Tunisiens sont partis, au lendemain de la Révolution, sur des embarcations de fortune à partir de villes comme Zarzis, en profitant du laxisme du  contrôle sur les frontières  pour tenter leur chance en Europe. Aujourd’hui, la situation du pays est peut-être encore plus précaire. La hausse de l’insécurité, et les attaques terroristes, ont dissuadé les touristes et les investisseurs étrangers de venir dans le pays.

Dans les régions les plus pauvres, notamment du Sud où se trouve Zarzis, un quart ou plus des jeunes sont sans emploi. Le pourcentage est encore plus élevé concernant les diplômés de l’enseignement supérieur. Plus tôt cette année, les manifestations liées au chômage et au  manque d’opportunités économiques s’étaient répandues comme une traînée de poudre à travers le pays.

Pas de solution miracle

« Tout est bloqué en Tunisie», selon un ancien professeur de géologie, maîtrisard depuis 2004, mais qui est maintenant à la recherche d’un emploi. «Le chômage est un vrai problème, surtout pour ceux d’entre nous qui sont diplômés. » Mais, Le programme français de formation qui entre dans le cadre de la coopération tuniso-française en matière de migration offre une lueur d’espoir.

« Nous pouvons dire que c’est un succès», affirme  Fayçal Dchicha, président de ADDCI, une ONG tunisienne en charge de l’initiative à Medenine. Presque toutes les entreprises en démarrage fonctionnement toujours,  grâce à la philosophie pratique qui les inspire, explique-t-il.

«Les jeunes ne sont pas seulement à la recherche d’un soutien financier, mais aussi d’un soutien moral et de supervision», ajoute-t-il. Il  affirme que le projet a été un succès, mais davantage doit être fait pour aider les jeunes Tunisiens. Pourtant, il est le premier à admettre le projet n’est pas la solution miracle. Moins de 500 personnes ont obtenu leur diplôme à ce jour.

« Je pense que vous avez besoin d’un grand projet de développement qui offre plus de chances pour les jeunes ici», dit-il, citant les  opportunités inexploitées dans le développement du secteur de l’énergie solaire et de l’agriculture biologique.

L’analyste des politiques de migration Fratzke convient qu’une stratégie plus large est nécessaire si les causes profondes de la migration doivent être traitées à la racine. Mais ce n’est peut-être pas le moment de s’y attaquer.

«Pour l’heure, les Européens  veulent des résultats immédiats», dit-elle. « Lorsque vous êtes à la recherche de projets d’infrastructure et de développement à grande échelle, les résultats sont tout sauf à court terme. »

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En Libye, les corps de 87 migrants noyés ont été retrouvés depuis vendredi sur une plage de Sabrata, une ville côtière dans l’ouest, rapporte « africanews».

Un porte-parole du Conseil municipal de la ville a confirmé le chiffre auprès de l’AFP, indiquant qu’«une équipe de bénévoles a récupéré les corps».

Dimanche, 41 corps avaient déjà été récupérés par des bénévoles, qui ont « transféré les dépouilles au centre de médecine légale pour des prélèvements d’ADN », avant qu’elles soient inhumées, a affirmé la même source.

Les autorités municipales de Sabrata s’inquiètent de voir leur ville devenir « un centre de trafic humain et d’immigration clandestine ». Elles ont alors appelé le gouvernement libyen d’union nationale soutenue par la communauté internationale à assumer ses responsabilités « pour mettre fin à cette tragédie humaine ». Elles ont par ailleurs exhorté les pays de l’Union européenne à aider la Libye à stopper ces vagues d’immigration illégale.

Selon le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), depuis 2014, plus de 10.000 migrants sont morts ou portés disparus en tentant de gagner l’Europe par la mer, pour la plupart en Méditerranée centrale.

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Un centre polyvalent sera inauguré mardi à l’école de  pêche doit être de Zarzis. Le nouveau projet comprend un musée dédié à la pêche, une salle de réunion pour la formation et un restaurant servant des produits locaux typiques et les poissons de la région. Le centre a été construit dans le cadre du projet NEMO visant à renforcer le développement socio-économique transfrontalier dans les communautés côtières de Libye, de Tunisie et d’’Egypte par la valorisation et la relance du secteur de la pêche.

En Tunisie, le projet, financé par le ministère italien  des Affaires étrangères italien avec un don du Centre international de hautes études agronomiques méditerranéennes (CIHEAM) et la collaboration de la Direction générale de  la pêche et l’aquaculture de Tunisie , vise à promouvoir le développement socio-économique durable dans la région de Médenine à travers la valorisation d’un centre polyvalent pour les communautés côtières de Zarzis, la relance des organisations professionnelles de pêche, l’amélioration des revenus grâce à la formation des  pêcheurs locaux et leur initiation à la commercialisation de leurs produits.

Le projet de coopération découle de la volonté du gouvernement italien d’allouer  un financement spécial au bénéfice des jeunes dans les pays du Printemps arabe, selon la directrice de l’agence italienne pour la coopération au développement en Tunisie, Cristina Natoli. « Dans ces pays, la phase de transition politique a augmenté la migration vers l’Italie et l’Europe et les activités illégales sur les  frontières avec la Libye, » a-t-elle ajouté dans une déclaration à l’agence de presse ANSAmed.

 » C’est pourquoi cette initiative vise à accompagner les structures  locales dans leur tâche d’orienter les communautés rurales côtières vers de nouvelles activités génératrices de revenus  complémentaires à celles existantes, permettant aux bénéficiaires de ne pas abandonner leurs racines pour chercher fortune à l’étranger», a-t-elle souligné. Les activités se concentrent sur le gouvernorat de Médenine, d’où de nombreux jeunes migrent vers l’Italie, en vendant souvent leurs bateaux de pêche pour réunir l’argent nécessaire pour gagner les côtes européennes. Ces migrants sont des enfants des pêcheurs ou d’agriculteurs qui ne sont plus à même de  saisir les opportunités offertes par les secteurs traditionnels, alors qu’en fait, la pêche locale et les ressources agricoles ont un grand potentiel.

NEMO, lancé en mars 2014 pour se poursuivre jusqu’à février 2017, est financé à hauteur d’environ 800.000 euros, et exerce ses activités en plein partenariat avec le gouvernement tunisien et  la Direction générale de la pêche.

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INTERVIEW

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Dans une interview exclusive avec Africanmanager ce mercredi 18 janvier, le porte-parole de la Direction générale des prisons et de la rééducation, Kaïs Soltani,...

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