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Moez Laâbidi,

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Dans une lettre, dont nous avons reçu copie, les Professeurs Sofiane Ghali et Moez Laabidi, deux éminents experts économiques et financiers  annoncent leur démission du CAE (Conseil des analystes économiques), installé depuis quelques mois auprès de la Primature tunisienne. Dans la même lettre, les démissionnaires expliquent que «dans le cadre du programme national des réformes majeures (PNRM), nous avons été sollicités par le Conseil des Analyses Economiques (CAE) pour contribuer à un projet de matrice de réformes, et ce en collaboration avec l’administration et d’autres acteurs institutionnels. Nous étions fiers et honorés de servir bénévolement notre pays dans cette période difficile. Mais la première version du programme en question, remise à la presse, a comporté une annexe supplémentaire (9 pages sur 59) qui a provoqué une vive controverse, amplifiée par certaines motivations partisanes et syndicales, exploitant la méconnaissance du grand public des formules de collaboration des consultants avec les instances internationales ».

Et les démissionnaires de confirmer ce qu’ils se refusent à appeler un plagiat, mais simple maladresse, d’indiquer encore que «en effet, l’auteur de cette annexe, notre collègue cité dans plusieurs mises au point livrées à la presse par le président du CAE, a semble-t-il, puisé dans son expertise antérieure, réalisée auprès de la BAD pour le compte du Maroc. Les faits vérifiés relèvent d’une maladresse qui a affecté la crédibilité du CAE.

En raison du doute qui plane aujourd’hui sur la crédibilité du CAE, nous avons le regret de vous informer que nous ne saurons continuer à travailler au sein de cette structure dans une telle ambiance. Soucieux de préserver la déontologie scientifique, et de défendre l’éthique et l’honnêteté intellectuelle, nous proclamons notre démission du CAE et en informons son Président »..

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Dans une étude récente publiée par l’intermédiaire en Bourse

Dans une étude récente publiée par l’intermédiaire en Bourse, Mac sa, Moez Laâbidi, l’universitaire et conseiller économique a affirmé que grâce au « choc de confiance positif », généré par l’achèvement du projet de la constitution et l’arrivée d’une équipe ministérielle compétente et indépendante, le nouveau gouvernement a réussi son opération de charme dans les grandes sphères de la finance mondiale, soulignant, cependant, qu’il reste à traduire ce capital-confiance en une vraie dynamique d’investissement public, et de réformes structurelles capables de garantir l’adhésion des classes sociales les plus vulnérables, d’éclaircir l’horizon des affaires pour booster l’initiative d’investissement privé, et de limiter la nuisance de la symphonie populiste.

En revanche, l’expert économique a souligné que si au terme des trois prochains mois, le dégel du climat des affaires ne se confirme pas de façon très nette et que les signes d’une modération de l’inflation tardent à voir le jour, alors la croissance molle s’imposera pour une longue durée, ajoutant que l’entrée des acteurs politiques dans un processus électoral rendra peu probable les réformes les plus sérieuses. « Plus le temps passe, plus le capital-confiance s’érode, et plus les foyers de contestation politique et syndicale commenceront à allumer leurs chandelles, course électorale oblige ».

Dans le même ordre d’idée mais d’une façon plus agressive, Moez Laâbidi a affirmé que la nouvelle équipe gagnera en crédibilité par son action audacieuse et non par des « mesurettes » sans saveur, à caractère cosmétique ne s’attaquant pas aux vraies racines du mal. Le mot d’ordre doit être : « oser réformer, pour redonner de l’espoir », a-t-il expliqué.

L’universitaire a fait remarquer, en outre, que le débat sur la dette tunisienne continue d’alimenter la polémique sur sa soutenabilité, soulignant que la dette flirte avec la barre des 50% après avoir été de l’ordre de 40% en 2010, soit une majoration de 10 points de pourcentage entre 2010 et 2013.

Selon lui, cette boulimie de financement étranger est due à la faiblesse de l’épargne interne qui a fortement chuté au lendemain du 14 janvier : « retraits massifs et ruée vers l’immobilier et le foncier, blocage de l’appareil productif dans certains secteurs, poussées inflationnistes et détérioration du pouvoir d’achat, et maintien des taux réels en territoire négatif », a-t-il affirmé, soulignant que tous ces faits ont provoqué un taux d’épargne national passant de 22% en 2010 à moins de 16 % en 2013.

Moez Laâbidi a expliqué cela également par le creusement du déficit courant qui a atteint les 8,3%, en 2013, contre 4,8%, en 2010. « Certes la crise de la zone euro était pour quelque chose, mais c’est surtout la cacophonie institutionnelle et son cortège de fièvre revendicative, sit-in sauvages dans les fleurons de l’économie tunisienne (CPG, Groupe Chimique, …), montée du terrorisme qui expliquent la chute des exportations de biens et la baisse des recettes touristiques », a-t-il remarqué.

Cela est expliqué également par le recul des investissements directs étrangers (IDE), impacté aussi bien par le climat politique et sécuritaire que par l’effet d’annonce négatif généré par la mauvaise appréciation du risque souverain, par les géants de la notation financière. Ces IDE malgré une légère hausse en 2013, n’arrivent toujours pas à retrouver leur niveau de 2010. En 2013, ils enregistrent une hausse de 14% par rapport à 2011, mais ils continuent d’encaisser un retard de 19% par rapport aux entrées de 2010. Toutefois, il a déclaré que malgré la flambée du taux d’endettement après la révolution, la situation reste rassurante en niveau. Le taux d’endettement reste en deçà des taux enregistrés par les économies comparables (Jordanie, Maroc, ..). 49.1% pour le budget 2014 de la Tunisie contre près de 60 % pour le Maroc.

Khadija Taboubi

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Dans une étude récente publiée par l’intermédiaire en Bourse

Dans une étude récente publiée par l’intermédiaire en Bourse, Mac sa, Moez Laâbidi, l’universitaire et conseiller économique a affirmé que grâce au « choc de confiance positif », généré par l’achèvement du projet de la constitution et l’arrivée d’une équipe ministérielle compétente et indépendante, le nouveau gouvernement a réussi son opération de charme dans les grandes sphères de la finance mondiale, soulignant, cependant, qu’il reste à traduire ce capital-confiance en une vraie dynamique d’investissement public, et de réformes structurelles capables de garantir l’adhésion des classes sociales les plus vulnérables, d’éclaircir l’horizon des affaires pour booster l’initiative d’investissement privé, et de limiter la nuisance de la symphonie populiste.

En revanche, l’expert économique a souligné que si au terme des trois prochains mois, le dégel du climat des affaires ne se confirme pas de façon très nette et que les signes d’une modération de l’inflation tardent à voir le jour, alors la croissance molle s’imposera pour une longue durée, ajoutant que l’entrée des acteurs politiques dans un processus électoral rendra peu probable les réformes les plus sérieuses. « Plus le temps passe, plus le capital-confiance s’érode, et plus les foyers de contestation politique et syndicale commenceront à allumer leurs chandelles, course électorale oblige ».

Dans le même ordre d’idée mais d’une façon plus agressive, Moez Laâbidi a affirmé que la nouvelle équipe gagnera en crédibilité par son action audacieuse et non par des « mesurettes » sans saveur, à caractère cosmétique ne s’attaquant pas aux vraies racines du mal. Le mot d’ordre doit être : « oser réformer, pour redonner de l’espoir », a-t-il expliqué.

L’universitaire a fait remarquer, en outre, que le débat sur la dette tunisienne continue d’alimenter la polémique sur sa soutenabilité, soulignant que la dette flirte avec la barre des 50% après avoir été de l’ordre de 40% en 2010, soit une majoration de 10 points de pourcentage entre 2010 et 2013.

Selon lui, cette boulimie de financement étranger est due à la faiblesse de l’épargne interne qui a fortement chuté au lendemain du 14 janvier : « retraits massifs et ruée vers l’immobilier et le foncier, blocage de l’appareil productif dans certains secteurs, poussées inflationnistes et détérioration du pouvoir d’achat, et maintien des taux réels en territoire négatif », a-t-il affirmé, soulignant que tous ces faits ont provoqué un taux d’épargne national passant de 22% en 2010 à moins de 16 % en 2013.

Moez Laâbidi a expliqué cela également par le creusement du déficit courant qui a atteint les 8,3%, en 2013, contre 4,8%, en 2010. « Certes la crise de la zone euro était pour quelque chose, mais c’est surtout la cacophonie institutionnelle et son cortège de fièvre revendicative, sit-in sauvages dans les fleurons de l’économie tunisienne (CPG, Groupe Chimique, …), montée du terrorisme qui expliquent la chute des exportations de biens et la baisse des recettes touristiques », a-t-il remarqué.

Cela est expliqué également par le recul des investissements directs étrangers (IDE), impacté aussi bien par le climat politique et sécuritaire que par l’effet d’annonce négatif généré par la mauvaise appréciation du risque souverain, par les géants de la notation financière. Ces IDE malgré une légère hausse en 2013, n’arrivent toujours pas à retrouver leur niveau de 2010. En 2013, ils enregistrent une hausse de 14% par rapport à 2011, mais ils continuent d’encaisser un retard de 19% par rapport aux entrées de 2010. Toutefois, il a déclaré que malgré la flambée du taux d’endettement après la révolution, la situation reste rassurante en niveau. Le taux d’endettement reste en deçà des taux enregistrés par les économies comparables (Jordanie, Maroc, ..). 49.1% pour le budget 2014 de la Tunisie contre près de 60 % pour le Maroc.

Khadija Taboubi

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