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Moncef Marzouki, hamadi jebali, Tunisie

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Coup de tonnerre politique

Coup de tonnerre politique, ce mercredi 27 juin 2012, dans les couloirs des trois présidences tunisiennes (Présidence de la république, Présidence du gouvernement et président de la Constituante), lorsque Moncef Marzouki annonce sur la page Facebook de la présidence sa décision de démettre le Gouverneur de la BCT, alors que ce dernier présidait la réunion du conseil d’administration de l’Institut d’émission. Cela, d’autant plus, que le communiqué, puis les différentes déclarations du porte-parole de la présidence de la République, affirmaient que la décision de renvoi de Mustapha Kamel Nabli avait été prise de concert avec le chef du gouvernement  Hammadi Jbali.

Tous les observateurs de la scène politique avaient alors expliqué cela par une transaction entre les deux hommes, destinée à mettre fin à «la crise Baghdadi Mahmoudi» qui risque de souffler la cohésion de la troïka. A tout cela s’ajoute le silence du gouvernement au sujet  de ce qui a été dit dans le communiqué de la présidence de la République sur l’accord du chef du gouvernement quant au renvoi de M.K. Nabli. Tous les membres du cabinet de Hammadi Jbali, avaient soit refusé de commenter le communiqué de Moncef Marzouki ou avaient simplement fermé leurs téléphones portables. Un silence pour le moins trouble, d’autant plus que Hammadi Jbali semble avoir préféré quitter le navire en ces moments de tempête, puisqu’il serait parti en France rencontrer le premier ministre français.

Des sources généralement bien informées et proches du dossier, nous indiquaient, ce mercredi, qu’une réunion, dite houleuse, s’était tenue, à La Kasbah, entre Jbali et les membres de son cabinet, pour élaborer  une position sur cette nouvelle affaire Nabli, sans y arriver. Le site Amilcar News, supposé être proche d’Ennahdha, indique, de son côté, qu’une réunion se serait tenue, mardi , vers minuit entre Rached Ghannouchi, Hammadi Jbali et un nombre de cadres du parti gouvernant, pour discuter de cette nouvelle crise. Si cette information se révélait vraie, cela pourrait supposer qu’Ennahdha avait été mise au courant, dès mardi soir, de la décision de Moncef Marzouki. Cela expliquerait le silence de Hammadi Jbali et de son cabinet.

Entre Nabli et Marzouki, les accrochages avaient démarré, depuis l’annonce de sa décision de limoger le Gouverneur de la BCT, lors de la fameuse émission-pub de Marzouki sur la chaîne Hannibal TV. Deux jours après, Nabli lui rappelle que ses prérogatives ne lui permettent pas de le limoger sans l’accord du Gouvernement et le passage par la Constituante.

Entre Nabli et Jbali, les accrochages, plus pernicieux et moins visibles, avaient commencé depuis l’annonce de Hammadi Jbali du programme de son gouvernement. Ce dernier préconisait une politique monétaire expansive, ce que la BCT, sous Nabli, avait vite fait de dénoncer en évoquant le fort risque inflationniste de cette politique. Un autre point, plus sonnant et trébuchant, divise pourtant Jbali et Nabli, selon un ministre nahdhaoui qui préfère garder l’anonymat. Il s’agirait des 2,3 milliards DT générés par la vente des 35 % de Tunisie Télécom au partenaire Emirati. Alors que le gouvernement Jbali, qui en déjà dépensé 800 MDT, voudrait avoir accès au reste, le Gouverneur de la BCT refuserait jusqu’ici de lui donner accès à cet argent.

Le silence du gouvernement Jbali, face à la décision de Marzouki de renvoyer Nabli en l’impliquant dans cette décision, reste pour l’instant trouble, d’autant plus que Hammadi Jbali avait, à maintes reprises, déclaré que ses relations avec le Gouverneur de la BCT étaient bonnes et que Nabli avait, de son côté, maintes fois, déclaré avoir des contacts suivis avec le Chef du Gouvernement à propos de la politique financière et ses incidences sur la politique économique. Ce silence n’est, en tout cas, pas nouveau. La déclaration télévisée de Marzouki à propos du renvoi de Nabli, n’avait, en son temps, suscité aucune réaction de Hammadi Jbali qui avait même conversé très cordialement avec le Gouverneur de la BCT, lors du dernier séminaire sur le thème du budget 2013.

Le renvoi de Mustapha Kamel Nabli reste, pour l’instant, non exécutoire. Il devra d’abord, s’il s’avère qu’il a reçu l’accord du Chef du Gouvernement, passer par le Conseil Constitutionnel. Dans les couloirs de la Constituante, Habib Khedher a clairement laissé entendre, mercredi,  sur  Watanya 1, qu’Ennahdha à la Constituante serait d’accord pour  le renvoi de Nabli et a même indiqué qu’il est serait actuellement question de choisir le successeur du Gouverneur de la BCT.

Rappelons enfin que le renvoi de M.K. Nabli, s’il devenait effectif, interviendrait à quelques jours de la visite en Tunisie des experts de l’agence de notation Moody’s, pour discuter avec la BCT de la question de la notation souveraine de la Tunisie.

Khaled

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Coup de tonnerre politique

Coup de tonnerre politique, ce mercredi 27 juin 2012, dans les couloirs des trois présidences tunisiennes (Présidence de la république, Présidence du gouvernement et président de la Constituante), lorsque Moncef Marzouki annonce sur la page Facebook de la présidence sa décision de démettre le Gouverneur de la BCT, alors que ce dernier présidait la réunion du conseil d’administration de l’Institut d’émission. Cela, d’autant plus, que le communiqué, puis les différentes déclarations du porte-parole de la présidence de la République, affirmaient que la décision de renvoi de Mustapha Kamel Nabli avait été prise de concert avec le chef du gouvernement  Hammadi Jbali.

Tous les observateurs de la scène politique avaient alors expliqué cela par une transaction entre les deux hommes, destinée à mettre fin à «la crise Baghdadi Mahmoudi» qui risque de souffler la cohésion de la troïka. A tout cela s’ajoute le silence du gouvernement au sujet  de ce qui a été dit dans le communiqué de la présidence de la République sur l’accord du chef du gouvernement quant au renvoi de M.K. Nabli. Tous les membres du cabinet de Hammadi Jbali, avaient soit refusé de commenter le communiqué de Moncef Marzouki ou avaient simplement fermé leurs téléphones portables. Un silence pour le moins trouble, d’autant plus que Hammadi Jbali semble avoir préféré quitter le navire en ces moments de tempête, puisqu’il serait parti en France rencontrer le premier ministre français.

Des sources généralement bien informées et proches du dossier, nous indiquaient, ce mercredi, qu’une réunion, dite houleuse, s’était tenue, à La Kasbah, entre Jbali et les membres de son cabinet, pour élaborer  une position sur cette nouvelle affaire Nabli, sans y arriver. Le site Amilcar News, supposé être proche d’Ennahdha, indique, de son côté, qu’une réunion se serait tenue, mardi , vers minuit entre Rached Ghannouchi, Hammadi Jbali et un nombre de cadres du parti gouvernant, pour discuter de cette nouvelle crise. Si cette information se révélait vraie, cela pourrait supposer qu’Ennahdha avait été mise au courant, dès mardi soir, de la décision de Moncef Marzouki. Cela expliquerait le silence de Hammadi Jbali et de son cabinet.

Entre Nabli et Marzouki, les accrochages avaient démarré, depuis l’annonce de sa décision de limoger le Gouverneur de la BCT, lors de la fameuse émission-pub de Marzouki sur la chaîne Hannibal TV. Deux jours après, Nabli lui rappelle que ses prérogatives ne lui permettent pas de le limoger sans l’accord du Gouvernement et le passage par la Constituante.

Entre Nabli et Jbali, les accrochages, plus pernicieux et moins visibles, avaient commencé depuis l’annonce de Hammadi Jbali du programme de son gouvernement. Ce dernier préconisait une politique monétaire expansive, ce que la BCT, sous Nabli, avait vite fait de dénoncer en évoquant le fort risque inflationniste de cette politique. Un autre point, plus sonnant et trébuchant, divise pourtant Jbali et Nabli, selon un ministre nahdhaoui qui préfère garder l’anonymat. Il s’agirait des 2,3 milliards DT générés par la vente des 35 % de Tunisie Télécom au partenaire Emirati. Alors que le gouvernement Jbali, qui en déjà dépensé 800 MDT, voudrait avoir accès au reste, le Gouverneur de la BCT refuserait jusqu’ici de lui donner accès à cet argent.

Le silence du gouvernement Jbali, face à la décision de Marzouki de renvoyer Nabli en l’impliquant dans cette décision, reste pour l’instant trouble, d’autant plus que Hammadi Jbali avait, à maintes reprises, déclaré que ses relations avec le Gouverneur de la BCT étaient bonnes et que Nabli avait, de son côté, maintes fois, déclaré avoir des contacts suivis avec le Chef du Gouvernement à propos de la politique financière et ses incidences sur la politique économique. Ce silence n’est, en tout cas, pas nouveau. La déclaration télévisée de Marzouki à propos du renvoi de Nabli, n’avait, en son temps, suscité aucune réaction de Hammadi Jbali qui avait même conversé très cordialement avec le Gouverneur de la BCT, lors du dernier séminaire sur le thème du budget 2013.

Le renvoi de Mustapha Kamel Nabli reste, pour l’instant, non exécutoire. Il devra d’abord, s’il s’avère qu’il a reçu l’accord du Chef du Gouvernement, passer par le Conseil Constitutionnel. Dans les couloirs de la Constituante, Habib Khedher a clairement laissé entendre, mercredi,  sur  Watanya 1, qu’Ennahdha à la Constituante serait d’accord pour  le renvoi de Nabli et a même indiqué qu’il est serait actuellement question de choisir le successeur du Gouverneur de la BCT.

Rappelons enfin que le renvoi de M.K. Nabli, s’il devenait effectif, interviendrait à quelques jours de la visite en Tunisie des experts de l’agence de notation Moody’s, pour discuter avec la BCT de la question de la notation souveraine de la Tunisie.

Khaled Boumiza

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