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Moncef Marzouki, Rached Ghannouchi

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Fidèle à ses habitudes

Fidèle à ses habitudes, le président de la République provisoire, Moncef Marzouki vient de soulever un autre tollé, cette fois-ci, à l’échelle internationale, ne s’interdisant pas de s’immiscer dans des affaires qui ne le concernent pas sans en calculer les conséquences. C’était à l’occasion d’un entretien qu’il a eu en marge du Sommet arabe de Koweït, avec Ahmed Al Jarbaa, chef de la coalition d’opposition syrienne qu’il l’a invité à venir en Tunisie.

En vérité, ce n’était pas la première fois que Marzouki se signale par de semblables turpitudes et déclarations irréfléchies, suscitant de vives polémiques pratiquement partout où il puisse se trouver, en Tunisie comme à l’étranger. Pourtant, il lui est régulièrement recommandé de préparer ses interventions en public, surtout lors d’assises internationales.

Ainsi, lors de sa participation au 25ème sommet arabe au Koweït, Marzouki a pris sur lui d’inviter une délégation de la coalition syrienne à venir en Tunisie dans les meilleurs délais afin de renforcer la coopération et la coordination, feignant d’oublier qu’une visite en Tunisie d’une délégation de l’Armée Syrienne Libre ( ASL) risque de détériorer encore davantage les relations déjà exécrables entre la Tunisie et la Syrie.

Moncef Marzouki est allé plus loin en se prononçant en faveur de l’attribution du siège du gouvernement syrien à la Ligue arabe à la coalition d’opposition, ce qui équivaut à une reconnaissance diplomatique officielle de l’ASL.

Il semble que notre président soit un notoire récidiviste toujours en peine de tirer les enseignements qui s’imposent chaque fois qu’il commet une « bourde ». Il est à cet égard édifiant de se remémorer l’affaire de l’extradition de Baghdadi Mahmoudi qui a suscité une grande colère et compromis les relations entre la Tunisie et la Libye. Hamadi Jebali a reconnu, aujourd’hui, que le président actuel de la République était au courant de l’extradition de l’ex-premier ministre de Kadhafi vers la Libye, alors que les informations qui circulaient à l’époque accréditaient l’idée que la décision avait été prise de manière unilatérale sans concertation entre les trois présidences et sans même l’accord du président de la République. Il ne serait pas inutile non plus de rappeler l’offre d’asile politique que Marzouki avait faite à Bachar Al Assad .

A vrai dire, l’immixtion dans les affaires intérieures des pays étrangers a tout l’air d’être une spécialité chez nos hommes politiques. Dans une interview accordée au journal « La Croix », le leader du mouvement Ennahha, Rached Ghannouchi a lancé un appel à tous les étrangers en Syrie de se retirer, quels qu’ils soient, y compris le Hezbollah et l’Iran, estimant que la bataille en Syrie est devenue très confuse. « Ce qui, au départ, était une révolution a vite tourné en guerre civile. Les musulmans se battent entre eux. C’est absurde », a-t-il dit.

Le président du mouvement Ennahdha a déclaré, dans le même ordre d’idées, que «quoi qu’il arrive, Bachar Al Assad n’a pas d’avenir en tant que dirigeant ».

L’intervention de Rached Ghannouchi dans le dossier syrien a fortement déplu à nombre d’experts, venant notamment d’un parti au pouvoir et alors que le gouvernement de Mehdi Jomaâ s’emploie à rétablir les relations diplomatiques avec la Syrie.

Dans ce contexte, Ahmed Manai, président de l’institut national des relations internationales a précisé, dans une déclaration à Africanmanager, qu’il est très difficile aux petits pays comme la Tunisie d’adopter « des positions internationales » vis-à-vis de grands pays et d’organisations ayant un poids politique incontestable.

De son côté, l’universitaire et chercheur dans l’histoire de l’islam, Néji Jalloul a affirmé que Rached Ghannouchi a le droit d’exprimer politiquement son point de vue dans les affaires internationales, soulignant, cependant, que cela n’est pas autorisé par principe étant donné que Rached Ghannouchi est le leader d’un grand parti politique en Tunisie.

Kh.T

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Le président de la république

Le président de la république, Moncef Marzouki a invité, le leader du parti au pouvoir, Rached Ghannouchi, à désigner un nouveau chef du gouvernement après la démission de Hamadi Jebali.

Pour rappel, le président provisoire de la république devra choisir un candidat du parti qui a le plus de sièges à l’ANC au poste de chef du gouvernement et ce conformément aux dispositions de la mini-constitution qui régit les pouvoirs des différentes instances de l’Etat, c’est Mohamed Ben Salem et Abdellatif Mekki figurent parmi les candidats potentiels d’Ennahdha.

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