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Moncef Marzouki

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Le président de la République, Béji Caid Essebsi, dans une interview accordée à l’hebdomadaire Akher Khabar, publiée ce mardi 4 octobre 2016, a déclaré ceci : « Je n’éprouve ni un sentiment d’amour ni de la haine envers Moncef Marzouki, je ne le connais pas. Ce dont je me rappelle c’est son arrivée à la présidence. J’ai rencontré Marzouki deux fois et ça n’a pas eu un grand impact sur ma psychologie », a-t-il dit.

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D’après les résultats d’un sondage d’opinion publié par Emrhod Consulting, ce jeudi 29 septembre 2016, l’ex-président de la République, Moncef Marzouki, revient en force avec 16.3% d’intentions de vote. C’est un bond phénoménal par rapport à juillet 2016 où il était à 6.3%. Marzouki se rapproche dangereusement du président Béji Caid Essebsi, qui reste en tête avec 28.9% d’intentions de vote. BCE a gagné 3 points par rapport à la dernière enquête…

Le troisième présidentiable est Hamma Hammemi, avec 11.9%, en léger recul en comparaison avec juillet 2016 (12.1%). En quatrième position on trouve Mohsen Marzouk, qui affiche 9.1%. Il a fait du chemin depuis le dernier sondage, où il était crédité de 6.8% d’intentions de vote. Ensuite on a Néji Jalloul. Le ministre de l’Education recueille 8.9%, c’est un peu moins bien qu’en juillet 2016 où il était à 9%. Après il y a l’ancien Premier ministre Mehdi Jomaa, avec 6.1% (5.8% il y a deux mois) et enfin Safi Said avec 4.4% (5.9% en juillet 2016).

A noter que ce sondage a été réalisé du 21 au 23 septembre 2016 sur un échantillon de 1500 personnes sur tout le territoire tunisien.

emrhod

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Des partis politiques ont dénoncé, jeudi, la censure d’une interview accordée par l’ancien président de la République Moncef Marzouki à la chaîne de télévision privée  » Attassia « .
Les partis ont fustigé, dans des déclarations séparées, les atteintes à la liberté de la presse appelant la direction de la chaine à faire toute la lumière sur les pressions qui ont été derrière la censure.
Le parti Al Joumhouri a mis en garde contre les risques de cet incident dans la mesure où il est directement lié à la liberté de la presse et d’expression, principal acquis de la Révolution inscrit dans la Constitution de la deuxième République, rappelle le parti.
Al Joumhouri a plaidé pour une enquête en vue de dévoiler les circonstances de l’incident et éclairer l’opinion publique.
Le parti a, également, appelé la Haute autorité indépendante de la communication audiovisuelle (HAICA) à assumer la pleine responsabilité de la défense du secteur.
Pour sa part, Ettakatol a demandé à la présidence de la République de révoquer toute personne dont l’implication dans cette affaire a été prouvée. Ettakatol a, également, exhorté les partis démocrates et les forces vives de la nation à l’unité pour préserver la liberté de la presse appelant le ministère public à ouvrir une enquête à cet effet.
Plus tôt dans la journée, la direction de la chaîne de télévision privée  » Attassia  » avait confirmé avoir subi des pressions de responsables de la présidence de la République et de la présidence du gouvernement pour censurer une interview avec l’ancien président de la République Moncef Marzouki, dont la diffusion était prévue mercredi 14 septembre 2016.
Dans une déclaration, la chaîne avait demandé à la présidence de la République et à la présidence du gouvernement de  » préciser si elles étaient au courant de ces pressions, dont les auteurs agissaient en leur nom « .
Le conseiller du président de la République chargé des relations avec l’Assemblée des représentants du peuple et les partis politiques, Noureddine Ben Ticha a dit défier tout journaliste ou producteur de la chaîne  » Attassia  » de confirmer avoir subi des pressions du cabinet de la présidence de la République dans l’intention de censurer la diffusion de l’interview.
En réaction, le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) avait fermement, dénoncé, les atteintes à la liberté de la presse, sur fond d’interdiction, par la Présidence de la République, de la diffusion de l’interview télévisée de Moncef Marzouki.

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Moncef Marzouki, ancien président de la République, a reçu mercredi 30 mars 2016 à Rome,  le Prix de la Paix de la Fondation italienne Ducci.

Sur sa page officielle facebook, Marzouki a précisé que le prix Ducci est attribué, tous les ans, à trois personnalités internationales des trois religions monothéistes, l’Islam, le Christianisme et le Judaïsme pour leurs engagements dans le dialogue entre les religions et la défense des droits de l’Homme.

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Pendant une cinquantaine d’années, la Tunisie a vécu sous un régime où le chef de l’Etat était l’Homme qui pouvait tout faire et qui faisait tout ce qu’il disait, aussi bien pour le simple citoyen qui l’arrêterait en pleine rue pour lui filer une plainte dans une enveloppe, que face aux Etats devant lesquels il représente le sien. Porté et protégé par son charisme de «Combattant suprême» et son aura de libérateur de la Tunisie du joug du colonialisme, Bourguiba aura été la meilleure incarnation du métier de chef de l’Etat. Après lui, Ben Ali a fini par transformer la démocratie en «Démocrature», mais aura quand même réussi à rester fidèle à l’image que se fait le Tunisien d’un chef d’Etat.

Pour l’actuel président, Béji Caïed Essebsi (BCE), il suffit juste de rappeler cette citation, écrite en 1829 dans «Le Bréviaire». «Qui ne sait gouverner sa famille, n’est pas propre à se mêler des affaires publiques». Sa famille étant le parti Nidaa Tounes qui aura été le «cheval de Troie» qui l’a amené à Carthage, il n’y a plus besoin de plus de détails pour faire l’accablant constat de l’amer échec de BCE. On rappellera juste qu’il a été élu sur la base d’un programme dont l’essence et presque le seul point était d’écarter Ennahdha de la gouvernance de la Tunisie de la 2ème République. Un programme qu’il  finira par jeter  à la poubelle, dès son entrée au palais de Carthage. Depuis, selon plus d’un observateur de la scène politique tunisienne, c’est un homme au statut de chef d’Etat, mais sans la stature. La dernière sortie médiatique du «vieux loup » de la politique, ce mercredi 30 mars 2016 sur les ondes de 9 radios publiques et de 2 radios privées, n’aura finalement été qu’une nouvelle démonstration de l’échec de BCE à être le chef de l’Etat, le PRESIDENT que la Tunisie de l’après Ben Ali attendait !

Pendant presque 80 minutes, c’est un habile homme politique qui palabrait et qui devisait, avec la manière  «Bajboujienne» qui est la sienne, avec trois journalistes. Eludant le vrai sens des questions qui lui étaient posées, esquivant, blaguant à sa manière et lançant des anecdotes du temps ancien, louvoyant, «noyant le poisson» comme le lui dira un des journalistes et tournant presqu’en rond autour des vrais réponses, il parviendra à faire de cette intervention, hyper-médiatisée, une vraie perte de temps, sans aucune décision ni mesures, claires et précises, qui annonceraient la fameuse «sortie de l’ornière».

On l’entendra, ainsi par exemple, répondre à la question, cruciale et primordiale pour un chef d’Etat, de l’autorité délabrée d’un Etat qui n’arrive même pas à faire respecter ses propres lois. Pour lui, en effet, «la question est un problème d’application. En ce qui me concerne et en vertu des prérogatives qui sont les miennes, j’ai parlé au peuple pour lui dire que l’autorité de l’Etat ne va pas. Le gouvernement, et il en est remercié, a affirmé qu’on doit aller dans ce sens». Il n’ira pas plus loin et ne donnera pas son avis, alors qu’il sait, comme tout le pays, que le gouvernement n’est pas allé dans le sens qu’il disait. Il aura tout de même avoué que ses prérogatives ne vont pas plus loin et c’est là tout le nœud gordien de la grande majorité de cette interview fleuve.

Il éludera par la suite le rappel du journaliste que «ce que vous appelez l’autorité de l’Etat, n’est pour d’autres que la déconfiture de l’Etat». Il dira que «nommer l’autorité déconfiture de l’Etat est une position politique» et se mettra, comme pour se déresponsabiliser, à rappeler le lourd héritage politique et financier et les réussites en matière de lutte contre le terrorisme !

En bon politicien, BCE oubliera que l’autorité de l’Etat s’impose, d’abord à l’intérieur, par la rigueur des décisions et l’application des lois. Il commettra même l’impair politique d’avouer, avec fierté, être intervenu auprès du chef du gouvernement pour permettre au Front Populaire de faire manifestation. C’était, pourtant, une décision en complète violation de  la loi sur l’état d’urgence. La question se pose donc, encore comme le rappelleront à juste titre les journalistes devant lui autour de la table du traité de l’occupation française avec le Bey et du traité de l’Indépendance, où est l’autorité de l’Etat, devant ce laxisme, du chef de l’Etat lui-même ?

Le journaliste reviendra à la charge, en disant à BCE que «vous êtes responsable de l’état dans lequel se trouve le pays» et qu’il a été élu pour faire appliquer les lois et restaurer l’autorité de l’Etat qui est à la base de toute action ou programme pour sortir le pays du «courant», ou «Corrinti» comme l’appelle le «Bajbouj» chef d’Etat. Il ne niera pas. Pourtant, lorsqu’il lui rappelle que c’est le gouvernement, proposé par le parti Nidaa dont il était le président, qui a échoué, il se rétracte et se remet à l’abri derrière le cocon de ses prérogatives de chef d’Etat qui ne lui permettent presque rien, faut-il le noter. «Je suis responsable dans les limites de mes prérogatives», rappelant encore une fois l’opposition à son initiative de réconciliation économique.

A quoi cela sert  au chef de l’Etat, sinon juste à palabrer, d’affirmer qu’il soutient Habib Essid et qu’il fait convenablement son travail, s’il affirme en même temps que ce n’est pas lui qui l’a désigné et qu’il est incapable de le destituer car il n’en a pas l’autorité constitutionnelle ?

A quoi cela sert-il au chef d’un Etat, sinon à parler juste pour parler, d’affirmer qu’il tient à Habib Essid, alors qu’il affirme à ses contradicteurs journalistes que «seul le résultat compte» et que, lorsqu’on lui demande quand viendra le temps des comptes, il sourit narquois pour dire «jusqu’à preuve du contraire». Il ajoute, avec le même malin sourire, au journaliste qui le tannait pour savoir quand, que «lorsque la lune sera au ciel» !

La Tunisie a-t-elle besoin d’un tel président ? Un président qui dit être responsable de tout, mais pas de la crise dans laquelle se noie le pays. Un président qui affirme être le chef d’un Etat et se dérobe derrière la Constitution pour ne rien faire pour changer les choses. Un chef de l’Etat qui dit n’avoir aucun poids sur la destinée de son chef de gouvernement et qui le soutient mordicus ?

Quelle est in fine la différence entre lui et ses prédécesseurs, sinon qu’il reste moins intempestif et un peu plus politiquement correct que Moncef Marzouki et beaucoup plus bavard que Foued Mbazaa ? A notre sens, BCE aura beau être élu, ce n’est plus le chef de l’Etat que mériterait son peuple !

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L’ex président de la République Moncef Marzouki s’est rendu vendredi 18 février aux îles de Comores, rapporte le quotidien « Achourouk ». Accompagné du secrétaire général du CPR, Marzouki a été désigné la tête d’une délégation composée de 40 observateurs afin de superviser les élections présidentielles prévues le 21 février, alors que le second tour se déroulera le 18 avril prochain. 25 candidats sont en lice pour cette élection.

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L’ex-président de la République, Moncef Marzouki, a été choisi par l’Union africaine pour conduire la délégation chargée de superviser l’élection présidentielle aux Îles Comores, dit un communiqué de presse de l’UA.
Marzouki et les observateurs vont débarquer à Moroni ce 17 février, ils y resteront jusqu’au 27 février 2016. Le premier tour du scrutin présidentiel est prévu ce 21 février, le second ce 18 avril…

Imad Daïmi, député à l’ARP et ancien directeur du cabinet présidentiel, sera du voyage et fera office de conseiller ; Sami Amara, ancien premier conseiller puis directeur de cabinet au palais de Carthage, accompagnera Marzouki en tant qu’assistant spécial, rapporte le journal Leaders.

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Le ministre d’Etat chargé des Affaires étrangères des Emirats Arabes Unis, Anouar Gargash, a vertement répondu aux propos musclés de l’ex-président de la République, Moncef Marzouki. Il a écrit sur compte Twitter hier vendredi 23 janvier que les Emirats ont opté pour la défense de la « stabilité » dans la région et qu’ils ne bougeront pas d’un iota là-dessus.

Il a déclaré que la majorité de ceux qui s’en prennent aux positions des EAU sont les vecteurs du projet « extrémiste » et « intégriste » et que Marzouki en fait partie. « Les EAU ont une position honorable, qu’il le veuille ou non »,  a ajouté le ministre émirati.
« En attaquant les Emirats, Marzouki reste fidèle à sa prestation politique, marquée par sa légèreté et son imprudence. Une voix du passé qui justifie son échec » a-t-il asséné.

Pour finir, il a invité Marzouki à avoir une lecture « équitable » du péril terroriste et extrémiste qui  frappe la région.
Pour rappel, le ministère tunisien des Affaires étrangères avait sorti un communiqué ce vendredi 22 janvier où il s’en prenait aux propos de l’ex-président tunisien, qui avait qualifié les EAU d’État « ennemi » des soulèvements populaires et de soutien financier à des formations politiques contrerévolutionnaires.

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L’ancien président provisoire de la République Moncef Marzouki a appelé vendredi à « des alternatives de l’intérieur du système démocratique » pour sortir de la crise sociale qui secoue la Tunisie depuis plusieurs jours où un couvre-feu nocturne a été instauré sur tout le territoire.
« Des alternatives doivent être proposées maintenant, et de l’intérieur du système démocratique », a-t-il insisté lors d’un entretien à la chaîne « Sharq-TV » diffusé sur « Le système démocratique, c’est le retour aux élections », a-t-dit, rappelant avoir proposé une initiative qui consiste à rassembler de nouveau la classe politique en fonction des résultats obtenus.
Livrant son analyse de la situation, il a pointé une gauche « éradicatrice », qui a joué un rôle dans l’accession de Béji Caid Essebsi au pouvoir, et un clan de l’ancien parti de ce dernier, en allusion au Rassemblement Constitutionnel démocratique dissous.
Ces deux parties, a-t-il estimé, « veulent orienter ces protestations on ne sait où », réaffirmant son rejet « catégoriquement » de toute alternative en dehors du système démocratique.
Moncef Marzouki, battu par Caid Essebsi au second tour de l’élection présidentielle de 2014, avait annoncé en décembre dernier le lancement d’un nouveau parti, « Harak Tounes Al Irada » (Mouvance de la Tunisie de la Volonté).

TAP

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D’emblée

D’emblée, force est de reconnaître que la situation de Moncef Marzouki n’est pas aisée. Dans quelques semaines, il va se retrouver en face d’une cinquantaine de postulants à sa succession.

Comparée à 2011, sa situation n’est pas heureuse. D’abord, la ferveur révolutionnaire sur laquelle il a misé depuis son retour précipité en janvier 2011, s’est évaporée et les temps ne sont plus aux surenchères, et l’inventaire des sacrifices dans le combat mené contre la répression et la corruption selon la formule qui lui est chère ne lui sera d’aucun secours cette fois. Ensuite, la configuration politique a radicalement changé. Son parti, le Congrès pour la République (CPR) s’est émietté, et beaucoup de ses composantes ont leur propres présidentiables. Le grand allié qui tenait à le voir sur la liste des gagnants au scrutin d’octobre 2011 pour le propulser à Carthage, a en tête un autre casting qui irait mieux avec la nouvelle conjoncture, mais ne correspond en rien au sien.

Les sortants font généralement valoir leur bilan pour demander à être réélus, mais le bilan de Moncef Marzouki à la présidence de la République ne paraît pas probant. Son inaction durant le mandat qui s’achève a été relevée par tous les observateurs. Il était absent dans toutes les initiatives du Dialogue national (sauf une seule, celle de Dar Dhiafa qui n’a rien donné) et de tous les combats menés contre l’intégrisme et le terrorisme. Il n’a pas été enthousiaste dans la défense des valeurs du travail, de la probité et de la concorde dans une société qui commence à perdre ses repères et ses atouts. Et même les timides mesures prises par le gouvernement Mehdi Jomâa pour circonscrire la contrebande, rationaliser les subventions et instaurer une dynamique qui valorise le labeur et l’effort productif, n’ont été ni saluées ni encouragées par la président de la République, et les députés se réclamant de sa mouvance politique ont été les plus virulents à les combattre. D’ailleurs, les mêmes observateurs ont remarqué que de telles initiatives et positions qui sont au centre de la mission présidentielle ne peuvent être prises par un Président qui a de très mauvais rapports avec la principale centrale syndicale du pays.

Il nous surprend parfois par des positions à travers lesquelles il suggère une démarche bien particulière dans le traitement de quelques dossiers (relations très spéciales avec les Ligues de Protection de la Révolution/LPR , débat avec les salafistes, proposition d’absoudre les crimes des terroristes qui n’ont pas du sang sur les mains, opposition à l’extradition de Baghdadi Al Mahmoudi). l’approche originale qu’il suggère à chaque fois peut être en soi louable, mais elle aboutit constamment à un fiasco et les développements montrent , soit que les gens que le président de la République défend ne sont pas suffisamment mûrs pour entendre ses appels (l’arrogance des LPR, le dogmatisme des salafistes et les penchants criminels des terroristes ), soit que l’opinion publique n’est pas réceptive à ses suggestions, soit encore qu’il gère ces affaires tellement mal que le bien-fondé de sa logique se perd dans les explications et les justifications découlant des bavures du parcours.

Les conseillers et les responsables qui parlent en son nom à la Présidence de la République, à l’ANC ou dans les médias finissent par convaincre les Tunisiens que leur Président est en décalage par rapport à tout ce qui se passe dans le pays et ce qu’il propose n’a rien à voir à ce qui est attendu de lui.

On a été interpellé par ces réflexions à la lecture du contenu de l’interview accordée par la président de la République sortant à Al Jazeera, vendredi, et la déclaration qu’il a faite après le dépôt de sa candidature, samedi.

Une seule idée assez originale, il est vrai, mais tout à fait dangereuse ressort de ces deux « témoignages ». Marzouki juge que l’argent sale qui peut fausser le jeu électoral est plus dangereux pour le prochain scrutin que le terrorisme lui-même.

Evidemment, cette déclaration n’est pas fortuite, mais elle s’intègre dans une stratégie déjà adoptée de manière systématique par Ennahdha et les autres formations islamistes radicales. Il s’y conforment dans leur conduite personnelle et dans leurs interventions aux médias, et l’application de cette stratégie s’est déclinée surtout dans leur attitude face au projet de loi contre le terrorisme. Ils veulent banaliser le phénomène du terrorisme et effacer dans la conscience collective des Tunisiens tout ce qui peut souligner la gravité du terrorisme et éradiquer de leur esprit tout ce qui se rapporte au danger de l’entreprise terroriste de ses acteurs, de leurs défenseurs et des soutiens dont ils bénéficient. Cette stratégie vise à faire oublier ces évidences et enraciner en lieu et place une phobie du retour de l’ancien régime et de ses symboles et de l’argent sale qu’ils amènent à un environnement sain et clean dont les rapports internationaux ne cessent de vanter la propreté (cf le dernier rapport de la BM publié, cette semaine, sur la propagation des malversations financières en Tunisie).

Cette stratégie, qui veut faire perdre au Tunisien ses repères, n’est pas tunisienne. Ces inspirateurs sont des théoriciens et des stratèges qui viennent du Moyen-Orient, l’argent ( celui-là n’est pas propre du tout) qui est payé pour la mettre en œuvre provient également du Moyen-Orient et les principaux objectifs de ses commanditaires sont précisément le démembrement de l’Etat et la démolition des acquis de la société moderniste en Tunisie.

Et puisque la première manche a été prise de court par la marée humaine qui a émergé spontanément, fin juillet 2013 , après l’assassinat de Mohamed Brahmi et le sit-in Arrahil, et la mise en œuvre de ce projet a été brutalement interrompue , plusieurs candidats aux présidentielles et aux législatives sont actuellement mobilisés pour terminer cette « mission historique ».

Mais est-ce qu’ils réussiront ?

Aboussaoud Hmidi

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Les ennemis de la Tunisie demeurent présents et forts et cherchent à faire dérailler « le train »

Les ennemis de la Tunisie demeurent présents et forts et cherchent à faire dérailler « le train », a indiqué le président de la République, Moncef Marzouki, dans son allocution prononcée, ce lundi, à l’occasion du Colloque annuel des chefs de missions diplomatiques et rapportée par Shems Fm. La menace pourrait venir de l’intérieur et de l’extérieur et qu’il faut se tenir prêts pour les affronter, a-t-il dit.

Selon lui, 75 dangereuses journées séparent la Tunisie d’une occasion historique pour reconstruire l’État : « Les Tunisiens sont devant une occasion qui ne s’est pas présentée depuis plus d’un siècle pour reconstruire les structures d’un nouvel État » a-t-il dit.

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Le président de la République

Le président de la République, Moncef Marzouki a appelé dans une allocution diffusée dans la soirée du jeudi, 17 juillet 2014, sur la première chaîne nationale, les jeunes à s’engager massivement dans l’armée, et ce suite à l’attaque terroriste perpétrée contre deux unités militaires au Mont Chaambi, faisant un bilan de 14 morts, 23 blessés et un disparu.

Il a souligné, en outre, que les unités de l’armée nationale ont besoin d’un soutien moral de la part des Tunisiens.

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Le président de la République

Le président de la République, Moncef Marzouki, a appelé, lundi, 30 juin 2014, les Tunisiens à s’inscrire aux listes électorales.

Cité par Shems Fm, il a affirmé que les prochaines élections seront plus importantes que celles du 23 octobre 2011, et vont garantir la démocratie et instaurer les objectifs de la Révolution.

Le président de la République a déclaré, en outre, dans un message adressé aux jeunes tunisiens : « Ou bien vous construisez votre histoire et votre avenir ou bien ce sont les autres qui décideront pour vous. »

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Il est encore trop tôt pour dresser un premier bilan

Il est encore trop tôt pour dresser un premier bilan, si sommaire soit-il, du périple que le président de la République provisoire, Moncef Marzouki vient d’effectuer dans des pays de l’Afrique subsaharienne à savoir le Mali, le Niger, le Tchad et le Gabon.

Mais, au premier abord, on ne manquera pas d’être intrigué par le choix de ces pays, au moins au motif qu’ils ne sont pas de « grouses pointures » de l’économie africaine, et parce qu’on voit mal ce qu’ils pourront apporter de majeur à l’économie tunisienne, bien que le dessein assigné à cette tournée soit officiellement « ancré dans la volonté d’accroître la présence politique et économique tunisienne dans le continent, notamment pour y impulser l’investissement et les exportations en provenance de la Tunisie ».

Les services de Marzouki mettent en avant la signature de 35 accords de coopération relatifs aux secteurs de la géologie, de la santé, de l’enseignement supérieur, de la protection de l’environnement, du tourisme, de l’agriculture et de l’artisanat, et l’organisation , à chaque étape de cette tournée, d’un forum économique avec la participation d’acteurs économiques publics tunisiens et de leurs homologues respectivement du Mali, du Niger, du Tchad et du Gabon.

Plus important encore, aux yeux de la Présidence, il a été convenu avec ces quatre pays de conclure des accords de traitement préférentiel, censés permettre aux entreprises tunisiennes de bénéficier d’exonérations douanières importantes à l’exportation vers les marchés de ces pays.

Par-delà les résultats attendus, il faut se résoudre à comprendre que s’agissant de l’Afrique, la Tunisie a entrepris de s’initier à la diplomatie économique qui est ainsi de plus en plus associée à la stratégie globale de développement, alors que les difficultés pour s’intégrer dans l’économie mondiale ne sont pas du petit nombre.

Aller à l’assaut de l’Afrique, cela peut constituer une opportunité pour une économie tunisienne très dépendante de l’Union européenne et ayant une difficulté d’intégration dans l’économie mondialisée.

La diplomatie économique est définie comme étant « l’ensemble des mécanismes et pratiques adoptés par des individus ou groupes, étatique ou non étatique dans le but de réaliser les objectifs économiques d’un État par le recours à des moyens politiques, ou de réaliser les objectifs politiques par le recours à des moyens économiques ». Une telle définition prend en considération l’évolution de l’environnement international et l’émergence de nouveaux acteurs dans la scène internationale.

Dans cette architecture, quel nouveau rôle conviendra-t-il d’attribuer au secteur privé plus enclin à remplir l’office de bénéficiaire des actions de la diplomatie étatique. Certes, il participe aux délégations officielles et aux commissions mixtes, mais son rôle se limite à l’accompagnement de l’action de l’État. C’est pourquoi il est difficile de parler d’une diplomatie privée indépendante de la diplomatie officielle.

L’exemple de la Turquie est, à cet égard, une référence dont il ne serait pas inutile de s’inspirer en ce sens que le secteur privé turc est devenu un acteur central de rapprochement diplomatique avec les pays de l’Afrique. « Les tigres anatoliens » représentent une nouvelle classe d’entrepreneurs qui exercent de plus en plus d’influence dans le processus de prises de décision et préparent actuellement toutes les visites du président et du ministre du commerce extérieur turcs. En termes de résultats, les relations diplomatiques de la Turquie avec le continent se sont métamorphosées : en l’espace d’une décennie, Ankara a triplé le nombre de ses ambassades et en compte dorénavant vingt-cinq dont quinze ont été inaugurées entre 2009 et 2010 avec comme objectif d’avoir trente ambassades à fin 2012. On parle plutôt d’une diplomatie privée au service de la diplomatie classique du pays et des intérêts géopolitiques de la Turquie dans le continent africain.

En fait, pour réussir, la diplomatie économique doit englober une bonne maîtrise de l’information stratégique, une diplomatie des contrats et une meilleure communication des success-stories des entreprises tunisiennes dans la région. Tout l’enjeu de la diplomatie économique consiste à trouver les bonnes sources d’informations, à identifier les bons décideurs et à les influencer dans un sens favorable aux intérêts économiques du pays. C’est à cette aune qu’il aurait fallu et qu’il faudra aborder le marché africain. On ignore si le périple africain de Marzouki a intégré cette donnée !

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Les propos du président de la République Mohamed Moncef Marzouki

Les propos du président de la République Mohamed Moncef Marzouki, tenus , jeudi, au palais de Carthage , ont surpris les observateurs. Il a exprimé son engagement à rapprocher les points de vue des différents partis politiques pour aboutir à un consensus. « Le consensus serait la meilleure solution, et il est temps de trouver en toute urgence une solution à la crise actuelle concernant la date de la tenue des prochaines échéances », a-t-il affirmé devant des experts et des sommités scientifiques, lors de la deuxième conférence pour la création d’un tribunal constitutionnel international.

La surprise des observateurs vient du fait que Marzouki ne s’est pas dépensé dans ce sens, depuis son retour au pays le 18 janvier 2011, et surtout depuis son accès à la magistrature suprême, le 12 décembre 2011, ne faisant montre ni de modération et d’application dans la recherche de solutions médianes et de compromis. D’autant moins que son parti a boycotté toutes les initiatives du dialogue national (sauf une), et ses collaborateurs sont allés même jusqu’à tourner en dérision toutes les propositions qui devraient aplanir les divergences.

Son discours à la Kasbah 3, quelques mois avant le scrutin du 23 octobre 2011, sa campagne électorale, ses interventions, ses promesses aux jeunes et aux citoyens des régions intérieures sont allés dans le même sens: s’en prendre à ce qui a trait à l’avant-14 janvier 2011, élargir le champ des cibles et des ennemis et promettre l’Eldorado après la prise du pouvoir. Cette stratégie de communication pouvait paraître payante pour une place sur l’échiquier politique et consacrer son statut de « révolutionnaire authentique et radical », mais guère accommodante dès lors qu’on est le locataire du palais de Carthage. Les citoyens de Sidi Bouzid se rappellent de lui lorsqu’il est revenu les voir les mains vides un certain 17 décembre 2012, après leur avoir promis, l’année d’avant, à son retour, des projets de développement à forte capacité d’emploi.

La direction de son parti le Congrès Pour la République (CPR), ses proches collaborateurs à la présidence et le groupe parlementaire du CPR à l’Assemblée Nationale Constituante (ANC) ont, régulièrement, tenu un discours et annoncé des positions qui dénotent qu’ils sont habités par ce qui est convenu d’appeler l’esprit CPR.

Et les Tunisiens ont fini par découvrir que le CPR n’est pas un parti mais un état d’esprit qui colle aux êtres humains sans jamais les quitter. Ceux qui ont passé un simple week-end dans le parti de Moncef Marzouki ne s’en relèveront jamais, et il arrive même de trouver, peut-être par contagion, des Cpéristes dans plusieurs autres partis bien qu’ils n’y aient jamais appartenu organiquement.

L’esprit CPR a sa date de péremption, comme tout consommable, mais sa durée de validité s’est prolongée, au désavantage du pays, plus longtemps que prévu. Les Tunisiens ont découvert ce mode de penser et d’agir, au 14 janvier 2011. Seulement, ce modus operandi a pris brutalement fin à l’été 2013 lorsque le grand tournant politique a été négocié vers le réalisme et la rationalité.

Déjà, ses deux partenaires de la troïka s’orientent, depuis des mois, vers des alliances avec des partis du Centre, mais lui reste coincé dans son dernier carré passéiste et otage de sa vision hostile à toutes les formations politiques.

Cet état d’esprit a son histoire. Les dirigeants du CPR ont pris fait et cause pour les Ligues de la Protection de la Révolution (LPR). Le président de la République a déroulé le tapis rouge à leurs symboles. Un ancien Secrétaire général du parti a été remarqué dans leurs démonstrations de force à la banlieue Nord de la Capitale, haranguant leurs adeptes (bases, aurait-il dit) pour qu’ils ne plient pas devant la pression de l’opinion publique et aillent jusqu’au bout de leur besogne. Un autre dirigeant de ce parti qui cumule une fonction dans le cabinet présidentiel se réunit, sans vergogne, avec la section de Tataouine des LPR, après la mort tragique de Lotfi Naguedh.

Lorsque les difficultés ont commencé à surgir devant la troïka à partir de février 2012, le CPR propose une analyse étonnamment simpliste de la situation postrévolutionnaire. Et c’est le Président Marzouki lui-même qui s’en est fait l’écho, le 16 mars 2012, à Sfax. Le financement du développement existe, et en face, les attentes des citoyens et de la jeunesse des régions intérieures sont de plus en plus ardentes, mais, entre les deux, il y a les forces de l’ancien régime qui gangrènent l’Administration régionale et centrale , empêchant toute exécution des projets de développement . Marzouki avait à l’époque illustré son idée par une image : c’est comme s’il s’agissait d’un tuyau d’irrigation qui bloquait l’eau de passer du puits au champ. Il est vrai qu’à l’époque les dirigeants d’Ennahdha avaient commencé à parler de conspiration fomentée par les laïcs, quelques chancelleries étrangères, les anciens du RCD et l’argent sale des hommes d’affaires ,  » Rjel Laâmayel « selon l’expression utilisée conjointement par Hamadi Jébali et Hamma Hammami.

Le CPR qui éclate en mille morceaux, apparaît, à mesure que les choses se compliquent pour la troïka, comme le premier candidat au sacrifice sur l’autel de la coalition. Et pour répondre aux intentions malveillantes de son principal allié, il remplace la stratégie des enchères par celle des convulsions politiques. Et comme l’exige la logique de la hiérarchie, c’est Mohamed Abbou qui ouvre le bal en présentant une démission fracassante, après avoir accusé Ennahdha de manquer de sincérité dans la lutte contre la corruption et la redevabilité des hommes de l’ancien régime. Puis, c’est Marzouki qui entre en lice, lorsque l’affaire de l’extradition de Baghdadi Mahmoudi est dévoilée, en juin 2012 , et dans la fameuse lettre qu’il adresse aux congressistes de son parti en août 2012 , dans laquelle il fait un parallèle entre Ennahdha et le RCD dans leur hégémonie et le maintien de l’osmose parti-Etat .

Jusque-là c’est une lutte entre membres de la troïka, et l’opinion et les forces démocratiques assistaient à ce combat en spectateurs. Mais on a vite fait d’être témoin d’une campagne où le CPR veut renverser les règles du jeu, impliquant l’opinion publique directement. Le livre noir, les attaques contre les hommes de gauche et l’alignement sur l’axe qatari dans les luttes interarabes.

Constatant sa marginalisation et son isolement par rapport à l’opinion publique , et ne voulant pas laisser passer l’occasion de se représenter aux prochaines élections présidentielles, Marzouki veut apparaître sous d’autres dehors : modéré , conciliateur et bienveillant envers les démunis et les familles des blessés et des martyrs de la révolution . Mais parviendra-t-il à faire une révolution culturelle au sein d’un parti qui n’en est plus un et d’un cabinet présidentiel qui s’effiloche ? De toutes les façons, la prestation de Marzouki dans l’émission « Liman Yajraou faqat » de dimanche 8 juin, et sa conversion en modéré suffiront-elles à changer l’idée que l’opinion publique se fait de lui et de son équipe.

Cet enjeu d’essence politique, placera Marzouki devant un double défi. Sera-t-il admis dans le cercle des forces du Centre après les avoir malmenées et même dénigrées ? Surtout, sera-t-il traité en simple opportuniste qui a voulu se rattraper pour confisquer à son bénéfice le patrimoine des forces du Centre, en l’occurrence leur savoir-faire , leur sagesse et un patriotisme que Marzouki n’est nullement en état de revendiquer, n’ayant jamais porté ses symboles dans son cœur .

Aboussaoud Hmidi

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Les propos du président de la République Mohamed Moncef Marzouki

Les propos du président de la République Mohamed Moncef Marzouki, tenus , jeudi, au palais de Carthage , ont surpris les observateurs. Il a exprimé son engagement à rapprocher les points de vue des différents partis politiques pour aboutir à un consensus. « Le consensus serait la meilleure solution, et il est temps de trouver en toute urgence une solution à la crise actuelle concernant la date de la tenue des prochaines échéances », a-t-il affirmé devant des experts et des sommités scientifiques, lors de la deuxième conférence pour la création d’un tribunal constitutionnel international.

La surprise des observateurs vient du fait que Marzouki ne s’est pas dépensé dans ce sens, depuis son retour au pays le 18 janvier 2011, et surtout depuis son accès à la magistrature suprême, le 12 décembre 2011, ne faisant montre ni de modération et d’application dans la recherche de solutions médianes et de compromis. D’autant moins que son parti a boycotté toutes les initiatives du dialogue national (sauf une), et ses collaborateurs sont allés même jusqu’à tourner en dérision toutes les propositions qui devraient aplanir les divergences.

Son discours à la Kasbah 3, quelques mois avant le scrutin du 23 octobre 2011, sa campagne électorale, ses interventions, ses promesses aux jeunes et aux citoyens des régions intérieures sont allés dans le même sens: s’en prendre à ce qui a trait à l’avant-14 janvier 2011, élargir le champ des cibles et des ennemis et promettre l’Eldorado après la prise du pouvoir. Cette stratégie de communication pouvait paraître payante pour une place sur l’échiquier politique et consacrer son statut de « révolutionnaire authentique et radical », mais guère accommodante dès lors qu’on est le locataire du palais de Carthage. Les citoyens de Sidi Bouzid se rappellent de lui lorsqu’il est revenu les voir les mains vides un certain 17 décembre 2012, après leur avoir promis, l’année d’avant, à son retour, des projets de développement à forte capacité d’emploi.

La direction de son parti le Congrès Pour la République (CPR), ses proches collaborateurs à la présidence et le groupe parlementaire du CPR à l’Assemblée Nationale Constituante (ANC) ont, régulièrement, tenu un discours et annoncé des positions qui dénotent qu’ils sont habités par ce qui est convenu d’appeler l’esprit CPR.

Et les Tunisiens ont fini par découvrir que le CPR n’est pas un parti mais un état d’esprit qui colle aux êtres humains sans jamais les quitter. Ceux qui ont passé un simple week-end dans le parti de Moncef Marzouki ne s’en relèveront jamais, et il arrive même de trouver, peut-être par contagion, des Cpéristes dans plusieurs autres partis bien qu’ils n’y aient jamais appartenu organiquement.

L’esprit CPR a sa date de péremption, comme tout consommable, mais sa durée de validité s’est prolongée, au désavantage du pays, plus longtemps que prévu. Les Tunisiens ont découvert ce mode de penser et d’agir, au 14 janvier 2011. Seulement, ce modus operandi a pris brutalement fin à l’été 2013 lorsque le grand tournant politique a été négocié vers le réalisme et la rationalité.

Déjà, ses deux partenaires de la troïka s’orientent, depuis des mois, vers des alliances avec des partis du Centre, mais lui reste coincé dans son dernier carré passéiste et otage de sa vision hostile à toutes les formations politiques.

Cet état d’esprit a son histoire. Les dirigeants du CPR ont pris fait et cause pour les Ligues de la Protection de la Révolution (LPR). Le président de la République a déroulé le tapis rouge à leurs symboles. Un ancien Secrétaire général du parti a été remarqué dans leurs démonstrations de force à la banlieue Nord de la Capitale, haranguant leurs adeptes (bases, aurait-il dit) pour qu’ils ne plient pas devant la pression de l’opinion publique et aillent jusqu’au bout de leur besogne. Un autre dirigeant de ce parti qui cumule une fonction dans le cabinet présidentiel se réunit, sans vergogne, avec la section de Tataouine des LPR, après la mort tragique de Lotfi Naguedh.

Lorsque les difficultés ont commencé à surgir devant la troïka à partir de février 2012, le CPR propose une analyse étonnamment simpliste de la situation postrévolutionnaire. Et c’est le Président Marzouki lui-même qui s’en est fait l’écho, le 16 mars 2012, à Sfax. Le financement du développement existe, et en face, les attentes des citoyens et de la jeunesse des régions intérieures sont de plus en plus ardentes, mais, entre les deux, il y a les forces de l’ancien régime qui gangrènent l’Administration régionale et centrale , empêchant toute exécution des projets de développement . Marzouki avait à l’époque illustré son idée par une image : c’est comme s’il s’agissait d’un tuyau d’irrigation qui bloquait l’eau de passer du puits au champ. Il est vrai qu’à l’époque les dirigeants d’Ennahdha avaient commencé à parler de conspiration fomentée par les laïcs, quelques chancelleries étrangères, les anciens du RCD et l’argent sale des hommes d’affaires ,  » Rjel Laâmayel « selon l’expression utilisée conjointement par Hamadi Jébali et Hamma Hammami.

Le CPR qui éclate en mille morceaux, apparaît, à mesure que les choses se compliquent pour la troïka, comme le premier candidat au sacrifice sur l’autel de la coalition. Et pour répondre aux intentions malveillantes de son principal allié, il remplace la stratégie des enchères par celle des convulsions politiques. Et comme l’exige la logique de la hiérarchie, c’est Mohamed Abbou qui ouvre le bal en présentant une démission fracassante, après avoir accusé Ennahdha de manquer de sincérité dans la lutte contre la corruption et la redevabilité des hommes de l’ancien régime. Puis, c’est Marzouki qui entre en lice, lorsque l’affaire de l’extradition de Baghdadi Mahmoudi est dévoilée, en juin 2012 , et dans la fameuse lettre qu’il adresse aux congressistes de son parti en août 2012 , dans laquelle il fait un parallèle entre Ennahdha et le RCD dans leur hégémonie et le maintien de l’osmose parti-Etat .

Jusque-là c’est une lutte entre membres de la troïka, et l’opinion et les forces démocratiques assistaient à ce combat en spectateurs. Mais on a vite fait d’être témoin d’une campagne où le CPR veut renverser les règles du jeu, impliquant l’opinion publique directement. Le livre noir, les attaques contre les hommes de gauche et l’alignement sur l’axe qatari dans les luttes interarabes.

Constatant sa marginalisation et son isolement par rapport à l’opinion publique , et ne voulant pas laisser passer l’occasion de se représenter aux prochaines élections présidentielles, Marzouki veut apparaître sous d’autres dehors : modéré , conciliateur et bienveillant envers les démunis et les familles des blessés et des martyrs de la révolution . Mais parviendra-t-il à faire une révolution culturelle au sein d’un parti qui n’en est plus un et d’un cabinet présidentiel qui s’effiloche ? De toutes les façons, la prestation de Marzouki dans l’émission « Liman Yajraou faqat » de dimanche 8 juin, et sa conversion en modéré suffiront-elles à changer l’idée que l’opinion publique se fait de lui et de son équipe.

Cet enjeu d’essence politique, placera Marzouki devant un double défi. Sera-t-il admis dans le cercle des forces du Centre après les avoir malmenées et même dénigrées ? Surtout, sera-t-il traité en simple opportuniste qui a voulu se rattraper pour confisquer à son bénéfice le patrimoine des forces du Centre, en l’occurrence leur savoir-faire , leur sagesse et un patriotisme que Marzouki n’est nullement en état de revendiquer, n’ayant jamais porté ses symboles dans son cœur .

Aboussaoud Hmidi

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Il est temps de trouver en urgence une solution à la crise actuelle relative à la fixation d’une date pour la tenue des prochaines échéances

Il est temps de trouver en urgence une solution à la crise actuelle relative à la fixation d’une date pour la tenue des prochaines échéances, a annoncé Mohamed Moncef Marzouki, président de la république.

Lors de la deuxième conférence portant la création d’un tribunal constitutionnel international, il a exprimé son engagement à rapprocher les points de vue des différents partis politiques. Pour lui, le consensus serait la meilleure solution .

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Le site électronique de la BBC vient de publier un article sur son site électronique

Le site électronique de la BBC vient de publier un article sur son site électronique, faisant état de l’initiative de 80 Tunisiens, citoyens artistes, syndicalistes, avocats (dont le nombre aurait atteint les 206 personnes), de porter plainte contre leur président Moncef Marzouki, pour diffamation envers le peuple tunisien. L’article commente l’information assurant que Marzouki est souvent tourné en dérision pour son refus du porter la cravate ou ses réactions parfois impulsives. C’est cependant, la première fois qu’il est poursuivi en justice par des citoyens.

Le site indique que les citoyens qui ont porté plainte contre Marzouki lui reprochent d’avoir tenu des propos diffamatoires à l’encontre du peuple tunisien dans un discours officiel prononcé, lors la Journée mondiale de l’Afrique, le 26 mai dernier.

Moncef Marzouki, qui est connu pour son attachement à la consolidation des relations Sud-Sud, notamment entre la Tunisie et le reste de l’Afrique, a raillé les Tunisiens en parlant de leur  » profonde ignorance  » lorsque ceux-ci partent dans un pays d’Afrique subsaharienne , souligne l’article qui ajoute que ces propos avaient déjà été condamnés par une partie des Tunisiens sur la toile, mais l’affaire n’avait jusqu’à présent pas créé de polémique.

Rapportant l’avis de l’un des plaignants qui affirme qu’il « est inadmissible que le président tunisien qualifie son peuple d’ignorant, plus est, devant des étrangers « , le site de la radio britannique souligne que, pour porter plainte, ces citoyens ont invoqué la disposition légale aux termes de laquelle les  » nuisances à autrui et perturbations de la quiétude à travers les réseaux publics et la télécommunication  » sont passibles d’une peine allant jusqu’à deux ans d’emprisonnement et 200 000 dinars d’amende, conclut l’article.

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Le président de la république

Le président de la république, Moncef Marzouki a assuré le suivi du travail municipal et régional, et ce à travers des réunions tenues avec les gouverneurs, au moment où ce suivi fait partie des prérogatives du Ministère de l’Intérieur(MI), rapporte le journal « Le Maghreb ».

Cette attitude du président Marzouki est en contradiction avec la loi qui accorde la tutelle du travail régional et municipal au MI, selon l’avis de plusieurs observateurs.

Le journal a aussi signalé que ces séances ont provoqué l’inquiétude du MI.

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