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Moody's Investors Service a annoncé

Moody’s Investors Service a annoncé, jeudi, avoir abaissé la note souveraine de la Tunisie de « Baa3 » à « Ba1 », placée ainsi en catégorie spéculative, pour causes d’instabilité politique et de reports dans l’adoption d’une nouvelle constitution.

Dans un communiqué, Moody’s précise en outre que cette note est placée sous surveillance avec un possible nouvel abaissement à la clef.

L’agence a expliqué sa décision par « l’instabilité politique et ses conséquences négatives sur l’ensemble de l’économie du pays ». Moody a cité le risque politique induit par l’assassinat du politicien Chokri Belaïd, et la chute du gouvernement provisoire Hamadi Jebali comme les principales raisons derrière la dégradation de la note. Elle a précisé que l’absence de formation d’un gouvernement de technocrates pour accélérer la transition démocratique du pays a mis en lumière les profondes divisions au sein de la coalition au pouvoir.

« En particulier, Moody’s souligne la polarisation croissante et la fracture au sein de la coalition elle-même, d’une part, et entre la coalition et les partis d’opposition, d’autre part », ajoutant que « les tensions politiques jettent un doute sur la capacité du gouvernement à gouverner efficacement, à rétablir la stabilité sociale et à éviter une aggravation de la situation économique déjà grave. »

Moody’s a également expliqué la dégradation de la note par les nouveaux retards dans l’élaboration de la nouvelle constitution et l’organisation des élections qui, selon elle, sont des pré requis pour toute reprise économique durable, relevant, en outre, la détérioration continue des fondamentaux du crédit de la Tunisie deux ans après le déclenchement de la révolution du Jasmin.

L’agence a souligné que sa nouvelle évaluation pour dégrader encore la note s’appuiera sur l’évaluation des risques baissiers pour la situation politique de la Tunisie et les paiements extérieurs du pays.

Moody’s prévient qu’elle pourrait dégrader de nouveau la note de la Tunisie dans le cas d’une crise politique prolongée avec risque d’immobilisme politique, associée à un certain degré d’instabilité politique et sociale. Elle pourrait également dégrader davantage la notation s’il ya des retards dans la fixation d’un calendrier pour l’adoption de la constitution et l’organisation des élections, ou si elle constate un éventuel affaiblissement des paiements extérieurs du pays et une érosion des réserves internationales.

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Dans son rapport annuel sur le crédit concernant  la Tunisie

Dans son rapport annuel sur le crédit concernant  la Tunisie, le département des investisseurs relevant de l’agence de notation Moody’s  déclare que la note Baa3 et la perspective négative de la Tunisie reflètent la solidité  économique, institutionnelle et financière modérée du  gouvernement, touchée dans tous ses volets par  l’instabilité politique et les problèmes de  sécurité à la suite de la «Révolution du jasmin», début 2011.

La vulnérabilité modérée du pays au risque événement  reflète la permanence des hauts niveaux du chômage des jeunes et les disparités régionales, ainsi que l’augmentation de la vulnérabilité du système bancaire.

Le rapport de l’agence de notation est une mise à jour annuelle des marchés et ne constitue pas une action de notation.  Moody’s  établit la note souveraine  en procédant à son évaluation  sur la base de quatre facteurs principaux – la solidité économique, la solidité institutionnelle, la solidité financière du gouvernement et de la vulnérabilité  au risque événement – ainsi que les interactions entre elles.

Nous y reviendrons

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L’agence de notation Moody a abaissé

L’agence de notation Moody a abaissé, lundi, la note souveraine crédit de la Tunisie à Baa3. La note reflète l’incertitude qui caractérise les affaires et l’investissement en Tunisie à la suite du limogeage de Mustapha Kamel Nabli, gouverneur de la Banque centrale de Tunisie.

La note Baa3 est considérée comme une note de la catégorie « investment grade » moyenne caractérisée par un risque associé modéré et une capacité «acceptable» de rembourser la dette à court terme.

L’évaluation Moody a invoqué la perception affaiblie chez les investisseurs internationaux vis-à-vis de la stabilité économique de la Tunisie, qui, selon l’agence de notation, ont été aggravée par les conflits politiques non résolus.

L’agence de notation de crédit a également soulevé des préoccupations quant à l’indépendance de la banque centrale du pays, suite au limogeage, mercredi dernier, du gouverneur de la BCT. Une délégation d’analystes de Moody a visité La Tunisie deux jours après le limogeage de Kamel Nabli.

« Le licenciement de Nabli nuit à la crédibilité de la banque centrale, un facteur clé dans la solidité du crédit souverain, et continuera à déstabiliser les investisseurs déjà nerveux après la révolution de l’année dernière », estime Moody’s.

Selon l’évaluation de Moody, la décision de dégrader la note de crédit de la Tunisie a également été influencée par la faiblesse du secteur des services financiers. Le système bancaire de la Tunisie a été récemment accablé par les prêts non performants, un facteur qui a contribué à la crise économique actuelle face à la zone euro.

Moody’s estime qu’en période de transition politique et de fragilité économique « le remplacement du gouverneur de la banque centrale après des semaines de tensions politiques au sein de la coalition au pouvoir envoie un mauvais signal aux partenaires de la Tunisie, car il suscite de l’incertitude sur l’avenir de la politique monétaire de la Tunisie ».

Son remplaçant Chedly Ayari aurait sans doute « besoin de temps pour se familiariser avec toutes les questions clés auxquelles devrait face la banque centrale, sa nomination est également susceptible de retarder les réformes du secteur bancaire, notamment, des banques publiques ».

« Nous comprenons le licenciement de Kamel Nabli comme un moyen pour le gouvernement d’intervenir dans le secteur financier et bancaire et potentiellement compromettre l’indépendance de la banque centrale, qui est essentielle pour la stabilité macro-économique, » indique l’agence de notation dans ses perspectives de crédit.

Moody avertit que certains leaders politiques pourraient être tentés de geler l’activité jusqu’aux prochaines élections prévues en mars 2013, mais l’inaction pendant si longtemps aura des conséquences désastreuses pour une économie qui a besoin de soins attentifs et constants, ajoute Moody’s citée par le journal canadien Globe and Mail.

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L'agence de notation Moody's s'inquiète de l'incertitude politique et des troubles civils occasionnels

L’agence de notation Moody’s s’inquiète de l’incertitude politique et des troubles civils occasionnels, mais estime que la fragile reprise économique devrait se poursuivre, à 3,5% en 2012.

Un peu de répit sur le front international : quelques semaines après avoir été dégradée par Standard & Poor’s, la Tunisie devrait accueillir avec une relative satisfaction l’analyse de Moody’s sur le pays, publiée aujourd’hui (25 juin). L’agence de notation estime en effet que la reprise économique fragile constatée depuis quelques mois devrait se poursuivre. Moody’s cite ainsi plusieurs éléments positifs : l’augmentation des recettes liées au tourisme de 35,8% au cours des cinq premiers mois de 2012, le retour des investissements étrangers à leurs niveaux d’avant la révolution (+ 40,8% au cours des cinq premiers mois de l’année), la reprise de la production de phosphates, le Plan Jasmin en faveur de l’investissement dans les régions défavorisées et de la création d’emplois, un ratio dette/PIB de 48,3% d’ici la fin de l’année contre 48,6% en moyenne parmi les 15 pays notés Baa3 (comme la Tunisie) par Moody’s.

Tout en soulignant la lenteur de la reprise, l’agence dit s’attendre à une croissance du PIB de 3,5% en 2012.

Les principales inquiétudes restent l’incertitude politique, un an avant les élections, ainsi que l’éventualité d’une aggravation de la crise en Europe. En matière de financements, si la situation reste tendue, « la volonté des partenaires internationaux de la Tunisie de continuer à étendre le financement concessionnel démontre le soutien de la communauté internationale à la transition démocratique en cours en Tunisie ». L’agence cite notamment la décision des États-Unis de garantir l’émission de 350 millions de dollars prévue en juillet, un soutien dont seuls l’Égypte et Israël ont bénéficié jusqu’à présent. « La Tunisie a déjà reçu une subvention de 100 millions de dollars du gouvernement américain, a tiré 800 millions sur des lignes de crédit existantes bilatérales et multilatérales et a réalisé un placement de 500 millions de dollars auprès d’un établissement public du Qatar en avril à des conditions concessionnelles. La Tunisie est aussi en négociation avec l’Union européenne, la Banque mondiale et la Banque africaine de développement pour le renouvellement de 1,15 milliard de dollars de crédit (le même montant que ces institutions avaient mis à sa disposition en 2011) », souligne Moody’s.

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