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Mourad Yaâkoubi, Enseignement supérieur, Tunisie

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48% des cours dispensés dans les universités tunisiennes ne le sont pas  par des spécialistes

48% des cours dispensés dans les universités tunisiennes ne le sont pas par des spécialistes, a indiqué Mourad Yaâkoubi, chargé de la communication au ministère de l’Enseignement supérieur, lors d’une rencontre qui a eu lieu, ce mercredi, 10 avril 2013, à la présidence du Gouvernement. Aussi a-t-il été décidé de revoir les différents contrats régissant la profession dans les facultés tunisiennes. Il s’agit de trouver des solutions notamment pour ceux dont leurs contrats ont déjà expiré, étant noté que certains contrats ont été reconduits d’une manière inappropriée.

Au sujet des mesures mises en place par le ministère pour la réforme du secteur de l’enseignement supérieur, Mourad Yaâkoubi a fait savoir qu’un ensemble de dispositions régissant l’équivalence de diplômes ont été proposés. Ainsi, une rencontre nationale a été organisée, depuis deux semaines, en Tunisie, visant à offrir aux diplômés de l’enseignement supérieur plus de chances pour pouvoir postuler à un emploi. Dans ce cadre, des pôles de métiers ont été créés au sein de six facultés tunisiennes, précisant que cette initiative sera généralisée à toutes les autres facultés ; l’objectif étant de doter les universités de moyens logistiques de nature à faciliter aux étudiants l’accès à l’information et , partant, réduire l’inadéquation entre les diplômés et le marché de l’emploi.

Echec du système LMD

Concernant le système LMD, adopté par la Tunisie depuis 2008, Mourad Yaâkoubi a déclaré que ce système a failli à ses missions : « Le système LMD n’a pas réussi et on doit le revoir », a-t-il dit.

Dans une déclaration à Africanmanager, il a fait savoir que la Tunisie a été obligée d’adopter le système LMD pour ne pas être en reste , étant donné que plusieurs pays avec lesquels notre pays a des rapports économiques et sociaux suivis, ont fait leur ce système. « Il a fallu revoir la situation et la décision à été prise de s’intégrer à ce système mondial », a-t-il souligné en appelant, au demeurant, à prospecter les meilleures formules pour s’y adapter. Ce problème s’est posé également en Pologne, en France ou encore en Angleterre.

Il a expliqué, à cet égard, que la grande difficulté réside dans la pratique du système LMD qui a été conçu d’une manière très théorique. « On a commencé par la pratique, puis on est passé à l’élaboration des textes législatifs », a-t-il déclaré relevant l’absence d’un arsenal juridique y afférent.

Mourad Yaâkoubi a souligné, dans ce cadre, que plusieurs mesures ont été prises pour opérer une synergie entre le système LMD et la situation spécifique du pays. Cela a été stipulé déjà, selon lui, dans l’un des accords concernant le système LMD, prévoyant la latitude pour chaque pays de chercher la meilleure façon d’appliquer le système LMD parce qu’ils se sont rendus compte qu’il est difficile de trouver un système qui soit valable pour tout le monde.

Une haute commission pour la réforme du système comprenant plusieurs parties intervenantes, à savoir, le syndicat, le ministère, les professeurs, les structures de recherche et pédagogiques, s’est chargée déjà de l’étude de la question pour arrêter sa position définitive la concernant.

Evoquant les augmentations salariales, Mourad Yaakoubi, a affirmé que le ministère va tenir tous ses engagements en ce qui concerne les accords conclus avec le syndicat pour l’augmentation des salaires. Et d’ajouter que la décision est déjà entrée en vigueur, et il ne manque que le décaissement des augmentations qui prendra, selon lui, des mois.

Un accord a été signé entre le ministère de l’Enseignement supérieur et la fédération générale de l’enseignement supérieure, relevant de l’Union générale tunisienne de travail (UGTT), depuis le mois de décembre 2012, qui porte sur les augmentations de salaires décidées au profit des enseignants des facultés et institutions supérieures.

Aux termes de accord, le ministère de l’Enseignement supérieur s’engage à augmenter les rémunérations des enseignants, et ce à partir de décembre 2012.

Il ya lieu de signaler, dans ce cadre, que la fédération générale de l’enseignement supérieur (UGTT) a annoncé l’organisation d’un sit-in le 11 avril, en protestation contre le non respect des accords conclus entre le syndicat et le ministère de l’Enseignement supérieur.

Scandale des cours particuliers

Au sujet des cours particuliers, le responsable a précisé qu’il s’agit d’un scandale pour les facultés tunisiennes, précisant que les cours particuliers dans les universités tunisiennes sont strictement interdits et qu’il faut lutter contre ce phénomène, bien que ce soit un peu difficile, cette activité s’exerçant dans un cadre mal organisé.

Mourad Yaâkoubi a affirmé, toutefois, que le ministère va trouver les meilleurs moyens pour lutter contre ce fléau : « Personne ne peut exercer une activité parallèle à celle de l’enseignement supérieur », a-t-il expliqué.

Khadija Taboubi

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