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L’Histoire nous joue souvent de mauvais tours : ses paroles sont inaudibles

L’Histoire nous joue souvent de mauvais tours : ses paroles sont inaudibles , ses messages indéchiffrables , et il n’est pas toujours aisé de lire la signification de ses évènements .On les comprend après coup , et on préfère n’en retenir que partiellement les leçons plutôt que de les assumer en totalité , pour pouvoir les interpréter à notre guise , et les soumettre plus facilement à nos schémas théoriques .

Il est vrai que l’Histoire a avancé à travers les découvertes géographiques et les progrès scientifiques et technologiques, mais les mouvements sociaux , qu’il s’agisse de jacqueries, de contestations sociales ou carrément de révolutions , sont les plus perceptibles et sont les plus censés donner de la signification aux évolutions futures .

L’Histoire de la Tunisie indépendante peut se résumer, aux yeux de beaucoup d’observateurs, à l’enchaînement des mouvements de contestation qui ont jalonné l’évolution du pays. Ils sont lents (un par décennie), partiellement violents, mais ils se propagent lentement d’un secteur à l’autre et d’une région à une autre .Il a fallu 10 ans (de 1968 à 1978) pour que la contestation estudiantine gagne le milieu ouvrier, et dans les évènements du bassin minier de janvier 2008, il a fallu des semaines pour que la contestation passe d’une ville minière à une autre, pourtant soumises toutes à la même logique répressive.

Mais depuis la révolution, la situation a changé. Les évènements de décembre 2010-janvier 2011 ont dérogé partiellement à cette loi de l’évolution bien simple , et admise par les gens d’en haut (les autorités) et ceux d’en bas ( les masses populaires ), selon l’expression de Lénine .

D’abord , les évènements étaient violents , une violence explicable par l’état d’esprit des jeunes , principaux artisans de la révolution, qui ont perdu l’espoir de vivre dignement leur citoyenneté .Ces évènements se sont vite propagés d’une ville à une autre ,dans 2 gouvernorats , il est vrai , pendant 15 jours pour gagner la capitale, début janvier , rythme explicable par le climat révolutionnaire qui a prévalu même avant décembre 2011 , à Fériana , Ben Guedène et dans plusieurs autres villes . Mais, en gros, la révolution, de par son caractère relativement pacifique, a porté les stigmates des mouvements de contestation antérieurs.

L’aboutissement négocié après la fuite de Ben Ali devait confirmer le caractère pacifique et concerté de l’évolution postrévolutionnaire .Un processus de transition a été choisi d’un commun accord par toutes les parties prenantes : une constituante élaborera une constitution , et mettra en place un projet de ce que devraient être les institutions de demain .Seulement , après les élections les malentendus se sont épaissis , et la confusion a pris la place de la lucidité des premiers moments . Et revoilà la contestation de nouveau au créneau.

Des secteurs entiers sont en grève ou dans la rue ( la santé et les finances aujourd’hui , les transports ,la semaine prochaine ), des régions entières contestent la marginalisation de leurs revendications par les autorités et la portion congrue qui leur était réservée dans le chapitre développement (Gafsa , Gabès ) .Pour Siliana, les revendications du développement s’ajoutent aux rancœurs vécues à l’anniversaire des attaques des habitants de la ville à la chevrotine, un certain 27 novembre 2012 . Mais en tout cas, à aucun moment, la Tunisie n’a vécu conjointement une contestation sectorielle et régionale.

Sommes-nous en face d’une nouvelle Tunisie dont l’histoire sociale est régie par de nouvelles lois préfigurant des évolutions inédites , ou bien assistons-nous à une tranche de l’histoire du pays où les logiques confirmées et lois de l’évolution de la société sont mises de côté jusqu’au rétablissement du cours normal des choses , ou peut-être , et cela est très grave , sommes-nous témoins d’un geste de désespoir qui fait vibrer les âmes et palpiter les cœurs , sans que cette énergie renvoie à une vision donnée de l’avenir . Or ce schéma, s’il se confirme, dans une situation qui voit l’économie s’effondrer, et l’Etat péricliter, sera annonciateur de mauvais signes.

Aboussaoud Hmidi

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Le gouvernement provisoire est toujours en peine  d'instaurer un climat social stable. Un climat qui est

Le gouvernement provisoire est toujours en peine d’instaurer un climat social stable. Un climat qui est, pour l’instant, tendu et marqué par la multiplication des mouvements de grèves et de protestations. C’est que chacun se permet de prendre la rue à témoin et à contribution pour faire valoir son point de vue.

Il suffit à un groupe de réunir assez de monde, de faire assez de bruit et surtout de prendre assez d’otages pour qu’un semblant de légitimité, évidemment qualifiée de «démocratique», puisse être revendiqué. C’est vrai que les grèves sont légitimes ou du moins la plupart d’entre elles, mais elles font mal à l’économie nationale. Ces grèves et ces sit-in sont assimilés à des actes de sabotage visant l’économie.

Force est de constater que seulement une minorité de Tunisiens se range aux côtés des grévistes, prêts à imposer leurs propres exigences à la majorité silencieuse en court-circuitant les institutions politiques comme le vote ou le référendum. Pour eux, la rue est devenue un moyen de gouvernement direct sans qu’il y ait la moindre consultation de la majorité silencieuse, réduite au rôle de pourvoyeuse d’otages.

La spirale ascendante des contestations

Il convient de signaler que 11284 est le nombre des actes de contestation enregistrés, durant les dix premiers mois de 2012. Il s’agit de plusieurs types de contestations : 53 incendies volontaires déclarés dans les entreprises contre 416 en 2011, 887 entraves au travail contre 1043 en 2011 et 1455 barricades sur les routes contre 1226 en 2011. De même, on signale environ 1585 grèves réglementaires contre 2366 en 2011 et 806 grèves sauvages contre 1495 en 2011..

C’est dans cette optique qu’il convient de noter que, du 14 janvier 2011 au 30 octobre 2012, le nombre des grèves s’est élevé à 27557. Un chiffre le qui ne peut qu’impacter négativement l’économie essentiellement dans ce contexte morose et ce climat social extrêmement tendu !

Pour remédier à cette situation, le gouvernement est appelé d’intervenir de façon urgente pour mettre fin à ce genre des grèves, jugées inutiles et même dangereuses surtout pour l’ économie qui peine à réaliser la relance boostée , il est vrai, par plusieurs facteurs, notamment la consolidation du rythme de l’activité dans le secteur du tourisme et du transport, ainsi que la hausse des investissements directs étrangers.

Un défi de taille qui nécessite l’implication de tous les intervenants pour maintenir la relance et assurer l’investissement. C’est le temps donc de cesser ce genre d’actions « injustifiables » qui nuit sans doute l’image de la Tunisie.

Nadia Ben Tamansourt

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Le gouvernement provisoire est toujours en peine  d'instaurer un climat social stable. Un climat qui est

Le gouvernement provisoire est toujours en peine d’instaurer un climat social stable. Un climat qui est, pour l’instant, tendu et marqué par la multiplication des mouvements de grèves et de protestations. C’est que chacun se permet de prendre la rue à témoin et à contribution pour faire valoir son point de vue.

Il suffit à un groupe de réunir assez de monde, de faire assez de bruit et surtout de prendre assez d’otages pour qu’un semblant de légitimité, évidemment qualifiée de «démocratique», puisse être revendiqué. C’est vrai que les grèves sont légitimes ou du moins la plupart d’entre elles, mais elles font mal à l’économie nationale. Ces grèves et ces sit-in sont assimilés à des actes de sabotage visant l’économie.

Force est de constater que seulement une minorité de Tunisiens se range aux côtés des grévistes, prêts à imposer leurs propres exigences à la majorité silencieuse en court-circuitant les institutions politiques comme le vote ou le référendum. Pour eux, la rue est devenue un moyen de gouvernement direct sans qu’il y ait la moindre consultation de la majorité silencieuse, réduite au rôle de pourvoyeuse d’otages.

La spirale ascendante des contestations

Il convient de signaler que 11284 est le nombre des actes de contestation enregistrés, durant les dix premiers mois de 2012. Il s’agit de plusieurs types de contestations : 53 incendies volontaires déclarés dans les entreprises contre 416 en 2011, 887 entraves au travail contre 1043 en 2011 et 1455 barricades sur les routes contre 1226 en 2011. De même, on signale environ 1585 grèves réglementaires contre 2366 en 2011 et 806 grèves sauvages contre 1495 en 2011..

C’est dans cette optique qu’il convient de noter que, du 14 janvier 2011 au 30 octobre 2012, le nombre des grèves s’est élevé à 27557. Un chiffre le qui ne peut qu’impacter négativement l’économie essentiellement dans ce contexte morose et ce climat social extrêmement tendu !

Pour remédier à cette situation, le gouvernement est appelé d’intervenir de façon urgente pour mettre fin à ce genre des grèves, jugées inutiles et même dangereuses surtout pour l’ économie qui peine à réaliser la relance boostée , il est vrai, par plusieurs facteurs, notamment la consolidation du rythme de l’activité dans le secteur du tourisme et du transport, ainsi que la hausse des investissements directs étrangers.

Un défi de taille qui nécessite l’implication de tous les intervenants pour maintenir la relance et assurer l’investissement. C’est le temps donc de cesser ce genre d’actions « injustifiables » qui nuit sans doute l’image de la Tunisie.

Nadia Ben Tamansourt

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