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Depuis novembre 2016, l’organisation internationale humanitaire Médecins Sans Frontières a vacciné plus de 675.000 enfants et soigné plus de 14.000 malades dans des zones de santé réparties à travers cinq provinces du pays : Maniema, Sud Kivu, Tanganyka, Ituri et  Equateur.

Les équipes MSF sont actuellement à pied d’œuvre contre la rougeole en soutien au ministère de la Santé. « Nous faisons face à une situation grave qui nécessite une mobilisation considérable. Le temps est compté car plus nous – MSF, autorités congolaises et autres partenaires – agissons vite et fort, moins cette maladie très contagieuse peut se propager », explique Jeroen Beijnsberger, chef de mission de MSF à Kinshasa.

Pour garantir une couverture vaccinale efficace (95% des enfants de 6 mois à 14 ans vaccinés), les équipes doivent couvrir jusqu’aux coins les plus reculés. Dans un pays aussi vaste que la RDC caractérisée par un manque d’infrastructures routières, cela signifie par exemple parcourir des centaines des kilomètres en moto, traverser des fleuves en pirogue et marcher des jours à travers une forêt inhospitalière.

« Pour atteindre le village de Yalombe, moi et trois autres collègues avons dû marcher pendant six jours aller-retour dans la forêt du Parc de Lomami : on a dormi à la belle étoile en pleine forêt, on a dû rationner la nourriture. On devait faire un trajet de 120 Km à pied au milieu d’hautes herbes jonchées de grosses fourmis qui parfois pénétraient jusque dans nos sous-vêtements.  Parfois, nous étions obligés de sauter par-dessus des vieux arbres tombés qui barraient la route. Tout cela était bien nécessaire pour atteindre un village où nos équipes devaient vacciner plus de 1.600 enfants » raconte Daniel Cibangu, infirmier d’une des équipes MSF engagées dans la province du Maniema.

Le défi logistique est particulièrement important dans les zones marquées par l’insécurité et la présence des groupes armés, comme le Sud Kivu ou le Tanganyka.

La vaccination, meilleure arme contre la rougeole

Outre les campagnes de vaccination, les équipes MSF garantissent la prise en charge médicale des patients affectés par la maladie, principalement des enfants de moins de dix ans. Elles assurent le traitement ambulatoire des symptômes et portent une attention spécifique aux enfants souffrant à la fois de rougeole et de malnutrition car ils sont particulièrement vulnérables.

« Quand la rougeole est arrivée dans notre village, beaucoup d’enfants sont morts, surtout quand les parents recouraient aux traitements traditionnels. Mais ceux qui se sont précipités aux centres de santé ont pu voir que leurs enfants ont été sauvés » raconte Mwayuma Ramazani dans l’hôpital général de référence de Kindu, province du Maniema,  où son enfant est hospitalisé à cause de complications de la rougeole. « J’ai appris que MSF était là pour les soins et, quand mon enfant a commencé à faire de la fièvre, j’ai décidé d’aller au centre de santé. Quand je suis arrivé au centre, l’équipe mobile MSF nous a amenés à l’hôpital. »

« A Manono, dans la province du Tanganyka, près de 900 enfants ont été hospitalisés en janvier. La malnutrition reste un problème: fragiles, les jeunes enfants malnutris sont particulièrement vulnérables aux différentes maladies, dont la rougeole », témoigne Gaudia Storni, coordinatrice terrain MSF.

Depuis novembre 2016, les équipes MSF ont soigné plus de 14.000 enfants dans les provinces où elles interviennent.

Selon les données officielles, la République Démocratique du Congo a connu des victoires contre la maladie ces dernières années avec une diminution du nombre de cas de plus de 95 % entre 2011 et 2015.

Cependant, le pays a connu des épidémies majeures de rougeoles : entre 2011 et 2013, une flambée épidémique avait touché 300.000 enfants, dont 5.000 avaient péri. A cette période, 13 millions d’enfants avaient été vaccinés en riposte, dont 3 million par MSF. En 2017, l’épidémie est repartie avec plus de 13.000 nouveaux cas enregistrés. Mais les forts engagements internationaux de l’OMS, de la conférence des Ministres africains de la santé et des différentes partenaires sur la vaccination doivent être poursuivis pour espérer éliminer la rougeole d’ici 2020.

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L’actuelle épidémie d’hépatite E à Diffa, déclarée la semaine dernière par les autorités nigériennes, met en évidence la mauvaise qualité de l’approvisionnement en eau, et des conditions d’hygiène et d’assainissement dans lesquelles vit la grande majorité des populations déplacées et réfugiées de la région, a déclaré mercredi 26 avril 2017 l’organisation internationale Médecins Sans Frontières (MSF).

Entre décembre 2016 et le 23 avril 2017, 135 cas d’ictère ont été identifiés dans la région de Diffa. L’ictère est l’un des symptômes les plus courants de l’hépatite E, qui provoque un jaunissement de la peau et des yeux. La majorité des cas sont des femmes enceintes qui ont dû être admises au Centre de Santé Mère-Enfant de la ville de Diffa, où MSF travaille avec le Ministère de la Santé Publique ; 25 d’entre elles sont décédées d’une insuffisance hépatique aiguë. L’hépatite E a finalement été confirmée par des analyses en laboratoire à la mi-avril.

L’hépatite E, causée par le virus VHE, peut conduire à une insuffisance hépatique et entraîner la mort. Elle n’a pas de traitement spécifique, et est particulièrement mortelle chez les femmes enceintes. La maladie se propage principalement par le biais de l’eau contaminée.

L’actuelle épidémie d’hépatite E est étroitement liée aux manquements de l’approvisionnement en eau, et des infrastructures d’hygiène et d’assainissement pour les populations déplacées et réfugiées à Diffa ; 240 000 personnes selon les chiffres officiels. Il s’agit d’une population particulièrement vulnérable qui subit depuis plusieurs années les conséquences du conflit entre Boko Haram et les armées de la région.

« Les activités d’eau et d’assainissement ne répondent clairement pas aux besoins de cette population, comme nous l’avertissons depuis des mois », explique Elmounzer Ag Jiddou, chef de mission pour MSF au Niger. « C’est pourquoi nous appelons les autorités et toutes les organisations humanitaires présentes à Diffa à renforcer rapidement et considérablement leur intervention dans ce domaine afin d’assurer un approvisionnement en eau et un système d’assainissement adéquats. »

Afin d’endiguer l’épidémie, MSF travaille en étroite collaboration avec le ministère de la Santé Publique depuis plusieurs semaines. L’organisation appuie à la formation du personnel de santé, et assure la mise en place de ressources humaines et matérielles spécifiques au niveau de la communauté, des centres de santé et des hôpitaux afin d’assurer la détection précoce des cas, le référencement vers les infrastructures médicales et la prise en charge des patients. Parallèlement, les équipes de MSF mènent des campagnes de sensibilisation auprès de la population sur les mesures d’hygiène de base, telles que le lavage des mains.

MSF a considérablement renforcé ses activités d’eau et d’assainissement à Kitchendi, Garin Wazan et Toumour où près de 135,000 personnes, pour la majorité déplacées, se sont installées. L’organisation distribue également des pastilles pour la chloration de l’eau, des savons et des nouveaux bidons destinés à 16,800 familles présentes dans ces localités. Jusqu’à présent, 105,700 litres d’eau ont été traités et des bidons, déjà en utilisation dans la communauté, ont été lavés afin de prévenir la propagation de la maladie.

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Selon Amnesty, une bombe de fabrication américaine a détruit un hôpital soutenu par MSF et fait 19 morts le 15 août 2016 au Yémen. Une révélation qui pourrait appuyer une initiative d’élus américains opposés à la vente d’armes à l’Arabie Saoudite, rapporte le site « RT ».

D’après des experts en armement consultés par l’organisation de défense des droits de l’Homme et qui ont pu examiner des photos, une bombe aérienne à guidage de précision de type Paveway a servi dans cette attaque.

Le raid contre l’hôpital d’Abs (nord du Yémen) avait fait 19 morts et 24 blessés, selon Médecins sans Frontières. Il avait entraîné l’ouverture d’une enquête par la coalition arabe sous commandement saoudien qui intervient au Yémen en soutien au gouvernement contre les rebelles à majorité chiite alliés à l’ancien président yéménite Ali Abdallah Saleh. Ces rebelles contrôlent de vastes portions de territoire dont la capitale Sanaa, a précisé la même source.

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