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Mur de sable

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Le ministre de la défense Farhat Horchani a indiqué, lundi, que le mur de sable érigé tout au long de la frontière tuniso-libyenne reste « insuffisant » s’il n’est pas consolidé avec la mise en place d’un système électronique de contrôle, dont la réalisation est prévue dans le cadre de la coopération internationale.
« Le mur de sable érigé par le ministère de la défense pour protéger nos frontières est insuffisant et devrait être consolidé par la mise en place d’un système électronique de contrôle dans le cadre d’une coopération internationale avec l’Allemagne et les Etats Unis », a expliqué le ministre de la défense qui était auditionné par
la commission parlementaire de l’organisation administrative et des affaires des forces armées.
La situation de la Tunisie « est délicate » a dit le ministre en référence aux menaces d’intervention militaire en Libye où une solution politique et un gouvernement d’entente nationale peine à s’installer.
La Tunisie refuse toute intervention militaire en Libye a confirmé Horchani, soulignant toutefois que le pays fait face à « de sérieuses menaces » en raison de la présence d’un grand nombre de terroristes tunisiens parmi ceux ayant reçu des entraînements en Libye. « Ces terroristes menacent de perpétrer des actes terroristes en Tunisie en l’absence de forces libyennes capables de maîtriser la situation actuelle », a-t-il encore mis en garde.

TAP

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Le mur de sable érigé sur la frontière Sud de la Tunisie avec la Libye ne semble pas faire l’unanimité au sein de la communauté des experts et analystes militaires dans le monde. Bien qu’on lui trouve des avantages pour réduire les flux des infiltrations terroristes et de contrebande, il n’est pas équipé  pour avoir l’étanchéité totale  permettant de conjurer ce risque et assurer la protection requise.

Dans un récent article consacré à cet ouvrage de fortifications long de 250 kilomètres qui sera doté ultérieurement d’un système de surveillance électronique et d’équipement d’interception radar, le magazine américain Newsweek,  rappelle que le projet de la barrière est né en juillet 2015 suite à la série d’attentats qui ont été perpétrés en Tunisie l’année dernière par des éléments terroristes entraînés et formés par Daech et le groupe Ansar charia.

 Le mur frontalier fonctionne suivant le principe des deux sens, estime  Philip Stack, analyste de conseil risque en Afrique du Nord  chez le cabinet de conseil en gestion des  risques Verisk Maplecroft.  Il  indique que  1.500 Tunisiens combattent dans les rangs de Daech en  Libye et que la barrière est autant destinée à empêcher les Tunisiens de quitter leur pays pour aller en Libye que le mouvement inverse. « Dans sa stratégie de recrutement, Daech met en avant le fait  que, pour les Tunisiens, la Libye est  l’endroit le plus facile où se rendre « , ajoute  Stack. « La dernière chose que veulent les Tunisiens, c’est de voir leurs citoyens  se rendre dans le pays voisin, se radicaliser,  puis de revenir dans le pays. »

La Tunisie s’est forgé le statut de plaque tournante pour la radicalisation.  Un rapport publié en décembre  2015 par le Groupe  Soufan  a souligné que la Tunisie est le pays qui a fourni le plus grand nombre de combattants étrangers aux groupes extrémistes en Irak et la Syrie, notamment celui de Daech, avec  environ 6.000 Tunisiens ayant rejoint les groupes salafistes dans les pays où Daech s’emploie à instaurer son califat. Stack  estime que le mur de sable  ne sera efficace que dans le cadre d’une stratégie plus vaste incluant la lutte contre la radicalisation. « En soi, il [le mur] n’est pas une panacée», a-t-il dit.

Berceau du Printemps arabe, la Tunisie faisait  face à relativement peu de problèmes de sécurité avant le soulèvement de 2011 qui a chassé du pouvoir  Zine al-Abidine Ben Ali, qui a régné sur le pays pendant  24 ans. Cela signifie que les forces de sécurité du pays ne sont pas préparées pour faire face à la plus grande menace pesant sur la sécurité du pays à laquelle elles sont aujourd’hui confrontées de la part de Daech et d’autres groupes terroristes, a déclaré , pour sa part,  Michael Horowitz,  analyste principal spécialiste de l’Afrique du Nord  au sein de l’agence de recherche et de renseignements sur le Moyen- Orient, « Levantine Group ». Les autorités tunisiennes ont seulement décidé en novembre 2015 de mettre en place une agence de renseignement national pour surveiller et lutter contre les menaces terroristes. Une telle agence, selon Horowitz, est « quelque chose dont tout simplement le pays n’avait pas besoin dès lors qu’il n’a pas fait face à ce genre de menaces à la sécurité, depuis qu’elle  a été créée. »

Tout en estimant que la construction du Mur est une  étape potentiellement importante, Horowitz a souligné que son efficacité  sera tributaire de  la capacité de ceux qui vont y patrouiller. « Une clôture n’est jamais suffisante pour juguler toute activité  terroriste », affirme-t-il.  » S’agissant du mur lui-même,  vous pouvez toujours l’escalader, vous pouvez toujours le contourner. Le principal problème en Tunisie est que les forces de sécurité ne sont pas conçues pour s’attaquer au  niveau de menace et au nombre des djihadistes qui opèrent en Libye et à celui des Tunisiens y opérant « .

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