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Najla Harrouche, contrebande,

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La prolifération du phénomène de contrebande

La prolifération du phénomène de contrebande, particulièrement, depuis la chute du régime de Ben Ali, semble avoir rang de souci majeur pour la nouvelle ministre du Commerce, Najla Moalla Harrouche laquelle s’emploie à y faire face du mieux qu’elle peut.

Trois jours après avoir pris ses fonctions, elle a affiché sa détermination à s’attaquer à ce vrai fléau invoquant l’intérêt de l’économie tunisienne. « La contrebande est , aujourd’hui, au centre d’intenses concertations avec l’ensemble des administrations concernées au sein du ministère puisqu’elle constitue une menace pour notre économie et porte atteinte à la sécurité et la consommation des Tunisiens », a affirmé la ministre avant de préciser qu’il s’agit d’une « conséquence de la libéralisation des marchés, et d’un phénomène complexe de par ses causes et ses effets sur les recettes du budget de l’État ».

C’e »st aussi la préoccupation majeure de l’ensemble des structures dans la mesure où ce phénomène ne cesse de prendre de l’ampleur causant de réels préjudices à l’économie tunisienne et menaçant plusieurs entreprises qui ont été remplacées par des réseaux informels et des emplois précaires non protégés.

Des pertes en termes de droits de douane

D’après une estimation de la Banque Mondiale, le commerce transfrontalier avec la Libye et l’Algérie représente plus de la moitié du commerce officiel avec la Libye et est supérieur à celui avec l’Algérie. Il dépasse le 1,8 milliard de dinars, soit – 5% des importations officielles totales. Pis, les pertes en matière de droits de douane sont estimées à plus de 12% des recettes douanières soit 1200 millions de dinars.

Les principaux facteurs expliquant l’importance de ce commerce transfrontalier sont les différents niveaux de subvention des deux côtés des frontières ainsi que les différences de pression fiscale (carburants, vêtements…)

Des chiffres inquiétants, selon la centrale patronale qui n’a pas cessé de dénoncer cette situation sans que les autorités ne lui aient accordé l’attention nécessaire pour lui trouver une solution durable.

Il est urgentissime d’agir

Wided Bouchamaoui, au nom de l’UTICA dont elle est la présidente, a noté, lors d’une rencontre organisée, ce mercredi 5 février, que la corruption infeste ces zones de non-droit et affaiblit l’autorité de l’État. « Ce fléau est un véritable cancer qui se propage à un rythme soutenu. Il ne cesse de s’étendre en termes de géographie et en matière de produits. Pour certaines activités, des entreprises formelles ont totalement disparu et des emplois décents perdus », a constaté Wided Bouchamaoui , appelant à une réaction positive de la part de la nouvelle ministre du commerce qui a dit que cette question sera traitée en priorité au même titre que celle du pouvoir d’achat.

« Il est urgentissime d’agir et de le faire de manière réfléchie sachant qu’une dimension quantitative de ce problème est, pour la première fois, donnée grâce à la Banque Mondiale qui a chargé une équipe d’experts de mesurer et de caractériser la contrebande à travers nos frontières terrestres, en espérant qu’une telle enquête se fera aussi pour les frontières maritimes », a dit Wided Bouchamaoui.

Abderhamen Khochtali, directeur général de la Douane, abondant dans ce sens, a affirmé que la contrebande est un dossier qui ne peut pas attendre, et un grand effort doit être fait à cet égard. D’après lui, la résolution de ce problème n’est pas liée principalement à l’application de la loi, mais l’essentiel est de trouver des solutions pour arrêter ce fléau qui n’a de cesse de s’amplifier.

Le traitement sécuritaire est une obligation

Les participants à cette rencontre ont mis l’accent sur le renforcement des campagnes du contrôle pour y faire face. « Le traitement sécuritaire demeure une obligation pour limiter ce fléau dangereux », a suggéré l’un des participants pointant du doigt les répercussions néfastes de ce phénomène.

Un autre intervenant a fait remarquer qu’il est utile d’intégrer les personnes travaillant dans le secteur informel au lieu de les rejeter. « Un grand nombre des commerçants se livrent aujourd’hui à la contrebande. C’est pour cette raison que nous sommes appelés à agir de manière à les aider pour qu’ils contribuent à la relance de l’économie tunisienne ».

Wiem Thebti

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La prolifération du phénomène de contrebande

La prolifération du phénomène de contrebande, particulièrement, depuis la chute du régime de Ben Ali, semble avoir rang de souci majeur pour la nouvelle ministre du Commerce, Najla Moalla Harrouche laquelle s’emploie à y faire face du mieux qu’elle peut.

Trois jours après avoir pris ses fonctions, elle a affiché sa détermination à s’attaquer à ce vrai fléau invoquant l’intérêt de l’économie tunisienne. « La contrebande est , aujourd’hui, au centre d’intenses concertations avec l’ensemble des administrations concernées au sein du ministère puisqu’elle constitue une menace pour notre économie et porte atteinte à la sécurité et la consommation des Tunisiens », a affirmé la ministre avant de préciser qu’il s’agit d’une « conséquence de la libéralisation des marchés, et d’un phénomène complexe de par ses causes et ses effets sur les recettes du budget de l’État ».

C’e »st aussi la préoccupation majeure de l’ensemble des structures dans la mesure où ce phénomène ne cesse de prendre de l’ampleur causant de réels préjudices à l’économie tunisienne et menaçant plusieurs entreprises qui ont été remplacées par des réseaux informels et des emplois précaires non protégés.

Des pertes en termes de droits de douane

D’après une estimation de la Banque Mondiale, le commerce transfrontalier avec la Libye et l’Algérie représente plus de la moitié du commerce officiel avec la Libye et est supérieur à celui avec l’Algérie. Il dépasse le 1,8 milliard de dinars, soit – 5% des importations officielles totales. Pis, les pertes en matière de droits de douane sont estimées à plus de 12% des recettes douanières soit 1200 millions de dinars.

Les principaux facteurs expliquant l’importance de ce commerce transfrontalier sont les différents niveaux de subvention des deux côtés des frontières ainsi que les différences de pression fiscale (carburants, vêtements…)

Des chiffres inquiétants, selon la centrale patronale qui n’a pas cessé de dénoncer cette situation sans que les autorités ne lui aient accordé l’attention nécessaire pour lui trouver une solution durable.

Il est urgentissime d’agir

Wided Bouchamaoui, au nom de l’UTICA dont elle est la présidente, a noté, lors d’une rencontre organisée, ce mercredi 5 février, que la corruption infeste ces zones de non-droit et affaiblit l’autorité de l’État. « Ce fléau est un véritable cancer qui se propage à un rythme soutenu. Il ne cesse de s’étendre en termes de géographie et en matière de produits. Pour certaines activités, des entreprises formelles ont totalement disparu et des emplois décents perdus », a constaté Wided Bouchamaoui , appelant à une réaction positive de la part de la nouvelle ministre du commerce qui a dit que cette question sera traitée en priorité au même titre que celle du pouvoir d’achat.

« Il est urgentissime d’agir et de le faire de manière réfléchie sachant qu’une dimension quantitative de ce problème est, pour la première fois, donnée grâce à la Banque Mondiale qui a chargé une équipe d’experts de mesurer et de caractériser la contrebande à travers nos frontières terrestres, en espérant qu’une telle enquête se fera aussi pour les frontières maritimes », a dit Wided Bouchamaoui.

Abderhamen Khochtali, directeur général de la Douane, abondant dans ce sens, a affirmé que la contrebande est un dossier qui ne peut pas attendre, et un grand effort doit être fait à cet égard. D’après lui, la résolution de ce problème n’est pas liée principalement à l’application de la loi, mais l’essentiel est de trouver des solutions pour arrêter ce fléau qui n’a de cesse de s’amplifier.

Le traitement sécuritaire est une obligation

Les participants à cette rencontre ont mis l’accent sur le renforcement des campagnes du contrôle pour y faire face. « Le traitement sécuritaire demeure une obligation pour limiter ce fléau dangereux », a suggéré l’un des participants pointant du doigt les répercussions néfastes de ce phénomène.

Un autre intervenant a fait remarquer qu’il est utile d’intégrer les personnes travaillant dans le secteur informel au lieu de les rejeter. « Un grand nombre des commerçants se livrent aujourd’hui à la contrebande. C’est pour cette raison que nous sommes appelés à agir de manière à les aider pour qu’ils contribuent à la relance de l’économie tunisienne ».

Wiem Thebti

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