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Nidaâ_Tounès

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La présidente de la commission des droits et des libertés à l'ARP

Il est possible que d’autres députés rejoignent les six démissionnaires du groupe parlementaire de Nidaa Tounès, a déclaré mardi Bochra Belhaj Hmida.
Pour les 6 nouveaux démissionnaires, tous les scénarios sont envisageables, a-t-elle ajouté. Lundi, les députés Bochra Belhaj Hmida, Leila Hamrouni, Sabrine Goubantini, Hsouna Nasfi, Mohamed Troudi et Olfa Soukri ont quitté le bloc parlementaire de Nidaa Tounès. Le député Mohamed Troudi a relevé, pour sa part, que le groupe des 6 nouveaux démissionnaires « n’a pas confiance en la direction actuelle du parti qui n’a plus d’influence sur le paysage politique national ». « Le groupe de Sousse a choisi la fuite en avant et fait preuve d’opportunisme », a-t-il regretté. Ces nouveaux démissionnaires qui resteront indépendants, seront plus proches du groupe Al-Horra et soutiendront le gouvernement, a-t-il dit, écartant la formation d’un nouveau bloc parlementaire. La députée Souad Zaouali a annoncé mardi sa démission du comité politique de Nidaa Tounes en raison « des difficultés que vit le parti et du flou qui y règne ».
Dans une déclaration de presse à l’hémicycle du Bardo en marge de la plénière consacrée à l’examen du projet de loi amendant et complétant certaines dispositions du code de procédure pénale, la députée a précisé qu’elle ne quittera pas, pour autant, le parti ni son groupe parlementaire. Elle a poursuivi avoir choisi de s’éloigner du comité politique du parti, issu du congrès de Sousse, en vue de se préparer au congrès de Nidaa prévu le mois de juillet prochain.
Souad Zaouali considère que la composition actuelle du comité et les mesures prises en son sein, « n’inspirent pas confiance ».

TAP

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Le chef du gouvernement, Habib Essid, a rencontré ce lundi une délégation représentant le parti Nidaâ Tounès comprenant Ridha Belhaj, Khmaies Ksila et Hafedh Caïd Essebsi.

Il s’agit de la première d’une série de rencontres que le chef du gouvernement a décidé de tenir avec les secrétaires généraux des partis politiques et des organisations nationales.

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Le mouvement de Nidaa Tounes a approuvé les mesures urgentes prises par le gouvernement en faveur du gouvernorat de Kasserine et s’est dit compréhensif des revendications sociales légitimes des jeunes et des habitants des régions intérieures.

Dans un communiqué rendu public, ce jeudi 21 janvier 2016, Nidaa Tounes a appelé à ce que les manifestations soient pacifiques afin de garder le calme et maintenir l’ordre public sans escalade de la violence.

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Des sources bien informées ont indiqué au quotidien Assarih, dans son édition ce jeudi 21 janvier 2016, qu’une décision importante sera annoncée lors de la réunion du bureau politique du parti de Nidaa Tounes, prévue initialement pour demain vendredi 22 janvier 2016.

La décision pourrait porter, selon la même source, sur le départ de certains dirigeants qui sont à l’origine de la crise au sein de Nidaa Tounes. Cette décision de départ pourrait toutefois concerner  le fils du président de la République, Hafedh Caied Essebsi sachant que plusieurs dirigeants au sein du parti ont exigé son départ.

La même source a indiqué que plusieurs autres changements pourrait avoir lieu au sein de Nidaa Tounes, notamment au niveau des structures         et de la redistribution des tâches au sein du parti.

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Un autre remaniement ministériel serait sur le point d’être opéré, portant sur les portefeuilles des Affaires sociales dont le titulaire, Mahmoud Ben Romdhane, a présenté sa démission quelques jours après le vote de la confiance, ainsi que celui de la Santé détenu par Saïd Aïdi, selon une source responsable au sein d’un « parti prépondérant », cité par « Achourouk online ».

Les successeurs seraient choisis chez Nidaâ Tounès, parti dont sont issus les deux ministres partants.

D’après la même source, il est envisagé de nommer un conseiller auprès du chef du gouvernement avec rang de ministre en charge du dossier des Tunisiens à l’étranger et de l’émigration.

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A la cadence où Nidaâ Tounès est en train de péricliter, il est de moins en moins dans l’ordre des choses qu’un espoir, si ténu soit-il, puisse se dessiner pour au moins sauver les meubles. Les divisions sont si profondes et les clivages si abrupts qu’on ne donnerait pas cher de la survie du parti même dans la plus chétive des configurations. Même le fondateur du mouvement, Béji Caïd Essebsi, dont la réputation de florentin est si établie, semble en mal de cautèle pour amener les uns et les autres à composition, se bornant à appeler les deux parties en conflit à respecter la feuille de route proposée par la Commission des 13 », et estimant, au demeurant, les crises à l’intérieur des partis comme «  un phénomène naturel, notamment dans une démocratie naissante et un paysage politique en voie de recomposition ».

 Est-ce suffisant pour désamorcer l’ébullition provoquée par les soupçons de népotisme sous le faix desquels il croule pour avoir voulu imposer son fils Hafedh comme son héritier présomptif à la tête du parti ? En tout cas, BCE s’est ostensiblement défendu de chercher à léguer  Nidaa Tounes à son fils en héritage. « Je n’ai pas d’héritier et tous les Tunisiens sont mes enfants », a-t-il affirmé le plus publiquement du monde, lors de la cérémonie organisée au palais de Carthage à l’occasion du 5e anniversaire de la Révolution tunisienne.

BCE  semblerait joindre l’acte à la parole. Il  n’aurait pas vu d’un mauvais œil, lors d’une rencontre avec des dirigeants du parti, que  son fils soit écarté de la direction de Nidaâ qui serait confiée, aux termes d’une proposition formulée par certains caciques de Nidaâ,  à un triumvirat formé de Selma Elloumi, Boujemaâ Rmili et Ridha  Belhaj, ce qui signifie ipso facto que Hafedh Caïd Essebsi sera déchargé de ses responsabilités au sein du parti où il occupe le poste de directeur exécutif.

D’aucuns y voient une ébauche de sortie de crise, car elle aurait l’avantage de déblayer une pierre d’achoppement de taille  qui menace l’existence même du mouvement, en atténuant l’ampleur de cette guerre des chefs que se livrent les dirigeants du parti avec comme conséquence politique majeure, l’accès du mouvement Ennahdha au statut de premier parti à l’Assemblée des représentants du peuple.

Comment sauver un  parti en voie de morcellement ?

Nidaâ Tounès atomisé ! Le constat est sans appel. L’un de ses hiérarques, Faouzi Elloumi, a  annoncé qu’il se retire du nouveau bureau politique issu du congrès de Sousse et qu’il crée un nouveau courant politique au sein de Nidaa Tounès, au motif que « les compromis auxquels a abouti la commission des 13 ont été désavoués» et que  «tout a été modifié selon la logique du fait accompli.

Il a tenu pour responsables ceux qui n’ont pas respecté les compromis, portant ainsi atteinte à l’image du parti auprès de l’opinion publique et aggravant la crise. Il a dit ne pas être concerné par les décisions issues du congrès de Sousse, annonçant la création d’un nouveau courant politique au sein de Nidaa conformément à l’article 2 du règlement intérieur du parti.

Baptisé « Courant de l’Espoir», le courant se veut, selon Elloumi, une «tentative pour sauver Nidaa et pour redonner espoir à ses militants, à sa base électorale ainsi qu’à ses sympathisants, et à défendre la démocratie.

Un écueil de plus pour l’Instance politique de Nidaâ Tounès presque frappée de paralysie. Au point qu’elle a renvoyé à une date qui n’a pas été fixée la réunion prévue vendredi pour rectifier le tir et contenir le mécontentement provoqué par les résultats du congrès de Sousse qui, selon plusieurs dirigeants Nidaistes, n’a pas respecté la feuille de route élaborée par la commission des 13.

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Le nouveau ministre des Affaires sociales Mahmoud Ben Romdhane a affirmé mercredi qu’il quitte Nidaa Tounès.
Dans une déclaration de presse en marge d’un conseil ministériel à Dar Dhiafa à Carthage, Mahmoud Ben Romdhane ancien ministre du transport dans le gouvernement Habib Essid, a affirmé qu’il s’exprimera, ultérieurement, sur les motifs de sa démission.

TAP

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Dans un entretien téléphonique, ce mercredi 13 janvier 2016, avec Africanmanager, le président de Sigma Conseil, Hassen Zargouni a déclaré que la cascade de démissions chez Nidaa Tounes n’aura aucun impact sur la scène politique tunisien et que le groupe de Nidaa à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) reste majoritaire suite à l’adhésion des députés de l’UPL au groupe parlementaire de Nidaa.
Il a, dans le même contexte, indiqué que Nidaa Tounes continue à jouer son rôle « déterminant » au sein de l’ARP, avant d’ajouter que Nidaa Tounes restera la première force dans le pays à cause de l’absence d’une autre force susceptible de le remplacer.

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Le bloc parlementaire d’Ennahdha est désormais majoritaire à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP). Il compte 69 députés suivi du bloc de Nidaa Tounes qui détient 65 sièges. Les 21 députés démissionnaires du groupe de Nidaa Tounes arrivent en troisième position s’ils décident de former un nouveau bloc.
Le groupe parlementaire de l’Union patriotique libre (UPL) est en quatrième position avec 16 députés devant le Front populaire qui comprend 15 députés et le bloc d’Afek Tounes, 8 députés.
Selon le porte-parole de l’ARP, Hassen Fathali, la démission de 17 députés du bloc parlementaire de Nidaa Tounes vendredi dernier ne devient effective qu’après 5 jours à compter du dépôt de la démission conformément au règlement intérieur de l’ARP.
« Quant à la démission de 8 députés du mouvement Nidaa Tounes, elle est automatique du bloc parlementaire », indique-t-il.
Notons que le nombre des démissionnaires du groupe parlementaire de Nidaa Tounes atteint les 21 à ce jour. Il s’agit de :
-Walid Jalled
-Monther Belhaj Ali
-Abderraouf Cherif
-Mohamed Naceur Jbira
-Hajer Laroussi
-Saleh Bargaoui
-Sahbi Ben Frej
-Abada Kefi
-Sameh Bouhaouel
-Mustapha Ben Ahmed
-Taoufik Ouali
-Abderraouf El Mai
-Nadia Zengar
-Khaoula Ben Aicha
-Mohamed Rachdi
-Souheil Alouini
-Leila Zahaf
-Néjib Torjman
-Fatma Mseddi
-Bochra Belhaj Hmida
-Sabrine Goubantini

TAP

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Le dirigeant à Nidaa Tounes

Le député démissionnaire du groupe parlementaire de Nidaa Tounes, Mondher Belhaj Ali a dévoilé, dans une déclaration aux médias, dimanche 10 janvier 2016, la liste des 19 députés démissionnaires du groupe parlementaire du parti.

Il s’agit de :

Slah Bargaoui

Essahbi Ben Fraj

Abada Kefi

Raouf El May

Raouf Cherif

Mustapha Ben Ahmed

Taoufik Ouaili

Néjib Torjmen

Mondher Belhaj Ali

Khaoula Ben Aicha

Hajetr Aroussi

Nadia Zanker

Leila Zahhaf

Sameh Bouhaouel

Fatma Mseddi

Walid Jalled

Mohamed Ennaceur Jebira

Mohamed Rachdi

Souheil Alouini

Rappelons à ce propos que deux députés de Nidaa Tounes, Mohamed Rachdi et Souheil Alouini, ont annoncé dimanche 10 janvier 2016 leur démission du groupe parlementaire du parti pour rejoindre les 17 autres députés dissidents portant ainsi le nombre des démissions à 19.

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Les députés démissionnaires de Nidaa Tounes seraient « plutôt réticents » à l’égard de la nouvelle composition gouvernementale, proposée à un vote de confiance, demain, à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), a-t-on appris auprès de l’un d’eux.
Suite à la crise qui a éclaté à Nidaa Tounes, 19 députés ont d’ores et déjà confirmé dimanche leur démission du groupe parlementaire de Nidaa qui comptait 86 députés, contre 69 députés pour Ennahdha.
« Les démissionnaires demeurent réticents vis à vis du remaniement ministériel, des circonstances qui l’ont entouré et de leur impact sur les équilibres politiques dans le gouvernement », a dit Mustapha Ben Ahmed, dans une déclaration à l’agence TAP.
Une réunion tenue dimanche soir, à laquelle a pris part Mohsen Marzouk, ancien secrétaire général de Nidaa, devait discuter la position à adopter pour le vote de confiance sans parvenir à une décision.
Les députés démissionnaires, qui « légalement » continuent de faire partie du bloc parlementaire de Nidaa, « ne sont pas encore parvenus à une décision concernant le vote de confiance, demain à l’ARP », a-t-il encore noté.
« Nous poursuivons la coordination et les concertations avec les différents blocs et groupes parlementaires, dont en premier lieu les députés de Nidaa, avant d’adopter une position unifiée pour le vote de confiance », a-t-il relevé. L’ARP se réunira, lundi, en plénière, pour un vote de confiance concernant la nouvelle composition du gouvernement proposée par Habib Essid.

TAP

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Le président du congrès consensuel de Nidaa Tounes, Rafaa Ben Achour, a annoncé, dimanche 10 janvier 2016, la liste des cadres du parti chargés de mission par l’instance politique du parti. Il s’agit de :

– Samah Dammak

– Saïd Aïdi

– Slim Chaker

– Neji Jalloul

– Taher Battikh

– Wafa Makhlouf

– Hedi Guediche

– Zohra Idriss

– Souad Zaouali

– Hsouna Nasfi

– Faouzi Mouaouia

– Moncef Sallami

– Ramzi Khemis

– Haythem Lahmar

– Ikram Moulahi

– Nabil Karoui

Rafaa Ben Achour a précisé que le bureau politique sera composé par de l’instance politique et du bureau exécutif actuel, composé du groupe parlementaire, des coordinateurs régionaux et des représentants régionaux des jeunes et de la femme.

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Il débute son discours, sous les applaudissements nourris des Nidaïstes. Rached Ghannouchi  apostrophe ensuite Béji Caïed Essebssi, par un très solennel «Monsieur le Président. Président vénéré de notre Etat». Un peu plus tard dans le discours, dans une position qui rappellerait presque celle du loup Oméga devant le loup Alpha, Ghannouchi gratifiera même son rival  d’un «votre Excellence Monsieur le président», un mot qu’on n’avait plus entendu depuis Bourguiba. Il parlera ensuite du congrès de son concurrent, Nidaa Tounes qui l’a battu dans les élections de 2014 et sorti du pouvoir, comme d’un «mariage (ndlr : certainement coutumier alors) que célèbre toute la Tunisie » et lui donne même sa «bénédiction».

Pris dans la spirale des congratulations en trend croissant, Ghannouchi dit même que «le congrès de Nidaa Tounes est une bonne chose pour Ennahdha». Il pensait certainement, à ce moment là, au schisme qui déchirait encore ce samedi le parti au pouvoir et qui l’affaiblit en prévision des prochaines municipales d’octobre prochain. Et Ghannouchi d’ajouter, après avoir indiqué avec l’assurance du chef religieux, que «Nidaa est un parti démocratique, enraciné dans la démocratie (ndlr : Nidaa n’a pourtant que 4 ans d’existence)». L’esprit traversé, certainement alors, par le nombre croissant de portefeuilles  ministériels donnés à son parti et en signe d’autosatisfaction, Ghannouchi assure que «il n’y a pas de démocratie sans équilibre».

  • Le cours d’anatomie zoologique de Rached Ghannouchi

Grisé ensuite par ses propres paroles et par les applaudissements de ses ennemis politiques, Rached Ghannouchi met ensuite les pieds dans le plat, prononce le mot de trop et commet la bourde de l’année. «Nous considérons la Tunisie comme un volatile (ndlr : il n’a pas dit oiseau) qui vole dans les cieux avec ses deux ailes, Ennahdha et Nidaa». Devant et derrière lui, tout le monde riait. A côté, les caméras de télévision n’ont pas manqué le rire gêné de BCE qui se cachait la bouche derrière ses doigts et le rire narquois de son chef de cabinet et homme fort du parti au pouvoir.

Le vieux leader islamiste tunisien essaiera plus tard de corriger le tir. Il abandonnera alors la parabole du volatile pour celle du bateau qui transporte tout le monde et n’en exclut aucun. Questionné par les journalistes à la sortie, il dira que le volatile a aussi des pieds et une tête. Mais le mal était déjà fait. Le cours d’anatomie zoologique du leader du parti islamiste tunisien ne plaira pas au reste de la coalition. Ce discours du vieux leader du parti islamiste, en a étonné plus d’un, même s’ils se sont aussi réjouis de sa mauvaise blague qui a déplu, au moins au président d’Afek Tounes. Quant au président de l’UPL, le 4ème larron de la coalition gouvernementale, il proteste en refusant de prendre part à la joute oratoire d’ouverture des travaux du congrès de Nida Tounes.

  • Les mots de trop de Ghannouchi

Pieds dans le plat ou sentiment de légitime autosatisfaction, Ghannouchi avait mis mal à l’aise les Nidaïstes par ses propos. Pour beaucoup de partisans de Nidaa, que nous avons pu rencontrer à Hammam Sousse, le discours mielleux de Rached Ghannouchi était le mot de trop. Bon nombre d’entre eux avaient fini par accepter ce trouble voisinage politique et cette coalition contre nature avec le chef de la confrérie des islamistes tunisiens. Cette nouvelle posture d’Ennahdha et de Nidaa en «cul et chemise» que le discours de Ghannouchi a mise un peu trop à nu, n’est pas en effet pour plaire à tout le monde. Elle dérange plus qu’elle n’en fait rire de joie un lectorat Nidaïste, qui avait investi Nidaa Tounes par son vote d’une mission plutôt de résistance au projet islamisant d’Ennahdha. Un électorat qui a peur, même s’il continue en partie de suivre son vieux leader qui brise pourtant sa profession de foi anti-Nahdha.

Pour ceux qui ont suivi les discours de Rached Ghannouchi, ses déclarations sur les plateaux TV, dont celui où il certifiait que la Troïka ne durera qu’une seule année, ou encore sa rencontre avec les Salafistes et tout ce qu’il y avait dit et qu’il avait par la suite renié malgré l’enregistrement vidéo,  l’homme est en effet capable de dire la chose et son contraire et de revenir sans vergogne sur ses positions, en trouvant toujours l’excuse pour le faire.

En octobre 2012, il disait que «Nidaa Tounes est plus dangereux que les Salafistes ». C’était BCE qui l’avait alors dénoncé, en taxant les propos de Ghannouchi de «violence politique». Quelques mois plus tard, il fera coalition avec lui et il aurait même, selon son propre gendre, voté pour lui. Mais si BCE a été accusé de trahison à ses électeurs, les bases d’Ennahdha savaient que leur leader, tout comme eux, ne lâcheront jamais leurs vieux projets même s’il faut 100 ans pour les réaliser. Rached Ghannouchi avait pourtant gouverné avec Moncef Marzouki et l’avait soutenu pendant les 3 années de la Troïka. Il l’avait ensuite, sans aucun scrupule, honteusement lâché au second tour des présidentielles et voté même pour son rival Béji Caïed Essebssi. Qui peut désormais lui faire confiance ? Seul BCE et le reste de son Nidaa (l’Appel) qui perd au fil des jours toute résonnance populaire.

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Le président du 1er congrès de Nidaa Tounes, Rafaa Ben Achour, a annoncé, dimanche, à Sousse, la composition de l’instance politique du parti. Il s’agit de :
-Salma Elloumi, secrétaire nationale chargée de la trésorerie
-Hafedh Caid Essebsi, secrétaire national chargé de
l’administration exécutive du mouvement
-Boujemaa Remili, secrétaire national chargé de la coordination avec les partis politiques et le suivi de l’action gouvernementale
-Abdelaziz Kotti, secrétaire national, porte-parole du mouvement
-Abderraouf Khammassi, secrétaire national chargé des Tunisiens à l’étranger
-Ridha Belhaj secrétaire national (sans responsabilité).
-Khemais Ksila, secrétaire national chargé des affaires politiques
-Ahmed Dhakraoui, secrétaire national chargé de la formation
-Sofiene Toubel, secrétaire national chargé des structures
-Kacem Makhlouf, secrétaire national chargé de la jeunesse
-Naceur Chouikh, secrétaire national chargé de l’organisation et de la logistique
-Mohamed Souf, secrétaire national chargé des affaires sociales
-Faouzi Elloumi, secrétaire national chargé des relations avec l’Assemblée des représentants du peuple
-Ons Hattab secrétaire nationale chargée de la femme.
D’autres membres du parti seront également chargés de mission par l’instance politique. Il s’agit de : Sameh Dammak, Slim Chaker, Said Aidi, Neji Jalloul, Tahar Battikh, Wafa Makhlouf, Hedi Gueddich, Zohra Driss, Souad Zaouali, Hassouna Nasfi, Faouzi Maaouia, Moncef Sellami, Ramzi H’mir, Haythem Lahmar, Ikram Mouelhi et Nabil Karoui.

TAP

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Le président du 1er congrès de Nidaa Tounes, Rafaa Ben Achour, a annoncé, dimanche, à Sousse, l’adoption des revendications des jeunes de Nidaa et leur inscription au règlement interne, encore à l’examen au sein des commissions.
Les jeunes de Nidaa Tounes réclament la constitution d’une commission de la jeunesse qui regroupe des représentants de toutes les régions, la représentation des jeunes dans les structures nationales, régionales et locales du parti avec au moins 30% outre la création d’une académie politique et la mise en place d’un mécanisme permettant d’y impliquer toutes les régions sans exception.
Selon Imed Yaacoubi, membre d’un bureau régional, chargé de la jeunesse, cette académie va contribuer à la formation des jeunes en vue de les préparer à la vie politique.
D’après Assem Chagraoui, membre d’un bureau régional, chargé de l’information et de la jeunesse, ces revendications ont été inscrites dans une motion élaborée par les jeunes de toutes les régions en vue de sa présentation et son adoption lors du 1er congrès du parti qui se tient les 9 et 10 janvier à Sousse.
Un peu plus tôt dans la journée, un groupe de jeunes de Nidaa Tounes ont réclamé, lors du congrès, la concrétisation de leur proposition de former une commission de la jeunesse et revendiqué leur représentation dans les structures du parti avec une représentation d’au moins 30%.
Cette commission de la jeunesse favorisera, selon eux, une participation à la prise de décision et leur permettra de se préparer pour assumer, dans le futur, des responsabilités au sein du parti.
Toutefois, cette proposition n’a pas eu d’écho favorable ce qui a suscité la colère de ces jeunes et leur mécontentement de ce qu’ils ont qualifié de « marginalisation ».

TAP

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Le dirigeant du parti Nidaa Tounes Hachemi Lahdhiri a indiqué que 42 membres du bureau exécutif du parti ont annoncé leur démission du bureau et ont rejoint « le projet national moderne », dirigé par le secrétaire général démissionnaire du Nidaa Mohsen Marzouk.

Au cours d’un meeting populaire consacré à la réforme du « projet national moderne » de Nidaa, Lahdhiri a relevé dans une déclaration accordée, dimanche, à la presse, au palais des congrès, à Tunis, que 42 dirigeants du parti ont démissionné du bureau exécutif et soutiennent le projet présenté par Mohsen Marzouk.

Le bureau exécutif du parti du mouvement Nidaa Tounes (167 membres) regroupe les députés du mouvement à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), les membres du bureau politique et les coordinateurs régionaux.

Un nombre important des membres de l’ARP, dirigeants et partisans du parti de l’intérieur de la République ont pris part à ce meeting tenu au palais des congrès.

L’organisation de ce meeting populaire coïncide avec la tenue de la deuxième journée du congrès du parti du mouvement Nidaa Tounes dont les travaux ont démarré, samedi, à Sousse sur décision de la commission des 13 (commission consensuelle) chargée par le fondateur du parti et le président de la Pépublique Béji Caid Essebsi de résoudre le conflit au sein du parti.

Caid Essebsi, qui a assisté aux travaux d’ouverture du congrès, a souligné que la tenue de ce congrès dans son rendez-vous prouve que le parti commence à sortir de sa crise, souhaitant le voir reprendre son rôle dans le paysage politique et au sein de l’ARP en tant que soutien à l’action gouvernementale

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Commençons d’abord par ce constat. Il est d’autant plus réaliste et cinglant, même s’il est désolant, qu’il est fait par un connaisseur du parti au pouvoir. Dans une contribution signée par lui-même sur les colonnes d’Al Maghreb, Boujomaa Rmili disait tout ce qu’il y a de plus important à dire à propos de Nidaa Tounes depuis les élections de 2014. «Nous avons tous et sans aucune exception, failli à notre devoir qui est la préservation du poste de premier plan que nous ont donné les électeurs pour la concrétisation des promesses électorales et des engagements moraux et politiques envers le peuple et la Nation». L’homme politique a presque tout dit et l’on pourrait même arrêter notre article à ce brutal constat d’échec, posé  par l’une des figures les moins polémiques d’un parti dont tout le monde s’accorde désormais à dire qu’il a trahit la confiance de ses propres électeurs.

Mais on va nous permettre d’enfoncer un peu le clou, tant ce qu’ajoute Rmili est important à constater devant la débâcle d’un parti sur lequel une grande partie de la population tunisienne comptait et compte encore pour faire de nouveau acte de résistance au modèle sociétal d’’Ennahdha, le parti islamiste qui lâche du lest mais qui n’oublie rien de ses projets ancestraux. «Nous nous sommes engloutis, chaque schisme [ou fissure, comme on appelle les trois courants de Nidaa Tounes sur les réseaux sociaux]  dans la défense de  sa légitimité partisane, alors qu’elles sont toutes fausses, car nous avons tous perdu la seule vraie légitimité qui force  le respect et mérite la sacralisation, la légitimité du respect à nos engagements» envers les électeurs, disait encore Rmili.

Quels que soient les résultats de la réunion du dimanche du BE de Nidaa Tounes et ceux de tout plan de sauvetage au sein du 1er parti au pouvoir, le ver est déjà dans la pomme. Dissidence, déni des règles fondamentales  de la démocratie et absence de toute autorité en  haut de la pyramide au sein du parti, font désormais partie du quotidien de ce parti. Tous semblent désormais donner la priorité aux querelles personnelles avant  l’intérêt du pays. Tous s’enfoncent  depuis quelques mois dans une logique de dispute du fonds de commerce que représente pour chacun d’eux le Nidaa, chacun espérant y refaire l’intérieur après disputes.

A l’heure où personne n’entendrait tel discours, tant les guerres verbales, les messes basses et les coups bas font encore rage dans ce sérail du pouvoir qui se vide de son essence fondatrice jour après jour, il est important d’en parler avec les mots d’un non-partisan qui n’en est pas moins  apolitique.

Un tel angle de vue impose de dire que Nidaa Tounes ressemble désormais à un fonds de commerce que se disputent trois pièces (Mohsen Marzouk, Hafedh Caïed Essebssi et désormais Faouzi Elloumi) d’un seul puzzle. Or, l’historique de la composition de ce puzzle pourrait même mener au départ en vrille à tout moment d’une ou plusieurs autres pièces, défigurant ainsi chaque jour plus le tableau d’unité autour d’un même projet de société. L’effritement de Nidaa Tounes n’est donc pas près de se terminer et le mieux qui puisse désormais lui arriver est une simple division en deux.

Or, de n’importe quel bord politique qu’on puisse être (Droite, Gauche ou Conservateur), en dehors d’Ennahdha bien sûr, il est presqu’impossible de créer un autre parti aussi fédérateur que le puzzle de Nidaa, pour faire face aux desseins obscurantistes des islamistes qui ferment les yeux sans s’endormir et qui muent sans se transformer. Un tel parti, tout le monde s’accorde en dehors d’Ennahdha à le dire encore une fois, qui devient nécessaire et même une urgence alors qu’il ne reste plus que dix mois pour les prochaines élections municipales. Il n’est enfin un secret pour personne que, dans un régime où le pouvoir sera  décentralisé après l’achèvement  des élections, régionales et municipales, que c’est celui qui tiendra les régions qui gouvernera le pays !

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En Tunisie, l’unique pays du printemps arabe  qui est en train de progresser dans son parcours  pour construire une démocratie, le parti au pouvoir du président Béji Caïd Essebsi est en proie à une fracture.  Plus d’un tiers des députés du parti Nidaa Tounes  ont démissionné, dans une guerre des chefs dont les dissidents disent qu’elle a éclaté  en grande partie  pour cause de  népotisme et de corruption. Le schisme augmente les incertitudes politiques pour le gouvernement Essebsi, écrit Kim Holmes, membre émérite de « Heritage Foundation », dans un article publié sur les colonnes du prestigieux quotidien The Washington Post.

Ce différend souligne la nécessité pour les Etats-Unis de  revitaliser leur engagement envers la Tunisie, où une démocratie stable, et une économie de libre-marché sont cruciales  pour les intérêts américains en Afrique du Nord et au Moyen-Orient. Cinq ans après la Révolution,  les progrès de la Tunisie vers la démocratie ont été impressionnants, mais le succès n’est pas assuré.

La capacité de la Tunisie de consolider sa démocratisation est menacée par la même stagnation économique qui a été à l’origine du soulèvement de janvier  2011 qui a renversé l’ancien régime autoritaire. Le chômage à l’échelle nationale se bloque obstinément au-dessus  de 15 pour cent. Les  taux de jeunes inactifs, ceux de l’enseignement et de l’emploi, sont  dangereusement élevés, de 23 pour cent dans les villes à 48 pour cent dans le Sud pauvre et à l’Ouest. Et ce n’est pas un hasard si les chiffres montrent que l’organisation de l’Etat islamique a  recruté le plus de djihadistes en provenance de la Tunisie,  près de 3000, l’année dernière pour sa guerre en Syrie, soit  davantage que parmi tous les  autres pays.

Pour relancer son économie, la Tunisie a besoin de soutiens externes en temps opportun et de moyens  pour mener à bien les réformes économiques décisives. Un rôle américain recentré et plein d’énergie devrait augmenter considérablement l’aide économique et de soutien (y compris la pression) pour ces réformes.

Les responsables américains devraient envoyer  un message conséquent pour aider la Tunisie à démanteler le système  de la corruption  construit au cours des dernières décennies. Un  rapport de la Banque mondiale  de l’an dernier a souligné la façon dont les secteurs économiques de la Tunisie ont été massivement gangrénés  par des  monopoles lucratifs au profit des  élites politiques, notamment la «famille» des copains autour de l’ancien président Zine el-Abidine Ben Ali.

Ce système fermé de privilèges économiques a alimenté  le désespoir des millions de Tunisiens qui se sont révoltés  en 2011. Les  États-Unis devraient maintenant mobiliser un soutien international pour le changement de la Tunisie en une économie plus ouverte dont pourront  bénéficier tous ses citoyens. Cela devrait inclure l’aide de la Banque mondiale et d’autres institutions multilatérales afin de réduire les coûts sociaux de la transition pour les Tunisiens les plus pauvres.

Les États-Unis devraient s’engager à construire avec la Tunisie un nouveau partenariat pour accomplir les réformes structurelles dont l’économie du pays a besoin. Un tel partenariat serait renforcé si le Sénat devait se joindre à la Chambre des représentants pour voter  les concours financiers demandés par  l’administration Obama et qui s’élèvent à 134 millions $ au titre de  l’aide globale à la Tunisie en 2016. Ce chiffre est à peu près le double du niveau de ces dernières années. L’administration devrait également entamer des négociations avec la Tunisie sur un accord de libre-échange, une impulsion  économique que la Tunisie sollicite depuis des années. Un réel espoir pour un accord commercial  soutiendrait ces réformes. Et parce que ces négociations devraient sans doute se prolonger au-delà du mandat de cette administration, cette incitation serait amplifiée par une  résolution du Congrès affirmant le soutien des deux partis, républicain et démocrate, à  accord de libre-échange.

Avec la Syrie et l’Irak en combustion, pour ne pas mentionner la Libye et le Yémen, pourquoi les Etats-Unis ne prêtent pas une telle attention à la Tunisie, un pays petit et calme ? se demande Kim Holmes. La  Tunisie a montré qu’elle dispose des fondamentaux essentiels pour mener des   réformes et sa transition réussie vers la démocratie et une économie ouverte, offrant ainsi un modèle pertinent pour l’ensemble du monde arabe.

La Tunisie a traversé plusieurs épreuves. Les attaques terroristes contre les forces de sécurité  et les sites touristiques ont affecté durement le  tourisme. Les Tunisiens avaient du mal  à  maintenir  la sécurité tout en préservant les libertés démocratiques pour lesquelles leurs révolutionnaires ont combattu. Pendant tout ce temps, les 11 millions d’habitants du pays accueillent plus d’un million de réfugiés  venus de  la Libye voisine.

La Tunisie est un partenaire stratégique dans une région où les alliés démocratiques stables sont rares et dont on a cruellement besoin. A Washington, l’administration et le Congrès devraient agir maintenant pour soutenir la transition de la Tunisie et son itinéraire vers la  démocratie et la liberté économique, conclut Kim Holmes qui a dirigé pendant plus de deux décennies le think tank chargé de la défense et des affaires étrangères à Heritage Foundation.

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Dimanche 1er novembre a été une date marquante dans l’histoire de Nidaa Tounes, parti sorti victorieux des élections en Tunisie. Mais , à l’exercice, ce ne fut qu’une gloire éphémère. La guerre des chefs, puis des clans a vite fait d’éclater, avec comme point d’orgue les violences qui ont perturbé pour l’annuler par la suite la réunion « cruciale » du Comité exécutif prévue, hier dimanche, à Hammamet.

Cette escalade vient confirmer, en fait, et étaler au grand jour les profondes divergences  entre le camp du vice-président du parti Hafedh Caïd Essebssi et celui du le secrétaire général Mohssen Marouk. D’après les analystes, le clan de Hafedh Caid Essebsi est accusé par ses ennemis de « chercher à mettre la main sur le mouvement », alors que le camp de Mohsen Marzouk se voit reprocher le fait de « consacrer la dictature d’une minorité d’éradicateurs qui prend pour ennemi la majorité nationaliste du parti ».

BCE obligé d’arbitrer ?

Avec ce qui vient de se passer dimanche à Hammamet et alors que l’aggravation de la crise semble menacer la stabilité du pays, les observateurs en sont venus à conclure  que l’intervention  du président fondateur du parti et actuel président de la République, Béji Caïd Essebssi est devenue incontournable  comme il l’avait  fait avant la fameuse réunion de Djerba,  pour prendre la bonne décision  et mettre fin à cette crise qui pourrait conduire à l’implosion de Nidaa Tounes.

En attendant l’entrée en lice du fondateur du parti, la question qui se pose actuellement est de savoir si cette profonde crise  aura une influence directe sur les affaires publiques surtout que les députés de Nidaa Tounes ont refusé de rencontrer BCE invoquant la présence de ceux qui usent de la violence. Le  président de la République Béji Caïd Essebsi, rappelle-t-on, a convoqué les députés de Nidaa Tounes pour une réunion au palais de Carthage pour débattre de la crise actuelle, des tiraillements qui secouent le mouvement et des derniers événements qu’il a connus  et qui ont été émaillés d’un vif échange de violences lors de la réunion du parti,  dimanche 1er novembre à Hammamet.

Le rendement du gouvernement  sous la loupe…

Dans un entretien téléphonique, Jomaa Guesmi, analyste politique a déclaré que « la guerre des clans au sein de Nidaa Tounes qui a tourné à la violence aura certainement des retombées directes non seulement sur l’équilibre du paysage politique, mais aussi sur le rendement du gouvernement ». Ce gouvernement perdra une grande partie du soutien dont il bénéficie, a dit Guesmi,  affirmant que cela va l’affaiblir en le fragilisant. Pis, ce climat de tension ne pourrait que paralyser les activités du gouvernement.

D’après lui, tous les indicateurs et l’échange d’accusations entre les dirigeants de ce parti ne font qu’envenimer la situation et approfondir la crise tout en provoquant la division du bloc parlementaire, qui serait incapable d’accomplir sa mission.  «  Avec ces turbulences, l’équilibre parlementaire est menacé et l’occasion serait donnée au mouvement Ennadha de reprendre sa place initiale », a-t-il martelé.

Un avis partagé par plusieurs opposants à l’instar de Jilani Hammami, dirigeant au Front Populaire qui n’a pas manqué d’exprimer ses craintes au sujet de cette crise.« On est certain que la crise interne que traverse Nidaa Tounes connaitra des dérives dangereuses et la possibilité d’une telle division demeure possible », a fait remarquer  l’opposant à Africanmanager pointant du doigt l’impact de ce genre de tiraillement sur l’équilibre parlementaire.  « Dans pareille conjoncture, le bloc de Nidaa Tounes serait divisé et Ennahdha par conséquent serait le parti le plus fort qui va certainement profiter de cette situation pour passer ses projets dangereux », a-t-il expliqué.

De son côté, le député indépendant à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), Adnène Hajji a estimé que la profonde crise de Nidaa Tounes est un indice dangereux attestant sa division.. « Les tiraillements entre les dirigeants de Nidaa Tounes étaient prévus car  ces derniers se sont fédérés autour leurs intérêts personnels et du partage du pouvoir et non plus de l’intérêt national », a fait savoir Hajji dans un entretien téléphonique avec Africanmanager avant d’évoquer un  retour en force d’Ennahdha.

La stabilité du gouvernement  tributaire de la stabilité des partis, selon Ennahdha

Pour le parti islamiste, rien n’est clair pour l’instant et  une éventuelle crise gouvernementale est une hypothèse à rejeter. Car,  l’équipe ministerielle d’Habib Essid continue de vaquer à ses missions, d’autant plus qu’il  est en train de préparer son plan d’action pour les cinq prochaines années, d’après le  dirigeant Ajmi Lourimi,  assurant que l’examen du projet loi des finances pour l’exercice 2016 à l’ARP aura lieu dans les délais .

Dans une déclaration à Africanmanager, il a souligné que « le gouvernement demeure à loin de tous les partis politiques et  il est encore prématuré de parler d’une crise que ce soit au sein du gouvernement ou même à l’ARP ». Et d’ajouter : « Ennahdha ne veut pas s’immiscer dans les affaires intérieures de ce parti ».

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«Nidaa Tounes, ou Appel de la Tunisie, est un parti politique tunisien créé par Béji Caïd Essebssi (BCE) en tant qu’initiative le 20 avril 2012, lancé le 16 juin, puis autorisé le 6 juillet. Il devient, après sa victoire aux élections législatives de 2014, le premier parti du pays».

Ainsi le présente l’encyclopédie Wikipedia. Une présentation, certes lapidaire que nous reprenons, car elle cache toutes la conjoncture de sa naissance, les péripéties et les espoirs nés de son émergence, mais aussi et surtout toutes les amertumes à la vue de ce qui pourrait ressembler à des signes de sa déchéance.

Beaucoup d’observateurs avaient prédit que la scène politique dans laquelle BCE avait accouché d’un parti qui s’apparentait à l’aube d’une nuit cauchemardesque nommée «Ennahdha & CPR», connaitra de profonds bouleversements. Tous s’attendaient, sournoisement ou avec la peur au ventre-cela dépend des tendances politiciennes-, à des transformations au sein de Nidaa Tounes.

Ce dernier était, en effet, un véritable puzzle de courants politiques différents, parfois même divergents. Le seul lien qui unissait cette fresque politicienne, était le refus d’Ennahdha, non en tant que parti politique, mais en tant que courant idéologique et surtout en tant que modèle de société.

Et c’est ce seul ciment qui réunira par la suite autour de Nidaa Tounes, société civile, gente féminine surtout et toute l’intelligentzia tunisienne qui lancera le concept de «vote utile», qui amènera par la suite Nidaa Tounes au pinacle et au zénith du pouvoir. Et tout ça, pour cela !

  • La déchéance et la dispute des frères ennemis

Sans vouloir mettre ou remettre quiconque en cause, il est incontournable de penser que les problèmes de Nidaa Tounes ont réellement commencé avec le retour au parti de Mohsen Marzouk. BCE l’avait d’abord emporté dans ses bagages pour Carthage. Pour des raisons que ne connaissent que les initiés, cela n’a pas duré longtemps. Sitôt débarqué à Nidaa Tounes, celui qui annoncera de manière tonitruante le succès de BCE aux présidentielle et deviendra son conseiller politique, Mohsen Marzouk est propulsé, un peu plus de six mois après Carthage, au poste de SG du parti de son ancien  patron. Cela semblait s’inscrire dans la logique des choses. Mais c’était sans compter avec BCE Jr, Hafedh Caïed Essebssi, le fils du président.

Débutent alors et depuis le retour du fils prodige désormais piqué par la mouche de la politique, une période d’instabilité dans les rangs du principal parti au pouvoir. Une lutte pour prise ou reprise du pouvoir au sein de Nidaa. Une lutte exacerbée par la perspective de l’organisation du congrès constitutif de Nidaa, véritable enjeu des parades de chacun, sans oublier l’échéance des élections  municipales. Le parti du BCE, salvateur du modèle de vie à la tunisienne et prophète d’une Tunisie laïque, moderne et tournée vers la vie et l’avenir, se divise depuis entre réformateurs et conservateurs, s’étripant en public et par médias interposés, de Djerba à Hammamet.

  • BCE, Bourguiba ; une grosse différence !

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A Hammamet, l’image est piteuse, faite de bagarres, d’échange de coups de poing et de portes brisées. Une image qui n’honore ni le chef de l’Etat, ni son parti et qui risque, au moins, de mener tout un Etat vers l’inévitable retour des Nahdhaouis. Ainsi, Nidaa Tounes n’est plus un mais deux partis au gouvernail d’un pays qui va, au moins économiquement, à la dérive. En octobre 2014, symbole de résistance à la vague islamiste, Nida est désormais symbole de division autour du gâteau de l’Etat. Une situation qui enthousiasme Ennahdha, le parti islamiste, tapi dans l’ombre, mais qui n’oublie  ni ses idéaux, ni ses projets de société, ni encore ses projets politiques.

On raconte de Bourguiba, dont BCE se déclarait en 2014 surtout, adepte, qu’il avait fini par mettre son fils Jean Habib Bourguiba au ban de la politique, lorsque la lutte devint acharnée pour la succession du vieux leader. On est actuellement en Tunisie dans presque le même schéma de lutte de succession. Et si le BCE ne met pas de côté BCE Jr et lui enjoint d’attendre, de capitaliser sur l’image de son père, ainsi restaurée, il y aura grand risque que la succession de BCE aboutisse au même désastre qu’avec celle de Bourguiba. Une mission de «bons offices» de membres de Nida, rencontrera, dimanche soir ou lundi, celui qui aime bien se comparer à Bourguiba. Fera-t-il comme lui comme en janvier 86 ou fera-t-il comme lui en novembre 87 ?

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