Tags Posts tagged with "Nigeria,"

Nigeria,

par -

Le ministre algérien des Travaux publics et des Transports, Boudjema Talai, a convenu avec le chargé d’affaires auprès de l’ambassade du Nigeria en Algérie, Moussa Sani, de l’étude d’une liaison aérienne Alger-Lagos, selon Radioalgérie.

 Les entretiens entre les deux parties ont, en outre, porté sur les voies et moyens visant à renforcer la coopération bilatérale et le partenariat entre les deux pays, notamment dans le domaine des travaux publics et du transport aérien.

Au cours de la rencontre, le ministre a fait savoir que la compagnie Air Algérie planifiait le lancement, après la réception de la nouvelle aérogare d’Alger, de  plusieurs lignes aériennes en direction de différentes capitales africaines, nous apprend la même source.

par -

Le Nigeria va mieux, économiquement, et ce sont les réserves en devises étrangères qui nous le disent. En effet la Banque centrale du géant pétrolier a fait savoir que ses réserves en devises ont dépassé 30 milliards $, rapporte l’Agence Ecofin. Le pays n’avait pas connu une telle embellie depuis octobre 2015, quand la crise pétrolière était à son maximum.

La tendance enregistrée au niveau des devises en début d’année, une poussée de 15,02%, se confirme donc. La Banque centrale n’est pas allée jusqu’à exposer les raisons de cette progression, mais l’agence Reuters y voit la main de la remontée des cours des hydrocarbures, d’où le Nigeria tire 70% de ses revenus. Certes une politique de diversification des sources de recettes de l’Etat a été lancée, mais il faut du temps pour en tirer les bénéfices. En attendant le pays, qui a perdu en 2016 sa place de première économie du continent – au profit de l’Afrique du Sud -, à cause de la pire récession depuis 25 ans, sort un peu la tête de l’eau…

Toutefois les spécialistes indiquent que le matelas des réserves de devises est très loin d’être aussi épais que celui d’août 2008, qui affichait 64 milliards $. Donc il y a encore du boulot…

par -

Les ténors Shell et Eni ont du souci à se faire. En effet l’agence anti-corruption nigériane a fait savoir jeudi 02 mars 2017 que les deux sociétés pétrolières sont sous le coup d’une inculpation dans une sombre affaire de corruption autour d’un contrat de 1,3 milliard de dollars.

D’après les documents judiciaires, 11 personnes ont été formellement mises en cause par la Commission pour les crimes économiques et financiers (EFCC). Des businessmen et des politiciens nigérians auraient encaissé « un montant cumulé de 801 millions de dollars » (soit 759 millions d’euros) de la part du britannique Shell, de l’italien Eni et de sa filiale nigériane, rapporte jeuneafrique.com.

L’affaire a eu des rebondissements en Italie, où la justice s’est saisie de ce dossier. Les faits reprochés remontent à 2011, quand les deux majors ont raflé le permis pour le bloc pétrolier offshore au Nigeria en échange d’un beau chèque de 1,3 milliard de dollars.

Shell et Eni nient toute fraude, en bloc. « Eni n’a rien fait d’illégal », a affirmé le directeur général d’Eni, Claudio Descalzi, au Financial Times, en février dernier. « À chaque étape, nous avons agi dans le respect de la loi (…). Eni et Shell ont payé le gouvernement nigérian, et n’ont pas été impliqués dans la décision du gouvernement sur la manière d’utiliser cet argent.”

par -

Le Nigeria, on le sait, trinque en ce moment avec une sévère récession, chose que le pays n’a pas connue depuis 25 ans, vivant grassement des recettes du pétrole exporté vers les quatre coins du monde. Ce même pétrole, qui pesait avant la fonte des cours 70% dans les revenus globaux et à peu près 90% dans les rentrées en devises, est la cause des tourments des Nigérians. Et pourtant c’est le même pays qui refuse la main tendue du Fonds monétaire international (FMI) pour sortir, un tant soit peu, la tête de l’eau. Certes pas un refus frontal ou catégorique, sait-on jamais, mais refus tout de même…

En effet la ministre nigériane des Finances, Kemi Adeosun, a affirmé que son pays n’a pas besoin de faire appel au FMI pour résorber son déficit budgétaire, 7 milliards $ en 2016. « Nous considérons le FMI comme une solution de dernier recours, notamment en cas de difficultés avec les balances de paiement. Et le Nigeria n’en a pas. Ce que nous avons maintenant, c’est plus un problème fiscal », a indiqué la ministre, rapporte l’Agence Ecofin. Elle a ajouté que le gouvernement s’active actuellement pour mettre sur les rails son plan de réformes économiques afin d’éviter le recours aux institutions financières internationales.

«Nous mettons en place autant de réformes que ce que le FMI nous aurait imposé dans le cadre d’un financement. Les Nigérians veulent être responsables de leur propre futur. Nous voulons concevoir notre plan de réformes par nous-mêmes», a déclaré Mme Adeosun dans une interview diffusée mardi 21 février 2017.

Par ailleurs elle a livré les principaux indicateurs de l’économie nigériane ; elle a fait état d’une bonne tenue des recettes non-pétrolières et de changements dans la batterie de réformes économiques pour s’assurer que les prêts de la Banque mondiale et de la Banque africaine de développement vont être utilisés de manière optimale afin de doper la croissance. La ministre  des Finances a précise que ce dispositif sera fin prêt ce mois de février.

par -

Le Nigeria avait lancé un eurobond d’un milliard de dollars pour résorber son déficit budgétaire, les investisseurs se sont bousculés, ce sera finalement 7,7 milliards de dollars. Une excellente nouvelle annoncée par la ministre nigériane des Finances, Kemi Adeosun.

Mais le bonheur des uns faisant le malheur des autres, les investisseurs ne sont pas à la fête. En effet cet afflux d’argent a eu un effet mécanique : Le taux de l’emprunt, d’une maturité de 15 ans, est descendu à 7,875%, en-dessous des prévisions des investisseurs. «Beaucoup d’investisseurs espéraient un taux de plus de 8%, mais le carnet de commande final qui a dépassé les 7 milliards de dollars a finalement ramené le taux à 7,875%», a expliqué Michael McGill, gestionnaire de portefeuille des marchés émergents chez Aviva Investors, cité par l’agence Reuters.

Pour Delphine Arrighi, gestionnaire de portefeuille des marchés émergents chez Old Mutual Global Investors, «le Nigeria a émis son emprunt au bon moment, et le marché était clairement favorable aux investissements à risque»…

Le géant pétrolier va très mal, il fait face à une terrible récession, ce qui n’était pas arrivé depuis 25 ans. Le pays paie le prix fort de sa très forte dépendance des recettes du pétrole, qui pèsent 70% dans les revenus globaux et à peu près 90% dans les rentrées en devises. Et puisque les cours du brut ont fondu depuis quelques années, le PIB du Nigeria a été rogné de 1,7% l’an dernier, d’après les données du Fonds monétaire international (FMI).

Les choses iront à peine mieux cette année, avec une prévision de croissance de 0,8% dit le FMI, un niveau inférieur à la dernière prévision de la Banque mondiale, 1%. Il n’est pas exclu que le chiffre du FMI soit encore revu à la baisse au cours de l’année si les réformes promises et sans cesse repoussées ne sont pas au rendez-vous…

par -

Cinq soldats nigérians et plus de quinze combattants de Boko Haram ont été tués dans une attaque du groupe islamiste sur une base de l’armée dans le nord-est du Nigeria, rapporte « Reuters ».

Plusieurs explosions ont en outre été entendues dimanche à Maiduguri, le chef-lieu de l’Etat de Borno, où Boko Haram a lancé son insurrection armée il y a sept ans, a ajouté la même source.

par -

Le Royaume du Maroc et la République Fédérale du Nigeria se sont mis d’accord, le samedi 3 décembre 2016, pour mettre à l’étude la construction d’un gazoduc régional, appelé à relier les ressources gazières du Nigeria au Maroc à travers plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest, et qui pourra, ultérieurement, approvisionner le marché européen.

La cérémonie de lancement du projet de réalisation du futur gazoduc a été présidée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI et le Président de la République Fédérale du Nigeria, SEM. Muhammadu Buhari. Les deux Chefs d’Etat ont convenu de mettre en place un organe de coordination bilatéral chargé de suivre cet important projet.

Le futur gazoduc traversera 11 pays ouest africains, en l’occurrence le Bénin, le Togo, le Ghana, la Cote d’Ivoire, le Liberia, la Sierra Leone, la Guinée, la Guinée Bissau , la Gambie, le Sénégal et la Mauritanie, et permettra l’alimentation de tous ces pays en énergie.

Conçu comme projet destiné à favoriser l’intégration économique régionale, le pipeline sera réalisé avec la participation de toutes les parties prenantes, dans le but d’accélérer les projets d’électrification dans toute la région, servant ainsi de base pour la création d’un marché régional compétitif de l’électricité, susceptible d’être relié au marché européen de l’énergie, de développer des pôles industriels intégrés dans la sous-région dans des secteurs tels que l’industrie, l’agro-business et les engrais, afin d’attirer des capitaux étrangers, et d’améliorer la compétitivité des exportations, et de stimuler la transformation locale des ressources naturelles largement disponibles pour les marchés nationaux et internationaux.

Premier du genre, ce projet gigantesque permettra aussi d’améliorer la compétitivité des exportations et de stimuler la transformation locale des ressources naturelles disponibles pour les marchés nationaux et internationaux. Cette plate-forme de coopération Sud-Sud placera toute cette zone sur le chemin d’une croissance plus forte profitant des complémentarités et des synergies durables fondées sur des approches inclusives. Il signe ainsi l’avènement d’une véritable coopération stratégique en Afrique.

Pour assurer la réussite de ce projet d’envergure, le Nigeria et le Maroc ont décidé de joindre leurs efforts et de coopérer étroitement, à travers leurs fonds souverains respectifs, Nigeria Sovereign Investment Authority et Ithmar Al Mawarid (ITHMAR CAPITAL).

Il est à rappeler que ce partenariat inédit entre les deux fonds souverains renforce l’initiative créant le « Green Growth Infrastructure Gacility for Africa » (GGIF for Africa), premier fonds d’investissement vert dédié au continent africain, lancé par la Banque Mondiale et Ithmar Capital lors du sommet de la finance qui s’est tenu le 16 novembre en marge de la COP 22 à Marrakech. Ce fonds vert a pour objectif de catalyser la transition de l’Afrique vers une économie verte.

par -

C’est une mauvaise nouvelle dont se serait bien passé le président nigérian, Muhammadu Buhari, à la tête d’un pays dont les finances publiques ont été malmenées par la chute des cours du pétrole, principale source de revenus. Les autorités nigérianes ont fait savoir, le week-end dernier, qu’elles ont découvert une dette colossale, 6.9 milliards de dollars, soigneusement maquillée dans les comptes publics par l’équipe de Jonathan Goodluck, entre 2010 et 2015, dit l’actuel gouvernement.
Selon ce dernier, cette ardoise est due à des prestations de services facturées – très cher ! – à l’État et à des contrats avec le secteur privé.

Le gouvernement mozambicain a eu une surprise de ce type en avril dernier ; certes les proportions n’étaient pas les mêmes, l’équivalent de 1,4 milliard de dollars de dette extérieure « cachée » (révisée par la suite à la hausse, 2 milliards), mais il y a eu de sérieux dégâts. En effet le pays avait subitement perdu toute crédibilité aux yeux des bailleurs de fonds, qui avaient illico coupé le robinet, privant le Mozambique d’une partie de l’aide dont il avait cruellement besoin.
Mais d’après les experts du secteur financier, les contrecoups de la dissimulation de la dette nigériane ne seront pas aussi rudes. « En brut, ces 2 200 milliards de nairas correspondent à environ 2 % du PIB du pays. En net, en tenant compte des haircuts [coupes] que les créanciers devront accepter, cela devrait ramener les montants à environ 1 % de PIB de dette supplémentaire. Celle-ci est estimée actuellement à 16,6 % du PIB », a confié à Jeune Afrique Aurélien Mali, conseiller analytique senior pour l’Afrique chez Moody’s. A rappeler que l’agence a maintenu, vendredi dernier, la note souveraine du Nigerai à « B1 », avec perspectives stables.

Autre bon point des autorités nigérianes : « le gouvernement nigérian fait preuve de transparence », indique l’analyste. Ecobank voit également d’un très bon oeil l’attitude du gouvernement nigérian : « la découverte et la divulgation faites par l’administration actuelle indiquent une évolution vers l’adoption d’un système de comptabilité publique plus transparent ».

Pour solder cette dette, « il est très probable que des obligations seront émises en direction de ces créanciers qui pourront les échanger contre du liquide auprès du système bancaire », déclare Aurélien Mali. Pour lui, « c’est un plus pour l’économie, qui recevra une injection de capitaux. C’est également positif pour les créanciers du gouvernement, qui obtiennent la garantie de récupérer une grande partie de ce qui leur est dû. »

West African Gas Pipeline (WAGP) va à terme être la plus importante infrastructure gazière en Afrique de l’Ouest et fera la jonction entre le Nigeria et l’Europe, en passant par le Maroc. Les deux pays ont paraphé l’accord le 03 décembre 2016 à Abduja, capitale du Nigeria, en présence du roi du Maroc, Mohamed VI et du président nigérian, Muhammadu Buhari.

Les travaux du WAGP avaient été lancés en 2005 et le gaz a commencé à être acheminé en 2010. Le Nigeria, le Bénin, le Togo et le Ghana sont actuellement connectés par ce réseau de distribution. Il est maintenant question de l’étendre, jusqu’au Maroc, puis l’Europe. Le méga projet sera subventionné par Ithmar Capital (qui s’appelait Wessal Capital) et le Nigeria Sovereign Investment Authority, deux fonds souverains opérant dans les deux pays.

« Le pipeline sera conçu avec la participation de toutes les parties prenantes, dans le but d’accélérer les projets d’électrification dans toute la région de l’Afrique de l’Ouest », indique un communiqué publié au terme de la signature du contrat.
Le texte ajoute que Maroc et le Nigeria ambitionnent de mettre en place un marché régional de l’électricité performant pouvant être couplé au marché européen de l’énergie et « qui permettra de développer des pôles industriels intégrés dans l’industrie, l’agro-business et les engrais, afin d’attirer des capitaux étrangers et d’améliorer la compétitivité des exportations ».

On en est à l’étape de l’étude de faisabilité, pour le moment, et aucun chiffre sur le volume de l’investissement n’a été officiellement avancé, mais la presse marocaine s’emballe déjà et évoque « plusieurs milliards de dollars ».
Le mensuel marocain Économie et Entreprises, qui avait ébruité l’affaire avant la signature de l’accord, rappelle que l’Algérie voulait monter un projet identique avec le Nigeria, mais que les contacts, entamés en 2002, n’avaient pas abouti. « Les pays clients ont affiché des réticences face au risque sécuritaire qui mine la région et qui pourrait être à l’origine d’interruptions intempestives d’approvisionnement », précise le mensuel. Le pipeline trans-saharien était censé se déployer au Sahel et en Algérie pour toucher l’Europe, et s’étaler sur 4 000 kilomètres. Finalement il semble que le Maroc a coiffé l’Algérie au poteau en concluant avec le Nigeria…

par -

C’est désormais officiel. Le Maroc et le Nigéria vont lancer la construction d’un pipeline de gaz entre les deux pays qui pourrait à terme s’étendre vers l’Europe, rapporte Bladi.net

L’accord a été signé par le roi Mohammed VI et le président nigérian Muhammadu Buhari dans le cadre de la visite du souverain dans ce pays.

« En tant que projet majeur destiné à favoriser l’intégration économique régionale, le pipeline sera conçu avec la participation de toutes les parties prenantes, dans le but d’accélérer les projets d’électrification dans toute la région, servant ainsi de base pour la création d’un marché régional compétitif de l’électricité, susceptible d’être relié au marché européen de l’énergie », indique un communiqué conjoint signé par les deux pays.

Ce projet d’envergure sera sans doute très mal vu du côté algérien où des discussions avaient été amorcées dès 2012 entre les deux pays qui portaient sur la construction d’un gazoduc qui devait traverser les pays du Sahel. Ces mêmes discussions avaient été ensuite officieusement abandonnées faute de financements et de manque de sécurité au niveau des pays traversés.

Pour l’instant, on ne connaît pas la tracé exact de ce gazoduc, mais le Maroc affirme avoir convaincu les pays de l’Afrique de l’ouest de l’intérêt de ce projet. Reste maintenant à finaliser son financement.

par -

L’organisation de défense des droits de l’homme Amnesty International a accusé les forces armées nigérianes d’avoir tué au moins 150 manifestants en faveur de l’indépendance du Biafra, dans le sud-est du Nigéria, rapporte « Le Figaro ».

Dans un rapport publié, ce jeudi, ces accusations font partie d’une série d’allégations destinées à entacher la réputation des forces armées. La police nigériane, pour sa part, a démenti avoir attaqué des manifestants.

Selon l’ONG, des militaires ont tiré dans la foule, pratiquement sans avertissement, pour disperser des membres du groupe Indigenous People of Biafra (IPOB) entre août 2015 et août 2016.

Amnesty International les accuse également d’avoir procédé à des exécutions extrajudiciaires massives. « Au moins 60 personnes ont été tuées en l’espace de deux jours, dans le cadre des rassemblements en souvenir de Biafra », relève la même source.

par -

Au Nigeria l’heure est à la diète, crise financière oblige. Même tarif pour tout le monde, même pour ceux qui ont occupé les plus hautes fonctions, tels que les anciens chefs de l’Etat.

D’après le correspondant de la BBC à Abuja, la capitale fédérale du Nigeria, cité par Africanews, les six anciens hommes forts du pays, encore en vie, n’ont pas touché un naira – la monnaie locale – en guise de salaire depuis janvier 2016. Les vice-présidents ont eu plus de chance, ils ont été payés eux. Cette surprenante révélation a été faite lors d’une réunion au Sénat.

D’après la Constitution du pays, les anciens présidents doivent être entretenus à vie. Olusegun Obasanjo (président de 1976 à 1979, puis 1999-2007), Shehu Shagari (1979-1983), Ibrahim Babangida (1985-1993), Ernest Shonekan (1993, par intérim), Abdulsalami Abubakar (1998- 1999) et Goodluck Jonathan (2010-2015) sont donc invités à patienter et à partager, comme tout Nigérian lambda, les souffrances d’un pays dont les finances publiques ont été malmenées par la fonte des cours internationaux du pétrole.

Mais ce n’est pas l’avis du sénateur Aliyu Wamakko, qui s’est dit indigné par la façon dont sont traités les anciens présidents. Il s’est fendu d’un billet dans le journal nigérian “Punch” pour le faire vertement savoir. Ce qui le désole surtout c’est le cas du président Shehu Shagari, âgé de 91 ans. “Nous pouvons comprendre que l’ancien président Goodluck Jonathan ne soit pas payé parce qu’il vient de quitter son poste. Mais pour quelqu’un comme Shagari (…), c’est quelque chose que je ne peux pas comprendre”, a-t-il asséné, ajoutant que cette décision est “contraire à l’équité”.

A rappeler que le Nigeria est le plus gros producteur de brut du continent africain ; le pays, qui était arrosé par les milliards de dollars de l’exportation du pétrole, fait face actuellement à une terrible récession. Ce n’était pas arrivé depuis 10 ans. Cette semaine, le gouvernement a même agité l’idée de la vente des raffineries qui ne sont plus rentables pour résorber les gros déficits publics. Les temps sont durs…

par -

Au moins dix chiites nigérians ont été tués, ce lundi 14 novembre 2016, dans des affrontements avec la police à Kano, au Nigéria.

Un témoin de la scène a confirmé à l’agence AFP que « Dix corps ont été emmenés dans un camion de police ».

D’autres témoins ont dénombré quinze morts.

Pour sa part, un agent sécuritaire a déclaré à la même source que des officiers ont ouvert le feu sur la foule, sans donner pour l’instant de bilan officiel du nombre de victimes.

par -

Opération mains propres dans les services de la douane nigériane où au moins 29 hauts responsables ont été limogés pour « mauvaise conduite grave », dit dans un communiqué publié hier jeudi 20 octobre le porte-parole de l’institution, Wale Adeniyi. Le texte ajoute que ces cadres font partie d’une liste de 44 hauts gradés qui ont été sanctionnés pour des « actions susceptibles de compromettre l’économie et la sécurité nationale ».
Le texte précise que 10 autres officiers ont été affectés ailleurs et la nomination de l’un des mis en cause a été annulée.

Ce qu’on reproche précisément à ces douaniers, c’est d’avoir trempé dans une affaire de contrôle inapproprié et de livraison des conteneurs sans les documents et autorisations requis et sans avoir exigé le règlement des taxes. Leurs dossiers à charge mentionnent également des pots-de-vin pour laisser filer des produits interdits, la commercialisation frauduleuse d’objets saisis, l’utilisation de faux certificats et la corruption pour mettre la main sur des biens vendus aux enchères.
A noter que la semaine dernière, 17 douaniers ont été radiés pour des entorses à la loi et au règlement telles que la corruption, la toxicomanie, l’usage de faux certificats et l’absentéisme.

par -

Le gouvernement nigérian accuse des pays occidentaux de bloquer sa politique de développement des infrastructures d’énergie en raison de préoccupations environnementales, a rapporté ce jeudi 6 octobre 2016 la chaîne BBC.

« On nous empêche de construire une centrale électrique à charbon, parce qu’il ne s’agit pas d’énergie verte. C’est injuste dans la mesure où l’industrialisation des pays occidentaux repose sur l’énergie produite avec le charbon », a soutenu la ministre nigériane des Finances, Kemi Adeosun.

L’électrification est une priorité pour le Nigeria, mais des partenaires occidentaux sont en train d’anéantir les efforts fournis par ce pays en vue de la réalisation de ses projets de production d’énergie, selon Mme Adeosun.

Elle a dénoncé l’attitude des partenaires de son pays, en marge d’une réunion annuelle du Fonds monétaire international. »Nous voulons construire une centrale électrique à charbon, parce que nous avons un pays béni avec le charbon.  Mais nous avons un problème. On n’a pas besoin d’être un génie pour savoir qu’il est logique pour nous d’avoir une centrale électrique à charbon », a dit Kemi Adeosun.

par -

Onze personnes, dont trois bébés, ont été enlevées à Tipchi, un village situé dans l’Etat Bauchi, dans le nord du Nigeria, rapporte, ce jeudi 6 octobre 2016,  la chaîne BBC

Le rapt a été mené par des hommes armés, lundi, dans ce village situé à 120 kilomètres de la capitale du même État. Les ravisseurs ont téléphoné aux proches des otages et ont exigé le paiement d’une rançon en échange de leur libération.

Trois femmes, quatre filles et un garçon font partie des personnes enlevées, selon Ilya Muhammad, qui a des parents parmi les otages. Il affirme que trois personnes ont été blessées lors de la prise d’otage.

Selon Abdullahi Sa’ad Abdulkadir, un élu local, des policiers et des militaires sont déployés dans la région, à la recherche des otages. Le village de Tipchi se trouve dans une épaisse forêt, où plusieurs personnes ont été enlevées récemment, a expliqué la BBC.

par -

Selon des informations rapportées ce mercredi 5 octobre 2016, par BBC Afrique, la présidence nigériane a mis en vente 2 de ses 10 avions, dans le cadre d’une campagne visant à réduire les dépenses de l’Etat, a annoncé un porte-parole du président Muhammad Buhari. Une annonce est parue dans les journaux locaux, faisant état de la vente d’un avion Falcon 7X et d’un Hawker 4000.

Il est demandé aux potentiels acquéreurs de payer en dollars US, pas en naira, la monnaie nigériane, selon un correspondant de la BBC à Abuja.

La présidence nigériane a autorisé la vente de ces appareils, selon un communiqué de Garba Shehu, le porte-parole du président Buhari. Certains avions de la présidence seront remis à l’armée de l’air, a-t-il indiqué.

Cette opération entre dans le cadre d’une campagne d’éradication du « gaspillage » d’argent par les services de l’Etat, affirme M. Shehu, ajoutant que la réduction de la flotte aérienne de la présidence était une promesse électorale de Muhammadu Buhari.

D’après la même source, la mise en vente des avions a lieu dans un contexte où l’économie nigériane est entrée dans une phase de récession depuis fin août dernier. L’économie du Nigeria n’avait pas baissé jusqu’à ce niveau depuis plus de 10 ans.

Fortement dépendante des exportations de pétrole, la deuxième économie du continent est durement touchée par la chute des cours mondiaux du pétrole.

 

par -
Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) lance un appel à candidatures en vue de la nomination de personnes

En visite officielle au Nigéria, Akinwumi Adesina, le président de la Banque Africaine de développement a indiqué que son institution et le gouvernement fédéral nigérian avaient trouvé un accord pour un prêt d’un milliard $. L’opération qui sera finalisée le mois prochain est assortie d’un taux d’intérêt concessionnel de 1,2% pour une maturité de quarante ans, rapporte « agenceecofin ».

D’après la même source, dans un contexte de prix bas du pétrole, le gouvernement fédéral de l’économie la plus peuplée d’Afrique, doit faire face à un gros déficit public pour respecter ses engagements budgétaire d’investissements et de relance de la croissance. Il a prévu, dans ce sens, de rechercher des appuis extérieurs et un eurobond d’un milliard $ est annoncé, en plus d’autres emprunts extérieurs de l’ordre de 4 milliards $.

Les titres de l’emprunt obligataire de référence du pays, d’un coupon (taux d’intérêt) de 16,39% et qui arrive à maturité en 2022, se négocient actuellement à 106% de leur valeurs faciales. Mais sur une période d’une année, ils sont à un niveau plus bas que celui d’octobre 2015.

par -

Les compagnies pétrolières étrangères implantées au Nigeria ont du souci à se faire. Une douzaine d’entre elles, notamment les trois ténors – l’italien ENI, l’américain Chevron et le français Total -, sont dans le collimateur de l’État fédéral pour avoir sous-déclaré leur production entre 2011 et 2014, nous ont appris le journal nigérian The Vanguard le mercredi 21 septembre 2016, information confirmée hier jeudi par l’agence Reuters.

En ces périodes de vaches maigres pour les caisses publiques pour cause de fonte des cours mondiaux du brut, le gouvernement nigérian est en quête d’oxygène. Cette affaire tombe donc à pic, d’autant plus que l’enjeu financier est colossal : L’Etat fédéral réclame à ces compagnies indélicates pas moins de 12,7 milliards de dollars pour ne pas avoir déclaré l’exportation de 57 millions de barils de bruts produits au Nigeria et exportés vers les USA entre 2011 et 2014, selon une plainte déposée auprès de la Haute Cour fédérale de Lagos le 7 juin 2016 et qu’a consultée Reuters.

D’après The Vanguard, le gouvernement nigérian a établi une chute de ses recettes tirées du pétrole en 2014, qui n’aurait rien à voir avec la chute des cours mais plutôt avec une sous-déclaration de ces compagnies pétrolières. Un simple croisement des chiffres aurait permis de mettre le doigt sur un écart très net entre les volumes déclarés par les navires-citernes au départ du Nigeria et à l’arrivée aux USA par Total et ENI.

Total est convoqué la semaine prochaine à la Cour fédérale de Lagos, la capitale économique du pays.
Quant à ENI, elle « estime que cette plainte est infondée et ne résistera pas devant un tribunal », rapporte Reuters, la firme italienne arguant que « cette plainte date de mars et concerne une demande de paiement de 160 millions de dollars contre notre filiale au Nigeria ».

Un vrai fléau, qui coute très cher!

A signaler qu’il y a eu des précédents sur le contient sur le continent africain. En 2014, Total avait été coincé pour les mêmes pratiques, son directeur général, Patrick Pouyanné, avait alors trouvé un accord avec le Gabon pour ne pas débourser la totalité des 805 millions de dollars d’ajustement fiscal que lui exigeaient les autorités, pour la période 2008-2010.

Un rapport de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (Cnuced) sur les fausses factures dans l’import-export de matières premières en Afrique, publié récemment, avait permis de mettre le doigt sur l’ampleur du problème au Nigeria. La Cnuced a pu établir un décalage de 69,7 milliards de dollars entre les données officielles d’exportation et les quantités acheminées vers les Etats-Unis, de 1996 à 2014.

par -

L’institution financière se veut rassurante face aux investisseurs, et évite ainsi d’abaisser son taux d’intérêt pour stimuler la croissance. Selon des informations rapportées par le site « africanews », le gouverneur de la Banque Centrale du Nigeria, Godwin Emefiele, a annoncé que « le comité a évalué les risques pertinents et à la fin de la journée a conclu que l‘économie continue à faire face à des risques élevés sur les deux fronts : de prix et de production‘’ .

L‘économie du Nigeria est entrée en récession au deuxième trimestre de 2016, après deux trimestres consécutifs de repli du PIB marqués par des attaques sur ses installations pétrolières, la chute des cours de l’or noir, une inflation galopante et des taux d’investissements étrangers historiquement bas.

« Toutefois, étant donné son mandat principal et compte tenu des limites de ses instruments en ce qui concerne la production, le comité a voté pour conserver l’orientation restrictive de la politique, évoquée lors de sa dernière réunion quand il a augmenté le taux d’intérêt de référence de 12 à 14% », explique -t-il.

Le pays enregistre ainsi depuis 2015 la plus sévère baisse des investissements directs, de l’ordre de 2,1 milliards de dollars.

Reseaux Sociaux

INTERVIEW

Dans une interview exclusive accordée à Africanmanager, le PDG de la Poste Tunisienne, Moez Chakchouk, a mis l’accent sur les efforts fournis par l’entreprise pour...

AFRIQUE