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Cinq soldats nigérians et plus de quinze combattants de Boko Haram ont été tués dans une attaque du groupe islamiste sur une base de l’armée dans le nord-est du Nigeria, rapporte « Reuters ».

Plusieurs explosions ont en outre été entendues dimanche à Maiduguri, le chef-lieu de l’Etat de Borno, où Boko Haram a lancé son insurrection armée il y a sept ans, a ajouté la même source.

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Le Royaume du Maroc et la République Fédérale du Nigeria se sont mis d’accord, le samedi 3 décembre 2016, pour mettre à l’étude la construction d’un gazoduc régional, appelé à relier les ressources gazières du Nigeria au Maroc à travers plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest, et qui pourra, ultérieurement, approvisionner le marché européen.

La cérémonie de lancement du projet de réalisation du futur gazoduc a été présidée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI et le Président de la République Fédérale du Nigeria, SEM. Muhammadu Buhari. Les deux Chefs d’Etat ont convenu de mettre en place un organe de coordination bilatéral chargé de suivre cet important projet.

Le futur gazoduc traversera 11 pays ouest africains, en l’occurrence le Bénin, le Togo, le Ghana, la Cote d’Ivoire, le Liberia, la Sierra Leone, la Guinée, la Guinée Bissau , la Gambie, le Sénégal et la Mauritanie, et permettra l’alimentation de tous ces pays en énergie.

Conçu comme projet destiné à favoriser l’intégration économique régionale, le pipeline sera réalisé avec la participation de toutes les parties prenantes, dans le but d’accélérer les projets d’électrification dans toute la région, servant ainsi de base pour la création d’un marché régional compétitif de l’électricité, susceptible d’être relié au marché européen de l’énergie, de développer des pôles industriels intégrés dans la sous-région dans des secteurs tels que l’industrie, l’agro-business et les engrais, afin d’attirer des capitaux étrangers, et d’améliorer la compétitivité des exportations, et de stimuler la transformation locale des ressources naturelles largement disponibles pour les marchés nationaux et internationaux.

Premier du genre, ce projet gigantesque permettra aussi d’améliorer la compétitivité des exportations et de stimuler la transformation locale des ressources naturelles disponibles pour les marchés nationaux et internationaux. Cette plate-forme de coopération Sud-Sud placera toute cette zone sur le chemin d’une croissance plus forte profitant des complémentarités et des synergies durables fondées sur des approches inclusives. Il signe ainsi l’avènement d’une véritable coopération stratégique en Afrique.

Pour assurer la réussite de ce projet d’envergure, le Nigeria et le Maroc ont décidé de joindre leurs efforts et de coopérer étroitement, à travers leurs fonds souverains respectifs, Nigeria Sovereign Investment Authority et Ithmar Al Mawarid (ITHMAR CAPITAL).

Il est à rappeler que ce partenariat inédit entre les deux fonds souverains renforce l’initiative créant le « Green Growth Infrastructure Gacility for Africa » (GGIF for Africa), premier fonds d’investissement vert dédié au continent africain, lancé par la Banque Mondiale et Ithmar Capital lors du sommet de la finance qui s’est tenu le 16 novembre en marge de la COP 22 à Marrakech. Ce fonds vert a pour objectif de catalyser la transition de l’Afrique vers une économie verte.

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C’est une mauvaise nouvelle dont se serait bien passé le président nigérian, Muhammadu Buhari, à la tête d’un pays dont les finances publiques ont été malmenées par la chute des cours du pétrole, principale source de revenus. Les autorités nigérianes ont fait savoir, le week-end dernier, qu’elles ont découvert une dette colossale, 6.9 milliards de dollars, soigneusement maquillée dans les comptes publics par l’équipe de Jonathan Goodluck, entre 2010 et 2015, dit l’actuel gouvernement.
Selon ce dernier, cette ardoise est due à des prestations de services facturées – très cher ! – à l’État et à des contrats avec le secteur privé.

Le gouvernement mozambicain a eu une surprise de ce type en avril dernier ; certes les proportions n’étaient pas les mêmes, l’équivalent de 1,4 milliard de dollars de dette extérieure « cachée » (révisée par la suite à la hausse, 2 milliards), mais il y a eu de sérieux dégâts. En effet le pays avait subitement perdu toute crédibilité aux yeux des bailleurs de fonds, qui avaient illico coupé le robinet, privant le Mozambique d’une partie de l’aide dont il avait cruellement besoin.
Mais d’après les experts du secteur financier, les contrecoups de la dissimulation de la dette nigériane ne seront pas aussi rudes. « En brut, ces 2 200 milliards de nairas correspondent à environ 2 % du PIB du pays. En net, en tenant compte des haircuts [coupes] que les créanciers devront accepter, cela devrait ramener les montants à environ 1 % de PIB de dette supplémentaire. Celle-ci est estimée actuellement à 16,6 % du PIB », a confié à Jeune Afrique Aurélien Mali, conseiller analytique senior pour l’Afrique chez Moody’s. A rappeler que l’agence a maintenu, vendredi dernier, la note souveraine du Nigerai à « B1 », avec perspectives stables.

Autre bon point des autorités nigérianes : « le gouvernement nigérian fait preuve de transparence », indique l’analyste. Ecobank voit également d’un très bon oeil l’attitude du gouvernement nigérian : « la découverte et la divulgation faites par l’administration actuelle indiquent une évolution vers l’adoption d’un système de comptabilité publique plus transparent ».

Pour solder cette dette, « il est très probable que des obligations seront émises en direction de ces créanciers qui pourront les échanger contre du liquide auprès du système bancaire », déclare Aurélien Mali. Pour lui, « c’est un plus pour l’économie, qui recevra une injection de capitaux. C’est également positif pour les créanciers du gouvernement, qui obtiennent la garantie de récupérer une grande partie de ce qui leur est dû. »

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West African Gas Pipeline (WAGP) va à terme être la plus importante infrastructure gazière en Afrique de l’Ouest et fera la jonction entre le Nigeria et l’Europe, en passant par le Maroc. Les deux pays ont paraphé l’accord le 03 décembre 2016 à Abduja, capitale du Nigeria, en présence du roi du Maroc, Mohamed VI et du président nigérian, Muhammadu Buhari.

Les travaux du WAGP avaient été lancés en 2005 et le gaz a commencé à être acheminé en 2010. Le Nigeria, le Bénin, le Togo et le Ghana sont actuellement connectés par ce réseau de distribution. Il est maintenant question de l’étendre, jusqu’au Maroc, puis l’Europe. Le méga projet sera subventionné par Ithmar Capital (qui s’appelait Wessal Capital) et le Nigeria Sovereign Investment Authority, deux fonds souverains opérant dans les deux pays.

« Le pipeline sera conçu avec la participation de toutes les parties prenantes, dans le but d’accélérer les projets d’électrification dans toute la région de l’Afrique de l’Ouest », indique un communiqué publié au terme de la signature du contrat.
Le texte ajoute que Maroc et le Nigeria ambitionnent de mettre en place un marché régional de l’électricité performant pouvant être couplé au marché européen de l’énergie et « qui permettra de développer des pôles industriels intégrés dans l’industrie, l’agro-business et les engrais, afin d’attirer des capitaux étrangers et d’améliorer la compétitivité des exportations ».

On en est à l’étape de l’étude de faisabilité, pour le moment, et aucun chiffre sur le volume de l’investissement n’a été officiellement avancé, mais la presse marocaine s’emballe déjà et évoque « plusieurs milliards de dollars ».
Le mensuel marocain Économie et Entreprises, qui avait ébruité l’affaire avant la signature de l’accord, rappelle que l’Algérie voulait monter un projet identique avec le Nigeria, mais que les contacts, entamés en 2002, n’avaient pas abouti. « Les pays clients ont affiché des réticences face au risque sécuritaire qui mine la région et qui pourrait être à l’origine d’interruptions intempestives d’approvisionnement », précise le mensuel. Le pipeline trans-saharien était censé se déployer au Sahel et en Algérie pour toucher l’Europe, et s’étaler sur 4 000 kilomètres. Finalement il semble que le Maroc a coiffé l’Algérie au poteau en concluant avec le Nigeria…

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C’est désormais officiel. Le Maroc et le Nigéria vont lancer la construction d’un pipeline de gaz entre les deux pays qui pourrait à terme s’étendre vers l’Europe, rapporte Bladi.net

L’accord a été signé par le roi Mohammed VI et le président nigérian Muhammadu Buhari dans le cadre de la visite du souverain dans ce pays.

« En tant que projet majeur destiné à favoriser l’intégration économique régionale, le pipeline sera conçu avec la participation de toutes les parties prenantes, dans le but d’accélérer les projets d’électrification dans toute la région, servant ainsi de base pour la création d’un marché régional compétitif de l’électricité, susceptible d’être relié au marché européen de l’énergie », indique un communiqué conjoint signé par les deux pays.

Ce projet d’envergure sera sans doute très mal vu du côté algérien où des discussions avaient été amorcées dès 2012 entre les deux pays qui portaient sur la construction d’un gazoduc qui devait traverser les pays du Sahel. Ces mêmes discussions avaient été ensuite officieusement abandonnées faute de financements et de manque de sécurité au niveau des pays traversés.

Pour l’instant, on ne connaît pas la tracé exact de ce gazoduc, mais le Maroc affirme avoir convaincu les pays de l’Afrique de l’ouest de l’intérêt de ce projet. Reste maintenant à finaliser son financement.

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L’organisation de défense des droits de l’homme Amnesty International a accusé les forces armées nigérianes d’avoir tué au moins 150 manifestants en faveur de l’indépendance du Biafra, dans le sud-est du Nigéria, rapporte « Le Figaro ».

Dans un rapport publié, ce jeudi, ces accusations font partie d’une série d’allégations destinées à entacher la réputation des forces armées. La police nigériane, pour sa part, a démenti avoir attaqué des manifestants.

Selon l’ONG, des militaires ont tiré dans la foule, pratiquement sans avertissement, pour disperser des membres du groupe Indigenous People of Biafra (IPOB) entre août 2015 et août 2016.

Amnesty International les accuse également d’avoir procédé à des exécutions extrajudiciaires massives. « Au moins 60 personnes ont été tuées en l’espace de deux jours, dans le cadre des rassemblements en souvenir de Biafra », relève la même source.

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Au Nigeria l’heure est à la diète, crise financière oblige. Même tarif pour tout le monde, même pour ceux qui ont occupé les plus hautes fonctions, tels que les anciens chefs de l’Etat.

D’après le correspondant de la BBC à Abuja, la capitale fédérale du Nigeria, cité par Africanews, les six anciens hommes forts du pays, encore en vie, n’ont pas touché un naira – la monnaie locale – en guise de salaire depuis janvier 2016. Les vice-présidents ont eu plus de chance, ils ont été payés eux. Cette surprenante révélation a été faite lors d’une réunion au Sénat.

D’après la Constitution du pays, les anciens présidents doivent être entretenus à vie. Olusegun Obasanjo (président de 1976 à 1979, puis 1999-2007), Shehu Shagari (1979-1983), Ibrahim Babangida (1985-1993), Ernest Shonekan (1993, par intérim), Abdulsalami Abubakar (1998- 1999) et Goodluck Jonathan (2010-2015) sont donc invités à patienter et à partager, comme tout Nigérian lambda, les souffrances d’un pays dont les finances publiques ont été malmenées par la fonte des cours internationaux du pétrole.

Mais ce n’est pas l’avis du sénateur Aliyu Wamakko, qui s’est dit indigné par la façon dont sont traités les anciens présidents. Il s’est fendu d’un billet dans le journal nigérian “Punch” pour le faire vertement savoir. Ce qui le désole surtout c’est le cas du président Shehu Shagari, âgé de 91 ans. “Nous pouvons comprendre que l’ancien président Goodluck Jonathan ne soit pas payé parce qu’il vient de quitter son poste. Mais pour quelqu’un comme Shagari (…), c’est quelque chose que je ne peux pas comprendre”, a-t-il asséné, ajoutant que cette décision est “contraire à l’équité”.

A rappeler que le Nigeria est le plus gros producteur de brut du continent africain ; le pays, qui était arrosé par les milliards de dollars de l’exportation du pétrole, fait face actuellement à une terrible récession. Ce n’était pas arrivé depuis 10 ans. Cette semaine, le gouvernement a même agité l’idée de la vente des raffineries qui ne sont plus rentables pour résorber les gros déficits publics. Les temps sont durs…

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Au moins dix chiites nigérians ont été tués, ce lundi 14 novembre 2016, dans des affrontements avec la police à Kano, au Nigéria.

Un témoin de la scène a confirmé à l’agence AFP que « Dix corps ont été emmenés dans un camion de police ».

D’autres témoins ont dénombré quinze morts.

Pour sa part, un agent sécuritaire a déclaré à la même source que des officiers ont ouvert le feu sur la foule, sans donner pour l’instant de bilan officiel du nombre de victimes.

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Opération mains propres dans les services de la douane nigériane où au moins 29 hauts responsables ont été limogés pour « mauvaise conduite grave », dit dans un communiqué publié hier jeudi 20 octobre le porte-parole de l’institution, Wale Adeniyi. Le texte ajoute que ces cadres font partie d’une liste de 44 hauts gradés qui ont été sanctionnés pour des « actions susceptibles de compromettre l’économie et la sécurité nationale ».
Le texte précise que 10 autres officiers ont été affectés ailleurs et la nomination de l’un des mis en cause a été annulée.

Ce qu’on reproche précisément à ces douaniers, c’est d’avoir trempé dans une affaire de contrôle inapproprié et de livraison des conteneurs sans les documents et autorisations requis et sans avoir exigé le règlement des taxes. Leurs dossiers à charge mentionnent également des pots-de-vin pour laisser filer des produits interdits, la commercialisation frauduleuse d’objets saisis, l’utilisation de faux certificats et la corruption pour mettre la main sur des biens vendus aux enchères.
A noter que la semaine dernière, 17 douaniers ont été radiés pour des entorses à la loi et au règlement telles que la corruption, la toxicomanie, l’usage de faux certificats et l’absentéisme.

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Le gouvernement nigérian accuse des pays occidentaux de bloquer sa politique de développement des infrastructures d’énergie en raison de préoccupations environnementales, a rapporté ce jeudi 6 octobre 2016 la chaîne BBC.

« On nous empêche de construire une centrale électrique à charbon, parce qu’il ne s’agit pas d’énergie verte. C’est injuste dans la mesure où l’industrialisation des pays occidentaux repose sur l’énergie produite avec le charbon », a soutenu la ministre nigériane des Finances, Kemi Adeosun.

L’électrification est une priorité pour le Nigeria, mais des partenaires occidentaux sont en train d’anéantir les efforts fournis par ce pays en vue de la réalisation de ses projets de production d’énergie, selon Mme Adeosun.

Elle a dénoncé l’attitude des partenaires de son pays, en marge d’une réunion annuelle du Fonds monétaire international. »Nous voulons construire une centrale électrique à charbon, parce que nous avons un pays béni avec le charbon.  Mais nous avons un problème. On n’a pas besoin d’être un génie pour savoir qu’il est logique pour nous d’avoir une centrale électrique à charbon », a dit Kemi Adeosun.

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Onze personnes, dont trois bébés, ont été enlevées à Tipchi, un village situé dans l’Etat Bauchi, dans le nord du Nigeria, rapporte, ce jeudi 6 octobre 2016,  la chaîne BBC

Le rapt a été mené par des hommes armés, lundi, dans ce village situé à 120 kilomètres de la capitale du même État. Les ravisseurs ont téléphoné aux proches des otages et ont exigé le paiement d’une rançon en échange de leur libération.

Trois femmes, quatre filles et un garçon font partie des personnes enlevées, selon Ilya Muhammad, qui a des parents parmi les otages. Il affirme que trois personnes ont été blessées lors de la prise d’otage.

Selon Abdullahi Sa’ad Abdulkadir, un élu local, des policiers et des militaires sont déployés dans la région, à la recherche des otages. Le village de Tipchi se trouve dans une épaisse forêt, où plusieurs personnes ont été enlevées récemment, a expliqué la BBC.

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Selon des informations rapportées ce mercredi 5 octobre 2016, par BBC Afrique, la présidence nigériane a mis en vente 2 de ses 10 avions, dans le cadre d’une campagne visant à réduire les dépenses de l’Etat, a annoncé un porte-parole du président Muhammad Buhari. Une annonce est parue dans les journaux locaux, faisant état de la vente d’un avion Falcon 7X et d’un Hawker 4000.

Il est demandé aux potentiels acquéreurs de payer en dollars US, pas en naira, la monnaie nigériane, selon un correspondant de la BBC à Abuja.

La présidence nigériane a autorisé la vente de ces appareils, selon un communiqué de Garba Shehu, le porte-parole du président Buhari. Certains avions de la présidence seront remis à l’armée de l’air, a-t-il indiqué.

Cette opération entre dans le cadre d’une campagne d’éradication du « gaspillage » d’argent par les services de l’Etat, affirme M. Shehu, ajoutant que la réduction de la flotte aérienne de la présidence était une promesse électorale de Muhammadu Buhari.

D’après la même source, la mise en vente des avions a lieu dans un contexte où l’économie nigériane est entrée dans une phase de récession depuis fin août dernier. L’économie du Nigeria n’avait pas baissé jusqu’à ce niveau depuis plus de 10 ans.

Fortement dépendante des exportations de pétrole, la deuxième économie du continent est durement touchée par la chute des cours mondiaux du pétrole.

 

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Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) lance un appel à candidatures en vue de la nomination de personnes

En visite officielle au Nigéria, Akinwumi Adesina, le président de la Banque Africaine de développement a indiqué que son institution et le gouvernement fédéral nigérian avaient trouvé un accord pour un prêt d’un milliard $. L’opération qui sera finalisée le mois prochain est assortie d’un taux d’intérêt concessionnel de 1,2% pour une maturité de quarante ans, rapporte « agenceecofin ».

D’après la même source, dans un contexte de prix bas du pétrole, le gouvernement fédéral de l’économie la plus peuplée d’Afrique, doit faire face à un gros déficit public pour respecter ses engagements budgétaire d’investissements et de relance de la croissance. Il a prévu, dans ce sens, de rechercher des appuis extérieurs et un eurobond d’un milliard $ est annoncé, en plus d’autres emprunts extérieurs de l’ordre de 4 milliards $.

Les titres de l’emprunt obligataire de référence du pays, d’un coupon (taux d’intérêt) de 16,39% et qui arrive à maturité en 2022, se négocient actuellement à 106% de leur valeurs faciales. Mais sur une période d’une année, ils sont à un niveau plus bas que celui d’octobre 2015.

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Les compagnies pétrolières étrangères implantées au Nigeria ont du souci à se faire. Une douzaine d’entre elles, notamment les trois ténors – l’italien ENI, l’américain Chevron et le français Total -, sont dans le collimateur de l’État fédéral pour avoir sous-déclaré leur production entre 2011 et 2014, nous ont appris le journal nigérian The Vanguard le mercredi 21 septembre 2016, information confirmée hier jeudi par l’agence Reuters.

En ces périodes de vaches maigres pour les caisses publiques pour cause de fonte des cours mondiaux du brut, le gouvernement nigérian est en quête d’oxygène. Cette affaire tombe donc à pic, d’autant plus que l’enjeu financier est colossal : L’Etat fédéral réclame à ces compagnies indélicates pas moins de 12,7 milliards de dollars pour ne pas avoir déclaré l’exportation de 57 millions de barils de bruts produits au Nigeria et exportés vers les USA entre 2011 et 2014, selon une plainte déposée auprès de la Haute Cour fédérale de Lagos le 7 juin 2016 et qu’a consultée Reuters.

D’après The Vanguard, le gouvernement nigérian a établi une chute de ses recettes tirées du pétrole en 2014, qui n’aurait rien à voir avec la chute des cours mais plutôt avec une sous-déclaration de ces compagnies pétrolières. Un simple croisement des chiffres aurait permis de mettre le doigt sur un écart très net entre les volumes déclarés par les navires-citernes au départ du Nigeria et à l’arrivée aux USA par Total et ENI.

Total est convoqué la semaine prochaine à la Cour fédérale de Lagos, la capitale économique du pays.
Quant à ENI, elle « estime que cette plainte est infondée et ne résistera pas devant un tribunal », rapporte Reuters, la firme italienne arguant que « cette plainte date de mars et concerne une demande de paiement de 160 millions de dollars contre notre filiale au Nigeria ».

Un vrai fléau, qui coute très cher!

A signaler qu’il y a eu des précédents sur le contient sur le continent africain. En 2014, Total avait été coincé pour les mêmes pratiques, son directeur général, Patrick Pouyanné, avait alors trouvé un accord avec le Gabon pour ne pas débourser la totalité des 805 millions de dollars d’ajustement fiscal que lui exigeaient les autorités, pour la période 2008-2010.

Un rapport de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (Cnuced) sur les fausses factures dans l’import-export de matières premières en Afrique, publié récemment, avait permis de mettre le doigt sur l’ampleur du problème au Nigeria. La Cnuced a pu établir un décalage de 69,7 milliards de dollars entre les données officielles d’exportation et les quantités acheminées vers les Etats-Unis, de 1996 à 2014.

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L’institution financière se veut rassurante face aux investisseurs, et évite ainsi d’abaisser son taux d’intérêt pour stimuler la croissance. Selon des informations rapportées par le site « africanews », le gouverneur de la Banque Centrale du Nigeria, Godwin Emefiele, a annoncé que « le comité a évalué les risques pertinents et à la fin de la journée a conclu que l‘économie continue à faire face à des risques élevés sur les deux fronts : de prix et de production‘’ .

L‘économie du Nigeria est entrée en récession au deuxième trimestre de 2016, après deux trimestres consécutifs de repli du PIB marqués par des attaques sur ses installations pétrolières, la chute des cours de l’or noir, une inflation galopante et des taux d’investissements étrangers historiquement bas.

« Toutefois, étant donné son mandat principal et compte tenu des limites de ses instruments en ce qui concerne la production, le comité a voté pour conserver l’orientation restrictive de la politique, évoquée lors de sa dernière réunion quand il a augmenté le taux d’intérêt de référence de 12 à 14% », explique -t-il.

Le pays enregistre ainsi depuis 2015 la plus sévère baisse des investissements directs, de l’ordre de 2,1 milliards de dollars.

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Une unité de la police nigériane chargée de combattre la criminalité violente torture des personnes qu’elle détient afin de leur arracher des aveux et d’obtenir des pots-de-vin, écrit Amnesty International dans un rapport rendu public le 21 septembre 2016.

Le rapport intitulé, « Nigeria: You have signed your death warrant », indique que d’anciens détenus ont confié à Amnesty International que des policiers corrompus de la Brigade spéciale de répression des vols (SARS), de sinistre réputation, les avaient torturés en utilisant des méthodes telles que la pendaison, la privation de nourriture, le simulacre d’exécution et en tirant sur eux.

« Une unité de la police qui a été créée pour protéger la population est au lieu de cela devenu un danger public : elle torture ses victimes en toute impunité, tout en instaurant un climat de peur et de corruption, a déclaré Damian Ugwu, chercheur sur le Nigeria à Amnesty International.

 « Nos recherches ont permis de révéler l’existence de toute une série de violations des droits humains, les victimes de ces agissements étant arrêtées et torturées jusqu’à ce qu’elles fassent des « aveux » ou versent un pot-de-vin aux policiers en échange de leur libération. »

Amnesty International a reçu des informations d’avocats, de défenseurs des droits humains et de journalistes et rassemblé des témoignages indiquant que certains policiers membres de la SARS exigent régulièrement des pots-de-vin, et volent et extorquent de l’argent à des suspects et à leurs proches.

« Les policiers de la SARS s’enrichissent en commettant ces violences. Au Nigeria, la pratique de la torture semble rapporter beaucoup d’argent », a déclaré Damian Ugwu.

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Le PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, est en visite au Nigeria cette semaine, dans le cadre de son premier voyage en Afrique, qu’il mettra à profit pour visiter le centre technologique de Yaba à Lagos, rencontrer des développeurs et des partenaires et explorer Nollywood.

Zuckerberg est actuellement au Nigeria à la recherche de nouvelles idées à ramener en Californie et qui permettraient à Facebook d’améliorer son soutien en faveur du développement technologique et de l’entrepreneuriat en Afrique.

Son parcours a débuté par une visite de l’événement « Summer of Code Camp », qui s’est déroulé au centre de co-création (CcHub) de Yaba, connu comme « la Silicon Valley nigériane ».

Le CcHub a ouvert ses portes en 2011 et ne disposait à l’époque d’aucun bureau. Cinq ans plus tard, il occupe trois étages et le toit d’un immeuble. Au CcHub, on apprend à coder et les développeurs trouvent de l’aide pour lancer leurs premiers produits, mais aussi des mentors et des financements.

Au CcHub, Zuckerberg a rencontré des développeurs tels que Temi Giwa, responsable d’une plateforme appelée Life Bank, qui facilite l’accès au sang, quel que soit l’endroit ou le moment au Nigeria. Life Bank sauve des vies en mobilisant les dons de sang, en effectuant l’inventaire de l’ensemble du sang disponible dans le pays et en l’acheminant dans les conditions requises, là où il est nécessaire.

Après avoir visité le CcHub, Mark Zuckerberg, PDG de Facebook, a déclaré :

« C’est la première fois que je me rends en Afrique subsaharienne. Je vais y rencontrer des développeurs et des entrepreneurs et découvrir l’écosystème des start-up au Nigeria. L’énergie ambiante est incroyable et j’ai très envie d’en apprendre le plus possible.

« Le premier endroit que j’ai eu l’occasion de visiter est le centre de co-création du Nigeria (CcHUB), à Yaba. J’ai eu l’opportunité de discuter avec des enfants, dans le cadre d’un stage d’été de code, ainsi que de rencontrer des entrepreneurs qui se rendent au CcHub pour développer et lancer leurs applications.  Je suis impatient de rencontrer d’autres personnes au Nigeria. »

Rencontre avec des développeurs chez Andela

Mark Zuckerberg s’est ensuite rendu dans les locaux d’Andela, une organisation d’ingénierie qui prépare la prochaine génération de leaders techniques d’Afrique.

Andela recrute les technologues les plus prometteurs d’Afrique et les forme à devenir des développeurs d’envergure mondiale, grâce à un programme de leadership technique en quatre ans. Depuis sa création il y a deux ans, Andela a accepté un peu plus de 200 ingénieurs sur un ensemble de 40 000 candidats. Les développeurs d’Andela passent six mois à maîtriser une technique et à contribuer à des projets open source avant d’être affectés auprès d’entreprises technologiques internationales à plein temps, au sein d’équipes diverses, et de travailler en dehors des sièges d’Andela à Lagos et à Nairobi.

Plus tôt cette année, l’initiative Chan Zuckerberg a investi dans Andela après avoir été impressionnée par son modèle innovant en matière d’apprentissage et par sa volonté de mettre en relation l’écosystème technologique mondial avec les développeurs les plus talentueux d’Afrique.

Seni Sulyman, directeur d’Andela Lagos, a déclaré : « Nous sommes heureux et honorés d’accueillir Mark Zuckerberg à Lagos. Sa visite renforce son soutien en faveur de la mission d’Andela et témoigne de sa confiance en une génération de leaders dans le domaine des hautes technologies, à émaner de Lagos, au Nigeria et des villes de toute l’Afrique. Andela a créé cette plate-forme pour permettre aux développeurs de logiciels et aux ingénieurs passionnés de pénétrer l’écosystème mondial des technologies, mais les obstacles restent toutefois très élevés. La visite de Mark Zuckerberg prouve aux développeurs et entrepreneurs nigériens qu’ils ont attiré l’attention du monde de la technologie, et qu’ils sont capables de réussir à l’échelle mondiale ».

À la fin de la journée, Zuckerberg s’est arrêté dans un stand Express WiFi de Lagos détenu par Rosemary Njoku. Grâce à Express WiFi de Facebook, des entrepreneurs comme Rosemary mettent en place une borne Wi-Fi, permettant à leur communauté d’accéder aux applications et aux services créés par les développeurs locaux.

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Les technologies convergentes, l’expansion des réseaux et les fusions et acquisitions au sein du secteur télécom sont parmi les secteurs qui devraient concentrer les principaux investissements et transactions en Afrique Sub-Saharienne pour 2016 et 2017, selon le service d’information et d’évènementiel TMT Finance.

Ces thèmes seront largement abordés lors de la conférence de TMT Finance Africa Lagos 2016 le 20 Septembre, qui rassemblera plus de 60 directeurs généraux et financiers, responsables de la stratégie, investisseurs de capital-risque, banquiers d’affaires, consultants et avocats, afin d’échanger sur les derniers investissements dans le secteur des télécom, média et technologie en Afrique.

TMT Finance organise cet évènement en partenariat avec IHS Towers, le plus grand fournisseur d’infrastructure de télécommunication mobile en Afrique, en Europe et au Moyen-Orient, où se retrouvera une audience internationale au cœur du hub technologique Africain qu’est Lagos.

Ben Nice, directeur de TMT Finance Africa à Lagos, a déclaré : “A trois semaines de l’évènement nous sommes désormais très enthousiastes à l’idée de tenir cet évènement à un moment si critique pour l’investissement et les fusions et acquisitions dans le secteur des télécom, média et technologie au Nigeria et en Afrique. Lagos est un hub pour l’innovation et notre conférence permettra d’établir un dialogue crucial entre parties prenantes et décideurs au niveau local, régional et international.”

Des dirigeants des sociétés suivantes seront présents : Airtel, MTN, Vodacom, MainOne, DLA Piper, Etisalat, IHS Towers, Ntel, Jumiah, Nokia, Standard Bank, Emerging Capital Partners, Carlyle, Barclays, African Capital Alliance, IpNX, Rack Centre, Spectranet, Iroko, FIbersat, Standard Chartered, Citi et beaucoup d’autres encore.

Parmi les principaux thèmes abordés on retrouvera : African Telecoms M&A and Financing, Africa Broadband Infrastructure Investment, Digital Africa Strategies, Venture Capital and Private Equity in Africa TMT, the Evolution of the African Towerco, Protecting Risk, Datacenters and Enterprise Cloud services, et Connecting the Unconnected.

“Notre équipe de journalistes au sein de TMT Finance News a couvert nombre de ces thèmes et des situations en particulier en Afrique cette année, comme par exemple la revue stratégique des actifs de Millicom en Afrique, la vente de Neotel à Liquid Telecom, l’expansion du réseau de fibre de Google dans divers pays, la consolidation d’Orange en Afrique de l’ouest, l’entrée en bourse de MTN Nigeria, et bien d’autres levées de fonds autour d’entreprises technologiques ou opérant dans le secteur des médias digitaux. Nous sommes vraiment à un moment captivant du développement de ce secteur,” Nice a ajouté.

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L’homme d’affaires nigérian Aliko Dangote, le plus fortuné sur le continent africain, a élargi son périmètre d’action en mettant sur pied au Nigeria « SunTrust Bank », la première banque entièrement digitale. La structure a officiellement démarré son activité le 15 août 2016, rapporte l’agence EcoFin.

Le nouvel établissement, dont le siège est basé à Lagos, va ventiler ses produits par le biais des canaux électroniques tels que le téléphone mobile et internet.

Le président du Conseil d’administration de SunTrust Bank, Charles Onyema Ugboko, a indiqué que SunTrust Bank va faire usage de la technologie pour réaliser les ambitions de la Banque centrale du Nigeria dans le domaine de l’inclusion financière. Il a précisé que la banque table sur un portefeuille clients de 40 millions de Nigérians non bancarisés.

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Le gouvernement nigérian fait ce qu’il peut pour relancer une croissance en petite forme, au point que le pays a perdu son statut de leader des économies du continent, au profit de l’Afrique du Sud. Les problèmes du Nigeria on les connait : Des exportations d’hydrocarbures qui ne rapportent plus autant du fait de la fonte des prix du brut, alors que le pays en tire l’essentiel de ses recettes, une économie pas suffisamment diversifiée, une corruption endémique, la contrebande à une échelle industrielle, etc. C’est tout cela que les autorités tentent de régler à la fois. C’est pas une mince affaire ! Le gouvernement a d’abord instauré une politique de taux de change fluctuant du naira, qui casse avec la rigidité nocive face au dollar. Dernière initiative en date : Secouer les banques commerciales du pays pour les amener à financer l’économie…

Dans une circulaire relayée par l’agence Reuters hier mardi 23 août, la Banque centrale du Nigeria demande aux établissements de crédit de porter à au moins 60% les devises étrangères à la disposition des industriels du secteur manufacturier installés dans le pays. Sans cela, le secteur demeurera paralysé vu que les opérateurs ne pourront pas s’approvisionner à l’étranger. Mais problème : Le dollar est de plus en plus difficile à trouver et il est horriblement cher. Jeudi 18 août, la monnaie nationale, le naira, avait atteint un plus bas historique de 365,25 nairas pour un dollar, contre 197-199 avant l’entrée en vigueur d’un cours flottant. Une situation qui pénalise lourdement les industriels.

Ce n’est guère mieux au niveau des réserves en dollars de la Banque centrale ; elles ont fondu comme neige au soleil, jusqu’à 25,78 milliards de dollars, alors qu’elles dépassaient les 40 milliards de dollars avant la plongée des cours du pétrole en 2014. A signaler que 90% des réserves en devises étrangères du pays viennent des exportations de pétrole.

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