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Le Nigeria va ouvrir une usine de traitement et de transformation de déchets à Calabar, dans l‘État de Cross River, rapporte le site d’information Africanews.

Un groupe italien financera la totalité des 40 millions d’euros nécessaires à la réalisation du projet.

Le Nigeria, lui, se contentera de mettre à disposition de son partenaire les 100 hectares de terrain qui abritera l’usine de recyclage, comme l’a soumis l’entreprise italienne.

À terme, l’usine ambitionne de traiter 500 000 tonnes de déchets solides municipaux dans tout l‘État de Cross River. Ce qui permettra d’ouvrir quelque 2 200 emplois directs et indirects, détaille la même source.

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Le roi Mohammed VI doit lancer ce lundi officiellement le projet du gazoduc qui reliera le Maroc et le Nigeria, rapporte le site Bladi.

Cette cérémonie qui est prévue à Rabat se déroulera en présence notamment de chefs d’Etat africains et de responsables marocains et nigérians.

Long de 5 000 kilomètres, ce gazoduc va prolonger le West African Gas Pipeline, qui depuis 2010 relie le Nigeria au Ghana en passant par le Bénin et le Togo, rappelle la même source. Il devrait à terme atteindre également l’Europe.

Environ 10 milliards de dollars seront nécessaires pour la construction de ce gazoduc et le Maroc devrait faire appel, comme souvent dans des projets d’envergure, à des financements arabes, a ajouté la même source.

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Plus de mille personnes sont décédées depuis novembre 2016  du virus de la méningite qui s’est propagé dans le nord du Nigeria, mais l‘épidémie est désormais sous contrôle, rapporte Africanews.

Les premiers cas d’infection par le virus de la méningite de souche C (pour la première fois déclarée en épidémie au Nigeria) ont été rapportés dans l‘État de Zamfara en novembre. Puis la maladie s’est propagée dans 22 autres États avant que les autorités ne lancent une campagne de vaccination massive dans ce pays de 190 millions d’habitants, le plus peuplé d’Afrique, a précisé la même source.

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Quatre-vingt-deux lycéennes de Chibok prisonnières de Boko Haram ont été libérées samedi, a confirmé la présidence nigériane. Cela faisait plus de trois ans qu’elles étaient captives du groupe djihadiste nigérian. « Aujourd’hui, 82 nouvelles filles de Chibok ont été libérées […], en échange de membres présumés de Boko Haram détenus par les autorités », a précisé la présidence sur son compte Twitter. Elle confirmait ainsi une information donnée dans un premier temps par un ministre, plusieurs sources des services de sécurité et par le père de deux des jeunes filles enlevées en 2014.

Une source militaire avait d’abord affirmé qu’« au moins 80 jeunes filles de Chibok » avaient été amenées à Banki, à la frontière avec le Cameroun, dans le nord-est du Nigeria. « Des véhicules sont allés les chercher dans une forêt sans escorte militaire, et les ont ramenées à Banki à 17 h 30 [16 h 30 GMT]. Elles sont logées dans les baraquements militaires et partiront par avion vers Maiduguri [capitale de l’État du Borno] demain », avait ajouté cette source. Ces « 82 filles de Chibok sont maintenant à Abuja », a déclaré Femi Adesina, porte-parole de la présidence sur Twitter, précisant qu’elles avaient été conduites à la résidence présidentielle, où elles seront reçues par le président nigérian Muhammadu Buhari. Le président « a exprimé sa profonde gratitude envers les agences de sécurité, l’armée, le gouvernement de la Fédération suisse, la Croix-Rouge, ainsi que les ONG locales et internationales », a déclaré Garba Shehu, porte-parole de la présidence, dans un communiqué.

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Le ministère de la Santé  Nigérian a annonce que plus de 800 personnes sont décédées depuis cinq mois d’une épidémie de méningite qui frappe le nord du Nigeria, rapporte Africanews.

Le 19 avril, le Centre national nigérian de surveillance des maladies avait annoncé un bilan de 745 morts et plus de 8.000 cas suspects recensés.

Les épidémies de méningite ne sont pas rares au Nigeria, géant ouest-africain de 190 millions d’habitants, qui se situe sur la “ceinture de la méningite” qui court du Sénégal à l’Éthiopie.

Toutefois, des tests en laboratoire ont confirmé que cette méningite est d’un nouveau type (souche C). C’est la première fois qu’elle se déclare en épidémie dans le pays, a ajouté la même source.

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Le Nigeria saute officiellement le pas : le plan de redressement et de croissance économique (ERGP) est sur les rails. Le président Muhammadu Buhari en a fait l’annonce récemment, rapporte l’Agence Ecofin. Trop tôt pour le moment pour dire si les réformes annoncées seront effectivement appliquées et si elles permettront au pays de sortir de la pire récession depuis 25 ans, mais ce plan a le mérite d’exister. Le pays n’est sans doute jamais allé aussi loin dans les efforts de redressement d’une économie archaïque de rente, sur le papier du moins.

Buhari, qui a pris la parole en marge d’une réunion du conseil exécutif fédéral il y a peu à Abuja, a redit que son équipe est déterminée à faire passer le Nigeria du statut de consommateur passif, abreuvé de pétrodollars à producteur de biens et services. De toute façon il le faudra pour rompre la forte dépendance du pétrole, dont la chute des cours a causé au pays les pires ennuis de ces dernières décennies. Et qui sait, peut-être qu’après cette thérapie de choc, le géant retrouvera sa place d’économie numéro 1 du continent, qu’elle a perdue en 2016 au profit de l’Afrique du Sud…

« L’EGRP réunit dans un seul document toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité alimentaire et booster les investissements dans les secteurs de l’énergie, du transport et des infrastructures. Il dresse une feuille de route ambitieuse visant à faire renouer l’économie avec la croissance, avec une projection de 7% à l’horizon 2020 », a indiqué un Buhari requinqué après ses ennuis de santé dernièrement…
A noter que l’EGRP contient 60 points qui ambitionnent de faire redémarrer la machine économique…

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Trois kamikazes ont été tués dans deux différentes attaques suicides dans la banlieue de la capitale de l’État de Borno, Maiduguri. Un civil a été blessé, et un camion partiellement endommagé, a annoncé le site Africanews.

Un autre attentat-suicide a été perpétré dans le village de Dusuma. Le terroriste a perdu la vie et un homme ayant essayé de l’arrêter a été blessé.

Maiduguri a été la ville la plus touchée par l’insurrection de Boko Haram depuis 8 ans. Le groupe cherche à créer un califat islamique dans le nord-est du Nigeria, a encore précisé la même source.

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Au Nigeria, ce ne sont pas 1, 2, 3… milliards de dollars qui ont disparu des caisses du service des impôts mais bien 12,8 (4 trillions de nairas). Certes le pays en a vu d’autres en matière de détournement de fonds, de corruption, de fraude fiscale, mais là ça dépasse ce qu’on a vu de pire. Le comité du Sénat qui pilote les impôts est monté au front pour exiger une enquête sur ce trou abyssal…

« L’enquête ne se rapporte pas aux dépenses effectuées. Il s’agit de fuites. Le comité s’interroge sur les pertes enregistrées et mettra tout en œuvre pour que les parties impliqués rendent l’argent qui manque », a déclaré le président du comité, Hope Uzodinma, rapporte l’Agence Ecofin. Il a également dénoncé le caractère endémique de la corruption au niveau du service des impôts.

Selon lui, des investigations avaient permis d’établir que la disparition des recettes était due à une utilisation inappropriée, parfois pas utilisation du tout, des formulaires de devises (e-form M). Ceux-ci doivent être remplis par les importateurs pour transférer des devises hors du Nigeria. C’est donc une fraude à grande échelle, orchestrée par des réseaux parfaitement huilés, qui a causé cet énorme manque à gagner pour des caisses publiques exsangues, avec la récession, la pire des ces dernières décennies, du fait de la fonte des cours du pétrole dont le Nigeria dépend tant…

Le président du comité a également pointé la responsabilité de la mauvaise classification des cargaisons en suivant le système des codes harmonisés (HS Code), l’absence de contrôle de ces cargaisons ainsi que le manque d’outils technologiques adaptés à une bonne collecte des impôts.

Le comité a déjà entamé le travail, en jetant son dévolu sur les compagnies et banques mouillées dans la disparition des deniers publics…

Le dernier gros scandale financier au Nigeria date de décembre 2016, avec la découverte d’une dette colossale de 6.9 milliards de dollars soigneusement planquée par le gouvernement de Jonathan Goodluck, entre 2010 et 2015. Le pays, qui a perdu l’an dernier sa place de 1e économie du continent au profit de l’Afrique du Sud, est donc très loin d’être guéri de ses maux…

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Le ministre algérien des Travaux publics et des Transports, Boudjema Talai, a convenu avec le chargé d’affaires auprès de l’ambassade du Nigeria en Algérie, Moussa Sani, de l’étude d’une liaison aérienne Alger-Lagos, selon Radioalgérie.

 Les entretiens entre les deux parties ont, en outre, porté sur les voies et moyens visant à renforcer la coopération bilatérale et le partenariat entre les deux pays, notamment dans le domaine des travaux publics et du transport aérien.

Au cours de la rencontre, le ministre a fait savoir que la compagnie Air Algérie planifiait le lancement, après la réception de la nouvelle aérogare d’Alger, de  plusieurs lignes aériennes en direction de différentes capitales africaines, nous apprend la même source.

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Le Nigeria va mieux, économiquement, et ce sont les réserves en devises étrangères qui nous le disent. En effet la Banque centrale du géant pétrolier a fait savoir que ses réserves en devises ont dépassé 30 milliards $, rapporte l’Agence Ecofin. Le pays n’avait pas connu une telle embellie depuis octobre 2015, quand la crise pétrolière était à son maximum.

La tendance enregistrée au niveau des devises en début d’année, une poussée de 15,02%, se confirme donc. La Banque centrale n’est pas allée jusqu’à exposer les raisons de cette progression, mais l’agence Reuters y voit la main de la remontée des cours des hydrocarbures, d’où le Nigeria tire 70% de ses revenus. Certes une politique de diversification des sources de recettes de l’Etat a été lancée, mais il faut du temps pour en tirer les bénéfices. En attendant le pays, qui a perdu en 2016 sa place de première économie du continent – au profit de l’Afrique du Sud -, à cause de la pire récession depuis 25 ans, sort un peu la tête de l’eau…

Toutefois les spécialistes indiquent que le matelas des réserves de devises est très loin d’être aussi épais que celui d’août 2008, qui affichait 64 milliards $. Donc il y a encore du boulot…

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Les ténors Shell et Eni ont du souci à se faire. En effet l’agence anti-corruption nigériane a fait savoir jeudi 02 mars 2017 que les deux sociétés pétrolières sont sous le coup d’une inculpation dans une sombre affaire de corruption autour d’un contrat de 1,3 milliard de dollars.

D’après les documents judiciaires, 11 personnes ont été formellement mises en cause par la Commission pour les crimes économiques et financiers (EFCC). Des businessmen et des politiciens nigérians auraient encaissé « un montant cumulé de 801 millions de dollars » (soit 759 millions d’euros) de la part du britannique Shell, de l’italien Eni et de sa filiale nigériane, rapporte jeuneafrique.com.

L’affaire a eu des rebondissements en Italie, où la justice s’est saisie de ce dossier. Les faits reprochés remontent à 2011, quand les deux majors ont raflé le permis pour le bloc pétrolier offshore au Nigeria en échange d’un beau chèque de 1,3 milliard de dollars.

Shell et Eni nient toute fraude, en bloc. « Eni n’a rien fait d’illégal », a affirmé le directeur général d’Eni, Claudio Descalzi, au Financial Times, en février dernier. « À chaque étape, nous avons agi dans le respect de la loi (…). Eni et Shell ont payé le gouvernement nigérian, et n’ont pas été impliqués dans la décision du gouvernement sur la manière d’utiliser cet argent.”

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Le Nigeria, on le sait, trinque en ce moment avec une sévère récession, chose que le pays n’a pas connue depuis 25 ans, vivant grassement des recettes du pétrole exporté vers les quatre coins du monde. Ce même pétrole, qui pesait avant la fonte des cours 70% dans les revenus globaux et à peu près 90% dans les rentrées en devises, est la cause des tourments des Nigérians. Et pourtant c’est le même pays qui refuse la main tendue du Fonds monétaire international (FMI) pour sortir, un tant soit peu, la tête de l’eau. Certes pas un refus frontal ou catégorique, sait-on jamais, mais refus tout de même…

En effet la ministre nigériane des Finances, Kemi Adeosun, a affirmé que son pays n’a pas besoin de faire appel au FMI pour résorber son déficit budgétaire, 7 milliards $ en 2016. « Nous considérons le FMI comme une solution de dernier recours, notamment en cas de difficultés avec les balances de paiement. Et le Nigeria n’en a pas. Ce que nous avons maintenant, c’est plus un problème fiscal », a indiqué la ministre, rapporte l’Agence Ecofin. Elle a ajouté que le gouvernement s’active actuellement pour mettre sur les rails son plan de réformes économiques afin d’éviter le recours aux institutions financières internationales.

«Nous mettons en place autant de réformes que ce que le FMI nous aurait imposé dans le cadre d’un financement. Les Nigérians veulent être responsables de leur propre futur. Nous voulons concevoir notre plan de réformes par nous-mêmes», a déclaré Mme Adeosun dans une interview diffusée mardi 21 février 2017.

Par ailleurs elle a livré les principaux indicateurs de l’économie nigériane ; elle a fait état d’une bonne tenue des recettes non-pétrolières et de changements dans la batterie de réformes économiques pour s’assurer que les prêts de la Banque mondiale et de la Banque africaine de développement vont être utilisés de manière optimale afin de doper la croissance. La ministre  des Finances a précise que ce dispositif sera fin prêt ce mois de février.

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Le Nigeria avait lancé un eurobond d’un milliard de dollars pour résorber son déficit budgétaire, les investisseurs se sont bousculés, ce sera finalement 7,7 milliards de dollars. Une excellente nouvelle annoncée par la ministre nigériane des Finances, Kemi Adeosun.

Mais le bonheur des uns faisant le malheur des autres, les investisseurs ne sont pas à la fête. En effet cet afflux d’argent a eu un effet mécanique : Le taux de l’emprunt, d’une maturité de 15 ans, est descendu à 7,875%, en-dessous des prévisions des investisseurs. «Beaucoup d’investisseurs espéraient un taux de plus de 8%, mais le carnet de commande final qui a dépassé les 7 milliards de dollars a finalement ramené le taux à 7,875%», a expliqué Michael McGill, gestionnaire de portefeuille des marchés émergents chez Aviva Investors, cité par l’agence Reuters.

Pour Delphine Arrighi, gestionnaire de portefeuille des marchés émergents chez Old Mutual Global Investors, «le Nigeria a émis son emprunt au bon moment, et le marché était clairement favorable aux investissements à risque»…

Le géant pétrolier va très mal, il fait face à une terrible récession, ce qui n’était pas arrivé depuis 25 ans. Le pays paie le prix fort de sa très forte dépendance des recettes du pétrole, qui pèsent 70% dans les revenus globaux et à peu près 90% dans les rentrées en devises. Et puisque les cours du brut ont fondu depuis quelques années, le PIB du Nigeria a été rogné de 1,7% l’an dernier, d’après les données du Fonds monétaire international (FMI).

Les choses iront à peine mieux cette année, avec une prévision de croissance de 0,8% dit le FMI, un niveau inférieur à la dernière prévision de la Banque mondiale, 1%. Il n’est pas exclu que le chiffre du FMI soit encore revu à la baisse au cours de l’année si les réformes promises et sans cesse repoussées ne sont pas au rendez-vous…

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Cinq soldats nigérians et plus de quinze combattants de Boko Haram ont été tués dans une attaque du groupe islamiste sur une base de l’armée dans le nord-est du Nigeria, rapporte « Reuters ».

Plusieurs explosions ont en outre été entendues dimanche à Maiduguri, le chef-lieu de l’Etat de Borno, où Boko Haram a lancé son insurrection armée il y a sept ans, a ajouté la même source.

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Le Royaume du Maroc et la République Fédérale du Nigeria se sont mis d’accord, le samedi 3 décembre 2016, pour mettre à l’étude la construction d’un gazoduc régional, appelé à relier les ressources gazières du Nigeria au Maroc à travers plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest, et qui pourra, ultérieurement, approvisionner le marché européen.

La cérémonie de lancement du projet de réalisation du futur gazoduc a été présidée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI et le Président de la République Fédérale du Nigeria, SEM. Muhammadu Buhari. Les deux Chefs d’Etat ont convenu de mettre en place un organe de coordination bilatéral chargé de suivre cet important projet.

Le futur gazoduc traversera 11 pays ouest africains, en l’occurrence le Bénin, le Togo, le Ghana, la Cote d’Ivoire, le Liberia, la Sierra Leone, la Guinée, la Guinée Bissau , la Gambie, le Sénégal et la Mauritanie, et permettra l’alimentation de tous ces pays en énergie.

Conçu comme projet destiné à favoriser l’intégration économique régionale, le pipeline sera réalisé avec la participation de toutes les parties prenantes, dans le but d’accélérer les projets d’électrification dans toute la région, servant ainsi de base pour la création d’un marché régional compétitif de l’électricité, susceptible d’être relié au marché européen de l’énergie, de développer des pôles industriels intégrés dans la sous-région dans des secteurs tels que l’industrie, l’agro-business et les engrais, afin d’attirer des capitaux étrangers, et d’améliorer la compétitivité des exportations, et de stimuler la transformation locale des ressources naturelles largement disponibles pour les marchés nationaux et internationaux.

Premier du genre, ce projet gigantesque permettra aussi d’améliorer la compétitivité des exportations et de stimuler la transformation locale des ressources naturelles disponibles pour les marchés nationaux et internationaux. Cette plate-forme de coopération Sud-Sud placera toute cette zone sur le chemin d’une croissance plus forte profitant des complémentarités et des synergies durables fondées sur des approches inclusives. Il signe ainsi l’avènement d’une véritable coopération stratégique en Afrique.

Pour assurer la réussite de ce projet d’envergure, le Nigeria et le Maroc ont décidé de joindre leurs efforts et de coopérer étroitement, à travers leurs fonds souverains respectifs, Nigeria Sovereign Investment Authority et Ithmar Al Mawarid (ITHMAR CAPITAL).

Il est à rappeler que ce partenariat inédit entre les deux fonds souverains renforce l’initiative créant le « Green Growth Infrastructure Gacility for Africa » (GGIF for Africa), premier fonds d’investissement vert dédié au continent africain, lancé par la Banque Mondiale et Ithmar Capital lors du sommet de la finance qui s’est tenu le 16 novembre en marge de la COP 22 à Marrakech. Ce fonds vert a pour objectif de catalyser la transition de l’Afrique vers une économie verte.

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C’est une mauvaise nouvelle dont se serait bien passé le président nigérian, Muhammadu Buhari, à la tête d’un pays dont les finances publiques ont été malmenées par la chute des cours du pétrole, principale source de revenus. Les autorités nigérianes ont fait savoir, le week-end dernier, qu’elles ont découvert une dette colossale, 6.9 milliards de dollars, soigneusement maquillée dans les comptes publics par l’équipe de Jonathan Goodluck, entre 2010 et 2015, dit l’actuel gouvernement.
Selon ce dernier, cette ardoise est due à des prestations de services facturées – très cher ! – à l’État et à des contrats avec le secteur privé.

Le gouvernement mozambicain a eu une surprise de ce type en avril dernier ; certes les proportions n’étaient pas les mêmes, l’équivalent de 1,4 milliard de dollars de dette extérieure « cachée » (révisée par la suite à la hausse, 2 milliards), mais il y a eu de sérieux dégâts. En effet le pays avait subitement perdu toute crédibilité aux yeux des bailleurs de fonds, qui avaient illico coupé le robinet, privant le Mozambique d’une partie de l’aide dont il avait cruellement besoin.
Mais d’après les experts du secteur financier, les contrecoups de la dissimulation de la dette nigériane ne seront pas aussi rudes. « En brut, ces 2 200 milliards de nairas correspondent à environ 2 % du PIB du pays. En net, en tenant compte des haircuts [coupes] que les créanciers devront accepter, cela devrait ramener les montants à environ 1 % de PIB de dette supplémentaire. Celle-ci est estimée actuellement à 16,6 % du PIB », a confié à Jeune Afrique Aurélien Mali, conseiller analytique senior pour l’Afrique chez Moody’s. A rappeler que l’agence a maintenu, vendredi dernier, la note souveraine du Nigerai à « B1 », avec perspectives stables.

Autre bon point des autorités nigérianes : « le gouvernement nigérian fait preuve de transparence », indique l’analyste. Ecobank voit également d’un très bon oeil l’attitude du gouvernement nigérian : « la découverte et la divulgation faites par l’administration actuelle indiquent une évolution vers l’adoption d’un système de comptabilité publique plus transparent ».

Pour solder cette dette, « il est très probable que des obligations seront émises en direction de ces créanciers qui pourront les échanger contre du liquide auprès du système bancaire », déclare Aurélien Mali. Pour lui, « c’est un plus pour l’économie, qui recevra une injection de capitaux. C’est également positif pour les créanciers du gouvernement, qui obtiennent la garantie de récupérer une grande partie de ce qui leur est dû. »

West African Gas Pipeline (WAGP) va à terme être la plus importante infrastructure gazière en Afrique de l’Ouest et fera la jonction entre le Nigeria et l’Europe, en passant par le Maroc. Les deux pays ont paraphé l’accord le 03 décembre 2016 à Abduja, capitale du Nigeria, en présence du roi du Maroc, Mohamed VI et du président nigérian, Muhammadu Buhari.

Les travaux du WAGP avaient été lancés en 2005 et le gaz a commencé à être acheminé en 2010. Le Nigeria, le Bénin, le Togo et le Ghana sont actuellement connectés par ce réseau de distribution. Il est maintenant question de l’étendre, jusqu’au Maroc, puis l’Europe. Le méga projet sera subventionné par Ithmar Capital (qui s’appelait Wessal Capital) et le Nigeria Sovereign Investment Authority, deux fonds souverains opérant dans les deux pays.

« Le pipeline sera conçu avec la participation de toutes les parties prenantes, dans le but d’accélérer les projets d’électrification dans toute la région de l’Afrique de l’Ouest », indique un communiqué publié au terme de la signature du contrat.
Le texte ajoute que Maroc et le Nigeria ambitionnent de mettre en place un marché régional de l’électricité performant pouvant être couplé au marché européen de l’énergie et « qui permettra de développer des pôles industriels intégrés dans l’industrie, l’agro-business et les engrais, afin d’attirer des capitaux étrangers et d’améliorer la compétitivité des exportations ».

On en est à l’étape de l’étude de faisabilité, pour le moment, et aucun chiffre sur le volume de l’investissement n’a été officiellement avancé, mais la presse marocaine s’emballe déjà et évoque « plusieurs milliards de dollars ».
Le mensuel marocain Économie et Entreprises, qui avait ébruité l’affaire avant la signature de l’accord, rappelle que l’Algérie voulait monter un projet identique avec le Nigeria, mais que les contacts, entamés en 2002, n’avaient pas abouti. « Les pays clients ont affiché des réticences face au risque sécuritaire qui mine la région et qui pourrait être à l’origine d’interruptions intempestives d’approvisionnement », précise le mensuel. Le pipeline trans-saharien était censé se déployer au Sahel et en Algérie pour toucher l’Europe, et s’étaler sur 4 000 kilomètres. Finalement il semble que le Maroc a coiffé l’Algérie au poteau en concluant avec le Nigeria…

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C’est désormais officiel. Le Maroc et le Nigéria vont lancer la construction d’un pipeline de gaz entre les deux pays qui pourrait à terme s’étendre vers l’Europe, rapporte Bladi.net

L’accord a été signé par le roi Mohammed VI et le président nigérian Muhammadu Buhari dans le cadre de la visite du souverain dans ce pays.

« En tant que projet majeur destiné à favoriser l’intégration économique régionale, le pipeline sera conçu avec la participation de toutes les parties prenantes, dans le but d’accélérer les projets d’électrification dans toute la région, servant ainsi de base pour la création d’un marché régional compétitif de l’électricité, susceptible d’être relié au marché européen de l’énergie », indique un communiqué conjoint signé par les deux pays.

Ce projet d’envergure sera sans doute très mal vu du côté algérien où des discussions avaient été amorcées dès 2012 entre les deux pays qui portaient sur la construction d’un gazoduc qui devait traverser les pays du Sahel. Ces mêmes discussions avaient été ensuite officieusement abandonnées faute de financements et de manque de sécurité au niveau des pays traversés.

Pour l’instant, on ne connaît pas la tracé exact de ce gazoduc, mais le Maroc affirme avoir convaincu les pays de l’Afrique de l’ouest de l’intérêt de ce projet. Reste maintenant à finaliser son financement.

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L’organisation de défense des droits de l’homme Amnesty International a accusé les forces armées nigérianes d’avoir tué au moins 150 manifestants en faveur de l’indépendance du Biafra, dans le sud-est du Nigéria, rapporte « Le Figaro ».

Dans un rapport publié, ce jeudi, ces accusations font partie d’une série d’allégations destinées à entacher la réputation des forces armées. La police nigériane, pour sa part, a démenti avoir attaqué des manifestants.

Selon l’ONG, des militaires ont tiré dans la foule, pratiquement sans avertissement, pour disperser des membres du groupe Indigenous People of Biafra (IPOB) entre août 2015 et août 2016.

Amnesty International les accuse également d’avoir procédé à des exécutions extrajudiciaires massives. « Au moins 60 personnes ont été tuées en l’espace de deux jours, dans le cadre des rassemblements en souvenir de Biafra », relève la même source.

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Au Nigeria l’heure est à la diète, crise financière oblige. Même tarif pour tout le monde, même pour ceux qui ont occupé les plus hautes fonctions, tels que les anciens chefs de l’Etat.

D’après le correspondant de la BBC à Abuja, la capitale fédérale du Nigeria, cité par Africanews, les six anciens hommes forts du pays, encore en vie, n’ont pas touché un naira – la monnaie locale – en guise de salaire depuis janvier 2016. Les vice-présidents ont eu plus de chance, ils ont été payés eux. Cette surprenante révélation a été faite lors d’une réunion au Sénat.

D’après la Constitution du pays, les anciens présidents doivent être entretenus à vie. Olusegun Obasanjo (président de 1976 à 1979, puis 1999-2007), Shehu Shagari (1979-1983), Ibrahim Babangida (1985-1993), Ernest Shonekan (1993, par intérim), Abdulsalami Abubakar (1998- 1999) et Goodluck Jonathan (2010-2015) sont donc invités à patienter et à partager, comme tout Nigérian lambda, les souffrances d’un pays dont les finances publiques ont été malmenées par la fonte des cours internationaux du pétrole.

Mais ce n’est pas l’avis du sénateur Aliyu Wamakko, qui s’est dit indigné par la façon dont sont traités les anciens présidents. Il s’est fendu d’un billet dans le journal nigérian “Punch” pour le faire vertement savoir. Ce qui le désole surtout c’est le cas du président Shehu Shagari, âgé de 91 ans. “Nous pouvons comprendre que l’ancien président Goodluck Jonathan ne soit pas payé parce qu’il vient de quitter son poste. Mais pour quelqu’un comme Shagari (…), c’est quelque chose que je ne peux pas comprendre”, a-t-il asséné, ajoutant que cette décision est “contraire à l’équité”.

A rappeler que le Nigeria est le plus gros producteur de brut du continent africain ; le pays, qui était arrosé par les milliards de dollars de l’exportation du pétrole, fait face actuellement à une terrible récession. Ce n’était pas arrivé depuis 10 ans. Cette semaine, le gouvernement a même agité l’idée de la vente des raffineries qui ne sont plus rentables pour résorber les gros déficits publics. Les temps sont durs…

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