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La PDG de Tunis Ré, Lamia Ben Mahmoud a accordé à Africanmanager une interview exclusive dans laquelle elle a évoqué plusieurs questions dont la note souveraine de la Tunisie et la mission de partenaire stratégique à la société.

Ben Mahmoud a également parlé de la situation financière de la société durant les années 2015 et 2016 et les perspectives de développement pour les années prochaines.  Interview :

Comment jugez-vous les résultats financiers de Tunis Ré relatifs à 2015 ?

L’année 2015 a été très positive et satisfaisante pour Tunis Ré malgré un environnement très difficile, caractérisée par une forte concurrence. On a pu en 2015 améliorer notre niveau de sinistralité et clôturer l’année avec un bénéfice de 14,4 MDT, en nette amélioration de 24% par rapport à 2014.

Et comment s’annonce l’année 2016 pour la société ?

Jusque-là, l’année s’annonce bonne et prometteuse. On est à un taux de réalisation de 71% par rapport à nos objectifs. Jusqu’au premier avril 2016, on a réalisé un chiffre d’affaires de 77,7MD contre un objectif de 109MD, soit 71% de l’objectif fixé.

De point de vue réalisation, on est à un bon taux  en dépit d’un environnement fortement concentré et concurrentiel mais qui présente du potentiel et de belles perspectives de développement.

Quelles sont les perspectives de développement pour la société ?

Nous avons augmenté en 2015 notre capital et cela va nous aider beaucoup dans le travail de développement commercial, élargir notre capacité de souscription suite au renforcement de nos fonds propres à travers l’augmentation de capital, conquérir de nouveaux marchés et augmenter nos acceptations qui étaient auparavant un peu biaisées par le niveau des fonds propres.

Nos visons aussi la Turquie et l’Iran où on a déjà quelques acceptations de développement. Nous continuons également de développer le retakaful, une branche qui émerge et qui se développe et dont la part dans le chiffre d’affaires de la société a passé de 4 à 7%. C’est une branche d’activité où il y a une forte demande.

Nous voulons aussi développer la branche vie tout en ciblant le marché étranger que ce soit les pays arabes ou africains où il existe  une importante demande de couverture en assurances vie.

Vous avez renoncé à l’entrée d’un partenaire stratégique dans le capital de la société, pourquoi ?

C’est tout simplement dans le souci de préserver l’identité de la société. Jusque-là, les offres qu’on avait reçues voulaient la majorité (50%) alors que nous voulons seulement 25%.

Le poids de risque pays pèse beaucoup sur la notation de la société. On a voulu élargir notre capital avec l’entrée d’un partenaire étranger pour minimiser le risque pays. On a voulu également un partenaire mieux noté que Tunis Ré et issu d’un pays mieux noté que le nôtre  pour nous aider à booster mieux notre rating.

Vous avez également indiqué que la note souveraine du pays est bloquante pour la société, pouvez-vous nous expliquez davantage sur cette question ?

Oui ! Certains marchés sur le plan régional comme l’Arabie Saoudite, les Émirats arabes unis et d’autres marchés des pays du Golfe erigent  des barrières à l’entrée et un niveau de rating pas moins que « A » alors que la notation de la société est en ligne avec celle de notre pays actuellement de « A », et cela nous a empêchés de diversifier notre portefeuille et pénétrer de nouveaux marchés..

C’est un manque à gagner pour la Tunis Ré en tant qu’assureur international. Plusieurs opportunités avaient été perdues à cause du rating de notre pays.

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