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Noureddine Zekri, investissements extérieurs, FIPA,

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Noureddine Zekri

Noureddine Zekri, directeur général de l’Agence de promotion des investissements extérieurs (FIPA), est relativement optimiste quant à l’évolution des IDE en Tunisie.

Dans une interview à Africanmanager, il prévoit une progression considérable des investissements directs étrangers d’ici fin de l’année pour s’établir à 2700MD. «L’essentiel pour nous est de ne pas descendre au dessus de 2400MD, chiffre qui a été réalisé en 2010 », a-t-il dit avant d’ajouter : « si on garde le même taux réalisé, au terme des cinq premiers mois de l’année 2012 soit 12% par rapport à 2011, on sera en mesure d’atteindre cet objectif »

Une déclaration rassurante puisque la situation en termes d’investissements a été assainie en Tunisie de l’après 14 janvier. En effet, certains obstacles ont été éliminés, à savoir l’intervention de certaines familles dans certains projets. Aussi, les efforts se poursuivent-ils actuellement pour améliorer le climat d’affaires, et par le biais d’une politique claire visant la lutte contre la corruption, l’amélioration des services administratifs et l’instauration des bonnes pratiques de la gouvernance et la transparence.

Voilà pourquoi une progression plus importante et plus conséquente est attendue surtout que les IDE au terme des cinq premiers mois de l’année 2012, ont progressé de 14,4% par rapport à la même période de 2010. Dans l’industrie manufacturière, l’un des secteurs le plus créateurs d’emplois, une évolution de 18.4% a été affichée. Et là, Noureddine Zekri a estimé que cette tendance sera confirmée pendant toute l’année.

Certes, les évènements qui ont entaché la situation dans le pays, notamment les mouvements sociaux sont inquiétants, mais les attentes semblent empreintes d’un surcroît d’optimisme à condition « de donner une bonne perception de la Tunisie, avec une stabilisation de l’environnement de l’investissement et de l’environnement social ainsi qu’avec l’application de la loi. Chose qui permettrait de toucher plus d’investisseurs», précise Noureddine Zekri.

Est-ce suffisant pour atteindre nos objectifs ?

Pour atteindre nos objectifs prioritaires en termes d’emploi et développement régional, il est impérativement le temps d’assurer la stabilité politique et sociale, jugée très importante pour regagner la confiance des investisseurs étrangers. Ajoutons à cela, une meilleure législation. D’après Zekri, l’investisseur cherche avant tout un climat favorable pour s’implanter, une meilleure compétitivité avec des coûts réduits. C’est la raison pour laquelle il faut mettre en place des avantages structurels et non plus des incitations fiscales, pour promouvoir l’investissement en Tunisie.

De même, il est important d’améliorer la productivité. « Avec l’avènement de la Révolution, le système productif dans certaines entreprises n’est plus performant », a-t-il relevé. D’où l’importance de réunir les conditions favorables à l’amélioration de la productivité. Bien plus, la promotion des textes réglementaires régissant l’investissement demeure stratégique dans ce processus.

Une responsabilité qui incombe non seulement à la Fipa mais aussi aux différents acteurs économiques, afin de préserver l’investissement étranger en Tunisie, comme étant un potentiel qui ne doit pas laisser indifférent dans un pays qui compte 709,9 mille chômeurs, au titre des trois premiers mois 2012.

Rappelons que la Tunisie compte 3.000 entreprises à participation étrangère, générant 351 mille emplois. Durant les des cinq premiers mois 2012, on a enregistré l’entrée en production de 62 nouvelles entreprises et 115 opérations d’extension. On estime que 6125 emplois ont été créés, ce qui correspond à une croissance de 20% par rapport au nombre d’emplois créés durant la même période de l’année 2011.

Wiem Thebti

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Noureddine Zekri

Noureddine Zekri, directeur général de l’Agence de promotion des investissements extérieurs (FIPA), est relativement optimiste quant à l’évolution des IDE en Tunisie.

Dans une interview à Africanmanager, il prévoit une progression considérable des investissements directs étrangers d’ici fin de l’année pour s’établir à 2700MD. «L’essentiel pour nous est de ne pas descendre au dessus de 2400MD, chiffre qui a été réalisé en 2010 », a-t-il dit avant d’ajouter : « si on garde le même taux réalisé, au terme des cinq premiers mois de l’année 2012 soit 12% par rapport à 2011, on sera en mesure d’atteindre cet objectif »

Une déclaration rassurante puisque la situation en termes d’investissements a été assainie en Tunisie de l’après 14 janvier. En effet, certains obstacles ont été éliminés, à savoir l’intervention de certaines familles dans certains projets. Aussi, les efforts se poursuivent-ils actuellement pour améliorer le climat d’affaires, et par le biais d’une politique claire visant la lutte contre la corruption, l’amélioration des services administratifs et l’instauration des bonnes pratiques de la gouvernance et la transparence.

Voilà pourquoi une progression plus importante et plus conséquente est attendue surtout que les IDE au terme des cinq premiers mois de l’année 2012, ont progressé de 14,4% par rapport à la même période de 2010. Dans l’industrie manufacturière, l’un des secteurs le plus créateurs d’emplois, une évolution de 18.4% a été affichée. Et là, Noureddine Zekri a estimé que cette tendance sera confirmée pendant toute l’année.

Certes, les évènements qui ont entaché la situation dans le pays, notamment les mouvements sociaux sont inquiétants, mais les attentes semblent empreintes d’un surcroît d’optimisme à condition « de donner une bonne perception de la Tunisie, avec une stabilisation de l’environnement de l’investissement et de l’environnement social ainsi qu’avec l’application de la loi. Chose qui permettrait de toucher plus d’investisseurs», précise Noureddine Zekri.

Est-ce suffisant pour atteindre nos objectifs ?

Pour atteindre nos objectifs prioritaires en termes d’emploi et développement régional, il est impérativement le temps d’assurer la stabilité politique et sociale, jugée très importante pour regagner la confiance des investisseurs étrangers. Ajoutons à cela, une meilleure législation. D’après Zekri, l’investisseur cherche avant tout un climat favorable pour s’implanter, une meilleure compétitivité avec des coûts réduits. C’est la raison pour laquelle il faut mettre en place des avantages structurels et non plus des incitations fiscales, pour promouvoir l’investissement en Tunisie.

De même, il est important d’améliorer la productivité. « Avec l’avènement de la Révolution, le système productif dans certaines entreprises n’est plus performant », a-t-il relevé. D’où l’importance de réunir les conditions favorables à l’amélioration de la productivité. Bien plus, la promotion des textes réglementaires régissant l’investissement demeure stratégique dans ce processus.

Une responsabilité qui incombe non seulement à la Fipa mais aussi aux différents acteurs économiques, afin de préserver l’investissement étranger en Tunisie, comme étant un potentiel qui ne doit pas laisser indifférent dans un pays qui compte 709,9 mille chômeurs, au titre des trois premiers mois 2012.

Rappelons que la Tunisie compte 3.000 entreprises à participation étrangère, générant 351 mille emplois. Durant les des cinq premiers mois 2012, on a enregistré l’entrée en production de 62 nouvelles entreprises et 115 opérations d’extension. On estime que 6125 emplois ont été créés, ce qui correspond à une croissance de 20% par rapport au nombre d’emplois créés durant la même période de l’année 2011.

Wiem Thebti

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