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Nourredine Bhiri, ANC, Tunisie

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Pas de croissance

Pas de croissance, pas de liberté ou de progrès en l’absence d’une Justice indépendante et autonome, qui soit le seul garant des libertés et des droits de l’Homme, c’est en ces termes que Nourredine Bhiri, ministre de la Justice, a entamé ses réponses aux interrogations des membres de l’ANC, soulevées, posées lors d’une séance d’audition, qui a eu lieu, lundi, 7 janvier 2013, au Bardo. Il a ajouté que la situation de la magistrature est médiocre. Des tribunaux endommagés, une administration en manque de confiance, et un budget insuffisant.

Il a déclaré qu’on ne peut pas parler des droits de l’Homme au moment où les prisonniers sont en surnombre et les locaux sont délabrés et exigus. Les 27 prisons datent déjà de la période de la colonisation et sont actuellement dans un mauvais état. Pis ! 30 mille prisonniers peuplent actuellement les prisons, alors qu’elles ne devraient héberger plus de 20 mille prisonniers.

D’autre part, le ministre a indiqué que 1200 dossiers de corruption financière ont été transmis, à ce jour, au tribunal de première instance de Tunis et 1800 personnes impliquées passeront devant la justice dont 180 sont en détention et 140 autres font l’objet d’une recherche.

Le ministre a fait savoir, également, que la magistrature se trouve, aujourd’hui, soumise à des pressions très fortes. Les plus regrettables sont celles exercées par des personnes qui ont appelé, longtemps, à l’indépendance de ce secteur. Toutefois, il a indiqué qu’une magistrature qui ne cède pas aux pressions des manifestations, du pouvoir politique et de la société civile reste toujours meilleure, et ce en dépit des erreurs qui pourraient être commises à l’encontre de certaines personnes.

Concernant la lenteur dans le traitement des dossiers de malversation, le ministre a précisé qu’une part de la responsabilité incombe à la magistrature, mais elle est due à l’affaiblissement institutions de l’Etat, suite aux événements de violence qui ont suivi la Révolution. De surcroît, les dossiers de corruption ont passé du simple au double par rapport à l’année 2011, indique le ministre.

Au sujet de l’amnistie et la mise en liberté de 1900 prisonniers, Nourredine Bhiri, a précisé que la décision est légale, soulignant, cependant, que le processus de la réforme du secteur de la magistrature nécessitera la création de nouvelles commissions ou sera représentée l’ANC. Par ailleurs, il a précisé que la création de la commission de la magistrature, annoncée récemment, n’a pas vu le jour à cause d’un contexte économique et politique défavorable. Cependant, il a indiqué que ce projet va être amendé de nouveau et devrait être examiné par l’ANC.

Pour ce qui est de la multiplication des grèves de la faim sauvage dans les prisons tunisiennes, Bhiri a expliqué que ce phénomène n’est pas inventé par les Tunisiens, mais il a existé et existe dans tous les pays du monde, précisant que des enquêtes seront ouvertes sur la mort de ces personnes et que toute personne coupable doit assumer sa responsabilité.

Au sujet enfin de l’ouverture des prisons et des hôpitaux aux membres de l’ANC, le ministre a précisé que personne ne peut interdire aux députés de visiter les détenus que ce soit dans les prisons ou dans les hôpitaux, soulignant, cependant, que les visiteurs devraient respecter les règlements internes et l’horaire administratif de certains hôpitaux.

K.T

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Pas de croissance

Pas de croissance, pas de liberté ou de progrès en l’absence d’une Justice indépendante et autonome, qui soit le seul garant des libertés et des droits de l’Homme, c’est en ces termes que Nourredine Bhiri, ministre de la Justice, a entamé ses réponses aux interrogations des membres de l’ANC, soulevées, posées lors d’une séance d’audition, qui a eu lieu, lundi, 7 janvier 2013, au Bardo. Il a ajouté que la situation de la magistrature est médiocre. Des tribunaux endommagés, une administration en manque de confiance, et un budget insuffisant.

Il a déclaré qu’on ne peut pas parler des droits de l’Homme au moment où les prisonniers sont en surnombre et les locaux sont délabrés et exigus. Les 27 prisons datent déjà de la période de la colonisation et sont actuellement dans un mauvais état. Pis ! 30 mille prisonniers peuplent actuellement les prisons, alors qu’elles ne devraient héberger plus de 20 mille prisonniers.

D’autre part, le ministre a indiqué que 1200 dossiers de corruption financière ont été transmis, à ce jour, au tribunal de première instance de Tunis et 1800 personnes impliquées passeront devant la justice dont 180 sont en détention et 140 autres font l’objet d’une recherche.

Le ministre a fait savoir, également, que la magistrature se trouve, aujourd’hui, soumise à des pressions très fortes. Les plus regrettables sont celles exercées par des personnes qui ont appelé, longtemps, à l’indépendance de ce secteur. Toutefois, il a indiqué qu’une magistrature qui ne cède pas aux pressions des manifestations, du pouvoir politique et de la société civile reste toujours meilleure, et ce en dépit des erreurs qui pourraient être commises à l’encontre de certaines personnes.

Concernant la lenteur dans le traitement des dossiers de malversation, le ministre a précisé qu’une part de la responsabilité incombe à la magistrature, mais elle est due à l’affaiblissement institutions de l’Etat, suite aux événements de violence qui ont suivi la Révolution. De surcroît, les dossiers de corruption ont passé du simple au double par rapport à l’année 2011, indique le ministre.

Au sujet de l’amnistie et la mise en liberté de 1900 prisonniers, Nourredine Bhiri, a précisé que la décision est légale, soulignant, cependant, que le processus de la réforme du secteur de la magistrature nécessitera la création de nouvelles commissions ou sera représentée l’ANC. Par ailleurs, il a précisé que la création de la commission de la magistrature, annoncée récemment, n’a pas vu le jour à cause d’un contexte économique et politique défavorable. Cependant, il a indiqué que ce projet va être amendé de nouveau et devrait être examiné par l’ANC.

Pour ce qui est de la multiplication des grèves de la faim sauvage dans les prisons tunisiennes, Bhiri a expliqué que ce phénomène n’est pas inventé par les Tunisiens, mais il a existé et existe dans tous les pays du monde, précisant que des enquêtes seront ouvertes sur la mort de ces personnes et que toute personne coupable doit assumer sa responsabilité.

Au sujet enfin de l’ouverture des prisons et des hôpitaux aux membres de l’ANC, le ministre a précisé que personne ne peut interdire aux députés de visiter les détenus que ce soit dans les prisons ou dans les hôpitaux, soulignant, cependant, que les visiteurs devraient respecter les règlements internes et l’horaire administratif de certains hôpitaux.

K.T

INTERVIEW

Il confesse que l’augmentation du résultat de la BNA ne vient pas que de l’exploitation. Mais il donne des explications qui tiennent la route....

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