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omar s ‘ habou, Béji Caid Essebsi

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La polémique suscitée par les deux lettres de Omar S’habou au sujet des capacités de Béji Caid Essebsi (BCE) à gouverner le pays

La polémique suscitée par les deux lettres de Omar S’habou au sujet des capacités de Béji Caid Essebsi (BCE) à gouverner le pays, s’il était élu président de la République a été très vive. Après le dépôt par BCE de son dossier de candidature, et sa déclaration solennelle, vendredi 12 septembre, que son médecin l’a assuré que son état de santé lui permet d’exercer les fonctions présidentielles pour tout le mandat, et même au-delà, au cas où il serait élu, l’intérêt s’est porté sur les arguments contradictoires développés dans les deux lettres par la même personne (Omar S’habou) , à quelques semaines d’intervalle.

Omar Shabou affirmait, le 3 juillet 2014, que BCE était l’homme de la prochaine étape, lui témoignant confiance et reconnaissance. Il infirme, au passage, l’argument de l’âge, élément de taille qui ne joue pas en faveur du candidat, qui peut se révéler un handicap sur son chemin pour briguer le mandat présidentiel, et insiste sur la lucidité, la présence d’esprit et même l’endurance physique de BCE qui plaident en faveur de sa candidature. Deux mois après (le 4 septembre), le même Omar S’habou adresse une lettre où il développe des arguments opposés à ceux avancés auparavant. Il lui lance un appel pour ne pas se présenter au scrutin, invoquant, pour l’en dissuader, trois types de raisons : d’abord, le pays n’a pas besoin d’un président issu d’un parti, fut-il grand ; ensuite l’âge de BCE l’empêche de s’acquitter de sa mission comme il se doit et il y a même risque de le voir partir avant la fin du mandat. Enfin, il parle des mauvaises influences que subit BCE et qui deviennent avec son âge avancé, tout comme Bourguiba et Ben Ali avant lui, un sujet d’inquiétude sur le mode de prise de décision.

Mais au-delà de cette polémique qui glisse vers les terrains politique et personnel, et se nourrit des dissensions partisanes, il faut soulever le problème du serment d’Hippocrate qui a été enfreint de manière claire par le (ou les) médecin(s) qui avaient accès au dossier médical de BCE et faire de son contenu et de ses conclusions un sujet de débat sur la scène publique.

En fait, au moment d’être admis à exercer la médecine, tout nouveau médecin, promet et jure d’être fidèle aux lois de l’honneur et de la probité, et s’engage à taire les secrets qui lui seront confiés , à respecter les secrets des foyers surtout que son travail lui permet d’être admis dans l’intimité des personnes, et reçu à l’intérieur des maisons, et agir de manière à ce que sa conduite ne serve pas à corrompre les mœurs.

Omar S’habou a parlé de gens qui avaient accès au dossier, ne spécifiant pas, pour le moment, que ceux qui lui ont fourni l’information et les éléments qui la confirment sont des médecins. Mais dans tous les cas de figure, ce sont les médecins qui sont détenteurs du secret et en sont responsables. Ce qui nécessite de mener une double enquête au niveau du conseil de l’ordre des médecins et au niveau de l’administration sanitaire.

La vie privée, le secret médical et tout autre élément ne revêtant pas directement un caractère politique, doivent être préservés et éloignés des tiraillements partisans. Et l’argument qui fait valoir que la publication de telles données personnelles, et la dénonciation de telles cachoteries , immuniseront le pays contre l’élection de responsables séniles, influençables et qui seront, de ce fait , inaptes à gouverner, ne tient pas parce que le pays et le système politique ne peuvent être immunisés que par le respect des lois, des règles de la déontologie et de l’éthique des différents corps de métier. Et il faut être conscient du fait que le responsable politique n’est pas un étudiant dans un amphi de faculté qui dénonce tout et s’en prend à tout le monde.

Si on prend en exemple la situation dans les pays démocratiques, on remarque que plusieurs responsables politiques en exercice ont vécu de graves problèmes de santé ou ont eu une vie privée avec de nombreuses zones d’ombre, sans qu’aucun adversaire politique ou journaliste ne se soit hasardé à utiliser ces éléments pour améliorer ses scores dans les sondages ou doper son audimat.

Aboussaoud Hmidi

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