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On croyait que la République Démocratique du Congo (RDC) en avait fini avec la crise politique, émaillée par des affrontements sanglants, mais c’était sans compter sur les tours de passe-passe et atermoiements du pouvoir en place. Ce dernier vient de remettre en cause l’accord arraché aux forceps par les évêques catholiques et signé par l’opposition et le régime le 31 décembre 2016. Le président Joseph Kabila, par qui la crise est arrivée – du fait de son entêtement à briguer un 3ème mandat, alors que la Constitution les limite à 2 -, a sorti un autre lapin de son chapeau en conditionnant la reconnaissance de cet accord par le renouvellement, par ses soins, du statut accordé aux évêques pour conduire les négociations, rapporte l’AFP.

Alors que les évêques catholiques avaient bouclé leur mission et ont invité hier mardi 03 janvier 2017 le pouvoir et l’opposition à soumettre aujourd’hui les critères pour nommer le Premier ministre, des membres du Conseil national de suivi de l’accord et du processus électoral (CNSA), la taille de la formation gouvernementale et la répartition des tâches durant la transition, patatras, Aubin Minaku, secrétaire général de la Majorité présidentielle et président de l’Assemblée nationale, déclare ceci : « Les évêques doivent d’abord présenter le rapport (au sujet de l’accord, ndlr) au président de la République et celui-ci devra reconfirmer dans son pouvoir discrétionnaire le mandat des évêques et le préciser pour la suite ». Une belle pirouette, aux conséquences potentiellement dangereuses pour un pays au bord du précipice.

Minaku est formel : Pas question pour l’actuelle majorité d’avaliser l’application d’un quelconque accord sans le feu vert formel de Kabila. « C’est le moment de respecter les prérogatives du président de la République, la Constitution et les institutions de la RDC », a-t-il martelé.

L’homme d’affaires Moïse Katumbi, un des plus farouches opposants de Kabila, actuellement en exil, est immédiatement monté au front pour dénoncer des manoeuvres visant à torpiller l’accord qui stipule que le président Kabila peut garder son fauteuil jusqu’à l’élection, à laquelle il ne prendra pas part, à la fin de cette année. « Nul retard volontaire, nul subterfuge, nul blocage ne seront tolérés dans l’application de l’accord », a dit Katumbi dans un communiqué.

L’Organisation internationale de la Francophonie a mis son grain de sel dans cette agitation qui porte tous les germes de la déstabilisation de toute la région. La Secrétaire générale de l’OIF, Michaëlle Jean, dans un communiqué, invite « tous les acteurs congolais (…) à tout mettre en œuvre pour sauvegarder les acquis de cet accord et s’engager résolument en faveur d’une transition politique pacifique et démocratique ».

Pour rappel, cet accord, qui a nécessité deux semaines d’intenses pourparlers, a permis d’éloigner le spectre d’affrontements meurtriers suite à la décision de Kabila de rester au pouvoir après l’expiration de son mandat, le 20 décembre 2016, alors que l’opposition a battu le pavé pour exiger qu’il déguerpisse. Le subterfuge de l’actuel président, qu’on redoutait, est en passe de faire exploser le fragile accord…

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Peut-être la fin des tensions et des heurts sanglants en République Démocratique du Congo (RDC), sur fond d’obstination de l’actuel président, Joseph Kabila, à se cramponner au pouvoir malgré le couperet constitutionnel qui lui interdit de briguer un troisième mandat. Après d’âpres négociations, sur plusieurs mois, la conférence épiscopale de la RDC est parvenue à arracher un accord politique entre le pouvoir et l’opposition hier jeudi 22 décembre 2016 dans la soirée, rapporte Africanews.

Il est convenu que Kabila lâche son fauteuil à la fin de 2017, quoi qu’il se passe. Pour rappel, le précédent accord, sous la houlette du médiateur de l’Union africaine, Edem Kodjo, stipulait que le président partirait en avril 2018, après la tenue des élections, auxquelles, bien entendu, il ne prendrait pas part. C’est cet accord qui avait permis à Kabila de bomber le torse et de mener la vie dure à ses opposants. Il semble qu’on lui ait retiré le tapis sous le pied, même si théoriquement il a encore le temps de voir venir avant de rendre son tablier…

Autre point de l’accord paraphé par les parties en conflit, et non des moindres : Interdiction formelle de tripatouiller la Constitution pour permettre à Kabila de lorgner un autre mandat. Par ailleurs il devra s’accommoder d’un nouveau Premier ministre, issu des rangs de l’opposition pilotée par l’intraitable Etienne Thisekedi.
D’ailleurs ce dernier veillera personnellement sur l’application de l’accord. A noter que le porte-parole du gouvernement n’a pas souhaité s’exprimer sur les termes de ce document…

Le texte passe ce matin entre les mains des parlementaires, pour une adoption en plénière dans la foulée. La signature officielle est programmée cet après-midi même.

Rappelons que le mandat de Kabila a expiré depuis le mardi 20 décembre 2016 et il était censé faire place nette à cette date, mais tout ce qu’on a vu c’est un déploiement impressionnant de forces de l’ordre qui s’en sont prises aux protestataires : Bilan 34 personnes tuées. A moins que le président sorte un autre lapin de son chapeau dans quelques semaines ou mois, le pays en a terminé avec ces épisodes sanglants, grâce à cet accord…

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Le gouvernement tchadien a du souci à se faire. En effet le Conseil constitutionnel a demandé hier vendredi 04 novembre au Parlement de programmer une séance plénière pour se prononcer sur la motion de censure de l’opposition contre le gouvernement, rapporte BBC Afrique.
La motion de censure a été introduite par Madtoingué Bénelngar, un élu de l’Union nationale pour le développement et le renouveau (UNDR), un organe de l’opposition.
Le parlementaire argue que le gouvernement n’est plus apte à solutionner la crise économique et financière qui mine le pays.

Autre exigence de M. Bénelngar, et qui va poser de sérieux problèmes aux autorités : Il veut un bilan financier détaillé de tous les grands projets lancés par l’Etat et tous les éléments comptables sur la gestion du pétrole depuis 2003.
Le député ne s’arrête pas là, il exige également que la lumière soit faite sur les interventions de l’armée tchadienne dans les conflits internationaux, notamment dans la sous-région où son expertise est très sollicitée pour enrayer l’avancée de la secte islamiste Boko Haram.

Le Conseil constitutionnel a estimé que les requêtes du député de l’UNDR étaient justifiées et que le débat devait être tranché par l’Assemblée nationale…

L’initiative de l’élu fait trembler la majorité présidentielle. En effet des experts ont affirmé qu’il est tout à fait que des parlementaires de la coalition soutiennent la démarche de M. Bénelngar et votent en sa faveur.  « Plusieurs députés de l’opposition et de la majorité ont mal vécu la réduction de 50% de leurs primes et indemnités, au nom de l’austérité budgétaire », indiquent ces analystes.

 

 

 

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Les avocats restent attachés à leur position et considèrent que le volet fiscal du projet de la loi de finances 2017 est anticonstitutionnel. C’est ce qu’a déclaré le président de l’Ordre régional des avocats tunisiens à Tunis, Maitre Lotfi Arbi.
Dans une interview parue ce samedi dans le quotidien « Al Maghreb », le représentant du corps du barreau a fait savoir que la garantie de l’égalité entre les professions libérales exige une autre alternative pour la loi fiscale. Cela nécessite la prise en compte de la spécificité de chaque profession.
Pour rappel, les avocats, après les médecins, se sont dit opposés au projet de la loi de finances, considérant qu’il ne répond pas aux aspirations des citoyens. Ce projet accable les avocats de lourdes charges financières qui risquent de mettre en péril la pérennité de leur profession, selon leurs dires. C’est pour cette raison qu’ils ont observé ces derniers temps une grève générale d’une journée, avec présence sur les lieux de travail, suite
à l’appel du Conseil de l’Ordre national des avocats tunisiens.

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Les autorités congolaises sont dans le collimateur de l’ONU, suite à la répression sanglante d’une manifestation de l’opposition qui a fait des dizaines de morts dernièrement. La haute commissaire adjointe aux droits de l’homme à l’ONU, Kate Gilmore, a demandé hier mardi 27 septembre l’ouverture d’une enquête pour situer les responsabilités dans les violences qui ont émaillé les manifestations en République démocratique du Congo. « Une enquête indépendante, transparente et crédible est nécessaire pour traduire en justice les auteurs et les instigateurs des violences », a-t-elle précisé lors d’une réunion à Genève.

Un vrai carnage

Les 19 et 20 septembre derniers, une manifestation des opposants du président Joseph Kabila avait été sévèrement réprimée par les forces de l’ordre. 32 personnes avait été tuées à Kinshasa d’après la police, 50 à 100 selon l’opposition. Les choses avaient dégénéré suite à une marche de l’opposition dans la capitale pour dénoncer le fait que Kabila traine des pieds pour organiser l’élection présidentielle. Les opposants avaient réclamé son départ au plus tard le 20 décembre 2016.
D’après Mme Gilmore, les heurts ont causé la mort de 49 civils et 127 blessés, des drames provoqués « semble-t-il par la Garde républicaine, l’armée et la police ». Quatre policiers avaient également trouvé la mort, selon l’ONU.

Le pays tangue depuis la réélection houleuse de Joseph Kabila en 2011, après un scrutin émaillé par des fraudes massives. Depuis les opposants de Kabila le harcèlent, le soupçonnant de tout faire pour se cramponner au pouvoir, et même de nourrir le projet de piétiner la Constitution qui lui interdit formellement de briguer un autre mandat, limitation oblige. Ce qui conforte l’opposition dans cette idée, c’est que que le pouvoir n’a fixé aucun calendrier pour la prochaine présidentielle ; quant au dialogue national pour ramener le calme dans le pays, il n’a pas avancé d’un iota…

Le gouvernement argumente, très mollement et inquiète…

Face à la bronca de l’opposition, le moins qu’on puisse dire est que le pouvoir se défend très mollement, et surtout n’émet aucun signal rassurant. « Je peux vous confirmer qu’il n’est pas question de violer la Constitution », a argué hier mardi Alexis Thambwe Mwamba, le ministre congolais de la Justice et des droits humains, devant le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU à Genève. « L’élection sera organisée », a-t-il poursuivi, et la date sera déterminée en partenariat avec « les organismes internationaux, dont les Nations unies ». Point barre. Aucune estimation sur la date probable de ce scrutin.
Pour Mme Gimore, les choses sont claires : « Une crise à grande échelle couve ». Elle a appelé tous les acteurs à faire « preuve de volonté politique » pour éviter que le pays sombre dans le chaos. Pour le moment elle prêche dans le désert…

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Le président syrien Bachar al Assad a prêté serment mercredi avant d'entamer un nouveau mandat de sept ans

L’opposition syrienne n’en démord pas : Bachar al Assad devra faire place nette six mois après le démarrage des pourparlers autour de la formation d’un gouvernement de transition. C’est une des exigences que Riad Hidjab, principal coordinateur du Haut Comité des négociations (HCN), un organe créé par l’opposition syrienne, a mises sur la table à Londres ce mercredi 07 septembre, rapporte l’agence Reuters.

Il a ajouté que le calendrier que le HCN a soumis à la communauté internationale stipule six mois de dialogue afin de mettre en place un gouvernement de transition composé de personnalités de l’opposition, du gouvernement et de la société civile.
C’est cette équipe qui va gérer les affaires syriennes pendant 18 mois, avant de céder la place après des élections générales.

« Cette période de transition s’ouvrira avec le départ de Bachar al Assad et de sa clique et, bien sûr, de ceux qui ont commis des crimes contre le peuple syrien », a confié Riad Hidjab.

Cette position radicale complique sensiblement le règlement de la crise syrienne. En effet si on regarde les rapports de force sur le terrain, le régime syrien est en bien meilleure posture, grâce au puissant allié russe, qu’il y a quelques mois. L’armée syrienne a même porté des coups très sévères à Daech et aux rebelles en leur arrachant des villes clés. Les exigences des représentants de la rébellion, coupés du terrain, ne reflètent nullement la situation réelle. Alors tenir mordicus au départ d’al Assad alors qu’il est en position de force, que les Russes le soutiennent, c’est compliquer la tâche des Occidentaux qui tentent de mettre en place avec Moscou une stratégie commune pour pacifier la Syrie. En procédant de la sorte, l’opposition bousille toute chance de parvenir à la paix à moyen terme…

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Le président vénézuélien, Nicolas Maduro, n’en finit pas de fulminer contre ses opposants. Sa dernière trouvaille en date : Les menacer d’une répression plus terrible que celle qui se déploie en Turquie actuellement s’il leur venait à l’esprit de tenter un putsch. Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, lui qui est très décrié en ce moment en Occident pour ses nombreux dérapages, n’espérait sûrement pas faire école et inspirer de la sorte son homologue vénézuélien !

«Erdogan va se sentir comme un petit enfant devant ce que fera la révolution bolivarienne si la droite passe la frontière du coup d’Etat… Je suis préparé pour le faire, je sais déjà ce que dira l’OEA et l’impérialisme nord-américain», a lancé Maduro.

Il n’est pas certain que ce soit la meilleure manière de tenir en respect une opposition déterminée à avoir la tête du chef de l’Etat, après lui avoir damé le pion aux législatives de décembre 2015. Ce n’est pas non plus la meilleure façon de susciter l’élan populaire qui prendra à bras le corps les grosses difficultés économiques du pays. Le Venezuela, qui est pourtant assis sur les plus importantes réserves de pétrole du monde, n’arrive même plus à importer les produits de première nécessité dont a besoin la population, que ce soit les aliments ou les médicaments.

Maduro a tenu ces propos quelques jours avant le départ de sa ministre des Affaires étrangères, Delcy Rodriguez, pour Ankara, en visite officielle. Les deux pays ont exprimé leur intention de renforcer leurs liens. Le Venezuela, on les sait, a urgemment besoin d’argent frais pour financer ses projets, des investissements étrangers en échange de pétrole ou de concessions minières dans la région de l’Orinoque.

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Quand le président Alassane Ouattara a entrepris son projet de nouvelle Constitution, il ne s’imaginait sans doute pas qu’il allait faire face à une telle levée de boucliers de l’opposition. Cette dernière a réitéré son refus catégorique du nouveau texte fondamentale proposé par Ouattara à travers une conférence de presse jeudi dernier à Abidjan. Le président du Front populaire ivoirien (FPI, le parti de l’ex-président Laurent Gbagbo, jugé actuellement à la CPI pour crimes de guerre), Pascal Affi N’guessan, a décrété la « rupture » des pourparlers avec le gouvernement et brandi la menace de faire « descendre dans la rue » ses troupes s’il n’y a « pas de solution » à leurs doléances d’ici « fin septembre » et ce, « jusqu’à ce qu’Alassane Ouattara recule ».

Pourtant Ouattara avait cru bien faire en annonçant la confection d’une nouvelle Constitution, à adopter par référendum, qui ouvre la voie à un poste de vice-président pour partager un peu le pouvoir et à un sénat. Il est aussi question de gommer du texte tous les articles « confligènes » liés aux conditions d’éligibilité à la présidence de la République pour « garantir la paix et la stabilité » en Côte d’Ivoire. Pour rappel, ce sont dispositions qui avaient donné naissance au concept nauséabond d' »ivoirité » et qui avaient mis le feu au pays, provoquant les éruptions xénophobes que l’on sait en 2000, lors de la présidentielle. Une sanglante guerre civile avait finalement éclaté (3000 morts).

Un moyen d’exister pour l’opposition

Le président Ouattara ne se démonte pas face à la bronca de l’opposition, le comité d’experts qu’il a désigné pour élaborer la nouvelle Constitution va débuter des concertations avec les institutions de la République et va aller au contact de la société civile et des partis politiques. Mais le président du FPI, au nom de l’Alliance des forces démocratiques (AFD, une coalition d’une dizaine de partis), a déjà fait savoir qu’il va bouder ces consultations. « Nous n’allons pas recevoir le comité d’experts », a-t-il dit. Il ne veut négocier qu’avec le président Ouattara. « C’est la rupture avec le pouvoir tant que le président Alassane Ouattara n’ouvre pas le débat avec l’opposition », a-t-il martelé, critiquant par la même occasion une tentative de « passage en force » du président de la République.

Le Rassemblement des républicains (RDR, parti de Ouattara) est monté au front pour dénoncer l’attitude de l’opposition. Dans une déclaration jeudi dernier, le porte-parole du RDR a affirmé que Pascal Affi N’guessan « sera tenu pour responsable de toutes les dérives qui pourraient survenir si ses militants descendaient dans la rue (…). Le gouvernement et le RHDP (Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix, coalition au pouvoir) n’accepteront pas le désordre et la chienlit ».

D’après le calendrier, le texte de la nouvelle Constitution sera soumis au référendum fin octobre. Pas sûr que d’ici là le président parvienne à calmer les tensions, surtout que l’opposition, qui tente d’exister dans un pays majoritairement acquis à la cause de Ouattara, va tout faire pour exploiter politiquement cette affaire…

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Les deux  dirigeants du Front populaire Mongi_rahoui_et  zied_lakhdar ont reçu des menaces de mort et le ministère de l'Intérieur est au courant

Dans une interview exclusive accordée ce mercredi 13 juin à Africanmanager, le député du Front populaire Mongi Rahoui a déclaré que la résolution de la crise qui secoue le pays passe par la mise en place d’un gouvernement révolutionnaire qui prendrait en considération les objectifs de la révolution.

D’après lui, une personnalité de l’opposition sera le meilleur choix pour gagner ce challenge.

L’opposant a par ailleurs mis en garde contre la crise politique qui ne cesse de s’aggraver, surtout qu’elle est en train de jouer un rôle négatif sur le plan économique et social. Interview :

Avec l’intensification des concertations pour la formation d’un nouveau gouvernement d’union nationale, où va la Tunisie dans ce nouveau marathon politique ?

La situation a été presque examinée par plusieurs acteurs et observateurs. Une certaine responsabilité est partagée par l’ensemble des parties dans certains secteurs, mais cela n’empêche que la Tunisie fait face à une crise économique et sociale très grave. Cette dernière est due à des choix inefficaces, incapables d’assurer le développement et de réaliser les grands équilibres économiques.

Mais comment expliquer tout cela ?

C’est simple. On n’a pas une vision claire permettant de mettre en place les bases ou encore les mécanismes et les lois économiques de manière à booster l’investissement et par la suite la relance économique.

C’est le même constat pour le volet social. On souffre déjà de l’absence de programmes sociaux qui permettraient de résoudre les grands dossiers dont notamment la pauvreté et le chômage.

Sur le plan politique, on considère que le pays fait face à une crise politique et par la suite une crise du pouvoir. Cela s’explique également par l’incapacité du premier parti au pouvoir à soutenir le gouvernement en place ou encore à présenter des programmes adéquats pour résoudre la crise actuelle et répondre aux besoins du peuple. Ajoutons à cela le conflit qu’a vécu Nidaa Tounes, ce qui a provoqué un climat de méfiance entre ce parti et l’ensemble des Tunisiens.

Une telle situation a bien servi le parti islamiste, Ennahdha, qui demeure le parti qui dirige le pays. Ce dernier a bien profité de l’effondrement de Nidaa Tounes et on a par conséquent constaté le transfert du pouvoir du premier parti au deuxième, sans pour autant annoncer ça officiellement.

Outre cette crise, on se trouve aussi face à une crise au sein du pouvoir exécutif.

Cela veut dire quoi ?

On fait face à un conflit entre le président de la République, Beji Caied Essebssi et le chef du gouvernement, Habib Essid. Ce conflit continue de prendre de l’ampleur puisque le président de la République veut réaliser des mutations à la présidence du gouvernement alors qu’Ennahdha s’est dit attaché à Habib Essid.

D’ailleurs, l’initiative lancée par Beji Caied Essebssi afin de former un gouvernement d’union nationale vient prouver l’échec du gouvernement en place.

Quelles sont les répercussions d’un tel conflit sur la situation générale du pays ?

Avec tout cela, on se trouve face à un gouvernement de gestion des affaires courantes. Et par conséquent, l’équipe ministérielle d’Essid a perdu ses pouvoirs, ce qui a provoqué un certain blocage au niveau des services administratifs.

A mon avis, cette équipe demeure incapable de s’adapter aux mutations que connait le pays et la situation est de plus en plus en difficile, surtout dans cette phase marquée par la prolifération des tiraillements politiques entre les partis de la coalition.

On a bien voulu voir des partis travaillant en synergie et en harmonie pour sortir de l’ornière, mais voilà, la réalité est différente, surtout que chacun d’entre eux est en train de chercher la bonne occasion pour servir ses propres intérêts. Donc, on est au cœur d’une crise économique, sociale et politique très grave. Et la crise politique sera aggravée, surtout qu’elle est en train de jouer un rôle négatif au niveau économique et social.

Les craintes de l’opposition par rapport à cette situation ?

La situation est au bord de l’explosion. Tous les indicateurs viennent confirmer mon hypothèse, surtout avec la montée de la grogne sociale, la marginalisation des régions intérieures et l’exclusion régionale.

Quel regard portez-vous sur la prochaine étape ?

La prochaine étape exige une forte volonté politique, tout en se basant sur une vision claire pour pouvoir dépasser la crise. Cela reste tributaire de deux conditions essentielles. Il s’agit de la justice sociale et de l’égalité devant la loi.

L’initiative lancée par le président de la République sera-t-elle un nouveau départ pour entamer les réformes nécessaires ou bien un nouveau facteur pour le déclenchement d’une nouvelle crise politique ?

Cet avis est personnel. On pourrait sauver la Tunisie, s’il y a réellement une volonté de réaliser cet objectif. Mais, si on veut aussi généraliser l’échec à travers les concertations que les partis au pouvoir mènent actuellement, la situation sera catastrophique.

Faites attention, les ingrédients sont là pour un nouveau déclenchement populaire.

Quels sont les critères pour un gouvernement qui serait capable de diriger le pays dans pareille situation ?

La résolution des problèmes rencontrés exige la désignation d’un gouvernement révolutionnaire qui prendra en considération les objectifs fixés par la révolution.

Bien évidemment, on parle de la lutte contre la corruption, l’absorption de l’épineux problème du chômage et la promotion des régions défavorisées.

Quel serait le meilleur profil pour accomplir cette mission ?

Sans citer un nom précis, une personnalité de l’opposition sera à mon avis le meilleur choix pour relever ce défi… L’opposition est la bonne partie capable de résoudre les problèmes du moment.

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Un nombre de députés de l’opposition ont déposé, auprès de l’instance provisoire chargée du contrôle de la constitutionnalité des lois, un recours contre la loi sur les banques et les établissements financiers, adoptée le 9 juin 2016, par l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), a déclaré à TAP le député Fathi Chamkhi (Front populaire).

Ce recours, précise encore le député, concerne l’inconstitutionnalité des dispositions d’adoption de ladite loi et la transgression des dispositions des articles 62 et 54 , ainsi que de l’article 64 de la constitution et du règlement intérieur de l’ARP.

Les députés se sont en outre basés sur la non conformité avec les articles 22 (2ème paragraphe), 11 (dernier paragraphe), 54, 80, 82,83, 84, 117, 118, 147, 152, du même projet de loi.

Chamkhi a par ailleurs expliqué que 34 députés ont signé la pétition de recours déposée, le 17 juin 2016, auprès de l’Instance et désigné le député Aymen Aloui en tant que leur représentant.

Certains députés de l’opposition ont déposé auparavant un recours contre le meme projet de loi après son adoption.

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Pour l'opposition réunie mardi 21 juin 2016, l'élaboration d'un nouveau programme socioéconomique est plus raisonnable que le changement du gouvernement ...

« L’élaboration de nouveaux programmes socio-économiques est plus importante que le changement des ministres » ont souligné mardi les partis de l’opposition dans un communiqué publié à l’issue de leur réunion sur le gouvernement de l’Union nationale.

Selon une déclaration du représentant de la coalition du pacte, Omar Chahed, les partis signataires (la coalition du pacte de l’Union des forces patriotiques progressistes, le parti El Massar, le Front populaire (FP), le parti Al-Joumhouri, le parti socialiste et le Mouvement Echaâb) ont décidé de créer un comité de communication pour assurer la coordination avec les autres forces démocratiques en vue d’aboutir à une position commune par rapport à l’initiative du Président de la République Béji Caïd Essebsi concernant le gouvernement de l’union nationale .

Chahed a signalé que la réunion a été couronnée par l’élaboration d’un document commun pour l’étude des programmes sociaux et économiques qui doivent être adoptés par le prochain gouvernement, soulignant la nécessité de poursuivre la coordination avec toutes les fractions sociales pour faire sortir le pays de la crise et lancer de nouveaux programmes qui rompent avec l’ancien modèle de développement.

De son côté, le secrétaire général du mouvement Echâab, Zouheir Maghzaoui, a indiqué, dans une déclaration à l’agence TAP, que l’important actuellement n’est pas de changer les ministres mais de concevoir de nouveaux programmes susceptibles de faire sortir le pays de la crise socio-économique.

Pour sa part, Mohamed Jemour, membre du front populaire a indiqué que le front se réunira ce soir pour décider s’il va participer au prochain gouvernement.

À noter que les négociations sur le gouvernement de l’union nationale démarreront demain pour aboutir à une position commune entre tous les partis politiques.

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Réunis samedi, les partis de l’opposition se sont penchés sur l’examen du document préparatoire de l’initiative présidentielle en faveur de la formation d’un gouvernement d’union nationale, a déclaré le secrétaire général du parti Al-Massar Samir Taïeb à l’agence TAP.
Selon une déclaration rendue publique à l’issue de la réunion, les partis qui y étaient présents sont le Front populaire (FP), le parti Al-Massar, la coalition du pacte de l’Union des forces patriotiques progressistes, le parti Al-Joumhouri et le Mouvement Echaâb.
Ces partis ont jugé indispensable de favoriser la coordination entre eux pour aboutir à des recommandations et des solutions communes avant de participer au dialogue national sur l’initiative présidentielle prévu le 22 juin courant.
Des experts représentant les partis présents à cette réunion devront se réunir demain dimanche pour réfléchir aux moyens de juguler la crise socio-économique que traverse le pays.
D’après la déclaration, une réunion élargie aura lieu mercredi prochain au palais de Carthage pour fixer les priorités du gouvernement d’union nationale et élaborer une feuille de route à cet effet.
Aux côtés de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA) et de l’Union tunisienne de l’agriculture et de la pêche (UTAP), les partis de la coalition au pouvoir, le Mouvement Projet de la Tunisie (Machrou Tounes), le parti Al-Massar, le parti Echaâb, le parti Al-Joumhouri et le Front populaire devraient prendre part à cette réunion.

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La commission des experts, chargée par l’opposition d’examiner l’initiative du président de la République relative à la formation d’un gouvernement d’union nationale, se penchera bientôt sur l’élaboration d’un document comportant les priorités et les solutions alternatives pour le salut du pays, dont les dossiers de la fiscalité, la contraction d’emprunts, l’endettement et la mobilisation des ressources nationales.
C’est ce qu’a déclaré, lundi, à la TAP, le secrétaire général du Parti des patriotes démocrates unifié (Ppdu) et dirigeant du Front populaire, Zied Lakhdhar.
Cette commission est formée d’experts du Front populaire et des partis Al-Joumhouri, Al-Massar, Al-Chaab et le Pacte de l’Union des forces patriotiques progressistes, qui sont actuellement en concertation au sujet de l’initiative présidentielle.
Le Pacte regroupe Attarik, Al-Thawabet, le Travail patriotique démocratique, Al-Ghad et le Parti Socialiste.
Le Front populaire réclame un « dialogue économique » sur les programmes et choix des politiques économiques qui seront adoptés par le nouveau gouvernement.
Pour Zied Lakdhar, Le nouveau chef du gouvernement ne doit pas être forcément un technocrate.  » Il devrait plutôt être un politicien à principes, compétent, intègre et courageux « .
Des partis de l’opposition, réunis vendredi soir au siège du Front national, ont décidé la formation d’une commission chargée des relations avec les organisations nationales. La commission aura pour mission d’expliquer la position de ces partis envers la crise dans le pays et leurs propositions pour la surmonter.
Elle expliquera aussi la réaction de ces partis vis-à-vis l’initiative du président de la République de former un gouvernement d’union nationale.

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Ce qu’on retient de la réunion des partis de l’opposition hier vendredi 10 juin dans la soirée, pour plancher sur l’initiative du chef de l’Etat, c’est qu’ils tiennent toujours à être les têtes qui dépassent dans l’optique de peser dans les négociations autour du gouvernement d’union nationale. De bonne guerre, politiquement, entendons-nous bien. Quant à savoir si c’est dans l’intérêt du pays, ça c’est une autre question…

En tout cas hier, les partis de l’opposition – le Front populaire, Al Joumhouri, Mouvement du peuple, Al Massar… – ont mis en relief la nécessité d’élaborer un nouveau programme économique et social, qui se démarque nettement des plans du gouvernement actuel, accusé d’être à la solde de parties étrangères.

Par ailleurs l’opposition y est allée de son initiative en annonçant la formation d’un groupe d’experts pour travailler sur de nouvelles pistes qui seront soumises au prochain gouvernement.

Il va y avoir du sport… et une vraie cacophonie qui, de toute évidence, ne fait pas les affaires du pays.

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A peine adoptée en deuxième lecture, la loi sur les banques et les institutions financières est revenue sous les fourches caudines de l’opposition dont l’imagination ne semble pas tarir lorsqu’il s’agit de fusiller un texte de loi qui n’arrange pas sa démonstration. Moins de  douze heures après son vote par l’Assemblée des représentants du peuple par 107 voix pour, une seule voix contre et 8 abstentions, des signatures (une trentaine comme le prévoit la procédure)  ont commencé à être collectées en vue d’un autre recours contre le texte adopté jeudi.

Un rebondissement qui n’est pas indemne d’autres contretemps et de retards d’autant plus inutiles et fastidieux que les motifs de droit invoqués ne cultivent pas la pertinence de convaincre l’Instance de contrôle de la constitutionnalité des lois, qui avait déjà rejeté pour vice de forme la première copie de la législation bancaire. Cette fois-ci, il s’agirait de griefs relatifs à la constitutionnalité de certaines dispositions, notamment celles ayant trait aux banques islamiques  auxquelles il est reproché d’être entachées de dimension idéologique !!!

Le droit d’ester étant reconnu et la qualité d’agir des auteurs du pourvoi ne faisant pas de doute, il va falloir que la machine juridico-constitutionnelle se mette en branle pour trancher et le litige et la controverse, afin de permettre au texte voté de suivre son cheminement vers la promulgation et la publication au journal officiel et partant, rassurer une fois pour toutes le Fonds monétaire international sur le sort final de cette loi, une des réformes majeures qu’il a « recommandées » pour débourser le prêt de 2,9 milliards de dollars sous le mécanisme élargi de crédit.

Pour autant, l’opposition et son chef de file, le Front populaire, auront-ils épuisé toutes les « voies de recours » pour bloquer la loi  et frapper d’estoc et de taille, toutes les législations similaires à venir? Très probablement, dès lors qu’on est en face d’un exécutif qui ne se dote pas de toutes les parades juridiques et techniques qui permettent à ses projets de loi de passer comme une lettre à la poste. Celui relatif aux banques et aux institutions financières en est la démonstration. Même  le gouverneur de la Banque centrale Chedly Ayari a reconnu que la nouvelle loi comporte « plusieurs lacunes » et « certaines de ses dispositions doivent être amendées ».

C’est du pain bénit pour le FP et groupes assimilés qui ont en réserve bien des « casus belli » potentiels, en particulier ceux liés à l’endettement où les manouvres dilatoires et l’esprit de malice  et de chicane seront un arsenal tout à fait indiqué avec comme cible de choix les bailleurs de fonds internationaux, en tête desquels l’incontournable FMI, chargé de tous les maux et de décréter ukases et diktats dès lors qu’il s’agit de prêt ou de concours financiers, comme c’est précisément le cas de la loi bancaire.

Le ministre des Finances Slim Chaker s’en est défendu , en tenant à rappeler que les engagements des gouvernements successifs sur la base desquels la Tunisie a emprunté 1,6 milliard de dollars en 2013 nécessitent l’accomplissement de ces différentes réformes, sinon le gouvernement sera amené à recourir à l’emprunt pour financer le budget de l’Etat à des taux d’intérêt variant entre 6 et 7 %, au lieu des 2 % proposés par les bailleurs de fonds.

Le même ministre avait eu déjà, début mai, à s’expliquer auprès du FMI sur l’opportunité de ces financements et sur les engagements pris pour mener diligemment les réformes permettant une saine gestion des banques, notamment publiques. Dans une note adressée au Fonds, il promettait que « nous comptons accélérer nos efforts pour réformer le secteur financier afin de réduire ses vulnérabilités ». Surtout, il assurait que « à moyen terme, l’Etat permettra l’entrée des partenaires techniques et stratégiques au sein des trois banques publiques en vendant une part significative de ses participations, afin de renforcer l’expertise bancaire au sein de ces établissements et améliorer leur gouvernance ».

Encore de l’eau apportée au moulin des contempteurs de la loi bancaire placée déjà sur le sentier tortueux du contrôle constitutionnel, des navettes parlementaires et du va-et-vient des textes entre l’Exécutif et le Législateur.

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Les partis de l’opposition pourraient accepter de faire partie du gouvernement d’Union nationale si certaines conditions sont réunies, a indiqué le secrétaire général d’Al-Massar, Samir Ettaieb.
Réunis mercredi pour examiner l’initiative du président de la République appelant à la création d’un gouvernement d’union nationale, les partis de l’opposition ont réaffirmé l’échec du gouvernement actuel et du régime mis en place à l’issue des législatives de 2014, a-t-il souligné dans une déclaration aux médias.
 » Si les participants au prochain dialogue national parviennent à s’accorder sur les priorités et le contenu du projet national de salut qui sera adopté par le gouvernement attendu, l’opposition assumera dans ce cas son devoir et pourrait intégrer le prochain gouvernement « , a ajouté Ettaieb.
Le secrétaire général d’Al-Massar a estimé que qu’il faut éviter les erreurs commises lors du dernier dialogue national qui a réuni les différentes forces politiques, et qui a restreint la question au niveau de la nomination d’une personnalité bien déterminée à la tête du prochain gouvernement « .
Il est primordial à l’heure actuelle, a-t-il insisté, de définir les priorités du prochain gouvernement avant de déterminer sa composition et la personnalité qui le conduira.

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Le dirigeant au Front Populaire

Le Député Ahmed Seddik (Front Populaire) a menacé, au cours d’une séance plénière à ’assemblée des Représentants du Peuple (ARP) tenue, mardi, de renvoyer de nouveau en appel, le projet de loi sur les banques et les institutions financières au cas de non intégration des amendements.
A rappeler que l’instance provisoire de contrôle de la constitutionnalité des lois, avait déclaré ce projet de loi anticonstitutionnel . Adopté le 12 mai 2016, ce projet de loi a été considéré comme non conforme en forme et contenu.
Le Front Populaire avait boycotté la séance de l’adoption du projet précité pour atteinte au règlement intérieur qui stipule qu’il faudrait un délai de 12 jours pour que le projet de loi soit discuté en plénière.
Seddik a ajouté que des problèmes constitutionnels font encore l’objet de renvoi ajoutant que le Front Populaire a encore plusieurs critiques dont certaines sont d’ordre économiques, soulignant l’importance des volets constitutionnels notamment la question de la finance islamique.
Il a précisé qu’il ne s’agit pas d’un problème idéologique mais d’un différend politique, constitutionnel et juridique visant l’unification des textes juridiques de l’Etat ajoutant que l’introduction de la finance islamique constitue une lacune.
Le député Mohamed Ben Salem (Mouvement Ennahdha) a mis l’accent sur l’importance de cette loi car le système bancaire nécessite une nouvelle loi de contrôle des banques.
Le député Imed Daïmi (parti Al-Irada) a appelé à consacrer la séance au débat de la formation d’un gouvernement d’union nationale proposé par le Président de la République Béji Caid Essebsi.
Le député Nizar Amami (Front Populaire) a considéré que l’introduction de la finance islamique est une question idéologique soulignant l’importance des réformes pour la réalisation du développement économique.

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Lors de la tenue de la séance plénière de l’assemblée des représentants du peuple (ARP)

Des députés de l’opposition à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) ont appelé, vendredi, lors d’une séance plénière, à reporter le débat sur le projet de statut de la Banque centrale de Tunisie (BCT) et à ne pas hâter son adoption. Cette requête, acceptée par le président de l’ARP, Mohamed Ennaceur a été formulée pour donner aux députés, davantage du temps pour lire attentivement les dispositions dudit statut.
Les parlementaires Faycel Tebbini (Parti des Agriculteurs), Zouhaier Maghzaoui (Mouvement du peuple) et Samia Abbou (Courant démocratique) ont demandé, quant à eux, d’achever le débat sur le projet de statut en  plénière et de reporter son adoption à une autre séance.
Zied Lakhdar du Front Populaire a estimé, lui, que l’examen du projet de statut à l’ARP s’est fait dans « un temps record » et sans consulter les différentes parties intervenantes, dont les agents de la BCT.
D’après lui, ce projet de statut a été élaboré sous la pression du FMI (Fonds monétaire international) et à un moment où la BCT doit œuvrer davantage pour renforcer la souveraineté nationale, que la banque en constitue, un des fondements.
« L’indépendance de la BCT ne peut pas être réalisée sans l’unité de l’Etat qui exige que la BCT, soit une institution publique, dont la politique monétaire est adaptée à la politique économique générale du pays et joue un rôle dans la lutte contre la corruption et la consécration des principes de bonnes gouvernance », a-t-il développé.
Les députés auront jusqu’à dimanche pour débattre, en plénières, du statut de la BCT.

TAP

Le président algérien

Branle-bas de combat pour l’opposition ce mercredi 30 mars 2016 à Alger. En effet les partis d’opposition ont sonné le rassemblement pour coordonner leur attaque contre le régime et exiger que le président Abdelaziz Bouteflika, âgé (79 ans), malade et affaibli, passe la main après 16 ans à la tête du pays.

Islamistes, laïcs, nationalistes, réformateurs… Bref, les ennemis d’hier ont tous  répondu présent à l’appel. Ce sont plus de 17 partis d’opposition qui conversent à Zéralda, dans la banlieue sud-ouest d’Alger, pour, espèrent-ils, trouver des mécanismes pour freiner la dégradation du climat politique du pays, sans parler des ennuis macro-économiques qui pointent le bout de leur nez. Mais plus encore qu’une batterie de solutions pratiques, ce que veulent les anciens chefs du gouvernement Ali Benflis et Mouloud Hamrouch, des leaders du Mouvement de la société pour la paix (MSP) et du parti Ennahda, Abderazzak Mokri et Mohammed Douibi, les anciens combattants Djamila Bouhired et Lakhdar Bouregâa, c’est que Bouteflika fasse place nette après des années de règne sans partage.

On signale l’absence de Louisa Hanoune, dirigeante du Parti travailliste, à ce forum. Elle n’aurait pas été invitée. Et quand Jeune Afrique a posé la question à ces messieurs, un membre du comité d’organisation a rétorqué : « Elle ne s’est pas montrée intéressée par cette conférence ». Il n’en dira pas plus, mais on peut supposer qu’il y a d’autres raisons à l’absence de cette grande figure de la scène politique…

Une opposition divisée et impuissante

Malgré sa masse imposante – on annonce 400 personnes à Zéralda -, l’opposition n’a jamais pu, ou su, profiter des déboires de Bouteflika pour le bousculer, et encore moins le déboulonner. Pourtant les opposants ont une bonne rampe de lancement avec l’Instance de concertation et de suivi de l’opposition (ICSO), qui a été mise sur pied le 10 juin 2014 à l’hôtel Mazafran, à l’ouest d’Alger, après le succès de Bouteflika à la présidentielle. Ce front était censé multiplier les actions pour faire de ce quatrième mandat un enfer, le mandat de trop, selon eux. Mais voilà, toutes les initiatives de l’opposition ont été minées par des batailles idéologiques et politiques, tout ce qu’il ne faut pas faire face à un pouvoir fort et autoritaire. Il y a ceux qui militent pour que Bouteflika soit rangé aux oubliettes après une présidentielle anticipée, ceux qui veulent négocier avec lui pour une transition en douceur, ceux qui exigent que l’armée garde son statut de « pilier de l’État »… Bref, l’ICSO a le tournis et ne peut rien entreprendre de décisif. Du pain béni pour l’homme fort du pays qui peut à sa guise avancer ses pions et verrouiller le pouvoir. Son projet de loi de Finances 2016 et son projet de révision constitutionnelle ont complètement broyé les timides tentatives de blocage d’une opposition frêle et inconséquente.

L’Algérie est plus fragilisée que jamais avec le pilotage à vue de son économie, soulignée par le FMI et des experts, une gouvernance loin d’être transparente, une atmosphère délétère dans la puissante armée, des soubresauts sociaux, de fortes tensions politiques, un budget national impacté par la chute des cours du pétrole. Sans parler du fléau du terrorisme qui ne laisse aucun répit aux gouvernants de la sous-région. L’opposition a assurément une carte à jouer, mais encore faut-il quelle arrive à vaincre ses vieux démons. Tout un programme !

Reseaux Sociaux

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