Tags Posts tagged with "or, argent, Tunisie"

or, argent, Tunisie

par -
La Révolution tunisienne n’a pas fait que des martyrs. Elle a aussi fait des victimes

La Révolution tunisienne n’a pas fait que des martyrs. Elle a aussi fait des victimes, personnes morales et physiques. Les incendies d’usines, de postes de police, de tribunaux et surtout de recettes de finances ont, en effet, porté un énorme préjudice à des centaines sinon des milliers de personnes. Ces personnes ont, en effet, perdu toutes traces de leurs affaires en justice, des emplois et des biens.

En plus des 45 recettes incendiées par ceux qui avaient profité de la Révolution pour commettre des crimes crapuleux (coût des réparations et de remise en l’état : 3 MDT des caisses de l’Etat), cinq recettes fiscales au moins (Kalaat Sénane, Jbeniana, Esouassi, Douz et Téboursouk) ont enregistré le vol de 750 kilogrammes d’or et de 704 kilogrammes d’argent, déposés dans les coffres de ces recettes.

Beaucoup d’autres recettes n’ont dû le sauvetage de leurs contenus en biens précieux et en documents importants de citoyens tunisiens qu’au dévouement et parfois l’ingéniosité des responsables de ces recettes et à qui il faudra que le ministère des Finances rende un jour hommage. On cite l’exemple de ce receveur, dans une ville du Nord-ouest, qui avait fait circuler le bruit, pendant les émeutes, qu’il avait transféré l’Or du coffre-fort de sa recette dont il avait même laissé la porte ouverte pour faire plus vrai que nature. L’exemple aussi de cet autre receveur qui recevait, les larmes aux yeux mais avec calme, les instructions de ses supérieurs et sauvegardait les bien d’autrui, alors que la recette brûlait sous sa maison.

Tout cet or et cet argent, volé par les bandits de grands chemins de la Révolution, était déposé par des Tunisiens en garantie pour des microcrédits, contractés auprès des recettes des finances, comme c’est la coutume tunisienne depuis des décennies. La contrepartie financière de cette fortune en métaux précieux est actuellement évaluée à 20 MDT, mais n’était pourtant pas assuré. L’Etat tunisien n’en avait pas pris la précaution, ce qui le pousse à envisager maintenant de ne plus jouer ce rôle de prêteur sur gage. Le gouvernement et l’administration fiscale en Tunisie ont pourtant pris la décision d’en dédommager les propriétaires.

C’est ainsi que bientôt, le temps de rédiger et de faire circuler la circulaire exécutoire de la loi de Finances qui a apporté la décision de dédommagement, le temps de trouver les fonds nécessaires, les propriétaires de l’or et de l’argent mis en dépôt, pourront se présenter aux recettes concernées, pour recevoir les contreparties financières de leurs dépôts. Ils devront, pour cela, être munis des preuves de leurs dépôts, des preuves de paiement des crédits contractés auprès des recettes de finances et d’une demande de dédommagement. Ce dédommagement se fera cependant au prix de l’or ou de l’argent en casse, à un prix que déterminera la BCT (Banque Centrale de Tunisie). Au prix actuel de l’or, cela devrait en ravir plus d’un !

Pour le volet judiciaire de cette affaire, l’instruction court toujours … depuis une année. Ni la police ni la justice ne semblent avoir, jusqu’à présent, le temps de boucler l’enquête et d’arrêter enfin les bandits de grand chemin.

par -
La Révolution tunisienne n’a pas fait que des martyrs. Elle a aussi fait des victimes

La Révolution tunisienne n’a pas fait que des martyrs. Elle a aussi fait des victimes, personnes morales et physiques. Les incendies d’usines, de postes de police, de tribunaux et surtout de recettes de finances ont, en effet, porté un énorme préjudice à des centaines sinon des milliers de personnes. Ces personnes ont, en effet, perdu toutes traces de leurs affaires en justice, des emplois et des biens.

En plus des 45 recettes incendiées par ceux qui avaient profité de la Révolution pour commettre des crimes crapuleux (coût des réparations et de remise en l’état : 3 MDT des caisses de l’Etat), cinq recettes fiscales au moins (Kalaat Sénane, Jbeniana, Esouassi, Douz et Téboursouk) ont enregistré le vol de 750 kilogrammes d’or et de 704 kilogrammes d’argent, déposés dans les coffres de ces recettes.

Beaucoup d’autres recettes n’ont dû le sauvetage de leurs contenus en biens précieux et en documents importants de citoyens tunisiens qu’au dévouement et parfois l’ingéniosité des responsables de ces recettes et à qui il faudra que le ministère des Finances rende un jour hommage. On cite l’exemple de ce receveur, dans une ville du Nord-ouest, qui avait fait circuler le bruit, pendant les émeutes, qu’il avait transféré l’Or du coffre-fort de sa recette dont il avait même laissé la porte ouverte pour faire plus vrai que nature. L’exemple aussi de cet autre receveur qui recevait, les larmes aux yeux mais avec calme, les instructions de ses supérieurs et sauvegardait les bien d’autrui, alors que la recette brûlait sous sa maison.

Tout cet or et cet argent, volé par les bandits de grands chemins de la Révolution, était déposé par des Tunisiens en garantie pour des microcrédits, contractés auprès des recettes des finances, comme c’est la coutume tunisienne depuis des décennies. La contrepartie financière de cette fortune en métaux précieux est actuellement évaluée à 20 MDT, mais n’était pourtant pas assuré. L’Etat tunisien n’en avait pas pris la précaution, ce qui le pousse à envisager maintenant de ne plus jouer ce rôle de prêteur sur gage. Le gouvernement et l’administration fiscale en Tunisie ont pourtant pris la décision d’en dédommager les propriétaires.

C’est ainsi que bientôt, le temps de rédiger et de faire circuler la circulaire exécutoire de la loi de Finances qui a apporté la décision de dédommagement, le temps de trouver les fonds nécessaires, les propriétaires de l’or et de l’argent mis en dépôt, pourront se présenter aux recettes concernées, pour recevoir les contreparties financières de leurs dépôts. Ils devront, pour cela, être munis des preuves de leurs dépôts, des preuves de paiement des crédits contractés auprès des recettes de finances et d’une demande de dédommagement. Ce dédommagement se fera cependant au prix de l’or ou de l’argent en casse, à un prix que déterminera la BCT (Banque Centrale de Tunisie). Au prix actuel de l’or, cela devrait en ravir plus d’un !

Pour le volet judiciaire de cette affaire, l’instruction court toujours … depuis une année. Ni la police ni la justice ne semblent avoir, jusqu’à présent, le temps de boucler l’enquête et d’arrêter enfin les bandits de grand chemin.

Reseaux Sociaux

INTERVIEW

Dans une interview exclusive accordée à Africanmanager, le PDG de la Poste Tunisienne, Moez Chakchouk, a mis l’accent sur les efforts fournis par l’entreprise pour...

AFRIQUE

SPORT