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Panama Papers

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Le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie, Chedli Ayari, passe devant la commission d’enquête sur l’affaire de la fraude fiscale ‘Panama papers’ ce lundi 20 juin, à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP).

A signaler que les ministres des Domaines de l’Etat et des Affaires foncières, Hatem Euchi et des Finances, Slim Chaker, passeront également sur le gril, pour le même dossier..

Ahmed Saïdi, président de la commission, a coupé court aux bruits selon lesquels le pôle judiciaire a demandé à l’ARP de geler les travaux de la commission.
Il a ajouté, dans ce sens, que les commissions d’enquête parlementaires sont tout ce qu’il y a de plus légal et qu’elles ne marchent pas sur les plates-bandes de la justice.
« Nous ne condamnons personnes (…) nous faisons un travail d’investigation puis relayons le travail à la justice », a-t-il précisé.

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Le président de la commission d’enquête parlementaire sur les révélations de Panama Papers, Ahmed Saidi, a déclaré, le lundi 13 juin 2016, que les responsables du site Inkyfada ont refusé la demande d’audition par les membres de la commission.

Il a ajouté que les responsables d’Inkyfada ont considéré cette demande comme une accusation et une atteinte à la liberté de la presse. Ahmed Saidi a, dans ce contexte, affirmé : « nous respectons la décision d’Inkyfada, néanmoins  nous aurions souhaité qu’ils acceptent notre demande. Nous réaffirmons que le rôle de la commission est de mener des enquêtes et que les autorités judiciaires restent toujours les plus concernées par cette affaire .

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Chedly Ayari

La commission parlementaire d’enquête sur les documents de Panama Papers a décidé d’auditionner le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT) et les ministres des finances, des Domaines de l’Etat et des affaires foncières, a affirmé Béchir Khélifi, membre de la commission.
Dans une déclaration aux médias à l’issue d’une réunion à huis clos, Khélifi a fait part de la disposition de la commission à coopérer avec le Parlement européen qui, à son tour, avait crée une commission d’enquête dans la même affaire.
La commission parlementaire a appelé à hâter la promulgation d’une loi qui régit les commissions d’enquête parlementaire et d’organiser leur travail pour s’acquitter convenablement de leur mission.
 » La rédaction du site Inkyfada a refusé d’assister à une séance d’audition convoquée par la commission d’enquête  » a regretté khélifi ajoutant, toutefois, que selon la loi, les rédacteurs ne sont pas tenus d’y assister « .
L’Assemblée des représentants du peuple (ARP) avait décidé, le 7 avril dernier, la création d’une commission parlementaire pour enquêter sur les révélations de  » Panama Papers « . Une enquête réalisée par un collectif de journalistes qui a dévoilé des avoirs dans les paradis fiscaux de plusieurs responsables politiques et personnalités de premier plan, dont des Tunisiens.

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Parmi les 22 membres de la commission parlementaire chargée d’enquêter sur l’affaire Panama Papers, entre 5 et 7 députés étaient présents ce lundi 13 juin 2016 a l’Assemblée des représentants du peuple (ARP).
A signaler que cette commission travaillera avec les structures de l’Etat, la Banque centrale de Tunisie, des institutions parlementaires dont le Parlement français pour dévoiler la vérité sur l’implication de plusieurs personnalités tunisiennes dans cette affaire.

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Les membres de la commission d’enquête dans l’affaire Panama Papers se réuniront aujourd’hui, lundi 13 juin 2016 à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) .

Il est à rappeler à ce propos que le procureur de la République auprès du tribunal de première instance de Tunis avait ordonné l’ouverture d’une enquête sur cette affaire de Panama Papers et les personnalités politiques tunisiennes soupconnées d’y être impliquées.

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Le Courant démocrate a considéré que la situation ne nécessite pas un gouvernement d’Union nationale mais d’un gouvernement qui devrait plutôt prévoir des réformes économiques radicales et une volonté politique pour lutter contre la corruption et non pas un gouvernement d’unité nationale.

Selon le Courant démocrate la proposition du président de la République Béji Caïd Essebsi d’un gouvernement d’unité nationale est un aveu flagrant de l’échec de la coalition gouvernementale dans la gestion des affaires du pays.

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Le président de la commission d’enquête dans l’affaire Panama Papers, au sein de l’assemblée des représentants du peuple Ahmed Saïdi, a déclaré lors du démarrage de ses travaux, ce lundi 30 mai, que des représentants du journal électronique d’investigation Inkydafa seront auditionnés.  Saïdi a ajouté qu’un agenda sera établi pour enquêter dans cette affaire qui évoque principalement un scandale d’évasion fiscale.

Pour rappel, plusieurs noms de personnalités tunisiennes ont été révélés par Inkyfada dans l’affaire Panama Papers.

La commission d’enquête créée récemment pour examiner l’implication de certains tunisiens dans l’affaire d’évasion fiscale Panama Papers a élu, lundi 9 mai 2016, Ahmed Saïdi du parti Al Moubadara en tant que président, a rapporté Mosaique Fm.

Les personnalités citées dans les révélations de « Panama Papers » appartiennent aux partis au pouvoir, ce qui risque d’entacher la crédibilité de la commission, selon l’élu du courant démocratique Ghazi Chaouchi.

La commission se compose de 18 membres appartenant à ces partis sur un total de 20 élus, dont principalement :

Président de la commission : Ahmed Saïdi (Al Moubadara)
Vice-président : Mongi Harbaoui ( Nidaa Tounés)
Rapporteur : Zouhaier Rejbi (Ennahdha)
Rapporteur adjoint : Tahar foudhaili (UPL)

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Les membres de la commission parlementaire chargée d’enquêter sur l’affaire « Panama Papers » devrait se réunir aujourd’hui, lundi 9 mai 2016 à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) au Bardo.

La commission en question est composée de députés d’Ennahdha, de Nidaa Tounes, du Front populaire, d’Afek Tounes, de l’Union Patriotique Libre (LPR), d Al Horra, du groupe social-démocrate ainsi que des députés indépendants.

Il est à rappeler par ailleurs que plusieurs responsables et personnalités tunisiennes font partie des évadés fiscaux dévoilés par la fuite des Panama Papers.

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La source des révélations des « Panama Papers » dresse un réquisitoire sévère contre l’inertie des politiques, de la justice et des médias contre les paradis fiscaux, pronostiquant une « révolution numérique » dans le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung vendredi.

Rebaptisé « John Doe » pour préserver son anonymat, l’informateur, qui s’exprime pour la première fois depuis l’éclatement de l’affaire en avril, promet sa « coopération » pour les « milliers de poursuites » qui pourraient découler du scandale, à condition que les « lanceurs d’alerte » se voient garantir « l’immunité contre les représailles gouvernementales ».

« La prochaine révolution sera numérique. Ou peut-être a-t-elle déjà commencé », assure son long « manifeste » rédigé dans un anglais soutenu, estimant que « l’accès à l’information », très inégal mais bouleversé par Internet, est la clef d’un système capitaliste dévoyé « qui se rapproche davantage d’un esclavage économique ».

Sa décision de livrer gratuitement à une centaine de médias quelque 11,5 millions de documents du cabinet d’avocats panaméen Mossack Fonseca est « personnel(le) », parce qu’il s’est rendu compte « de l’ampleur des injustices » qu’ils dépeignent, explique-t-il, selon la traduction en français du quotidien Le Monde.

« Je ne travaille ni n’ai jamais travaillé pour un gouvernement ou un service de renseignement, ni directement ni en tant que consultant », se borne-t-il à préciser, ne livrant aucun indice sur sa nationalité, son identité ou ses fonctions.

Mossack Fonseca, accuse-t-il, « a usé de son influence pour écrire et tordre les lois partout dans le monde en faveur d’intérêts criminels pendant plusieurs décennies », protégeant par des sociétés-écrans certes légales « une large palette de crimes qui vont au delà de l’évasion fiscale ».

Or « pendant 50 ans, les branches exécutive, législative et judiciaire du pouvoir à travers le monde ont totalement échoué à soigner les métastases des paradis fiscaux », ciblant « les citoyens aux revenus bas et moyens » plutôt que les plus riches, poursuit-il.

Celui qui a choisi de confier ses révélations au Süddeutsche Zeitung et au Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) s’en prend aussi aux médias, déplorant le « manque de financements » du journalisme d’enquête et le désintérêt de grands médias à son encontre.

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Le député démissionnaire de l’Assemblée Nationale Constituante (ANC) pour le parti républicain Al Joumhouri

Réagissant à la mention de son nom dans les documents « Panama Papers » dévoilée par le site inkifada, le ministre des Technologies  de la communication et de l’Economie numérique, Noomane Fehri a affirmé que la question n’est entachée d’aucun soupçon d’illégalité ou d’immoralité.

Sur sa page facebook, tout en confirmant l’exactitude de la version livrée par le site concernant son lien avec la société mentionnée, il a souligné qu’il avait mis fin à  cette relation dès 1998 date à partir de laquelle il n’y  détenait plus aucune action, indiquant que même durant la période 1996-1998, « il n’a tiré aucun revenu ni bénéfice de ce projet mort-né ».

Ila  ajouté que le statut de la société est légal de même que sa constitution qui avait coïncidé avec la période où il résidait à l’étranger depuis 20 ans, ce qui l’avait fondé à participer à une société hors le pays d’origine.

Noomane Fehri a affirmé que cette question est à mille lieues de tout soupçon d’évasion fiscale ou de fuite de capitaux, soulignant toutefois sa disposition à assumer sa responsabilité juridique et morale au cas où serait administrée la preuve du contraire.

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Le nom de Noomane Fehri,  ministre tunisien des Technologies de la communication et de l’Économie numérique, est cité dans les Panama Papers en tant que directeur éphémère d’une société créée dans les Îles Vierges Britanniques en 1994 par Mahmoud Trabelsi, un homme d’affaires et ami du ministre. Cette société est dissoute le 21 novembre 2011, un jour avant la séance inaugurale de l’Assemblée nationale constituante, révèle lundi le site Inkifada dans un article.

Il ajoute qu’1994, Mahmoud Trabelsi crée la société Tradepro Investments Group Limited sous la juridiction des Îles Vierges britanniques. En septembre 1996, la société change de nom pour devenir Information System Services Limited. C’est à ce moment-là que Noomane Fehri rejoint son ami et associé en tant que directeur. Il entre également dans le capital de la société avec 25 actions d’une valeur d’un dollar chacune.

Deux années plus tard, en 1998,  Fehri démissionne de son poste et la société reprend son nom initial. Il n’apparaît alors plus dans les documents du cabinet Mossack Fonseca avant le 21 novembre 2011, date de la dissolution de la société qu’il paraphe pourtant en tant que directeur, aux côtés de Mahmoud Trabelsi. Noomane Fehri avait alors été fraîchement élu député sur les listes d’Afek Tounes. Cette dissolution tardive ne serait qu’un “oubli”, selon les deux anciens associés.

Après sa démission en 1998, la société redevient “Tradepro Investments Group Limited” et le nom de l’actuel ministre des TIC n’apparaît plus avant le 21 novembre 2011, précise le site.

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Les millions de documents des « Panama Papers » qui ont mis au jour un vaste scandale d’évasion fiscale seront accessibles au public à partir du 9 mai, a annoncé mercredi l’organisation à l’origine de ces révélations. Dans un communiqué, le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) a indiqué qu’une base de données inclura des informations sur plus de 200.000 sociétés, trusts et fondations immatriculées dans 21 paradis fiscaux, de « Hong Kong au Nevada, aux Etats-Unis ».

Depuis début avril, les révélations des « Panama Papers » ont provoqué l’ouverture de nombreuses enquêtes à travers le monde et conduit le Premier ministre islandais et un ministre espagnol à la démission. Les quelque 11,5 millions de documents du cabinet panaméen Monsack Fonseca, dévoilés par une centaine de médias internationaux ont plus généralement révélé l’utilisation à grande échelle de sociétés offshore permettant de placer des actifs dans des territoires opaques et à très faible fiscalité.

Dans son communiqué, l’ICIJ affirme que les investigations sur ces documents « continuent » et que de nouveaux articles seront publiés « dans les semaines et les mois qui viennent ». Basé à Washington, ce consortium a déjà mis en ligne en 2013 une base de données sur ses précédentes révélations baptisées « Offshore Leaks ».

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Bitdefender est une société internationale de technologies de sécurité qui fournit ses solutions dans plus de 100 pays. Bogdan Botezatu,son analyste spécialisé dans l’étude des menaces cybercriminelles, a écrit ce papier dont nous avons reçu copie, sur la relation des Anciens employés avec les données confidentielles de son entreprise et comment éviter un nouveau « Panama Papers ». Intéressant à lire pour les chefs d’entreprise.

L’affaire des Panama Papers a été largement couverte par les médias, totalisant plus de 10 000 articles rédigés dans le monde. Cette affaire a surtout été traitée sous un angle purement financier, légal et moral, listant un certain nombre de personnalités impliquées. En tant qu’expert en cybersécurité, j’ai préféré m’intéresser à l’origine même de la fuite de données et analyser les problèmes que toute entreprise peut rencontrer dans la gestion de ses informations sensibles et de ses anciens employés. Une politique plus restrictive de gestion des accès aux données sensibles de leur ancienne entreprise se présente alors comme l’alternative la plus sûre, pour éviter à votre entreprise de devenir le prochain Mossack Fonseca.

L’affaire des Panama Papers n’est pas un piratage, comme l’ont d’abord annoncé les rapports de presse, mais une fuite venue de l’intérieur. Comment ce scandale a-t-il pu voir le jour ? Suite à une déception sentimentale : une ex-employée du cabinet d’avocats panaméen Mossack, ayant accès aux données, s’est vengée après sa rupture avec un des employés de la firme en rendant publiques les listes de clients et certaines autres données étroitement liées.

Les documents dérobés ont été divulgués au journal allemand « Süddeutsche Zeitung », qui les a partagés avec le Consortium international des journalistes d’investigation et un ensemble de partenaires répertoriés dans cette liste. Environ 2,6 To de données ont été dévoilées, y compris des informations sur les comptes à l’étranger appartenant à la famille de David Cameron et de Vladimir Poutine, ainsi qu’à d’autres hommes politiques d’Islande, de Malte, du Pakistan et d’Ukraine. Parmi les entreprises offshores citées dans ces documents, 140 sont reliées à de hauts fonctionnaires ou des politiciens.

Quand employés et données ne font pas bon ménage…

L’année dernière, des chercheurs ont estimé que près de 35% des employés seraient susceptibles de vendre des informations sur les brevets de leur entreprise, ses informations financières et même les informations de carte de crédit d’un client, à condition qu’on leur propose une somme suffisante pour cela. L’enquête a aussi montré que pour moins de 8 000 dollars (soit près de 7 100 euros), 25% des employés pourraient vendre des données sur leur entreprise, prenant le risque à la fois de mettre en péril leur emploi et d’encourir des poursuites judiciaires. Environ 3% seraient prêts à vendre des informations privées pour un montant dérisoire : 155 dollars (137 euros), tandis que 18% accepteraient de le faire si l’offre éta it de 1 550 dollars (1 370 euros). On peut ajouter qu’environ 35% se laisseraient corrompre si les montants atteignent 77 500 dollars (68 600 euros). Toutefois, environ 65% ont déclaré qu’ils ne vendraient des données à aucun prix.

La tentation de vendre des informations confidentielles est d’autant plus exacerbée que les employés y ont accès facilement, 61% des sondés affirmant qu’ils ont eu accès à des données confidentielles sur leurs clients. 51% ont eu accès à des données financières, telles que les comptes de l’entreprise ou des informations sur les actionnaires, et 49% ont eu accès à des informations sensibles sur les produits de l’entreprise, telles que les lancements et les brevets.

En ce qui concerne la sécurité des données, seulement 29% des employés interrogés ont déclaré se sentir responsables personnellement des données de l’entreprise et 22% ne pas se sentir du tout responsables de celles-ci. Les auteurs de l’étude ont confirmé la nécessité croissante pour les entreprises de déployer des stratégies pour prévenir les fuites de données et d’utiliser des technologies pour protéger les données, aussi bien pour prévenir les fuites liées à des employés malveillants que celles liées à de simples négligences.

Par ailleurs, les menaces internes sont en seconde place dans la liste des vecteurs de menaces les plus importants définis par les professionnels de la sécurité, selon des études citées par HOTforSecurity.

Comment protéger son entreprise contre ce type de risques ?

Pour atténuer l’erreur humaine, une entreprise doit déployer des contrôles de sécurité pour surveiller les autorisations d’accès par les employés aux données confidentielles. Les autres obligations en matière de protection et de sécurité des données doivent inclure :

– La gestion et le suivi des privilèges de l’utilisateur final,
– Le cloisonnement du réseau pour un meilleur contrôle et une meilleure sécurité,
– La vérification des antécédents de l’activité en ligne d’un employé avant de lui accorder un accès privilégié.

Je recommande aux entreprises d’établir des protocoles et des politiques strictes ainsi que de limiter la façon dont les employés utilisent les équipements et infrastructures et disposent de privilèges à l’intérieur du réseau de l’entreprise. Le service IT doit définir des politiques pour une utilisation appropriée des équipements et s’assurer qu’elles sont bien mises en œuvre.

Un autre élément clé pour une sécurité renforcée, consiste à cloisonner les droits d’accès en fonction des besoins précis des employés : ces derniers ne doivent pouvoir accéder qu’aux ressources essentielles à leurs activités quotidiennes. Seul le personnel autorisé doit avoir accès aux données critiques et sensibles, uniquement en respectant des protocoles de sécurité stricts et des mécanismes d’authentification avancés.

Outre l’authentification à deux facteurs, l’authentification à deux personnes pourrait également être mise en place pour les systèmes critiques, semblables à des institutions financières où les grandes transactions doivent être autorisées par deux ou plusieurs personnes.

De plus, les sauvegardes doivent être stockées uniquement au sein  même de l’entreprise et toutes les données doivent être répertoriées et détruites de manière appropriée lorsqu’elles ne sont plus nécessaires. Tous les privilèges et comptes d’anciens employés doivent être révoqués immédiatement suite à leur départ.

Que retenir ?

Les anciens employés sont à l’origine de risques importants de fuites de données et peuvent fragiliser une entreprise, tant qu’ils ont accès à des informations confidentielles. Les entreprises doivent limiter les risques que leurs ex-employés utilisent des informations dans leur intérêt propre ou puissent accéder aux données après leur départ. Tous les mots de passe utilisés pour accéder aux comptes de l’entreprise doivent aussi être modifiés régulièrement pour réduire le facteur de risque de failles de sécurité.

Il est intéressant de noter que 64% des entreprises n’ont qu’une idée approximative de l’emplacement de leurs informations sensibles, alors que plus de la moitié craint particulièrement pour la sécurité de leurs données suite à  des erreurs  qui seraient commises par des intérimaires ou des prestataires de services, selon l’étude The State of Data Security Intelligence, réalisée par le Ponemon Institute. Parmi les principaux sujets d’inquiétude de responsables IT, on note : le manque de connaissances concernant les données (52%), la gestion externalisée des données (48%) et la migration vers de nouvelles plates-formes mobiles ou des écosystèmes de cloud computing (47%) ; indique le rapport. Les cybercriminels, le non-respect des lois et réglementations, les erreurs des employés, le non-respect des processus opérationnels et l’usurpation d’identité font également partie des principales préoccupations.

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Achraf Ayadi, expert bancaire et financier résident à Paris, a accordé à Africanmanager une interview exclusive dans laquelle il a évoqué l’affaire de Panama Papers et la gigantesque fuite de documents fiscaux qui établit l’implication de plusieurs responsables tunisiens dans la fraude fiscale.

Dans cette interview, Achraf Ayadi a surtout indiqué que cette commission n’a aucun pouvoir et aura du mal à condamner politiquement des personnages influents qui comptent des obligés sous la coupole du Bardo. L’expert a ainsi appelé à mener une vraie réforme fiscale et remettre à plat le système, les barèmes, les textes, etc…Interview :

L’ouverture d’une enquête sur « Panama Papers » changera-t-elle la donne en Tunisie?

Fondamentalement, « non ». Cependant, l’instrumentalisation politique se saisira de chaque nom de Tunisien qui apparaîtrait dans les documents publiés. Qu’il s’agisse d’une simple demande d’information, ou d’une fraude fiscale dont les preuves sont pleinement constituées, il y aura des personnages-clefs de la vie politique dont la crédibilité sera fortement écorchée.

Économiquement parlant, c’est un non-événement en Tunisie, contrairement à d’autres pays où l’esprit de citoyenneté  et les lois démocratiques seront intransigeants avec le «devoir d’exemplarité». Des exemples comme l’Islande ou le Royaume-Uni devraient nous interpeller sur l’importance du sens éthique et de la culture de la «redevabilité», chez nos électeurs comme chez les dirigeants qu’ils ont eux-mêmes élus.

La commission parlementaire qui se penchera sur ce dossier, pourrait-elle vraiment révéler la réalité sur l’implication des Tunisiens dans l’évasion fiscale ?

C’est bien plus une œuvre de communication qu’une action concrète de «détricotage» du système de la fraude offshore. Cette commission n’a aucun pouvoir, elle ne peut pas obliger les journalistes à partager toute leur documentation, elle ne peut se constituer partie civile contre les Tunisiens fraudeurs, et elle aura du mal à condamner politiquement des personnages influents qui comptent des obligés sous la coupole du Bardo.

De plus, le déroulement du vote sur la loi des nouveaux statuts de la BCT a démontré à quel point nos députés manquent d’outils techniques pour analyser et comprendre des questions aussi complexes, à la frontière de plusieurs législations fiscales et bancaires. Nous vivons un simulacre de démocratie où la fraude fiscale et l’argent occulte financent les campagnes électorales et mettent les élus sous coupe réglée.

Dans quelle mesure peut-on faire confiance aux enquêtes ouvertes par l’Etat, sachant que plusieurs enquêtes ont été ouvertes dans plusieurs affaires, mais qu’aucun résultat n’a été atteint ?

C’est une bonne question pour Maître Chawki Tabib (ndlr : Président de l’Instance nationale de lutte contre la corruption) ! Dans un pays où la moitié de l’économie échappe à tout contrôle, où la fraude fiscale est un sport national et où le niveau de la corruption politico-médiatique a atteint des sommets, nous n’avons aucune affaire d’envergure qui soit allée jusqu’au bout. Des décisions de justice pour confiscation de biens mal acquis ne sont pas exécutées pour des raisons obscures. Des parties prenantes, y compris les représentants de l’Etat, qui refusent de se présenter à un tribunal dans l’affaire d’une banque de la place. Et j’en passe. Si nous sommes incapables de rendre justice sur notre territoire national, comment pouvons-nous le faire lorsque tous les ingrédients du crime sont à des milliers de kilomètres de nos frontières ?

Que proposez-vous pour que l’on puisse combattre efficacement la fraude fiscale ?

Il est indispensable de mener une vraie réforme fiscale et remettre à plat le système, les barèmes, les textes etc. Un Gouvernement digne de ce nom doit mettre la légitimité des urnes qui l’a porté, au service de tous les citoyens pour installer une vraie justice contributive. Trembler devant les corporatismes professionnels et ne pas réformer, c’est humilier l’Etat et dénigrer l’exercice démocratique. C’est le sentiment d’injustice et l’impunité bureaucratique qui incitent les individus comme les entreprises à la fraude. Panama Papers n’est au final que le doigt du sage qui nous montre la lune. Balayons devant notre porte, d’abord !

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De hauts responsables du fisc des pays les plus riches de la planète se sont penchés mercredi à Paris sur les opérations offshore, après les révélations des Panama Papers, qui ont provoqué une perquisition des locaux du cabinet d’avocats Mossack Fonseca au cœur du scandale.

Le but de la rencontre sous l’égide de l’OCDE était « de réfléchir aux possibilités de coopération et d’échange d’informations, d’identifier les risques de fraude fiscale et de décider d’une action conjointe », selon un communiqué diffusé à l’issue de la réunion, qui s’est tenue à huis clos.

L’OCDE a mobilisé pour l’occasion le JITSIC (Joint International Tax Shelter Information and Collaboration), qui a pour mission de réagir aux risques de fraude fiscale à l’échelle internationale au moyen d’une collaboration active et d’un échange rapide et efficace de renseignements avec les autres administrations fiscales.

« Chaque administration fiscale opérera un suivi en fonction de sa législation et de sa réglementation propres, et conformément aux accords d’échange de renseignements que les États ont conclus entre eux », a précisé l’OCDE.

Le Fonds monétaire international (FMI) a jugé de son côté que l’évasion fiscale mise au jour dans les Panama Papers était « simplement inacceptable » au moment où la planète traverse une période de difficultés économiques.

Plus d’une semaine après l’éclatement du scandale, l’immeuble principal du cabinet Mossack Fonseca a été cerné pendant plusieurs heures par la police, devant lequel des dizaines de journalistes faisaient le pied de grue, vers 0H00 GMT mardi.

La perquisition s’est déroulée « sans incident, ni obstruction », a indiqué le procureur sans fournir aucune précision.

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L ‘économiste Ridha Chkondali a déclaré, ce mardi 12 avril 2016 à Africanmanager, que si les résultats de l’enquête sur « Panama Papers » confirment l’implication de Tunisiens dans l’évasion fiscale, le pays pourrait récupérer ses richesses volées et serait capable de créer plus d’emploi et de rembourser ses dettes extérieures, a-t-il affirmé.

L’expert a,  en outre, souligné que la situation économique en Tunisie reste toujours précaire, accusant les gouvernements qui se sont succédé depuis la Révolution de ne pas résoudre les problèmes économiques du pays qui ne cessent de s’aggraver », a-t-il ajouté.

A noter que le procureur de la République auprès du tribunal de première instance de Tunis avait  ordonné l’ouverture d’une enquête judiciaire sur l’affaire  » Panama Papers » et les personnalités politiques tunisiennes soupçonnées d’y être impliquées.

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Le bureau de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) a annoncé, lundi 11 avril 2016, la composition de la commission parlementaire chargée d’enquêter sur l’affaire « Panama Papers ».

Cette commission est composée de 22 membres des différents groupes parlementaires  à savoir :

Ennahdha : 7 membres

Nidaa Tounes : 6 membres

Al Horra : 3 membres

Front Populaire : 2 membres

Union Patriotique Libre (UPL) : 1 seul membre

Afek Tounes : 1 seul membre

Bloc social-démocrate : 1 seul membre

Indépendants : 1 seul membre

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L’ex candidat aux élections présidentielles

Samir Abdelli, l’avocat et ex candidat aux élections présidentielles, dont le nom a été cité dans Panama Papers, a affirmé samedi qu’il n’a aucun lien avec les révélations relayées par le site Intikada, ajoutant qu’il n’a jamais été en contact avec le cabinet d’avocats panaméen mais avec des bureaux en France et en Angleterre dans le cadre de ses activités d’avocat.

Dans une déclaration au quotidien Al Maghreb, il a ajouté que les sociétés au sujet desquelles son nom a été cité sont des sociétés réelles et non fictives précisant qu’elles ne sont pas entrées en activité depuis leur création.

Concernant ses liens avec le fils de l’ex président algérien Ben Jedid, il a affirmé qu’il s’agit de relations entre un avocat et son client.

Samir Abdelli a souligné qu’il se met à la disposition de toute enquête expliquant que les documents dévoilés accréditent son innocence, affirmant en outre qu’il avait répondu de bonne grâce aux questions que le site Intikada lui avait posées par le passé au sujet de cette affaire, selon ses dires.

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Le scandale planétaire « Panama Papers » a pris un très gros poisson dans ses filets : Le Premier ministre britannique, David Cameron. Harcelé par la presse de son pays, connue pour être intraitable, même avec les puissants et acculé par une opinion publique interloquée par le fait que le champion de la transparence soit cité dans cette sombre affaire d’évasion fiscale, « Cameron l’a finalement admis », écrit le Guardian ce vendredi 8 avril 2016. Le Premier ministre britannique a finalement reconnu hier soir avoir profité de la cagnotte que son papa, décédé en 2010, avait planquée au Panama, en en confiant la gestion au cabinet d’avocats Mossack Fonseca et cela, sans reverser le moindre centime à titre d’impôt aux caisses de son pays pendant trente ans. Un aveu spectaculaire après des jours de réfutation catégorique des accusations des journalistes qui ont enquêté sur cette affaire…

Ainsi prend fin une période riche en réponses alambiquées, tirées par les cheveux, contradictoires où Cameron est passé de la réponse tiède du genre c’est une « affaire privée » de son père à il n’y a « aucune action, aucun trust offshore, aucun fonds offshore, rien de tout cela », en passant par « il n’y a pas de fonds offshore ou de trust dont le Premier ministre M. Cameron ou ses enfants pourront bénéficier dans le futur ». Avant de concéder hier jeudi qu’il avait bien géré, avec sa femme Samantha, des parts de Blairmore Holdings Inc, le fonds administré par son père, entre 1997 et 2010. A l’époque il était le chef de file de l’opposition conservatrice et était très loin de se douter que cette affaire lui reviendrait comme un boomerang.

Enfin un autre détail, dans ce dossier scabreux, Cameron a déclaré avoir cédé ses parts juste avant d’enfiler le costard de Premier ministre, réalisant au passage un bénéfice de 23 500 euros. Un profit relativement modeste mais aux dégâts immenses pour un homme au sommet de sa carrière politique et qui a triomphé dans toutes ses batailles.

Un Premier ministre très fragilisé

L’opposition travailliste, qui n’en demandait pas tant, s’est engouffrée dans la brèche. Elle estime que toute la lumière n’a pas été faite sur les énormes sommes brassées par Cameron. Le vice-président du Labour, Tom Watson, a déclaré que le Premier ministre est obligé de restituer « l’argent qui, d’après ses propres dires, devrait moralement être détenu par le Trésor public ». Il corse son attaque sur Sky News en lâchant : « Il pourrait avoir à démissionner pour cela ».

On a enregistré d’autres appels à la démission hier soir, toujours dans l’opposition ; par exemple le député du Labour, John Mann, sur Twitter. Une tribune dans The Independent en a remis une couche en évoquant le cas du Premier ministre islandais, qui a dû rendre son tablier après les terribles révélations sur sa société offshore planquée dans les îles Vierges britanniques. La journaliste Kirsty Major n’y est pas allée avec le dos de la cuillère en critiquant le peu d’indignation provoquée en Grande-Bretagne par cette affaire, par rapport à la déferlante islandaise qui a balayé le Premier ministre.

Ce scandale en a fait jaser plus d’un sur l’image d’un Cameron chevalier de la transparence, chose qu’il clame souvent. Les commentateurs, très inspirés, n’ont pas manqué d’évoquer le fait que le Premier ministre britannique va présider en mai à Londres un sommet anti-corruption. « Dans le passé, M. Cameron a critiqué l’optimisation fiscale et a fait de la lutte contre l’évasion fiscale un élément clé de son programme économique », souligne The Independent.
D’après le quotidien britannique, il avait taxé ces pratiques de « franchement et moralement mauvaises » en 2012, jurant en 2013 que « ceux qui veulent échapper aux impôts n’ont nulle part où se cacher ». Mieux, en 2014, il avait asséné qu’« aucun gouvernement n’a fait davantage pour réprimer l’évasion fiscale et l’optimisation fiscale agressive ». Là force est de constater que cette image de ‘Monsieur propre’ en a pris un sacré coup. Cameron pourrait payer très cher sa glissade aux prochains rendez-vous avec le peuple, comme le référendum sur le maintien de la Grande-Bretagne dans l’UE, auquel Cameron semble très attaché…

 

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