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Parlement Européen

C’est l’histoire d’une note secrète qui n’a plus rien de secret, et dont le déballage, « par des organes connus par leur hostilité au Maroc », selon le site marocain le360.ma, a provoqué de gros dégâts collatéraux entre Paris et Alger, qui sortent à peine d’une zone de turbulences. Les faits se sont déroulés le lundi 20 mars 2017, lors d’un débat au Parlement européen autour des effets de l’arrêt de la Cour européenne (CJUE) sur le partenariat entre l’UE et le Maroc. Tout ce qu’il y a de plus ordinaire, mais en apparence seulement. Car le ministère des affaires Etrangères a glissé à l’occasion aux eurodéputés français une note leur demandant de bichonner le Maroc, leur «allié essentiel» et de ne pas le heurter sur la question délicate du Sahara occidental. Alger l’a appris, et le moins qu’on puisse dire est que la manoeuvre française ne l’a pas enchanté…

« La question du Sahara occidental (…) est pour le Maroc une priorité absolue et un enjeu d’intérêt national », disent le Quai d’Orsay et la direction générale du Trésor. Le texte ajoute : « De ce fait, les conséquences de la décision de la Cour de justice de l’Union européenne sont susceptibles de fragiliser l’ensemble de la relation [entre l’Europe et Rabat], alors que le Maroc est un allié essentiel dans la lutte contre le terrorisme et la maîtrise de l’immigration ». Cette note explosive, surtout du côté d’Alger, a été ébruitée par Western Sahara Ressource Watch, un observatoire basé à Oslo, en Norvège et qui s’intéresse particulièrement au Sahara occidental.

Cette affaire est venue quelques heures après la douche froide de l’Espagne, qui a ulcéré Alger en déclarant qu’elle «n’a pas changé sa position» sur le Sahara occidental, réaffirmant la «pleine disposition» de Madrid «à poursuivre tous ses efforts pour contribuer au développement de la relation stratégique entre le Maroc et l’Union européenne». En clair : Les humeurs et les intérêts de Rabat passent avant ceux de la RASD (République arabe sahraouie démocratique)…

Rabat a des moyens de pression, et s’en sert

Il est vrai que le Maroc, pour tordre le bras à ses « amis », a des moyens de pression et n’hésite pas à s’en servir. Par exemple il a à plusieurs reprises fermé les yeux sur la ruée des migrants vers l’Espagne. Son dernier fait d’arme remonte à février dernier, quand il a laissé filer dans la ville de Ceuta plus de 850 clandestins subsahariens, en 72 heures ! Madrid en tremble encore. Paris se rappelle aussi des foudres de Rabat quand, entre février 2014 et janvier 2015, le Maroc a gelé tout partenariat judiciaire et antiterroriste après les velléités de la police judiciaire française de traduire devant un juge d’instruction Abdellatif Hammouchi, le boss de la Direction générale de surveillance du territoire du Maroc.

Maintenant on le sait : Ce n’est pas que sur le continent africain que le Maroc va batailler pour garder le Sahara occidental dans son giron, il défendra bec et ongles sa posture jusqu’en Occident. Certes vu d’ici on a du mal à comprendre toute cette agitation autour de ce morceau de territoire, et qui a des échos jusque dans les capitales européennes. Mais après tout en matière de diplomatie tout n’est pas que rationalité. Autrement on n’aurait pas des guerres, dont les causes à plusieurs égards peuvent paraitre futiles et dérisoires pour les observateurs…

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Marine Le Pen, présidente du Front national (FN), un parti d’extrême droite, a du souci à se faire. En effet le Parlement européen, où elle siège, a levé ce jeudi 02 mars son immunité pour qu’elle s’explique devant la justice sur la diffusion, sur Twitter, de vidéos où on voit des éléments de Daech commettre des atrocités. La dirigeante du FN avait balancé ces films en décembre 2015 ; face au tollé, elle avait argué qu’elle a publié ces vidéos pour conscientiser les citoyens sur les horreurs commises au nom de l’islam, un filon qu’elle exploite à fond pour gonfler les rangs de ses sympathisants. Les juges du parquet de Nanterre s’en étaient émus et avaient ouvert une information judiciaire contre Mme Le Pen pour « diffusion d’images violentes ». Elle risque 5 ans de prison…

« Je suis députée, je suis dans mon rôle quand je dénonce Daech », a-t-elle déclaré ce jeudi matin sur la chaîne de télévision LCP, avant que ses collègues du Parlement européen ne scellent son sort. Elle a ajouté qu’on avait affaire à « une enquête politique » et qu’elle cherchait juste à s’insurger contre le « parallèle ignoble » établi par le journaliste Jean-Jacques Bourdin entre le groupe EI et le FN.

Mais ce ne sont pas les seuls ennuis judiciaires de la favorite du premier tour de l’élection présidentielle française, en avril 2017. En effet elle est accusée d’être sortie du cadre fixé par la loi en rémunérant ses assistants parlementaires de manière illicite. D’ailleurs sa cheffe de cabinet est sous le coup d’une mise en examen pour ces faits.

Jusqu’ici Mme Le Pen avait rejeté toutes les convocations des juges dans le cadre de ces affaires, s’adossant sur son immunité parlementaire, mais avec cette levée pour le dossier Daech, la justice s’approche dangereusement de la députée européenne…

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Marine Le Pen a annoncé ce mardi qu’elle ne rembourserait pas les 300 000 euros que le Parlement européen lui réclame pour des soupçons de fraude relative à l’emploi d’assistants parlementaires au Front national, rapporte l’AFP.

Les soupçons portent sur Catherine Griset, assistante accréditée au Parlement européen pendant plusieurs années, mais qui en réalité ne travaillait pas dans les locaux de l’institution. Elle était à l’époque secrétaire, puis cheffe de cabinet de la dirigeante du Front national.

Le Parlement estime que Griset exerçait une « activité reconnue » au siège du parti à Nanterre, sous l’autorité directe de Marine Le Pen. Cette dernière avait reçu une première lettre de recouvrement en ce sens mi-décembre.

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Lors du point de presse conjoint avec le chef de l’Etat tunisien, Béji Caïd Essebsi, hier jeudi 1er décembre, le président du Parlement européen, Martin Shulz, a plaidé la cause de la Tunisie. Il a affirmé qu’il ne faut pas céder à la peur face aux terroristes qui cherchent à paralyser les citoyens. Shulz a déclaré dans la foulée : «Il faut aller à Tunis et à Sousse, une des plus belles régions au monde que j’aie visitées»…

Le président du Parlement européen, en écho au discours de BCE devant les députés européens, a ajouté que les dangers en Tunisie ne sont pas plus importants que dans les capitales européennes. Il a illustré son propos par l’attaque terroriste qui s’est produite à Bruxelles le 22 mars 2016, à deux pas du siège de l’Union européenne.

Il a affirmé que les services sécuritaires tunisiens abattent un travail colossal pour ramener la quiétude et regagner ainsi la confiance des pays partenaires.
« Il n faut pas faire le jeu des terroristes qui cherchent à intimider les gens et nuire au tourisme en Tunisie », a martelé Shulz.

Pour rappel, le président du Parlement européen a été le premier à défendre l’idée d’un « Plan Marshal » en faveur de la Tunisie. C’était le 10 février 2016 lors lors de sa visite à Tunis…

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Le président tunisien, Béji Caid Essebsi, en déplacement à Bruxelles dans le cadre du Sommet Tunisie-Union européenne, a fait de la sécurité un des axes majeurs de son discours devant les parlementaires européens. Connaissant le poids de ce dossier pour des Européens très sourcilleux, BCE a fait étalage des batailles sécuritaires gagnées par les autorités tunisiennes, notamment face au phénomène du terrorisme qui a couté cher à l’économie du pays. Il a invité les Européens à revenir en masse en Tunisie, arguant que « la situation sécuritaire est très comparable à celle de l’Europe ». Ses propos ont fait mouche et il a été chaudement applaudi, debout, par les députés européens. Une vraie « standing ovation »!

Pas peu fier d’avoir provoqué cette liesse au Parlement européen, le président tunisien a lancé : « merci… je pense que le message est compris ».

Ses propos prennent d’autant plus de relief que dans le «Global Terrorism Index 2016», un rapport annuel élaboré par The Institute for Economics & Peace, la Tunisie a chuté de 12 places, passant de la 35ème position en 2015 à la 47ème cette année. Manifestement les efforts et succès de la Tunisie en la matière ne sont pas arrivés jusqu’aux oreilles des rédacteurs du rapport. BCE l’a dit haut et fort. Personne ne pourra plus dire qu’il n’a pas entendu…

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Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a remporté dimanche

Les parlementaires européens ont invité hier jeudi 24 novembre 2016 « la Commission (européenne) et les États membres à entamer un gel temporaire des négociations d’adhésion en cours avec la Turquie ». Ankara paye ainsi le prix de son intransigeance à opérer des purges massives au sein de l’administration et des universités, à arrêter des journalistes et à fermer des journaux, à piétiner les droits humains suite au coup d’Etat raté du 15 juillet dernier. Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a très mal pris ce camouflet du Parlement européen.

Erdogan a menacé ce vendredi d’ouvrir les vannes et de laisser les migrants déferler sur l’Europe, le cauchemar de toutes les chancelleries du continent, si l’Union européenne continue de fermer la porte à la Turquie, rapporte l’agence Reuters. « Si vous allez plus loin, la porte des frontières sera ouverte », a lâché Erdogan lors d’un congrès à Istanbul. « Ni moi, ni mon peuple ne serons affectés par ces menaces vides. Cela n’aura aucune importance si vous approuvez tous le vote (du Parlement) », a-t-il ajouté.

Déjà hier soir, le Premier ministre turc, Binali Yildirim, avait chauffé la place en déclarant que l’Europe serait « noyée » sous des hordes de migrants si la Turquie ne jouait plus son rôle de zone tampon. D’après lui, son pays souffrirait beaucoup moins que les Européens si les négociations autour de l’adhésion capotaient.

A signaler que le vote du Parlement européen n’est qu’une recommandation, et qu’il n’a donc pas valeur de décision contraignant les gouvernements du continent à stopper les pourparlers avec la Turquie. Même si l’Autriche milite pour un arrêt définitif du processus, l’Allemagne, la France et la majorité des autres pays membres sont favorables au maintien du cadre de discussion sur l’adhésion. Mais ici il n’est nullement question d’un penchant naturel pour la Turquie, les Européens agissent par pur pragmatisme car le travail que font les Turcs pour bloquer les flux de migrants est devenu vital.

Les Européens sont encore traumatisés par le plus de 1,3 millions de réfugiés qui ont débarqué l’an dernier ; il y a même eu des empoignades entre les pays européens, certains ne voulant pas entendre parler d’accueillir des migrants – notamment les pays de l’Est – alors que d’autres – surtout l’Allemagne et l’Italie – se plaignaient d’en recevoir trop. L’accord signé avec la Turquie a permis de soulager les pays européens en freinant les migrants et en les fixant sur le sol turc. Alors on imagine les dégâts si la Turquie, qui dit être le premier pays d’accueil pour les réfugiés au monde – 2,7 millions de Syriens et 300.000 Irakiens – cessait de coopérer…

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C’était la mobilisation des grands jours à Bruxelles pour les représentants de la Tunisie, il y a quelques jours. Et pour cause, on y parlait gros sous. Le journal français Le Figaro rapporte que les émissaires tunisiens à Bruxelles ont mis sur la table une demande de financement à hauteur de 20 milliards d’euros, étalés sur 5 ans (2016-2020), un programme dénommé ‘Plan Marshall’ par les députés européens, et que les autorités tunisiennes voient en tant que tel tant les difficultés du pays sont criantes. Le 13 septembre 2016, le Parlement européen a passé à la loupe les requêtes de la Tunisie. Dès le lendemain, le 14 septembre, les députés européens ont voté une résolution qui valide le principe d’une aide massive de l’Union européenne, mais qui est assortie, vous l’imaginez bien, d’un paquet de conditions que la Tunisie devra remplir pour être dans les bonnes grâces des Européens.

Et oui, puisque in fine ce sont les institutions internationales qui vont ouvrir les robinets, l’UE, avant de donner une caution qui de fait va l’engager, veut bien savoir où elle met les pieds et à quelle sauce elle sera mangée… par une Tunisie qui a cruellement besoin de capitaux, tout autant que le désert a besoin de la pluie. C’est pour vous dire. Alors l’UE n’y est pas allée avec le dos de la cuillère en donnant à la Tunisie un cap – ou plutôt une feuille de route, puisque les dirigeants tunisiens raffolent de cette expression – jalonné de 70 points qui brassent très large : Le combat contre la corruption, la réforme de l’administration, l’abrogation de l’article 230 du code pénal, la lutte contre le terrorisme… Bref, une liste de choses à réaliser longue comme le bras. Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a du plain sur la planche !

Ceux qui se réjouissent du fait que la Tunisie ait trouvé un écho favorable à Bruxelles préfèrent regarder la partie pleine du verre, ils en ont le droit après tous les malheurs qui se sont abattus sur le pays en 5 ans. Les autres commencent déjà à crier sur les toits que la potion amère de l’UE fera des dégâts, comme par exemple l’abolition de l’article 230 du code pénal qui criminalise l’homosexualité ou d’autres injonctions dont la rudesse sera très difficile à encaisser pour les Tunisiens. En attendant d’y voir plus clair, nous nous bornons, ici et maintenant, à vous relater 5 axes qui nous semblent emblématiques de ce que les Européens attendent de cette Tunisie qui rechigne à faire des sacrifices et s’entête à vivre très au-dessus de ses moyens.

L’ARP, le parent pauvre des institutions!

L’UE voit d’un très mauvais oeil la situation actuelle de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), particulièrement « le manque de moyens de l’ARP », qui bloque, selon elle, le travail législatif.

« Le manque de moyens de l’ARP,(…) entrave son rôle législatif et ralentit l’élaboration de la nouvelle législation, qu’il est urgent d’adopter », dit le texte.

Droits et libertés : Peut et doit mieux faire

L’UE salue la place que prennent certaines libertés comme la liberté d’association et la liberté d’information. Point d’orgue de cette orientation : Le vote, en mars 2016, de la nouvelle loi sur l’information. Mais les Européens soulignent ce qui est, à leurs yeux, des failles du CSP (Code du statut personnel) ; ils invitent les autorités tunisiennes à « abolir les lois discriminatoires à l’égard des femmes telles que celles qui régissent les successions et le mariage, ainsi qu’à renforcer la participation des femmes dans la vie publique et le secteur privé, conformément à l’article 46 de la constitution tunisienne ».
Par ailleurs le document incite à « la création de programmes d’accompagnement pour les femmes qui pourraient être les dirigeantes de demain dans l’optique de favoriser leur accès à des postes à responsabilité » et « recommande que la Tunisie abroge sa déclaration générale concernant la convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes ».

Le Parlement européen est également préoccupé « par le peu de progrès réalisé dans la révision du code de procédure pénale et du code pénal pour défendre la liberté d’expression, s’inquiète du fait que plusieurs citoyens ont été poursuivis et emprisonnés pour diffamation, outrage à des représentant de l’État dans des chansons de rap ou atteinte aux bonnes mœurs, y compris des journalistes et des blogueurs, pour avoir exprimé leurs opinions ». Le document insiste sur la liberté d’expression sur le web, y compris pour les blogueurs, et en dehors ainsi que sur la liberté de réunion.

Autre grief des parlementaires européens : La façon dont les autorités policières conçoivent la lutte contre le terrorisme, notamment le recours à la torture pour les présumés coupables. Par ailleurs le Parlement exprime « son inquiétude la plus vive quant à la loi nº 22/2015 relative à la lutte contre le terrorisme (…) qui prévoit la peine de mort parmi les sanctions possibles pour une série d’infractions liées au terrorisme et est préoccupé par plusieurs dispositions de cette loi relative à la lutte contre le terrorisme », martelant le fait qu’il faille concilier la lutte contre le terrorisme et le respect des droits humains.

Terrorisme : La double face de la Tunisie inquiète

Le Parlement européen est très troublé par le fait que la Tunisie, laboratoire de la démocratie dans le monde arabe, soit en même temps le premier exportateur de djihadistes étrangers vers les théâtres de guerre.

Le Parlement invite à une réforme des services de renseignement tunisiens, pour juguler notamment le phénomène du trafic d’armes et pour élaborer un plan afin de contenir le retour des combattants étrangers, tel que des « mesures punitives et des mesures préventives à des programmes de déradicalisation et de réadaptation afin de leur permettre de se réinsérer dans la société et de réduire ainsi les risques futurs » et ce, dans le cadre d' »une stratégie plus complète pour prévenir la radicalisation dans les prisons et les centres de détention » et « de mettre l’accent sur l’amélioration de l’éducation ainsi que sur la lutte contre la radicalisation des jeunes ».

Le cas libyen en tant que facteur d’aggravation du péril terroriste en Tunisie a également été souligné par l’UE. Le document invite les deux pays à renforcer leur partenariat sur le plan sécuritaire et à coopérer avec les pays européens.

La corruption et l’administration freinent le développement économique

Le Parlement européen est d’avis que la Tunisie doit réformer en urgence son administration.

Les députés européens saluent la mise en place de l’Instance nationale de lutte contre la corruption mais appellent à intensifier le combat contre la corruption « afin d’améliorer l’efficacité et la transparence des processus décisionnels et d’instaurer un environnement plus favorable aux investissements et aux entreprises », essentiel pour la bonne marche des administrations.
Il est également d’emploi des jeunes, de plans de développement régionaux ainsi que des dispositifs de lutte contre la pauvreté.

Le secteur agricole a également été mis en exergue, signalant au passage la grave pénurie d’eau en Tunisie, ce qui doit orienter le pays vers la promotion d’une « agriculture et des habitudes alimentaires durables, une réforme agraire pour inciter les agriculteurs à préserver les forêts et les rivières » et vers « le développement durable du tourisme côtier », qui « nécessite de réduire fortement la densité hôtelière afin de rationaliser les investissements et de gérer le littoral ».

Lutte contre l’immigration clandestine en échange de facilités

Le Parlement européen invite les autorités tunisiennes à coopérer énergiquement pour tarir l’immigration clandestine organisée, mais il appelle également les Etats membres de l’UE à faire preuve de « solidarité avec la Tunisie en facilitant la délivrance de visas aux entrepreneurs, aux étudiants, aux étudiants, aux chercheurs, etc(…)des voies sûres et légales aux migrants ».

On le voit, les exigences des Européens vont loin, très loin, et encore on vous a épargné moult autres détails qui n’auraient pas manqué de révulser ceux qui pensent que toutes ces questions relèvent de la politique intérieure de la Tunisie et que l’UE n’a pas à mettre son nez dans ces dossiers. Mais voilà, quand on tend la main pour demander des sous, comme le fait la Tunisie en ce moment, et pas peu, on ne peut échapper à des diktats étrangers, voire une forme de colonisation économique. C’est le prix à payer…

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Le journal français Le Figoro est revenu sur le contenu exact des débats au Parlement européen autour du Plan Marshall que requiert la Tunisie, le 14 septembre 2016. Le journal a précisé que les émissaires tunisiens à Bruxelles ont mis sur la table une demande de financement à hauteur de 20 milliards d’euros, étalés sur 5 ans (2016-2020). Le pactole servirait à financer de grands projets d’infrastructures. Pour le moment ce qui a été convenu, c’est un appui financier de 500 millions d’euros pour la Tunisie. Le reste viendra plus tard. Ou ne viendra pas, tout dépend des conclusions des institutions internationales, qui elles dépendent de la viabilité ds programmes présentés par la Tunisie et surtout de l’évolution du climat social et politique. Bref, tout cela est très hypothétique…

Ce qu’on sait d’ores et déjà c’est que ce fameux plan englobe un gros paquets d’initiatives et de réformes censées, in fine, transformer le visage de la Tunisie en la dotant d’un nouveau modèle de développement, plus harmonieux, dit-on, pour les régions, plus inclusif dans le domaine social et qui voit grand en termes d’intégration internationale.

Il est question, par ailleurs, de conserver le modèle sociétal tunisien adossé sur l’autorité de l’Etat de droit, la démocratie, le rôle pivot des femmes, plus de justice sociale et de libertés individuelles et une éducation qui tire sa source des valeurs universelles et résolument tournée vers la modernité.

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Le président de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), Mohamed Ennaceur a exprimé, samedi, l’aspiration du peuple tunisien à un appui plus conséquent de la part de l’Union européenne (UE) qui, a-t-il dit,  » représente un partenaire privilégié de la Tunisie dans la réalisation des programmes de développement et la réussite de sa transition « .
Dans un message adressé au président du parlement européen Martin Schulz, Ennaceur a salué l’adoption, le 14 septembre 2016, par le parlement européen, d’une  » résolution sur les relations de l’UE avec la Tunisie dans le contexte régional actuel « .
Le président de l’ARP s’est dit persuadé que le Parlement européen ne ménagera aucun effort pour inciter les institutions des pays membres de l’UE à concrétiser les recommandations prévues dans la résolution.
 » Il s’agit notamment de la mise en œuvre d’un programme spécifique au profit de la Tunisie similaire au plan Marshall « , a-t-il précisé.
La résolution adoptée par le parlement européen prévoit un ensemble de mesures économiques et sociales au profit de la Tunisie, dont la conversion des dettes tunisiennes en projets d’investissement.
Le président de l’ARP, Mohamed Ennaceur avait demandé du président du parlement européen Martin Schulz, lors de sa visite en Tunisie le 8 février dernier, de soutenir le processus de transition démocratique tunisien, à travers l’adoption d’un programme cohérent similaire au plan Marshall.
Une commission parlementaire mixte tuniso-européenne a été créée le 18 février 2016, en vue de consolider les relations bilatérales et d’appuyer les efforts du gouvernement tunisien, dans le cadre des négociations sur l’Accord de libre échange complet et approfondi (ALECA).
Cette commission devrait se réunir mardi 20 septembre courant dans le cadre du suivi de la politique européenne de voisinage, des programmes de coopération entre la Tunisie et l’UE et des négociations sur l’ALECA, la migration et la circulation des personnes.

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La proposition faite par le président de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) de se référer au Règlement intérieur en vigueur à la

Le président de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) Mohamed Ennaceur a adressé, mercredi, un message au président du Parlement européen Martin Schulz dans lequel il a souligné l’intérêt qu’il porte au projet de résolution relatif à la relation de la Tunisie avec l’Union européenne dans son environnement régional.

Dans ce message, Ennaceur appelle les eurodéputés à adopter ce projet de résolution lors de la séance du 12 septembre 2016, indique un communiqué de l’ARP.

Le président de l’ARP s’est félicité de l’adoption de ce projet par la commission des Affaires étrangères au Parlement européen saluant, dans ce contexte, le soutien apporté par le Parlement à la Tunisie.

” L’ARP est déterminée à renforcer les relations de coopération et d’amitié avec le Parlement européen “, a- t-il assuré.

Le projet de résolution relatif à la relation de la Tunisie avec l’Union européenne dans son environnement régional comporte un ensemble de mesures à caractère économique et social au profit de la Tunisie.

Le projet prévoit notamment la conversion de la dette de la Tunisie en projets d’investissement dans le domaine de l’infrastructure de base en vue de réduire les disparités régionales, lit-on dans le même communiqué

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La situation économique délicate de la Tunisie, et le mot est faible, a été évoquée hier mardi 13 juillet 2016 par les membres de la commission des affaires étrangères du Parlement européen. Ils sont d’avis que le pays doit bénéficier d’un véritable « plan Marshall » pour accompagner l’éveil démocratique et le développement économique. Les élus européens magnifient également, dans un rapport validé hier, l’accélération du dialogue stratégique entre l’Union européenne et la Tunisie dans le combat contre le terrorisme ainsi que la création d’une commission parlementaire mixte UE-Tunisie.

Dans un autre document sur les liens entre l’UE et la Tunisie dans cette conjoncture régionale complexe, texte adopté par 51 voix, 2 contre et 4 abstentions, les députés ont souligné la nécessité d’appuyer l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) au regard des périls qui guettent dans la région. Ils ont également milité en faveur du maintien de l’appui technique au bénéfice des structures de la société civile qui s’activent dans la transition démocratique.

Consolider le soutien économique européen

Les députés ont salué la décision de la Commission européenne d’apporter un soutien macro financier de 500 millions d’euros et ont recommandé de déployer rapidement le plan stratégique tunisien de développement 2016-2020, véritable “Plan Marshall”, en allant très vite dans l’adoption des cadres réglementaires pour faciliter le transit de l’aide venant de l’UE et des institutions financières internationales. Les parlementaires ont également exprimé leurs états d’âme quant aux capacités de la Tunisie à honorer sa dette et ont appelé à sa transformation en projets d’investissements.

Combattre le terroriste en préservant les droits de l’homme

Les députés se sont arrêtés sur les effets du climat sécuritaire libyen sur la stabilité en Tunisie ainsi que le grand nombre de djihadistes d’origine tunisienne rejoignant les rangs de Daech.

Les députés voient d’un très bon oeil le renforcement du dialogue stratégique entre l’UE et la Tunisie dans la lutte antiterroriste, mais ils ont également pointé du doigt les dérives possibles de la loi antiterroriste votée récemment en Tunisie et ses effets sur les droits fondamentaux des citoyens. Ils ont insisté sur le fait que la menace terroriste, qui est réelle en Tunisie, ne doit pas servir de prétexte aux autorités pour violer tous les droits de l’homme.

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Les politiques, les fameux politiques par qui le salut va arriver, selon Faouzi Elloumi, dirigeant de Nidaa Tounes, ont tous les yeux – ou le ventre ?? – braqués sur le gouvernement d’union nationale. En ferai-je partie ? A quel poste ? Ce sont les questions qui taraudent en ce moment les acteurs de la scène politique, bien loin des préoccupations des citoyens, mais surtout des urgences nationales, l’économie en tête. Mais à la décharge – ce qui ne veut pas dire dédouaner – des politiciens, les citoyens aussi se sont détournés des vrais problèmes du pays, vaquant à des occupations qui n’apportent pas de pierres à l’édifice national, ou très peu, en tout cas pas suffisamment pour détourner la Tunisie de sa mauvaise trajectoire.

Mais puisque tout ce beau monde semble avoir la tête ailleurs, d’autres se penchent sur les affaires intérieures de la Tunisie. Et eux quand ils le font, ils taillent dans le vif, ne s’embarrassant pas de tous ces détails et atermoiements qui malheureusement ont fait le lit du retard des pays africains. Le Parlement européen a dernièrement approuvé, le 08 juin 2016, un prêt de 500 millions d’euros à la Tunisie pour l’accompagner dans son effort de consolidation de son assise démocratiques et de relance de son économie, très affectée par des années de vaches maigres. Mais ce qu’on sait moins c’est la tonalité des échanges qu’il y a eus à la Commission du commerce international du Parlement européen sur la situation de la Tunisie et les réformes structurelles qui lui sont exigées par ses partenaires. Huffington Post nous a rapporté les propos des uns et des autres, et le moins qu’on puisse dire est que la Tunisie est loin d’inspirer la confiance.

Aide oui, mais avec des réformes structurelles

Jyrki Katainen, député et ancien Premier ministre de la Finlande, y est directement allé de son alerte en assénant : « la situation est très grave » en Tunisie. D’après lui,  » La Tunisie est confrontée aux conséquences des attentats terroristes de 2015. Le résultat est que son secteur touristique, vital, a été particulièrement affecté et les investissements étrangers ont fortement diminué. Ces évolutions ont conduit à une baisse des taux de croissance et les réserves en devises étrangères ».

Passée cette compassion de circonstance pour la jeune démocratie tunisienne, il a déclaré que le prêt de 500 millions d’euros à la Tunisie devra être assortie de conditions. « Bien sûr, la nouvelle opération de l’Assistance Macrofinancière (AMF) sera subordonnée à la réalisation d’un certain nombre de conditions de politique économique. En effet, la Tunisie doit mettre en œuvre le nouveau programme du FMI et satisfaire les conditions de politique économique et financière à convenir entre l’UE et la Tunisie dans un protocole d’accord », a tenu à dire l’ancien Premier ministre finlandais.

Le député italien Salvatore Cicu, dont le pays en a vu des vertes et des pas mûrs pour se remettre sur les rails du développement, n’a pas été plus tendre :  » Il y a le gros problème des réformes structurelles dont la Tunisie a besoin ». Il a rappelé que les besoins de la Tunisie se chiffrent à 5 milliards d’euros, et pas les 500 millions d’euros que l’UE vient de lui accorder.

La Tunisie trouvera un peu de clémence, d’indulgence chez le député socialiste français Emmanuel Maurel. Lui milite en faveur d’une « grande flexibilité », d’une « intelligence » dans la mise en oeuvre des réformes structurelles en Tunisie, « parce qu’il ne s’agit pas non plus d’étouffer complètement l’économie tunisienne », a-t-il ajouté.

Mais à peine il a fini, Sander Loones, député belge, en remet une couche sur la thérapie de choc que doit subir la Tunisie. Pas question de donner « de chèques en blanc » à la Tunisie, a-t-il claironné, ajoutant : « Nous demandons avant que quelque chose se fasse pour le pays (la Tunisie) de profondes réformes pour la croissance, l’emploi et la stabilité financière ».

La Tunisie a également trouvé grâce aux yeux de Patrick Le Hyaric, député français et directeur du journal l’Humanité. Normal vous me direz sans doute, venant du patron d’un journal d’obédience communiste. D’après lui le soutien macrofinancier « ne peut se faire aux vieilles conditions du Fonds monétaire international, qui aggravent l’endettement et réduisent la souveraineté populaire ».

Plaidoyer pour la refonte de la dette tunisienne

Selon le député Emmanuel Maurel, « on parle d’AMF, mais qui dit AMF, dit prêt, qui dit prêt, dit dette, or la dette tunisienne, aujourd’hui, c’est un problème. C’est un problème qui est essentiellement hérité de la période Ben Ali et il ne faudrait pas que l’argent que l’on prête aux Tunisiens ne serve qu’à une seule chose, à savoir rembourser les intérêts de la dette qu’elle avait contractée dans l’ancien régime. »

Yannick Jadot, député français du groupe Les verts, a enfourché le même cheval en ces termes : « nous devons favoriser l’aide macro-financière à la Tunisie et, en même temps, nous devons – et le Parlement européen avait voté en ce sens en 2012 – revenir sur la dette odieuse de la Tunisie notamment contractée sous les années Ben Ali ». Pour conclure il a appelé à « alléger le poids de la dette » de la Tunisie.

Pour certains aider la Tunisie ça ne passe pas

Nicolas Bay, député du Front National, a troublé cette communion en remettant sur la table les choses qui fâchent. « Qu’il est loin le temps où l’on se félicitait sans réserve du modèle tunisien de transition démocratique », a-t-il déclaré.

Il a enchainé en pourfendant l’accord de libre échange : « Je ne me réjouis pas de cette zone de libre-échange approfondi que vous voulez mettre en place et que je ne crois profitable ni aux Européens, ni aux Tunisiens. Contrairement à vous, je ne prêche pas que, je cite, ‘l’assistance macro-financière de l’Union devrait renforcer l’adhésion de la Tunisie aux valeurs qu’elle partage avec l’Union’. Selon lui, il y a une « perpétuelle volonté d’ingérence, qui crée plus de problèmes qu’elle n’en résout ».

Pour le député grec Lambros Fountoulis, injecter de l’argent en Tunisie est presque criminel au regard de la conjoncture en Grèce.  « Vous êtes vous déjà demandé comment réagiront tous les citoyens des pays du Sud, comme la Grèce, quand ils découvrent que l’Union Européenne dépense des milliards en aide aux pays tiers? » a déclaré M. Fountoulis, avant de conclure en ce termes : « Vous savez qu’avec une fraction de l’argent que vous offrez à la Tunisie, les sans-abri (…) auront au moins un toit sur leur tête? ».

Voilà, c’est clair, les parlementaires européens ne regardent plus la Tunisie post révolutionnaire avec des yeux de Chimène, séduits par un pays touché par la grâce et dont les citoyens ont bouté hors du territoire l’un des dictateurs les plus tristement célèbres de la planète. Cette musique c’est du passé, les députés européens, et derrière eux les Etats membres de l’UE, exigent un sursaut des dirigeants tunisiens. Le réveil sera brutal, inéluctablement.

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Ahmed Saidi, président de la commission d’enquête sur l’affaire Panama Papers, a annoncé le lundi 13 juin 2016 lors d’une réunion tenue à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) que les députés européens ont récemment voté pour la mise en place d’une commission d’enquête chargée de faire la lumière sur le scandale des « Panama Papers » .

Cette commission, constituée de 65 eurodéputés, aura 12 mois pour rendre ses conclusions. Elle sera également chargée d’examiner les éventuelles infractions au droit de lUE de la part de la commission européenne et des Etats  membres en matière de blanchiment de capitaux, d’évasion et d’évitement fiscaux , a-t-il affirmé.

 

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Le Parlement Européen a approuvé mercredi, une aide financière de 500 millions d’euros à la Tunisie. Il s’agit d’un plan pour prêter au pays, à des conditions favorables pour l’aider à réduire sa dette extérieure et consolider ses mécanismes démocratiques, qui a été soutenu par 561 voix en faveur, 76 contre, avec 42 abstentions.
Selon un communiqué publié par le parlement, la rapporteur Marielle de Sarnez a déclaré, durant le débat précédant le vote que « la transition de la Tunisie demeure tout a fait remarquable. L’Europe a vraiment besoin de se tenir à ses côtés, et je demande à la Commission de rendre cet argent disponible le plus rapidement possible, avant l’été ».
Elle a souligné que « cette assistance macro-financière n’est pas une subvention, mais seulement un prêt que la Tunisie devra rembourser, même si sa dette continue d’augmenter ». Elle a invité la Commission européenne à « commencer à penser » dans la lignée de la France et de l’Allemagne qui ont décidé de convertir une partie de la dette de la Tunisie, en investissement dans le pays ».
« Pour accéder à l’argent, la Tunisie doit signer un protocole d’accord avec la Commission européenne, l’engageant à des réformes structurelles et à une saine gestion des finances publiques », d’après le communiqué.
« La Tunisie devra également garantir des mécanismes démocratiques efficaces, la primauté du droit et le respect des droits de l’homme, qui tous seront suivis de près par l’UE. Lorsque cela sera fait, la Tunisie aura l’occasion de se saisir des prêts dans un délai de deux ans et demi ».
A rappeler, le Conseil a également approuvé, le 1er juin 2016, la décision de fournir un maximum de 500 millions d’euros d’aide macro-financière à la Tunisie et cette aide de l’Union européenne, complétera l’aide de 2,9 milliards de dollars du Fonds monétaire international au pays.
Pour le parlement européen, « l’économie de la Tunisie se trouve en grave difficulté depuis la révolution de 2011. En 2015, le pays a été frappé par des attaques terroristes qui ont perturbé les flux touristiques et exacerbé son faible équilibre budgétaire et sa balance des paiements. La prévision de croissance pour 2016 est de 0,5%, en baisse de 3% par rapport à 2015. Les taux de chômage sont de 20% pour les femmes, 28,6% pour les jeunes diplômés de l’université et la moyenne globale est de 15% ».

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