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« La Tunisie reste loin d’être en mesure de sortir davantage de la pauvreté, du chômage ou encore de susciter chez ses citoyens un nouvel espoir et un regain de confiance ». C’est la conclusion d’une étude élaborée par la fondation américaine « Carnegie Endowment for international peace » sur  » l’état de l’économie et la société tunisiennes et les perspectives de son amélioration ».

Présentée ce mercredi 27 avril 2016, l’étude a démontré que la transition tunisienne est en panne. Pour justifier, elle a relevé que l’économie assaillie par la corruption et les défis législatifs, bureaucratiques et sécuritaires est à la peine.

C’est d’autant plus  logique que les promesses de croissance, de développement et de projets d’infrastructures ne sont pas encore matérialisées. De même, les régions défavorisées se trouvent dans un environnement difficile marqué par une réticence des investisseurs et  l’absence d’infrastructures sans oublier un environnement d’état dégradé.

D’après l’étude, ceci peut s’expliquer par la prolifération de la corruption, mais aussi par la bureaucratie pléthorique, considérée comme un des principaux obstacles à la croissance et au développement économique.

Au-delà de ces contraintes , les législateurs tunisiens continuent à se trouver dans un environnement post-révolutionnaire sensible et instable où pratiquement tous les projets de loi qu’ils examinent entrainent une polémique considérable et un tollé public.

Vers la création d’un  mécanisme de coordination « G7 »

Ces défis majeurs pour la Tunisie appellent l’établissement des priorités. Pour ce faire, l’étude préconise la mise en place d’un  nouveau partenariat cadre conjuguant des actions de réformes et une assistance internationale intensifiée.

Toujours selon la même source, la Tunisie, avec un soutien international, doit créer un mécanisme de coordination « G7 » pour l’assistance économique afin d’encourager la transparence et la responsabilisation.. D’ailleurs, le sommet du G7 qui sera tenu en mai 2016 sera l’occasion pour formuler ce partenariat et le mettre en action en lançant des mécanismes autonomes de coordination et d’approbation rapide.

La Tunisie pourrait aussi lancer un dialogue inclusif avec toutes les parties prenantes sur les politiques publiques et les nouvelles lois. « Il faut que le gouvernement se réengage sur un processus de consultation authentique et rigoureux avec la société civile », lit-on dans ce document..

Le soutien international sera aussi bénéfique dans la mesure où la Tunisie  pourrait faire avancer les réformes tout en créant un mécanisme rapide de mise en œuvre des projets destinés à encourager le développement économique, social.. Pour rappel, une grande partie de l’assistance internationale reçue depuis la révolution est allée au soutien budgétaire et non plus à l’investissement.

Entre 2011 et 2015, la Tunisie a reçu environ 7 milliards de dollars en aide sous diverses formes de la part des grandes institutions financières.

Parmi les autres suggestions, l’étude préconise le renforcement des institutions publiques qui reste tributaire de l’établissement des priorités entre les réformes, y compris les réformes des administrations publiques, de l’investissement et des douanes..

De leur côté, les partenaires internationaux peuvent à travers la coopération avec la Tunisie, intensifier leur engagement auprès du pays et leur assistance pour réaliser les priorités urgentes.

L’idée de mettre en place un nouveau partenariat cadre entre la Tunisie et les partenaires internationaux semble être favorable pour  le gouvernement tunisien qui par la voix de son premier responsable Habib Essid affirmé que « la Tunisie a besoin d’un fort appui de la communauté internationale et d’instituer un mécanisme pour la coordination des aides internationales »

C’est important surtout dans cette conjoncture  où la Tunisie connaît de profonds changements aux plans politique, économique et social.

Mais par quels moyens ? Sur cette question, Habib Essid a fait remarquer que le gouvernement a déployé des efforts colossaux pour améliorer le climat des affaires après être parvenu à réaliser le consensus politique. De même, un intérêt s’est focalisé sur la consolidation de la transparence et la bonne gouvernance ainsi que les fondements du développement participatif.

Le chef du gouvernement a encore fait savoir que le gouvernement a présenté des incitations aux investisseurs dans tous les secteurs, notamment ceux compétitifs, à forte valeur ajoutée et contenu technologique.

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