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pauvreté, Tunisie

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 « La pauvreté est un concept qui ne cesse de se compliquer. Une vérité qui nécessite une mobilisation générale pour combattre ce fléau qui ronge nos institutions»

« La pauvreté est un concept qui ne cesse de se compliquer. Une vérité qui nécessite une mobilisation générale pour combattre ce fléau qui ronge nos institutions», avait affirmé Moncef Marzouki, président de la République provisoire , dans son mot d’ouverture du forum qui s’était tenu, il y aquelques jours, à Carthage, sur la pauvreté.

D’après le président,le défi majeur est de savoir comment sortir deux millions de Tunisiens du seuil de la pauvreté, durant une période de 5ans. il a profité cette occasion pour rappeler que « le pays est en état d’alerte face à des politiques trébuchantes, des institutions qui fonctionnent mal et des projets qui ne se réalisent pas».

Encore de la polémique

L’organisation de cet évenement intervient alors que la Tunisie a enregistré un recul au niveau du taux de pauvreté, au cours de la période (2005-2010), passant de 23,3% à 15,5%

Même si les chiffres publiés semblent optimistes, au niveau de la réduction du taux de pauvreté, les polémiques autour de ce pourcentage continuent d’enfler.

Ce pourcetage qui est mesuré, selon la méthodologie de la Banque mondiale, et qui prend en considération deux lignes distinctes d’appréciation de la pauvreté: la ligne de «pauvreté extrême» et la ligne de «pauvreté supérieure», agite e encore les universitaires et les écnomistes ayant protesé contre cette méthodologie qui ne prend pas en compte certaines conditions.

Salah Riahi, économiste, s’interroge sur la méthodologie utilisée affirmant que « les parties concernées sont appelées aujourd’hui à expliquer la methodoloie adoptée pour mesurer le taux de pauvreté en Tunisie ». Et d’ajouter que « les chiffres annoncés au sujet de la Tunisie (15% ou plus) nécessitent plus de transparence en ce qui concerne le mode de calcul. Nous avons besoin de comprendre quel est le seuil de pauvreté en Tunisie, quel est le niveau de vie au regard duquel il est possible de juger si la personne concernée est pauvre ou non, quels sont les éléments pris en considération pour estimer ce niveau de vie, sachant que les revenus déclarés sont loin de la réalité et qu’il existe une large évasion fiscale reconnue par tout le monde, ce qui fausse d’une manière significative les seuils de calculs s’ils sont basés sur les revenus déclarés à l’administration fiscale ».

Les statistiques publiées se focalisent sur « l’extrême pauvreté » qui n’est pas un référentiel pour la population tunisienne après la révolution du 14/01/2011.

Dans une déclaration à Africanmanager, l’économiste affirme que le calcul du taux de pauvreté en Tunisie devrait prendre en considération certains aspects surtout après la Révolution.

Pour mesurer la pauvreté, il rappelle qu’il y a deux notions qui sont proches mais différentes. La première concerne l’’indicateur de pauvreté humaine(IPH). C’est un indice permettant de caractériser le niveau de pauvreté d’un pays. Il a été créé par le programme des Nations unies pour le développement (PNUD).

La pauvreté est essentiellement estimée par le nombre de personnes vivant avec un revenu en dessous d’un niveau dit « de pauvreté », qui est, en 2002, de 2 USD par jour. D’autres niveaux de pauvreté sont fixés à 1, 4 et 11 USD par jour, ce qui permet d’affiner l’analyse. Le niveau de revenu de 1 USD par jour est appelé « niveau d’extrême pauvreté ».

Le PNUD utilise également des indicateurs indirects, qui mesurent l’impact de la pauvreté sur la population, et qui servent à calculer des indicateurs composites de pauvreté des revenus et des humains IPH-1 et IPH-2 (indice de pauvreté humaine), ou HPI-1 et HPI-2 (human poverty index) :

L’IPH-1 est calculé à partir de la moyenne cubique de trois indicateurs exprimés en pourcentages P1, P2 et P3 :

• P1 est le pourcentage de décès avant 40 ans.

• P2 est le pourcentage d’analphabétisme.

• P3 représente le manque de conditions de vies décentes, il est lui-même la moyenne arithmétique de trois sous-indices P31, P32 et P33 :

o P31 est le pourcentage de personne privées d’accès à l’eau potable ;

o P32 est le pourcentage de personne privées d’accès aux services de santé;

o P33 est le pourcentage d’enfants de moins de cinq ans souffrant d’insuffisance pondérale (modérée ou aiguë) +mortalité infantile.

Un individu (ou un ménage) est considéré comme pauvre lorsqu’il vit dans un ménage dont le niveau de vie est inférieur au seuil de pauvreté. L’Insee, comme Eurostat et les autres pays européens, mesure la pauvreté monétaire de manière relative alors que d’autres pays (comme les États-Unis ou le Canada) ont une approche absolue.

Dans l’approche en termes relatifs, le seuil de pauvreté est déterminé par rapport à la distribution des niveaux de vie de l’ensemble de la population. Eurostat et les pays européens utilisent en général un seuil à 60 % de la médiane des niveaux de vie. La France privilégie également ce seuil, mais publie des taux de pauvreté selon d’autres seuils (40 %, 50 % ou 70 %), conformément aux recommandations du rapport du Cnis sur la mesure des inégalités.

Wiem Thebti

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 « La pauvreté est un concept qui ne cesse de se compliquer. Une vérité qui nécessite une mobilisation générale pour combattre ce fléau qui ronge nos institutions»

« La pauvreté est un concept qui ne cesse de se compliquer. Une vérité qui nécessite une mobilisation générale pour combattre ce fléau qui ronge nos institutions», avait affirmé Moncef Marzouki, président de la République provisoire , dans son mot d’ouverture du forum qui s’était tenu, il y aquelques jours, à Carthage, sur la pauvreté.

D’après le président,le défi majeur est de savoir comment sortir deux millions de Tunisiens du seuil de la pauvreté, durant une période de 5ans. il a profité cette occasion pour rappeler que « le pays est en état d’alerte face à des politiques trébuchantes, des institutions qui fonctionnent mal et des projets qui ne se réalisent pas».

Encore de la polémique

L’organisation de cet évenement intervient alors que la Tunisie a enregistré un recul au niveau du taux de pauvreté, au cours de la période (2005-2010), passant de 23,3% à 15,5%

Même si les chiffres publiés semblent optimistes, au niveau de la réduction du taux de pauvreté, les polémiques autour de ce pourcentage continuent d’enfler.

Ce pourcetage qui est mesuré, selon la méthodologie de la Banque mondiale, et qui prend en considération deux lignes distinctes d’appréciation de la pauvreté: la ligne de «pauvreté extrême» et la ligne de «pauvreté supérieure», agite e encore les universitaires et les écnomistes ayant protesé contre cette méthodologie qui ne prend pas en compte certaines conditions.

Salah Riahi, économiste, s’interroge sur la méthodologie utilisée affirmant que « les parties concernées sont appelées aujourd’hui à expliquer la methodoloie adoptée pour mesurer le taux de pauvreté en Tunisie ». Et d’ajouter que « les chiffres annoncés au sujet de la Tunisie (15% ou plus) nécessitent plus de transparence en ce qui concerne le mode de calcul. Nous avons besoin de comprendre quel est le seuil de pauvreté en Tunisie, quel est le niveau de vie au regard duquel il est possible de juger si la personne concernée est pauvre ou non, quels sont les éléments pris en considération pour estimer ce niveau de vie, sachant que les revenus déclarés sont loin de la réalité et qu’il existe une large évasion fiscale reconnue par tout le monde, ce qui fausse d’une manière significative les seuils de calculs s’ils sont basés sur les revenus déclarés à l’administration fiscale ».

Les statistiques publiées se focalisent sur « l’extrême pauvreté » qui n’est pas un référentiel pour la population tunisienne après la révolution du 14/01/2011.

Dans une déclaration à Africanmanager, l’économiste affirme que le calcul du taux de pauvreté en Tunisie devrait prendre en considération certains aspects surtout après la Révolution.

Pour mesurer la pauvreté, il rappelle qu’il y a deux notions qui sont proches mais différentes. La première concerne l’’indicateur de pauvreté humaine(IPH). C’est un indice permettant de caractériser le niveau de pauvreté d’un pays. Il a été créé par le programme des Nations unies pour le développement (PNUD).

La pauvreté est essentiellement estimée par le nombre de personnes vivant avec un revenu en dessous d’un niveau dit « de pauvreté », qui est, en 2002, de 2 USD par jour. D’autres niveaux de pauvreté sont fixés à 1, 4 et 11 USD par jour, ce qui permet d’affiner l’analyse. Le niveau de revenu de 1 USD par jour est appelé « niveau d’extrême pauvreté ».

Le PNUD utilise également des indicateurs indirects, qui mesurent l’impact de la pauvreté sur la population, et qui servent à calculer des indicateurs composites de pauvreté des revenus et des humains IPH-1 et IPH-2 (indice de pauvreté humaine), ou HPI-1 et HPI-2 (human poverty index) :

L’IPH-1 est calculé à partir de la moyenne cubique de trois indicateurs exprimés en pourcentages P1, P2 et P3 :

• P1 est le pourcentage de décès avant 40 ans.

• P2 est le pourcentage d’analphabétisme.

• P3 représente le manque de conditions de vies décentes, il est lui-même la moyenne arithmétique de trois sous-indices P31, P32 et P33 :

o P31 est le pourcentage de personne privées d’accès à l’eau potable ;

o P32 est le pourcentage de personne privées d’accès aux services de santé;

o P33 est le pourcentage d’enfants de moins de cinq ans souffrant d’insuffisance pondérale (modérée ou aiguë) +mortalité infantile.

Un individu (ou un ménage) est considéré comme pauvre lorsqu’il vit dans un ménage dont le niveau de vie est inférieur au seuil de pauvreté. L’Insee, comme Eurostat et les autres pays européens, mesure la pauvreté monétaire de manière relative alors que d’autres pays (comme les États-Unis ou le Canada) ont une approche absolue.

Dans l’approche en termes relatifs, le seuil de pauvreté est déterminé par rapport à la distribution des niveaux de vie de l’ensemble de la population. Eurostat et les pays européens utilisent en général un seuil à 60 % de la médiane des niveaux de vie. La France privilégie également ce seuil, mais publie des taux de pauvreté selon d’autres seuils (40 %, 50 % ou 70 %), conformément aux recommandations du rapport du Cnis sur la mesure des inégalités.

Wiem Thebti

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