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Selon l’agence turque Anadalou, le Maroc et neuf pays arabes dont l’Arabie saoudite, le Qatar et les Émirats arabes unis se sont retirés du 4e sommet afro-arabe, prévu ces mercredi et jeudi, à Malabo, en Guinée équatoriale.

Le retrait du Maroc, de l’Arabie saoudite, du Qatar et des Émirats arabes unis du 4e sommet afro-arabe s’explique par la présence d’une délégation de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), relève la même source.

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L’Observatoire du patrimoine urbanistique et architectural dans les pays arabes a été inauguré lundi matin au siège de l’Organisation arabe pour l’Education, la Culture et les Sciences (ALECSO), par le directeur général de l’Organisation ‎Abdullah Hamad Muhareb.
Cet observatoire vise à préserver le patrimoine arabe menacé de disparition et à le valoriser afin qu’il soit au coeur des stratégies de développement urbain durable dans la région arabe d’ici 2030, selon les propos du directeur général de l’Alecso.
A cette occasion, ‎Abdullah Hamad Muhareb a précisé que ce projet constitue un mécanisme important pour mettre en œuvre la charte de préservation du patrimoine architectural et urbanistique dans le monde arabe et une base de données électronique à travers laquelle l’Alecso pourra fournir l’appui technique aux pays arabes en mobilisant les compétences académiques et professionnelles dans les domaines de la documentation, de l’information, de formation et d’évaluation pour sauver les monuments historiques et les sites archéologiques des villes arabes dans les périodes post conflictuelles.
L’observatoire veillera à assurer la coordination et la coopération avec les institutions et les organisations gouvernementales et non gouvernementales spécialisées dans ce domaine en vue d’échanger les données en matière de patrimoine et de contribuer à la mise en place des politiques susceptibles de préserver la mémoire des villes arabes.
Prenant la parole, le ministre de l’Education Neji Jalloul a relevé qu’en période de conflits politiques, la préservation du patrimoine devient désormais une responsabilité énorme car il s’agit d’un héritage humain qu’il convient de protéger de tous les points de vue. De ce fait, l’Observatoire constitue, a-t-il précisé, un projet culturel prometteur qui contribuera à institutionnaliser la préservation du patrimoine pour qu’il demeure à la portée des générations futures.
A son tour, le ministre des affaires culturelles, Mohamed Zine El Abidine a relevé que cet observatoire constitue un mécanisme structurel d’envergure qui jouera un rôle important dans les stratégies de développement culturel en général. Il a, par ailleurs, mentionné que la Tunisie a adhéré depuis des siècles dans la préservation du patrimoine bien que les efforts dans ce sens demeurent encore insuffisants.
Il a, dans ce contexte, souligné la nécessité de réviser les lois et les législations qui présentent certaines lacunes afin de faire face au climat géopolitique en crise que connaît la Tunisie et l’ensemble des pays arabes.
Il est à rappeler que le projet de lancement de cet observatoire, annoncé aujourd’hui lors d’une réunion de deux jours (3 et4 octobre 2016) à l’Alecso, est venu en application de la décision de la 18ème édition du congrès des ministres chargés des affaires culturelles dans le monde arabe tenue à El Manama (Bahrein) au mois de novembre 2012. Les résultats de ce projet seront présentés lors de la 22ème édition du congrès sur les sites et le patrimoine qui aura lieu au Koweït du 8 au 10 novembre prochain. Les recommandations finales seront soumises par la suite à adoption lors de la 20ème édition du Congrès des ministres arabes de la culture qui se tiendra à Tunis les 14 et 15 décembre 2016.

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La corruption on en parle beaucoup depuis quelques années, croyant peut-être que le souffle des révolutions arabes allait atténuer ce fléau, l’enquête de l’ONG Transparency Watch vient de démontrer le contraire. Le rapport établit que l’an dernier, presque une personne sondée sur trois dans les neufs pays passés à la loupe (le Maroc, l’Égypte, l’Algérie, le Soudan, la Tunisie, la Jordanie, la Palestine, le Yémen et le Liban) dit avoir payé un pot-de-vin pour accéder à un service. Cela fait un total affolant de 50 millions de corrupteurs.

L’enquête, réalisée sur un échantillon de 10.797 adultes du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord, démontre une accélération du phénomène ces dernières années, aussi bien dans l’idée qu’on s’en fait que dans la matérialité de la corruption. On y apprend également, et ce n’est pas une surprise, que les hommes s’adonnent plus à ces pratiques que les femmes : Un tiers de la gente masculine interrogée avoue avoir recouru à la corruption pour obtenir une faveur, contre un quart des femmes.

Les percepteurs d’impôts, les députés et les hommes politiques en général sont, aux yeux des sondés, les catégories les plus corrompues. Les chefs religieux sont moins pointés du doigt, mais tout de même 19 % des citoyens les jugent corrompus. Quant aux endroits où la corruption est la plus fréquente, les sondés désignent les tribunaux où une personne sur trois déclare qu’elle doit débourser un bakchich pour résoudre son problème. Par ailleurs un quart des enquêtés dit avoir payé un pot-de-vin à un agent de la police pour se tirer d’affaire. Les écoles et les hôpitaux ne sont pas épargnés non plus. Transparency Watch a pris l’exemple de Kamal, un Marocain, père de famille, qui a dû donner une somme conséquente à une infirmière pour que sa fille qui a perdu la vue puisse se faire scanner le cerveau. Il s’est ravisé au dernier moment et a déposé une plainte. L’infirmière indélicate a finalement écopé de deux mois de prison. L’ONG en tire l’enseignement qu’il est possible de lutter contre la corruption, mais pour cela il faut que les langues se délient. Le souci c’est que 30 % des sondés qui sont passés par la case corruption disent craindre des mesures de rétorsion s’ils déposent une plainte.

Quid des idéaux du Printemps arabe ?

L’ONG fait état du quasi statu quo dans les pays de la région. «La colère publique contre des leaders et des régimes corrompus a été un catalyseur clé pour le changement au Moyen-Orient et dans le Nord de l’Afrique, notamment avec les printemps arabes. Mais, cinq ans après le début des révolutions, notre baromètre de la corruption montre qu’il existe toujours un très large mécontentement populaire quant aux efforts des gouvernements de lutte contre la corruption. Plus inquiétant, une large majorité de la population (61 %) perçoit une augmentation récente de la corruption», déclare José Ugaz, président de Transparency Watch. Il ajoute : «C’est comme si les printemps arabes n’avaient jamais existé»,

«Celui qui nous inquiète particulièrement c’est le Liban (…) le public apparaît très, très critique des efforts du gouvernement pour lutter contre la corruption et la perception du niveau de corruption dans le secteur public est très élevée», a confié à l’AFP Coralie Pring, rédactrice du rapport. Le document révèle que 92 % des Libanais sont d’avis que la corruption s’est accentuée dans leur pays, faisant du Liban le leader du classement. On a vu un bout de cette gangrène avec les affaires de corruption jetées sur la place publique dernièrement, dont la plus emblématique a été la crise des déchets. Les éboueurs avaient déserté les rues pendant plusieurs mois, faisant du pays un véritable dépotoir. «C’est très inquiétant, les résultats sont similaires à ceux du Yémen qui a rapidement glissé dans une guerre civile», nous apprend Mme Pring. Le Yémen détient le triste record du pays le corrompu de la région, étant donné qu’environ près de quatre citoyens sur cinq (77 %) reconnait avoir versé un pot-de-vin cette année.

La lueur d’espoir est… tunisienne

Toutefois il y a quand même une note positive : La Tunisie. Non seulement elle s’est relativement immunisée contre le chaos ou la dictature, qui sont le lot des autres pays du Printemps arabe, mais elle peut également s’enorgueillir d’avoir des citoyens qui pensent que le fléau de la corruption n’est pas une fatalité. «La Tunisie a un vraiment bon résultat qui ressort de l’étude. Beaucoup de gens pensent pouvoir faire quelque chose contre la corruption» à leur petit niveau, dit la rédactrice du rapport. 71 % des personnes interrogées pensent que «des gens ordinaires peuvent faire une différence». Par contre la grande majorité des sondés (62 %) «dit que l’action du gouvernement est mauvaise et une majorité (64 %) dit que la corruption continue d’augmenter».

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