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Une autre affaire concernant la santé publique, plus précisément les médicaments vient d’être révélée par le  parti UPR, (Union populaire républicaine) dont le secrétaire général est Mohamed Lotfi Mraihi, déjà « habitué à tous les forfaits », du ministère de la Santé, selon un communiqué rendu public mercredi.

Il y spécifie « des affaires de connivences et de corruption, aux prises illégales d’intérêt et tout récemment au laxisme avec l’affaire des stents périmés ». « Toutes ces affaires que nous avons révélées et sont actuellement en cours d’instruction n’ont pas amené le ministère à réviser ses pratiques. Aussi sommes nous contraints de révéler à l’opinion nationale une nouvelle affaire dont les retombées économiques menacent la pérennité d’un de nos fleurons en matière d’industrie pharmaceutique », explique-t-il.

En effet, les laboratoires nationaux Saiph, en vertu des accords qu’ils ont contractés avec les laboratoires français Servier, fabriquaient certains médicaments dont Saiph détenaient les AMM. Les laboratoires Servier ont jugé par la suite de ne pas reconduire leur collaboration avec Saiph, n’empêche que ce dernier restait l’unique propriétaire de ces AMM dont il ne pouvait être dépossédé qu’en cas d’infraction à l’article 11 qui régit les AMM, ce qui n’a pas eu lieu. Or, relève l’UPR, alors que les deux partenaires étaient en négociation pour résoudre à l’amiable leur cessation de collaboration, la DPM s’invite dans les débats en décrétant le retrait des AMM de Saiph et leur attribution à une tierce compagnie.

Et d’ajouter : « La DPM a ainsi pris de façon ostentatoire parti de la firme française contre les intérêts d’une firme nationale dans laquelle l’Etat est actionnaire. La DPM a non seulement outrepassé ses prérogatives mais a dépouillé l’entreprise nationale de toutes ses cartes de négociations. Saiph se trouve de ce fait dans une situation financière délicate qui menace l’entreprise et ses salariés. Alors que le conseil d’administration prévoyait une augmentation de capital de 25 millions de dinars ».

« Ces agissements inconsidérés et hors la loi de la directrice de la DPM, certainement avec l’aval de son ministre, crée un précédent fort préjudiciable aux entreprises nationales. Celles-ci seraient à l’avenir à la merci de leurs partenaires étrangers qui dicteraient leurs lois surtout que la fabrication sous licence constitue environ 40% de l’ensemble des médicaments produits en Tunisie. Nous appelons l’UGTT et l’UTICA à se mobiliser pour soutenir Saiph et ses employés », conclut le communiqué.

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