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M. Björn Rother, Chef de mission pour la Tunisie, a fait la déclaration suivante au terme d’une visite des services du FMI destinée à examiner les perspectives économiques et les politiques que les autorités entendent mener dans le cadre du programme de réformes économiques appuyé par un accord quadriennal au titre du mécanisme élargi de crédit (MEDC) approuvé en mai 2016 (voir communiqué de presse 16/238).

«L’économie tunisienne continue de faire preuve de résilience dans une conjoncture nationale et internationale difficile. Le taux de croissance devrait rebondir à 2,5 % en 2017, contre 1,3 % en 2016, impulsé par le regain de confiance suscité par la réussite de la conférence Tunisia 2020 en novembre dernier et par l’adoption de textes de loi essentiels liés au secteur privé.

«De redoutables défis macroéconomiques subsistent. La dette publique a continué de s’alourdir, dépassant 60 % du PIB en 2016. Les mesures adoptées par les autorités dans le cadre de la loi de finances de 2017 réduiront le déficit budgétaire global de manière modeste à 5,6 % du PIB, contre une estimation de 6 % en 2016, niveau supérieur à l’objectif visé initialement dans le cadre du MEDC, en raison d’une croissance plus faible et de dérapages de la politique budgétaire. La masse salariale de la fonction publique en pourcentage du PIB est parmi les plus élevées au monde et le déficit des transactions courantes reste considérable.

«L’équipe du FMI et les autorités conviennent que des actions urgentes sont nécessaires pour protéger la santé des finances publiques, accroître l’investissement public et accélérer les progrès des réformes structurelles qui ont été retardées. Les autorités ont énoncé leurs priorités à court terme, dont une plus grande mobilisation des recettes fiscales de manière juste et efficiente, la rationalisation de la masse salariale du secteur public afin de dégager une plus grande marge de manœuvre en faveur des investissements publics, et la mise en place du mécanisme d’ajustement des prix des carburants. Les mesures destinées à assurer la viabilité du système de sécurité sociale représentent une autre priorité importante. Ces initiatives sont vitales pour faire en sorte que l’économie tunisienne connaisse une croissance plus forte et crée davantage d’emplois et pour veiller à ce que tous les Tunisiens continuent à bénéficier de services de base adéquats.

«L’équipe salue la détermination du gouvernement à avancer dans la modernisation de la fonction publique. Des travaux ont en outre été engagés pour veiller à la santé des banques publiques et des entreprises d’État, établir une haute autorité indépendante de lutte contre la corruption et mettre en place des dispositifs efficaces de protection des couches de population les plus vulnérables.

«L’équipe a eu des entretiens constructifs avec le Chef du gouvernement , M. Youssef Chahed, la Ministre des Finances, Mme Lamia Zribi, le Ministre de l’Investissement, M. Fadhel Abdelkefi, le Ministre de la Fonction publique, M. Abid Briki, et le Gouverneur de la Banque centrale, M. Chedly Ayari, ainsi qu’avec leurs collaborateurs, et elle continuera d’entretenir un dialogue de politique générale rapproché sur la réduction des déséquilibres budgétaire et extérieur et sur la redynamisation des réformes structurelles.»

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Havas Horizons, une boite montée par l’agence Havas Paris et par l’institut Choiseul, et dédiée à des services de conseil pour les pays émergents, a fait sa petite enquête sur le financement de la croissance du continent africain d’ici 2020. Les indicateurs qui ont utilisés dans cette étude font du Maroc le 3ème parmi les 5 pays africains qui présentent les meilleures perspectives économiques.

Le royaume chérifien a été plébiscité par 23% des sondés. Le champion du continent est l’Ethiopie (52% d’opinions favorables), vient ensuite le Nigéria (44%). Le Ghana arrive en quatrième position (21%). Le Sénégal (19%) fait une entrée fracassante dans le top 5, évinçant un autre poids lourd de l’Ouest de l’Afrique, la Côte d’Ivoire, même si d’autres enquêtes placent cette dernière dans une position plus avantageuse.

A signaler que les résultats de l’enquête sont basés sur un total de 10 questions qualitatives et quantitatives posées à un échantillon de 55 des plus importantes institutions financières et bancaires opérant en Afrique.

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La Banque africaine de développement (BAD) présente demain vendredi 3 juin 2016 à Tunis les conclusions du rapport 2016 sur les « Perspectives économiques en Afrique pour la région de l’Afrique du Nord ».
D’après un communiqué de presse dont Africanmanager a reçu une copie, ce document, publié chaque année par BAD, le Centre de développement de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et le programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), analyse les progrès du continent sur le plan économique et social et en matière de gouvernance, en soulignant les perspectives encourageantes à court terme.
Cette présentation sera axée sur les pays de l’Afrique du Nord, en mettant l’accent sur l’économie tunisienne en particulier. Objectif : débattre de manière approfondie des performances économiques et des perspectives sur deux ans, dans un contexte d’atonie de l’économie mondiale et de chute des prix des matières premières, toujours selon la meme source.
Le rapport 2016 révèle que les pays de l’Afrique du Nord enregistrent une hausse de leur croissance économique moyenne grâce à l’amélioration de leur stabilité politique et économique : 3,2 % en 2015, contre 1,4 % en 2014. On table sur un redressement progressif de l’économie mondiale et un redressement du cours des matières premières pour favoriser la reprise – escomptée vraiment en 2017 –, puisque les projections anticipent 2,9 % de croissance en 2016 et 3,6 % en 2017 en Afrique du Nord.
En fournissant des données précises, actualisées ainsi que des projections et des analyses pertinentes, « Perspectives économiques en Afrique » met en lumière les facteurs de performance, les défis ainsi que les horizons pour chacun des 54 pays du continent. Il constitue un outil de travail idéal pour identifier les meilleures options à même d’améliorer les performances économiques des pays de l’Afrique du Nord.

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Deux conventions

Une fois n’est pas coutume, le rapport de la Banque africaine de développement (BAD) sur les perspectives économiques pour l’Afrique en 2016 et 2017 est beaucoup plus optimiste que les conclusions du Fonds monétaires international (FMI) publiées au début de ce mois. Là où le FMI demande aux nations d’Afrique, notamment ceux du Sud du Sahara, de “changer de cap en urgence” pour échapper aux turbulences, la BAD elle salue la bonne tenue des Etats africains dans un  contexte international compliqué. La banque panafricaine parle même d’une croissance meilleure que prévu…

Le rapport de la BAD, sorti hier lundi 23 mai, à la veille des 51e assemblées générales annuelles, en Zambie, évoque une croissance économique en Afrique qui devrait être de l’ordre de +3,7% en 2016 et +4,5% en 2017. Certes les prévisions pour 2016 sont en nette baisse par rapport aux +5% prédits l’an dernier à la même date à Abidjan, mais tout de même c’est mieux que le chiffre annoncé dernièrement par le FMI et la Banque mondiale (une croissance moyenne d’à peu près +3% pour le continent).

Le 2ème taux de croissance le plus costaud dans le monde

La BAD a élaboré ses prévisions de croissance en collaboration avec l’OCDE et le Pnud, précise le communiqué de publication du rapport Perspectives Economiques en Afrique en 2016 – 15e édition. Ce qu’on retient par ailleurs dans ce document, c’est que l’Afrique a la deuxième croissance la plus soutenue à l’échelle de la planète, derrière l’Asie orientale. Raison pour laquelle ces 51e assemblées générales annuelles de la BAD devraient avoir des accents assez positifs.

Certes si on regarde le verre à moitié plein, on dira que la croissance du continent est à son plus bas niveau depuis 15 ans en ce moment, qu’elle s’est tassée en 2015, avec +3,5%, contre un peu plus de 5% en 2014, Mais “il ne faut pas oublier que la situation économique est difficile partout, en Amérique, en Europe ou même en Asie. Lorsque vous avez un continent qui croît de près de 4% contre 1,9% pour l’Europe par exemple, cela veut dire qu’il continue de progresser malgré tout (…). D’autant que certaines régions du continent comme l’Afrique de l’Est affiche encore un taux croissance moyen de 6,3%”, souligne le patron de la BAD, le Nigérian Akinwumi Adesina, dans Jeune Afrique.

On est loin de la tonalité du dernier rapport du FMI, qui a préféré mettre le curseur sur les aspects moins reluisants, et recommande aux pays africain de « reconstituer des amortisseurs très amoindris » et de se protéger des « vulnérabilités » que pourrait causer une « nouvelle dégradation des conditions extérieures ».

Plaidoyers pour la transparence, la diversification et l’investissement

Le président de la BAD invite la presse africaine et internationale à ne pas cesser de “dire ce qui se passe véritablement” en Afrique et à continuer “à raconter une histoire positive” du continent. “Les États notamment qui sont frappés de plein fouet par la chute du cours des matières premières doivent continuer à apporter de la valeur ajoutée à leurs ressources naturelles, à diversifier leurs économies, à poursuivre leur industrialisation et à accélérer l’intégration régionale”, a-t-il déclaré.

Il a également appelé les décideurs politiques à faire de la transparence dans la gestion des finances publiques une règle. Par ailleurs il a soutenu que les nations africaines doivent maintenir le rythme des investissements pour faire repartir la croissance en puisant les capitaux en Afrique.

Abebe Shimeles, le directeur de la recherche en développement par intérim de la BAD, a dit ceci dans le communiqué  : « les pays africains, parmi lesquels figurent des champions de la croissance mondiale, ont fait preuve d’une résilience exceptionnelle face à l’adversité économique internationale. Transformer cette résilience durable en une amélioration des conditions de vie des Africains nécessite une intervention dynamique des pouvoirs publics, visant à promouvoir une croissance plus rapide et plus inclusive ».

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