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PNDES

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A quelques jours de l’ouverture des travaux de la conférence des partenaires du Plan national de Développement économique et social (PNDES), prévus les 7 et 8 décembre 2016 à Paris, le gouvernement du Burkina Faso veut s’assurer que l’organisation sera réussie. Une délégation conduite par le Secrétaire général du Premier ministère, Bamory Ouattara, qu’accompagnait son homologue du ministère de l’Economie et des Finances, Séglaro Abel Somé, vient de séjourner dans la capitale française. Séances de travail avec l’ambassade du Burkina Faso à Paris, mais aussi avec les fonctionnaires de la Banque mondiale, dont le représentant résident à Ouagadougou, Cheick Fantamady Kanté, reconnaissance des lieux de la conférence, ont ponctué le menu du séjour de la délégation.

« Globalement, tous les points de préoccupation sont pris en compte », relèvera Bamory Ouattara, lors d’un debriefing avec l’ambassade. Les travaux se dérouleront au Centre Etoile Saint Honoré, dans le 8è arrondissement au cœur de Paris. Quelque 400 participants sont attendus à cette conférence, qui doit permettre au gouvernement du Burkina Faso de lever des fonds pour compléter son plan de développement 2016/2020. Plus de 5 000 milliards de FCFA doivent en effet être mobilisés par le biais de l’épargne nationale et régionale, la contribution des Burkinabè de l’extérieur, des partenaires techniques et financiers, mais aussi par le mécanisme du partenariat public-privé. La conférence de Paris s’inscrit dans cette perspective.

Une importante délégation comprenant une quinzaine de ministres et conduite par Paul Kaba Tiéba fera le déplacement de Paris.

Le PNDES qui se chiffre à plus de 15 000 milliards de FCFA s’articule autour de trois axes stratégiques. Le premier axe, « réformer les institutions et moderniser l’administration », est consacré au renforcement de la gouvernance dans ses dimensions politique, administrative, sécuritaire, économique et locale.

Le deuxième axe, « développer le capital humain », met l’accent sur l’éducation, la formation professionnelle et technique, la santé, l’accès à l’eau potable et à l’assainissement.

Quant au dernier axe, « dynamiser les secteurs porteurs pour l’économie et les emplois », il vise l’amélioration de la productivité agricole, l’accroissement de la valeur ajoutée des industries agroalimentaires et des industries de services.

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La communauté internationale

Ce n’est pas l’ambition qui manque à la nouvelle équipe à la tête du Burkina Faso. Du moins à en croire ce qu’on lit et entend. De ce point de vue le Plan national de développement économique et social (PNDES), programmé pour 2016-2020 et que les autorités qualifient de « New Deal », est très parlant.

Le PNDES va être budgétisé à hauteur de 12 008 milliards de F CFA (environ 18,3 milliards d’euros), a dit hier mardi 10 mai la ministre de l’Économie, Rosine Sori-Coulibaly. C’est quasiment le double de ce qui a été injecté dans le précédent plan quinquennal, la Stratégie de croissance accélérée et de développement durable (Scadd), qui a démarré en 2011 avec 7 496 milliards de F CFA dans ses caisses. Il le faut si le président Roch Marc Christian Kaboré veut se donner une chance de tenir sa promesse électorale : Transformer structurellement l’économie burkinabé.

Avec le PNDES, les autorités escomptent +7, 3 % de croissance en moyenne sur la période 2016-2019, ce qui ramènerait le pays à ses performances de 2010-2012, une embellie stoppée net par la crise politique de 2014 qui a conduit au départ de Blaise Compaoré après 27 ans au pouvoir (1987-2014).

Mais la croissance avait commencé à s’essouffler un peu avant, en 2013, avec +3,6%. En 2014, c’est un peu mieux, même en plein chaos politique, avec +4% de croissance, d’après les données de la Banque mondiale. La tendance à la reprise se maintient en 2015, avec +5%. Toutefois cela ne préjuge pas de la possibilité pour le gouvernement de gagner plus de deux points de croissance dans le prochain quinquennat. Il y a du boulot !
En tout cas la ministre de l’Economie y croit. Pour elle cette dynamique de la croissance est bien la preuve que le monde des affaires, les partenaires techniques et financiers reprennent confiance, après l’agitation et l’instabilité engendrées par le coup d’État de septembre 2015 et les attentats de janvier dernier.

Quid des ressources pour financer le PNDES ?

Le gouvernement apporte les dernières retouches au PNDES, qui devrait être promulgué avant fin mai. Mme Coulibaly a déclaré qu’il faudra débourser 2 401 milliards de F CFA par an pour maintenir le cap. Au niveau des ressources propres pour financer ce plan, il semble que les choses aient plutôt bien avancé. La ministre a déclaré qu’au 31 mars dernier, les régies de recettes de l’État avaient encaissé 272,07 milliards F CFA, c’est nettement mieux que les prévisions qui tablaient sur 247, 83 milliards de F CFA à la même période. A signaler que le dernier rapport en la matière publié par le ministère burkinabè des Finances a trait à l’année 2012 et qu’elle évoque 1 276 milliards de F CFA de revenus globaux pour l’État.

Mme Coulibaly a déclaré que le gouvernement se tournera vers les émissions d’obligation de trésor pour lever 180 milliards de F CFA en 2016 ; une conférence des bailleurs de fonds est également prévue.

Le gouvernement a imaginé des combinaisons pour booster les secteurs, comme par exemple créer une synergie entre l’agriculture et l’agroindustrie pour transformer sur place les produits locaux. « Par là, nous visons la transformation structurelle de l’économie en créant plus d’emplois. Il nous faut une vraie administration de développement au service de la production économique », a déclaré la ministre de l’économie.

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