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politique d’austérité

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L’ancien ministre des Finances et membre de la commission des finances à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), Slim Besbes, a déclaré dans une interview accordée à Africanmanager que la Tunisie risque, en 2017, d’adopter une politique d’austérité très lourde et insupportable. Il a appelé ainsi à mettre en place des mesures d’urgence le plus tôt possible.  » Si on ne mobilise pas des recettes pour l’année 2017, on risque certainement une politique d’austérité pouvant aller jusqu’au licenciement d’employés et la diminution des dépenses de la santé ainsi que celles à caractère secondaire « , a-t-il dit.

C’est ainsi que Slim Besbes a exhorté le gouvernement de Youssef Chahed à élaborer un budget sain qui respecte les équilibres financiers et la maîtrise de la dette pour 2017.

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La désignation de Youssef Chahed à la Kasbah a suscité des interrogations en ce qui concerne les relations de la Tunisie avec les institutions financières internationales, telles que Fonds Monétaire International (FMI), la Banque Mondiale ou encore la Banque africaine de développement (BAD). Achraf Ayadi, économiste et expert financier résidant à Paris, a réagit à ce sujet, appelant dans un message adressé au nouveau chef du gouvernement à adopter une nouvelle stratégie avec le FMI.  « Si nous n’avons plus le choix, nous devons appliquer les recommandations du FMI avec discernement et à un rythme qui soit compatible avec nos capacités d’évolution. Il s’agit d’un changement significatif pour l’État et la population, le plus lourd à gérer depuis l’époque de l’ajustement structurel », a indiqué Ayadi dans une déclaration, ce dimanche 28 août 2016 à Africanmanager.

Il a dans ce contexte expliqué que le FMI impose à la Tunisie une feuille de route en échaange de son soutien financier, estimant toutefois que ce rythme imposé par cette feuille de route, « même si nous l’avons accepté à priori, devra être négocié au fur et à mesure et ralenti s’il le faut par Youssef Chahed s’il s’avère incompatible avec ce que le pays est capable de faire ».

L’expert financier a, sous un autre angle, indiqué que le FMI pourrait être tenté, à la lumière d’une éventuelle politique d’austérité en Tunisie, de nous imposer des solutions standards comme pour la Grèce, ce qui ne marchera pas avec le cas de la Tunisie, selon ses dires. « Trop d’austérité tue la croissance économique », a-t-il dit.

Évoquant le discours de Youssef Chahed prononcé vendredi 26 août 2016, lors de la séance de vote au gouvernement, Achraf Ayadi n’a pas caché ses inquiétudes par rapport à la politique d’austérité que la Tunisie pourrait mettre en place en 2017, soulignant que le type d’austérité que la Tunisie pourra accepter doit au contraire porter sur l’amélioration de la collecte et la prévention de la fraude et non l’augmentation des impôts, comme déjà annoncé par Chahed.

Une politique d’austérité devrait être également basée sur la baisse des dépenses de l’État et sur la rupture avec plusieurs fardeaux coûteux et inefficaces, en les valorisant dans le cadre de partenariats public-privé (PPP) ou de privatisations pures et simples, et non à travers la baisse des investissements en infrastructure et développement, déjà trop faibles, selon ses déclarations.

Achraf Ayadi a en outre appelé à ne pas couper dans les dépenses de la santé car ça pénaliserait directement les pauvres et la classe moyenne, mais il faut s’assurer que les médecins du privé paient équitablement leurs impôts. Il a estimé toutefois que ces mesures ne seraient pas efficaces si la Tunisie n’a pas la maîtrise de ses frontières, de sa douane et de ses réserves en devises. « Le déficit commercial engloutirait alors le surplus primaire et la balance des paiements resterait déséquilibrée », a-t-il assuré.

Par ailleurs, Achraf Ayadi a indiqué qu’il est indispensable de projeter la Tunisie dans un avenir technologique et industriel, sortir du misérabilisme de la sous-traitance, et faire monter les PME dans leurs chaînes de valeur sectorielles respectives. « Mon approche n’est pas idéologique. Il faut mener les réformes que nous avons tardé à mener par nous-mêmes. Les intérêts de quelques corporations ne sont pas plus importants que l’intérêt collectif, de loin supérieur à tous les autres. Nous sommes déjà en retard… », a ajouté Achraf Ayadi.

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