Tags Posts tagged with "prêt"

prêt

par -

Noureddine Taboubi, nouveau patron de l’UGTT, a répondu, indirectement, à tous ceux qui doutaient du repositionnement de la centrale syndicale. On ne sait pas encore si ce qu’il a dit jeudi 23 mars 2017, sur Mosaïque FM, est plutôt de nature à rassurer ou inquiéter, mais c’est dit. Et donc il faut l’analyser en tant que tel, pour commencer. Taboubi a fait savoir qu’il sera à la tête d’une délégation de l’UGTT qui prendra la direction de Bruxelles le 15 avril 2017 pour dire ceci à l’Union Européenne : « Nous n’avons plus besoin de prêts. Par contre, nous avons besoin d’un appui concret en termes de matériel et de formations. Cette aide nous permettra d’améliorer notre situation économique »…

Le secrétaire général de l’UGTT a également déclaré qu’il mettra sur la table la question de l’entrée en vigueur de l’accord de partenariat entre la Tunisie et l’UE. Il va tenter de secouer les Européens pour qu’ils accélèrent le pas, a-t-il ajouté…

Par ailleurs il a affirmé qu’il va évoquer dans la capitale européenne le sujet du développement de l’agriculture, les moyens de solutionner l’immigration clandestine et le combat contre le terrorisme. « L’Europe ne peut pas être seule dans cette lutte ».

Voilà, la nouvelle UGTT est arrivée. Cet activisme en dehors des frontières tunisiennes, sur des sujets de ce type, au risque même de marcher sur les plates bandes du gouvernement et du président de la République, est une démarche nouvelle, il faut le reconnaître. Des dossiers de dimension nationale pour le coup, et même d’intérêt national, ça a quand même plus d’allure et de hauteur que cette agitation puérile pour obtenir la tête de Néji Jalloul, ministre de l’Education, plébiscité par les citoyens, selon presque tous les sondages, mais qui donnent des boutons à ses troupes. Là au moins l’UGTT joue dans la cour des grands. Toutefois j’aimerais voir la tête des parlementaires européens quand ils verront la délégation syndicale se pointer à Bruxelles pour évoquer les affaires de la Tunisie, et pas des moindres. Une centrale syndicale, fût-elle du calibre de l’UGTT, qui vient traiter les dossiers qui relèvent de l’exécutif, ça décoiffe pour des Européens qui ont d’autres moeurs politiques. Même en France, qui a une vraie tradition syndicale, une telle chose est tout simplement impensable. Mais entre temps quelqu’un leur aura expliqué, s’ils ne le savent pas déjà, que l’UGTT est prophète dans son pays et que rien ne peut se faire ou se défaire sans elle, et là la pilule passera comme par enchantement chez des Européens pragmatiques et qui se diront qu’après tout les Tunisiens en ont décidé ainsi, et qu’il faut faire avec…

Quant à savoir ce que les patrons de l’exécutif tunisien, Youssef Chahed et Béji Caïd Essebsi, pensent de cette démarche de l’UGTT, très cavalière pour le moins, s’ils ont donné leur agrément, c’est une autre question. Mais ce qu’on peut dire d’ores et déjà, c’est que cette posture sur la dette contraste avec la position officielle du palais de la Kasbah. Pas plus tard qu’hier, Ridha Saïdi, conseiller auprès du chef du gouvernement, chargé du suivi des projets et des programmes publics, a confié à Africanmanager que la Tunisie mise sur le déblocage de la 2ème tranche du prêt du FMI et des crédits de la Banque mondiale et de l’Union européenne pour se refaire une beauté. Il y a donc comme qui dirait une divergence de perceptions sur l’endettement entre l’UGTT et le gouvernement…

Un dangereux mélange des genres

Le moins qu’on puisse dire est que la Tunisie collectionne les singularités depuis sa fameuse Révolution. Voilà un pays qui est gouverné par une coalition de partis aux intérêts, idéologies, orientations politiques et programmes parfois diamétralement opposés, mais tout le monde s’échine à ne pas faire craqueler le vernis de la cohésion au sommet de l’Etat sans laquelle tout l’édifice va s’effondrer. Pour le moment ça tient, mais difficilement. Voilà un pays dont la trajectoire est difficilement lisible pour cause d’interférences de plusieurs forces motrices – Pacte de Carthage, Assemblée des Représentants du peuple (ARP) et bientôt le Conseil national du Dialogue social. Voilà un pays où le chef du gouvernement, de son propre chef, décide de se mettre la corde au cou en convoquant une kyrielle de partis et organisations – les signataires du Document de Carthage – pour juger 6 mois d’actions et lui fixer le cap pour la suite, au lieu de prendre ses responsabilités en tranchant dans le vif, et répondre de ses actes in fine devant la représentation nationale (ARP), comme dans toute démocratie qui se respecte. Voilà un pays où les organisations, syndicale et patronale – UGTT et UTICA -, parlent parfois plus fort que ceux qui ont été élus pour le faire, et mieux, ou pire : s’assoient à la table des tenants de l’exécutif… pour décider. Etc. Etc.

A toutes ces spécificités s’ajoutent les dissonances d’une classe politique immature et irresponsable, qui a découvert cet art dans le tard, fait ses armes en même temps que des citoyens qu’elle est censée guider. Une classe politique qui porte de sérieux coups à la démocratie qu’elle est censée promouvoir, défendre. Vu d’ici on le sait : cette affaire prendra du temps. On ne fabrique pas des hommes d’Etat en un claquement d’un doigt, encore moins des dirigeants politiques éclairés. Mais est-ce que les « amis » et soutiens de la Tunisie vont s’assoir tranquillement en attendant que la longue crise d’adolescence passe ? Rien n’est moins sûr. D’autant plus qu’il y a bien d’autres sujets qui terrifient l’humanité (réchauffement climatique, terrorisme, crise économique mondiale, Donald Trump, Vladimir Poutine, Bachar Al Assad, Kim Jong-un, etc.).

La Tunisie, quoi qu’en disent ses dirigeants, commence à inquiéter ses partenaires. Le fait que le FMI ait gelé la 2ème tranche du prêt de 2,88 milliards de dollars, qu’il était censé verser en décembre 2016, en est l’illustration. Ridha Saïdi a beau monter au front pour démentir Ezzedine Saidane, qui avait déclaré que le FMI aurait décidé d’annuler sa visite en Tunisie pour cause de retard dans l’application des réformes promises, il n’en demeure pas moins qu’il y a un hic. Le FMI était censé débarquer fin mars, on est le 24 du moins et il n’y a toujours aucune date précise. Une machine comme celle-là ne fait pas dans le pilotage à vue, si les choses avaient été au beau fixe en Tunisie, on aurait une date pour ce voyage. A tout le moins il y a quelque chose qui cale au pays du jasmin. Et si ça cale avec le FMI, il y a de fortes de chances que ça le fasse avec la Banque mondiale et l’UE. Il faudra autre chose que des incantations pour ramener à de meilleurs sentiments les bailleurs de fonds de la Tunisie. L’exécutif le sait, mais encore faut-il qu’il ait les moyens, le souffle et surtout la volonté de faire…

par -

Indicateurs au vert pour les réserves en devises de l’Egypte. D’après la Banque centrale égyptienne, elles s’établissent à 26,4 milliards de dollars en janvier 2017, contre 23 milliards en novembre 2016. A noter que cette embellie est due aux 12 milliards de dollars de prêt du Fonds monétaire international (FMI), dont le gouvernement égyptien a encaissé une partie en novembre dernier, 2,75 milliards de dollars.

L’Egypte doit cette bienveillance du FMI a une décision forte et courageuse : Laisser flotter la monnaie locale, qui avait jusqu’ici une parité fixe avec le dollar.
Une délégation du FMI était d’ailleurs au Caire en janvier pour fignoler les modalités du deuxième versement de l’emprunt triennal, qui devrait être de 1,25 milliard de dollars. Toutefois l’Egypte a dû montrer patte blanche pour amener l’institution financière à de meilleurs sentiments, notamment en taillant dans les dépenses publiques, ce qui a été durement ressenti par les populations. Le gouvernement a dû par exemple lâcher du lest sur le contrôle des capitaux, supprimer des subventions à l’énergie, réformer des entreprises publiques et revoir en profondeur la politique monétaire pour stabiliser l’économie et renouer avec la croissance à long terme. Par ailleurs l’Égypte a dû céder 4 milliards de dollars d’eurobonds en janvier 2017, à des tarifs en-dessous de ceux qui avaient été fixés.

A souligner que le pays est tout de même très loin du niveau de ses réserves de change avant le soulèvement populaire de 2011, 36 milliards de dollars. On connait les retombées de l’instabilité politique et sécuritaire qui a suivi la chute de Hosni Moubarak, avec le départ massif des touristes et des investisseurs étrangers…

par -

Nous croyons savoir, de sources proches du dossier, qu’un député connu de la coalition gouvernante aurait contracté un crédit de gestion avec facilités de payement d’un montant entre 400 et 500 mille DT chez une banque de la place. Le député, qui est chef d’une petite entreprise, se serait cependant retrouvé dans une situation financière difficile pour manque d’affaires, et refuserait depuis quelques mois de rembourser son crédit sous prétexte de difficultés financières de sa société. Il reste donc classé mauvais payeur et on ne sait pas s’il est interdit de chéquier aussi, à moins que la banque ne fasse saisie de son salaire de député.

La même banque aurait accordé un autre crédit, de 450 mille DT, pour l’achat d’un bien immobilier, à la femme d’un autre député d’un autre parti de la coalition gouvernante aussi, qui les aurait même reçus en monnaie sonnante et trébuchante dans un sac en plastique et non sous la forme d’un chèque au nom du vendeur. Petit bémol, après quelques tergiversations, la femme du député aurait fini par reprendre ses remboursements…

par -

L’Assemblée Générale Ordinaire de la société tunisienne des textiles (Sitex) s’est dernièrement réunie en session extraordinaire. Après lecture du rapport du Conseil d’Administration à l’Assemblée, que la société, pourtant faisant appel public à l’épargne, n’a pas jugé bon de publier, lecture du rapport spécial des commissaires aux comptes  et prise de connaissance des dispositions des articles 200 (relatif aux conflits d’intérêts) et suivants et 475 (relatif aux conventions entre sociétés d’un même groupe) du Code des Sociétés commerciales, a approuvé la convention de prêt entre SITEX et SWIFT TEXTILES EUROPE LTD pour un montant de 3,413 millions €), aux charges et conditions stipulées. Les sociétés Lamouel et STB Invest Sicaf, détenant respectivement 231 803 actions et 5 885 actions, ont voté contre.

On sait par ailleurs que l’entreprise connaîtrait des difficultés financières et qu’une affaire judiciaire serait en cours. Nous avons essayé de joindre la direction générale de la Sitex pour en parler. La DG de Sitex n’a pas jugé nécessaire de nous éclairer, ni de nous expliquer ses difficultés.

par -

Comme il a été déjà annoncé, l’opérateur téléphonique tunisien, Tunisie Télécom, a obtenu un prêt de 100 millions d’euros de la BEI (Banque Européenne d’investissement). C’était alors l’une des premières conventions signées avec l’institution financière européenne, venue en Tunisie annoncer le renforcement de son aide à la Tunisie dans le cadre du forum d’investissement «Tunisia 2020». Ce prêt, dont TT est la 1ère à bénéficier en dehors de l’Europe, fait partie du mécanisme des grands projets du fonds InnovFin.

Le prêt est destiné à un important projet d’infrastructure pour tout le pays. Il s’agit du programme national haut débit (HD), à travers le déploiement de 2.000 kilomètres de fibres optiques, notamment dans les régions intérieures de la Tunisie et la mise en place de 1.500 sites de relais pour la 4G. C’est à ce titre que TT a choisi trois partenaires technologiques de renom. En plus du finlandais Nokia et de l’américain Adtran, qui sont déjà associés aux essais de cette technologie, il y aura aussi le chinois Huawei

par -

La Commission européenne s’est penchée sur la Tunisie hier jeudi 29 septembre 2016. Il a été proposé de porter à la hausse l’aide apportée à la Tunisie et de conclure avec elle d’ici trois ans un traité commercial approfondi pour accompagner le gouvernement tunisien dans ses actions afin de consolider la démocratie.

L’Union européenne envisage de doubler son appui financier annuel à 300 millions d’euros jusqu’à 2020 et pourrait mettre à la disposition de la Tunisie, à titre de prêt, 500 millions d’euros pour la stabilisation de l’économie tunisienne.

Il a également été question d’autres crédits accordés par la Banque européenne de développement et d’autres sources de financements pour ramasser 800 millions d’euros de plus afin de moderniser les infrastructures de la Tunisie.

Toutefois « les fonds ne sont pas inconditionnels », a tenu à préciser le commissaire européen à la Politique européenne de voisinage et à l’Elargissement, Johannes Hahn, lors d’une conférence de presse conjointe avec la Haute représentante de l’Union pour les Affaires étrangères, Federica Mogherini. La Tunisie devra montrer patte blanche, notamment au niveau des réformes structurelles sans cesse ajournées…

Mme Mogherini a par ailleurs proposé la tenue d’un sommet bisannuel entre dirigeants européens et tunisiens.

par -
Zied Lakhdhar

Le député du Front Populaire Mongi Rahoui a appelé, aujourd’hui, au limogeage du gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie (BCT), Chedly Ayari.

Dans son intervention, lors d’une plénière consacrée à l’examen du projet de loi relatif au prêt accordé à la Tunisie par la Banque africaine de développement (BAD) d’une valeur de 645 millions de dinars(MD), le député en question a soutenu que Chedly Ayari doit assumer sa responsabilité dans la dépréciation du dinar tunisien.

Il a ajouté que dès l’adoption de l’autonomie administrative et financière de la BCT, le gouverneur a augmenté son salaire, rapporte Shems fm.

par -

La délégation du Fonds monétaire international (FMI) a conclu ce jeudi 11 août un accord préliminaire avec le gouvernement égyptien pour un crédit record d’à peu près 12 milliards de dollars. Reste maintenant la dernière étape : La validation de cet important prêt par le conseil d’administration du FMI, « au cours des prochaines semaines », précise le communiqué de l’institution.

Cet accord entre dans le cadre du mécanisme élargi de crédit (MEDC), qui va s’étaler sur trois ans et stipule une somme de 8,6 milliards de droits de tirage spéciaux, ce qui fera à terme, à peu de choses près, 12 milliards de dollars.

Pour rappel, le MEDC est un dispositif qui a été mis en place pour accompagner les pays en proie « à de graves problèmes de balance des paiements à moyen terme en raison de faiblesses structurelles qui tarderont à être corrigées ». Il se décline en crédits dont le remboursement est planifié sur de longues périodes – entre 4 ans et demi et 10 ans –, à des taux en-dessous de ceux pratiqués sur les marchés financiers. Mais attention, le décaissement de ces sommes est conditionné par une batterie de réformes structurelles, souvent douloureuses, pour extirper les pays emprunteurs de leurs difficultés économiques chroniques.

La thérapie de choc administrée par le FMI

Le gouvernement égyptien a pris l’engagement d’adopter rigoureusement une « politique budgétaire [visant] à placer la dette publique sur une trajectoire clairement décroissante vers des niveaux plus durables ». Il est question par exemple de rogner sérieusement la dette des administrations publiques, et de la faire passer de 98% du PIB en 2015-2016 à à peu près 88 % du PIB en 2018-2019.

Au menu également une taxe sur la valeur ajoutée, un objectif de moins de 10% sur le front de l’inflation, la rationalisation des subventions à l’énergie, l’amélioration du climat des affaires ainsi que la transparence dans la gestion des finances publiques et de la fiscalité. Bref, la potion est sacrément amère, et l’Egypte a intérêt à attaquer sans tarder ces chantiers colossaux…

par -

On se doutait que le prêt de 2,9 milliards de dollars accordé par le Fonds monétaire international (FMI) à la Tunisie était assorti de conditions et d’engagements de la part des autorités du pays. C’est la loi du genre, le FMI, sans être à proprement parler une banque, en a quand même quelques tics, du genre assortir ses crédits de conditions pour s’assurer que l’Etat emprunteur se donne les moyens de rembourser. C’est ce qui permet au fonds d’être viable dans la durée et de continuer à peser dans la direction des affaires du monde, notamment chez les pays émergents et sous-développés. L’autre raison pour laquelle le FMI fixe le cadre de ses prêts est d’ordre disons politique et géostratégique. Cet aspect est lié au fait que derrière le FMI il y a des Etats, et ces derniers défendent avant tout des intérêts. Et ils ont effectivement intérêt à ce que les pays moins avancés restent stables et relativement prospères, ne serait-ce que pour la continuité des échanges commerciaux, du business en gros. Comme le disait si bien le général de Gaulle, « les États n’ont pas d’amis, ils n’ont que des intérêts ».

Tout le monde se demandait ce que la Tunisie avait bien pu concéder pour que le FMI, encore fois, malgré les signaux très inquiétants émis par l’économie du pays, accepte d’ouvrir le robinet. L’institution a publié très récemment un document qui éclaire nos lanternes sur les engagements de la Tunisie. Dans le document on trouve le rapport des services du FMI, qui avait été présenté au Conseil d’administration en mai 2016. Ce document contient les politiques économiques définies par le gouvernement de Habib Essid, en échange du prêt du FMI, dans le cadre du mécanisme élargi de crédit.

Le FMI apporte de l’eau au moulin de la BCT

S’agissant des politiques monétaires et de change, les autorités tunisiennes ont pris l’engagement de conduire une politique monétaire prudente, qui tient compte des aléas conjoncturels. D’après le gouvernement, le maintien de la tendance à la baisse de l’inflation, une hausse raisonnable du volume de l’emprunt public et une activité économique très en deçà de son potentiel apportent de l’eau à son moulin et plaident en faveur de la politique monétaire menée actuellement (qui est étalonnée sur un taux d’intérêt réel positif de 1%). Selon les autorités tunisiennes, les faibles pressions inflationnistes suite aux dernières vagues de hausse des salaires confortent cette orientation.

Toutefois les services du FMI ont insisté sur le fait qu’il faille conserver un taux d’intérêt réel positif de manière à fixer les anticipations inflationnistes et anticiper des pressions probables vers la dépréciation. Ils soutiennent la posture de la BCT de revoir la baisse des taux d’octobre 2015 si les pressions inflationnistes refont surface.

Mieux cerner l’inflation, une bataille à gagner

Les autorités tunisiennes ont également pris l’engagement de viser les avoirs intérieurs nets de manière à garder le gonflement de la masse monétaire au même niveau que l’objectif d’inflation, du moins jusqu’à ce qu’on ait une nette idée de l’inflation.

Le document table également sur une amélioration des prévisions des liquidités et la consolidation du mécanisme de garanties pour renforcer les dispositifs de transmission monétaire et la gestion des liquidités bancaires.

Enfin le rapport du FMI recommande à la BCT de mieux diffuser ses grands objectifs et ses engagements en matière de politique économique ; il suggère également d’assouplir le taux de change et d’adopter un dispositif de contrôle fondé sur les risques, de manière à donner corps à un véritable mécanisme de ciblage de l’inflation.

Reste à savoir ce que le gouvernement d’unité nationale en gestation, sous la houlette de Youssef Chahed, va faire pour rester dans les clous des engagements pris par la précédente équipe…

par -

L’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a adopté ce mardi 12 juillet 2016 le projet de loi relatif à l’approbation d’un accord de crédit d’une valeur de 64 millions d’euros. Ce fonds servira à financer le projet d’amélioration de l’employabilité des diplômés de l’enseignement supérieur.

Ce projet de loi est passé lors d’une séance plénière tenue aujourd’hui avec 115 votes pour, 9 abstentions et 9 votes contre.

Pour rappel, cet accord a été conclu entre le gouvernement tunisien et la Banque Internationale pour la restriction et le développement (BIRD).

par -

Les politiques, les fameux politiques par qui le salut va arriver, selon Faouzi Elloumi, dirigeant de Nidaa Tounes, ont tous les yeux – ou le ventre ?? – braqués sur le gouvernement d’union nationale. En ferai-je partie ? A quel poste ? Ce sont les questions qui taraudent en ce moment les acteurs de la scène politique, bien loin des préoccupations des citoyens, mais surtout des urgences nationales, l’économie en tête. Mais à la décharge – ce qui ne veut pas dire dédouaner – des politiciens, les citoyens aussi se sont détournés des vrais problèmes du pays, vaquant à des occupations qui n’apportent pas de pierres à l’édifice national, ou très peu, en tout cas pas suffisamment pour détourner la Tunisie de sa mauvaise trajectoire.

Mais puisque tout ce beau monde semble avoir la tête ailleurs, d’autres se penchent sur les affaires intérieures de la Tunisie. Et eux quand ils le font, ils taillent dans le vif, ne s’embarrassant pas de tous ces détails et atermoiements qui malheureusement ont fait le lit du retard des pays africains. Le Parlement européen a dernièrement approuvé, le 08 juin 2016, un prêt de 500 millions d’euros à la Tunisie pour l’accompagner dans son effort de consolidation de son assise démocratiques et de relance de son économie, très affectée par des années de vaches maigres. Mais ce qu’on sait moins c’est la tonalité des échanges qu’il y a eus à la Commission du commerce international du Parlement européen sur la situation de la Tunisie et les réformes structurelles qui lui sont exigées par ses partenaires. Huffington Post nous a rapporté les propos des uns et des autres, et le moins qu’on puisse dire est que la Tunisie est loin d’inspirer la confiance.

Aide oui, mais avec des réformes structurelles

Jyrki Katainen, député et ancien Premier ministre de la Finlande, y est directement allé de son alerte en assénant : « la situation est très grave » en Tunisie. D’après lui,  » La Tunisie est confrontée aux conséquences des attentats terroristes de 2015. Le résultat est que son secteur touristique, vital, a été particulièrement affecté et les investissements étrangers ont fortement diminué. Ces évolutions ont conduit à une baisse des taux de croissance et les réserves en devises étrangères ».

Passée cette compassion de circonstance pour la jeune démocratie tunisienne, il a déclaré que le prêt de 500 millions d’euros à la Tunisie devra être assortie de conditions. « Bien sûr, la nouvelle opération de l’Assistance Macrofinancière (AMF) sera subordonnée à la réalisation d’un certain nombre de conditions de politique économique. En effet, la Tunisie doit mettre en œuvre le nouveau programme du FMI et satisfaire les conditions de politique économique et financière à convenir entre l’UE et la Tunisie dans un protocole d’accord », a tenu à dire l’ancien Premier ministre finlandais.

Le député italien Salvatore Cicu, dont le pays en a vu des vertes et des pas mûrs pour se remettre sur les rails du développement, n’a pas été plus tendre :  » Il y a le gros problème des réformes structurelles dont la Tunisie a besoin ». Il a rappelé que les besoins de la Tunisie se chiffrent à 5 milliards d’euros, et pas les 500 millions d’euros que l’UE vient de lui accorder.

La Tunisie trouvera un peu de clémence, d’indulgence chez le député socialiste français Emmanuel Maurel. Lui milite en faveur d’une « grande flexibilité », d’une « intelligence » dans la mise en oeuvre des réformes structurelles en Tunisie, « parce qu’il ne s’agit pas non plus d’étouffer complètement l’économie tunisienne », a-t-il ajouté.

Mais à peine il a fini, Sander Loones, député belge, en remet une couche sur la thérapie de choc que doit subir la Tunisie. Pas question de donner « de chèques en blanc » à la Tunisie, a-t-il claironné, ajoutant : « Nous demandons avant que quelque chose se fasse pour le pays (la Tunisie) de profondes réformes pour la croissance, l’emploi et la stabilité financière ».

La Tunisie a également trouvé grâce aux yeux de Patrick Le Hyaric, député français et directeur du journal l’Humanité. Normal vous me direz sans doute, venant du patron d’un journal d’obédience communiste. D’après lui le soutien macrofinancier « ne peut se faire aux vieilles conditions du Fonds monétaire international, qui aggravent l’endettement et réduisent la souveraineté populaire ».

Plaidoyer pour la refonte de la dette tunisienne

Selon le député Emmanuel Maurel, « on parle d’AMF, mais qui dit AMF, dit prêt, qui dit prêt, dit dette, or la dette tunisienne, aujourd’hui, c’est un problème. C’est un problème qui est essentiellement hérité de la période Ben Ali et il ne faudrait pas que l’argent que l’on prête aux Tunisiens ne serve qu’à une seule chose, à savoir rembourser les intérêts de la dette qu’elle avait contractée dans l’ancien régime. »

Yannick Jadot, député français du groupe Les verts, a enfourché le même cheval en ces termes : « nous devons favoriser l’aide macro-financière à la Tunisie et, en même temps, nous devons – et le Parlement européen avait voté en ce sens en 2012 – revenir sur la dette odieuse de la Tunisie notamment contractée sous les années Ben Ali ». Pour conclure il a appelé à « alléger le poids de la dette » de la Tunisie.

Pour certains aider la Tunisie ça ne passe pas

Nicolas Bay, député du Front National, a troublé cette communion en remettant sur la table les choses qui fâchent. « Qu’il est loin le temps où l’on se félicitait sans réserve du modèle tunisien de transition démocratique », a-t-il déclaré.

Il a enchainé en pourfendant l’accord de libre échange : « Je ne me réjouis pas de cette zone de libre-échange approfondi que vous voulez mettre en place et que je ne crois profitable ni aux Européens, ni aux Tunisiens. Contrairement à vous, je ne prêche pas que, je cite, ‘l’assistance macro-financière de l’Union devrait renforcer l’adhésion de la Tunisie aux valeurs qu’elle partage avec l’Union’. Selon lui, il y a une « perpétuelle volonté d’ingérence, qui crée plus de problèmes qu’elle n’en résout ».

Pour le député grec Lambros Fountoulis, injecter de l’argent en Tunisie est presque criminel au regard de la conjoncture en Grèce.  « Vous êtes vous déjà demandé comment réagiront tous les citoyens des pays du Sud, comme la Grèce, quand ils découvrent que l’Union Européenne dépense des milliards en aide aux pays tiers? » a déclaré M. Fountoulis, avant de conclure en ce termes : « Vous savez qu’avec une fraction de l’argent que vous offrez à la Tunisie, les sans-abri (…) auront au moins un toit sur leur tête? ».

Voilà, c’est clair, les parlementaires européens ne regardent plus la Tunisie post révolutionnaire avec des yeux de Chimène, séduits par un pays touché par la grâce et dont les citoyens ont bouté hors du territoire l’un des dictateurs les plus tristement célèbres de la planète. Cette musique c’est du passé, les députés européens, et derrière eux les Etats membres de l’UE, exigent un sursaut des dirigeants tunisiens. Le réveil sera brutal, inéluctablement.

par -

Le Parlement européen a approuvé mercredi le prêt de 500 millions € à la Tunisie à des conditions favorables pour l’aider à réduire sa dette extérieure et consolider ses mécanismes démocratiques.

Les députés ont soutenu le plan par 561 voix contre 76, avec 42 abstentions.

« Les défis majeurs en Tunisie sont le ralentissement économique, la montée du chômage, et les attaques terroristes qui effrayent les touristes. Dans le même temps, la Tunisie a reçu plus de 1,8 million de réfugiés en provenance de Libye, un nombre équivalent à près de 20% de sa population. La  transition de la Tunisie vers la démocratie demeure tout à fait remarquable. L’Europe a vraiment besoin de se tenir à ses côtés, et je demande à la Commission de faire débourser et argent  le plus rapidement possible, avant l’été « , a déclaré le rapporteur Marielle de Sarnez (ADLE, FR) au cours du débat avant le vote.

Elle a ajouté que «cette assistance macro-financière n’est pas une subvention, mais un prêt que la  Tunisie devra rembourser, même si sa dette continue d’augmenter.» Elle a invité la Commission européenne à  » engager une réflexion  »  similaire à celle de la  France et de l’Allemagne qui ont décidé de convertir une partie de la dette de la Tunisie en investissement en Tunisie « .

Pour accéder à l’argent, la Tunisie doit signer un protocole d’accord avec la Commission européenne aux termes duquel elle s’engage à entreprendre des réformes structurelles et  à une saine gestion des finances publiques. La Tunisie devra également garantir des mécanismes démocratiques efficaces, la primauté du droit et le respect des droits de l’homme,  sous la surveillance de  l’UE.

Une fois cela fait, la Tunisie pourra utiliser le prêt dans un délai de deux ans et demi.

Le 1er juin 2016, le Conseil de l’UE avait approuvé la décision de fournir 500 millions € d’aide macro-financière à la Tunisie.

L’aide de l’UE  complétera les 2,9 milliards $ d’aide du Fonds monétaire international à la Tunisie.

par -

Une activité économique anémique,  un emploi faible et  des déséquilibres extérieurs élevés. Pour le Fonds monétaire international, la Tunisie demeure ce pays dont il faut soutenir la vision économique d’une croissance dont les bienfaits sont mieux partagés. L’approbation tout récemment d’un prêt de 2,9 milliards de dollars sur quatre ans  s’inscrit dans cette trajectoire.

Plus explicite encore, le chef de mission du FMI pour la Tunisie, Amine Mati pose un diagnostic où se côtoient  une composition des dépenses détériorée, des déséquilibres extérieurs élevés, un dinar toujours surévalué, des banques fragiles et des  réformes du climat des affaires encore lentes.

Il existe 5 piliers sur lesquels les autorités tunisiennes vont devoir et promis de travailler. D’abord, une réduction progressive du déficit budgétaire global afin de stabiliser la dette publique aux environs de 50 % du PIB, une amélioration de la composition des dépenses publiques avec une maîtrise des salaires permettant de doubler les investissements publics prioritaires qui soutiennent la croissance et la réduction de la pauvreté. S’ajoutent un assouplissement du taux de change afin d’améliorer la compétitivité extérieure de la Tunisie et de reconstituer les réserves de change, une amélioration de l’intermédiation du secteur financier, notamment en poursuivant la restructuration des banques publiques et des réformes structurelles, y compris des institutions et des entreprises publiques, une réduction des subventions énergétiques, un système fiscal plus progressif et équitable, un renforcement de la gouvernance et une amélioration du climat des affaires.

De tout cela, il est escompté et au cas où ces réformes porteraient leurs fruits,  une croissance à 5 %. Dans l’entretemps, il va falloir modifier le modèle de développement qui existe de longue date, un modèle qui repose sur une omniprésence de l’État conduisant  à une économie tributaire d’exportation à faible valeur ajoutée, à une réglementation excessive et à une concurrence limitée. Il s’agit d’adopter rapidement le nouveau code de l’investissement et de mettre en œuvre la nouvelle loi sur la concurrence

Le pays peut aussi mettre en œuvre des partenariats public-privé qui attirent des capitaux privés pour des projets d’infrastructure. Toutes ces améliorations du climat des affaires, facilitées par une nouvelle rationalisation de la réglementation existante, encourageront le développement du secteur privé et signaleront l’ouverture de l’économie tunisienne aux investisseurs locaux et internationaux. Il sera nécessaire aussi de réformer le marché du travail, même s’il faut probablement du temps pour dégager un plus grand consensus. Entre-temps, les autorités ont engagé des politiques actives du marché du travail (par exemple, travaux publics, micro finance) et des programmes de formation professionnelle qui peuvent contribuer à réduire le chômage parmi les diplômés universitaires.

La fonction publique, un mal endémique !

La réforme de la fonction publique est la priorité absolue, affirme le FMI qui souligne que la qualité des services publics  laisse à désirer et la trajectoire actuelle de la masse salariale, qui représente 65 % des recettes fiscales, 14 % du PIB et 45 % des dépenses totales, n’est pas viable. La réforme contribuera  à maîtriser la masse salariale en la réduisant à 12 % du PIB d’ici 2020, ce qui permettra de créer l’espace budgétaire nécessaire pour doubler l’investissement public. Cette réforme devra être suivie d’autres dans bien des domaines. Par exemple, elle doit aller de pair avec une réforme fiscale qui améliore l’équité en élargissant la base de l’impôt et en accroissant le pouvoir d’achat des contribuables aux revenus les plus bas (par exemple, en relevant le seuil de l’impôt sur le revenu). Comme les autorités le reconnaissent, la mise en œuvre de cette réforme est essentielle car seul le secteur privé, et non le secteur public, peut créer des emplois viables.

Fonction publique, mais aussi gouvernance dont l’amélioration est une priorité pour le gouvernement. Le renforcement de la lutte contre la corruption et de la gouvernance est prévu par la constitution tunisienne. Il s’agit maintenant de passer à l’action. Les autorités sont en train d’établir une loi portant création d’un organe constitutionnel indépendant de haut niveau qui sera chargé de lutter contre la corruption.

De nouvelles lois qui seront adoptées d’ici la fin de l’année protégeront les lanceurs d’alerte, s’attaqueront aux conflits d’intérêts dans le secteur public et exigeront des hauts fonctionnaires qu’ils divulguent leur patrimoine financier net. L’amélioration de la gestion des finances publiques et la publication de davantage de documents officiels contribueront à promouvoir la transparence et à renforcer la gouvernance. Le nouveau ministère de la fonction publique, de la gouvernance et de la lutte contre la corruption, mis en place au cours des derniers mois, contribuera aussi à la mise en œuvre de cette réforme. Le programme appuyé par le FMI aidera les autorités dans ce domaine, notamment en ce qui concerne le renforcement du dispositif de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme.

par -

Les Etats membres de l’Union Européenne ont décidé mercredi d’accorder la Tunisie 500 millions d’euros (557 millions de dollars) de prêts pour l’aider à  assurer sa stabilité économique et la mise en œuvre de vastes réformes.

La Tunisie est largement considérée comme le seul pays à avoir réussi sa transition démocratique  après le printemps arabe, mais est aux prises avec la stagnation économique, la persistance du chômage et les  activités terroristes des extrémistes islamistes.

Le  financement sera disponible en trois tranches de prêt sur deux ans et demi, à charge pour la  Tunisie  d’accepte de définir clairement les conditions économiques et financières axées sur « les réformes structurelles et des finances publiques saines, » ont précisé les Etats membres de l’UE dans un communiqué.

Une condition préalable à l’aide est que la Tunisie respecte les « mécanismes démocratiques efficaces et l’Etat de  droit », ainsi que les droits de l’homme, ont- ils ajouté.

La décision, prise par les ambassadeurs européens, doit maintenant être approuvé par le Parlement européen.  Il s’agirait cependant d’une formalité. Les Etats membres donneront alors  leur feu vert définitif. L’aide est en rapport avec le prêt de 2,9 milliards de dollars du Fonds monétaire international, approuvé en mai dernier par son Conseil d’administration.

par -

A l’occasion de la visite officielle de son Vice-Président M. Roman Escolano, la Banque européenne d’investissement (BEI) a signé un prêt d’un montant de 19 millions d’euros avec le Groupe Chimique Tunisien (GCT), soit 42 MDT pour réduire l’impact sur l’environnement de ses activités de production. Ce complément de financement intervient après un premier contrat de 55 millions d’euros signé en 2008 et dédié à ce même projet de mise à niveau environnementale. Le contrat a été signé jeudi 26 mai 2016 au Ministère du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale, en présence de Yassine Brahim, Ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale, et de M. Roman Escolano, vice-président de la BEI, indique un communiqué.

« C’est un financement emblématique pour l’action en faveur du climat » a souligné M. Roman Escolano, Vice-Président de la BEI. « La réduction des gaz à effet de serre est une de nos priorités. C’est pourquoi nous avons mobilisé moyens, compétences et expertise pour soutenir ce projet ayant un impact direct sur le développement durable et la vie quotidienne des tunisiens. »

Ce financement d’envergure permettra très concrètement la mise à niveau environnementale de plusieurs installations importantes du Groupe Chimique Tunisien (GCT) afin de réduire les émissions atmosphériques et les effluents liquides, et de mieux gérer les rejets solides. Le programme de mise à niveau environnementale sera axé sur les centres de production de Skhira, de M’dhilla principalement et de Gabés dans une moindre mesure avec comme objectifs clefs :  la réduction des émissions atmosphériques de dioxyde de soufre, d’ammoniac et de poussière conformément aux normes environnementales en vigueur, l’arrêt des rejets hydriques en mer de l’usine de Skhira, l’aménagement des décharges de phosphogypse, ainsi que la mise en place d’un système de monitoring environnemental pour tous les centres de production.

Ce projet est également soutenu à hauteur de 10 millions d’euros par la Commission européenne.

Premier financeur international du développement en Tunisie, la BEI s’est fortement mobilisée pour répondre au mieux aux attentes exprimées par les tunisiens et ainsi accompagner la mutation de la Tunisie. Depuis le soulèvement démocratique de janvier 2011, ce sont ainsi 1,5 milliard d’euros – soit 3,3 milliards de Dinar Tunisien (TND), qui ont été engagés pour la mise en œuvre de projets nouveaux dans les secteurs clefs de l’économie tunisienne tels que l’énergie, le soutien au secteur privé, les infrastructures, l’éducation ou encore le logement social.

par -

Le ministre des Finances, Slim Chaker, a précisé lundi à Africanmanager les modalités du remboursement du prêt de 2,9 milliards de dollars approuvé vendredi par le Conseil d’administration du Fonds monétaire international.

Il a indiqué que la Tunisie remboursera ce crédit sur quatre ans à raison de 700 millions de dollars par annuité.

Il a ajouté que le prêt servira à soutenir le budget de l’Etat et le programme de réformes économiques et financières du Plan quinquennal 2016-2020.

par -

Le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a approuvé vendredi un programme de soutien de 48 mois dans le cadre du mécanisme élargi de crédit ( MEDC) avec la Tunisie pour un montant équivalent à 2,04 milliards de DTS (environ US $ 2,9 milliards, soit 375 pour cent de la quote-part de la Tunisie) pour soutenir le programme des réformes économiques et financières du pays détaillées  dans la vision économique des autorités. Ce programme vise à promouvoir une croissance plus forte et plus inclusive en consolidant la stabilité macroéconomique, la réforme des institutions publiques, y compris la fonction publique, ce qui facilite l’intermédiation financière, et l’amélioration du climat des affaires. En application de  la décision du conseil d’administration, un montant équivalent à 227.290.000 de DTS (environ 319,5 millions $) est disponible pour décaissement immédiat. Le montant restant sera échelonné sur la durée du programme, sous réserve de huit examens de programme.

À l’issue des délibérations du Conseil,  Mitsuhiro Furusawa, Directeur général adjoint et Président par intérim, a déclaré que « l’économie de la Tunisie a fait preuve de résilience, mais continue de faire face  à d’importants défis budgétaires, extérieurs, structurels et sociaux. La stabilité macroéconomique a été préservée et des réformes importantes ont été engagées, notamment avec le soutien du programme appuyé par le Fonds, dont l’expiration est intervenue récemment.

« Les autorités ont mis au point  un nouveau programme économique complet  de 4 ans  pour s’attaquer aux  vulnérabilités restantes. Le programme vise à consolider la stabilité macroéconomique et à promouvoir une croissance plus inclusive. Un engagement fort  pour de saines politiques, une action décisive en matière de réformes structurelles clés et des efforts en matière de renforcement des consensus et de la communication, portant particulièrement  sur les difficiles réformes sociales, sont cruciaux pour créer des emplois et procurer les bénéfices les plus larges aux Tunisiens.

« Une politique budgétaire prudente qui mette  la dette publique sur une trajectoire baissière permettra d’alléger les contraintes de financement, de réduire les déséquilibres extérieurs, et d’assurer la durabilité. Une réforme globale de la fonction publique permettra d’améliorer la prestation des services publics et d’accroître l’espace budgétaire pour les investissements prioritaires et les dépenses sociales bien ciblées. Un système fiscal plus progressif et efficace permettra d’élargir l’assiette fiscale et d’améliorer l’équité. Les risques budgétaires devraient continuer à être surveillés,  et les efforts de gouvernance, intensifiées ».

« Le renforcement de l’indépendance de la Banque centrale accroîtra  l’efficacité de la politique monétaire, alors qu’une plus grande flexibilité du taux de change consolidera les réserves en devises et facilitera l’ajustement externe ».

«L’adoption de la loi  bancaire est à saluer. D’autres mesures sont nécessaires pour restructurer les banques publiques et renforcer la résolution bancaire et les dispositifs de supervision. Le développement des établissements de crédit et l’assouplissement du plafonnement des taux d’intérêt augmenteront l’accès au financement.

« Les efforts visant à simplifier les procédures commerciales existantes et à améliorer l’accès aux marchés par le biais d’un nouveau code d’investissement et la mise en œuvre de la loi  relative à la concurrence et de celle sur le partenariat public-privé sont essentiels pour promouvoir le développement du secteur privé et créer des emplois, » a conclu le DGA du FMI.

Le Fonds souligne que des défis importants demeurent, notant que  l’activité économique est faible, de même que l’emploi, alors que les tensions sociales persistent, que la structure des dépenses est détériorée, et que les déséquilibres extérieurs sont élevés.

Pour relever ces défis, ajoute le FMI, les autorités tunisiennes ont élaboré en 2015 une vision économique quinquennale, qui est en cours d’élaboration dans le cadre d’un Plan détaillé. Cette vision vise à promouvoir une croissance plus forte et plus inclusive en transformant le modèle de croissance de la Tunisie grâce à une stratégie basée sur la stabilité macroéconomique s’articulant autour de  cinq axes: institutions publiques efficaces; diversification économique; développement humain et sociale; développement régional; et  croissance économique verte.

Le nouveau programme vise à assurer une croissance plus inclusive et la création d’emplois, la mise en œuvre articulée  autour de quatre axes : i) la consolidation de la stabilité macroéconomique; ii) la réforme des institutions publiques, iii) la promotion de l’intermédiation financière, iv) et l’amélioration du climat des affaires.

par -

Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé vendredi avoir donné son feu vert à un nouveau plan d’aide de 2,9 milliards de dollars sur quatre ans en faveur de la Tunisie, qui traverse d’importantes difficultés économiques.

Cet accord se décline dans  le déblocage immédiat d’un premier prêt de 319,5 millions de dollars, a indiqué le FMI dans un communiqué.

Le versement des huit autres tranches sera conditionné à la mise en œuvre d’un programme visant à « soutenir les réformes économiques et sociales » du pays, ajoute l’institution.

La Tunisie  négociait depuis des mois un nouveau prêt auprès du FMI après l’expiration d’une précédente ligne de crédit de 1,7 milliard de dollars (1,5 milliard d’euros) octroyée en 2013.

A l’approche de son expiration fin 2015, la patronne du FMI Christine Lagarde avait indiqué que son institution était prête à étudier une nouvelle demande de Tunis.

par -

Le ministre des Finances Slim Chaker a déclaré, ce mercredi 20 avril 2016 à l’agence officielle de presse TAP, que «la Tunisie a décidé d’annuler sa sortie  sur le marché financier international en euro, suite à  un accord de principe  de garantie d’un crédit de 500 MUSD  de la part de l’administration américaine ». Cet accord de garantie devrait contribuer à la baisse du coût du prochain crédit que devrait désormais trouver la Tunisie sur le marché international, toutes devises comprises. Le ministre Chaker a précisé que «une série de négociations est en cours pour recevoir cette garantie financière », expliquant que grâce à cette nouvelle garantie US, la 3ème du genre, «la Tunisie sera capable de maîtriser sa dette et demeure également une étape importante pour recevoir une autre aide du FMI ». Le ministre n’a pas indiqué si cette garantie devra passer par la case ARP (Assemblée des Représentants du Peuple), ce qui pourrait en retarder la prochaine sortie sur le marché international des capitaux.

On rappelle que la Tunisie avait décidé de sortir sur les marchés financiers européens à Paris et à Londres avec un coût élevé estimé à 5 ou 6%, ajoutant que la sortie sur le marché financier sera reportée au deuxième trimestre de l’année en cours.

par -

Les  autorités tunisiennes et les services du Fonds monétaire international viennent de conclure un accord de principe pour un programme sur 48 mois au titre du Mécanisme Elargi de Crédit pour un montant de 375 pour cent de la quote-part de la Tunisie (soit environ 2,8 milliards de dollars), et ce à l’appui du vaste programme de réformes économiques du gouvernement. L’annonce en a été faite vendredi en fin d’après-midi par  Amine Mati, chef de mission pour la Tunisie au FMI, qui a précisé que cet accord sera soumis à l’approbation du Conseil d’administration du Fonds qui devrait examiner la demande de la Tunisie le mois prochain.

«L’accord au titre du Mécanisme Élargi de Crédit appuie la vision économique et les réformes prioritaires des autorités détaillées dans le plan de développement quinquennal à venir », a-t-il ajouté, indiquant que le programme économique du gouvernement reconnaît qu’il importe pour la Tunisie d’accélérer le rythme des réformes économiques pour réduire la vulnérabilité macroéconomique, doper la croissance et favoriser la création durable d’emplois.

Il est essentiel, a-t-il dit,  de préserver la stabilité macroéconomique, de moderniser les institutions publiques, de stimuler l’activité du secteur privé, ainsi que de renforcer la stabilité et l’efficience du secteur financier pour une croissance plus forte et inclusive et faire reculer sensiblement le chômage, en particulier celui des jeunes.

«A cet effet, le programme appuyé par le FMI vise à accélérer l’investissement public, rendre le système fiscal plus équitable et juste, et améliorer l’accès au crédit pour les petites et moyennes entreprises. S’appuyant sur les acquis du précédent programme, le programme a pour objectif la réorientation des dépenses vers les dépenses prioritaires et l’amélioration de la prestation des services publics à travers une reforme globale de la fonction publique qui, par ailleurs, maitrise la masse salariale », a souligné Amine Mati.

Evoquant les  priorités à court terme, il a cité l’approbation des projets de lois sur le renforcement de l’indépendance de la Banque centrale et la stabilité du secteur bancaire, l’achèvement de la restructuration des trois banques du secteur public qui leur permettra de fonctionner sur des bases viables, et l’adoption d’une stratégie fiscale qui renforce l’équité.

«Avec la mise en œuvre de ces politiques, la Tunisie sera en meilleure position pour s’attaquer aux défis économiques, et pour atténuer les risques qui pourraient résulter d’une détérioration de l’environnement économique international ou d’une montée des tensions sécuritaires régionales. Globalement, l’accord au titre du Mécanisme Élargi de Crédit aidera les autorités tunisiennes à atteindre leurs objectifs, à savoir générer une croissance plus rapide et plus inclusive, réduire les inégalités régionales et accroitre le niveau de vie de tous les Tunisiens », a conclu le  chef de mission pour la Tunisie au FMI.

Déjà hier jeudi, Christine Lagarde, directrice générale du Fonds Monétaire International s’était déclarée confiante que son institution et la Tunisie parviendront à un accord sur un nouveau programme avec la Tunisie, d’ici la fin de la semaine.

« Nous avons un programme efficace avec la Tunisie », a lancé Lagarde, qui s’adressait aux journalistes, lors d’une conférence de presse, tenue, jeudi au siège du FMI à Washington (USA), à la veille des réunions du printemps du groupe de la Banque Mondiale (BM) et du FMI (15-16-17 avril 2016).

« La Tunisie fait face à la menace terroriste avec courage (…) et nous serons toujours à ses cotés pour la soutenir dans la réalisation de la sécurité et pour garantir les conditions favorables à la croissance », a ajouté Lagarde.

Reseaux Sociaux

INTERVIEW

Les craintes n’ont pas lieu d’être et l’Etat n’est pas au bord de la faillite, a assuré le ministre conseiller auprès du chef du...

AFRIQUE

Au terme d’un procès très éloigné des standards internationaux et auquel nos organisations avaient refusé de participer, Simone Gbagbo a été acquittée hier soir...