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De récents rapports élaborés par les Nations-unies relèvent que le printemps arabe a coûté à la Tunisie plus de 80 Milliards de dinars et ce, de 2011 à 2015, rapporte ce vendredi 18 novembre 2016 le quotidien de langue arabe « Achourouk ».

L’État tunisien a, dans ce contexte, alloué un gros budget à la lutte contre le terrorisme qui a touché de nombreuses régions du pays et ce depuis 2011, indique la même source.

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Enfoui  au milieu des dizaines de milliers de pages d’e-mails  secrets de l’ex secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton, déclassifiés et  rendus publics par le gouvernement des États-Unis,  un échange de courriels  dévastateurs entre Clinton et son conseiller confidentiel, Sid Blumenthal, révèle bien des secrets sur Moammar Gadhafi et sur  l’intervention coordonnée par les USA pour le renverser en 2011. Il y est surtout question de l’or et de la menace potentiellement existentielle pour l’avenir du dollar américain comme monnaie de réserve mondiale, représentée par les plans de Kadhafi d’instaurer le Dinar à base d’or pour le pétrole produit en Afrique et dans le monde arabe.

Deux paragraphes dans un e-mail  récemment déclassifié du serveur privé  utilisé illégalement par la secrétaire d’Etat Hillary Clinton lors de la guerre pilotée par Washington pour détruire Kadhafi en 2011, révèlent un agenda soigneusement tenu secret  sur la guerre de l’administration Obama contre Kadhafi, cyniquement baptisé « Responsability to Protect » ( la Responsabilité de Protéger).

Selon le journal « News Eastern Look », Barack Obama, un président indécis et faible, a délégué toute sa responsabilité dans la guerre contre la Libye à sa secrétaire d’Etat, Hillary Clinton. Clinton  était le premier fervent partisan d’un  «changement de régimes» dans le monde arabe en utilisant la confrérie des « Frères musulmans » et en invoquant le nouveau et bizarre principe de la «responsabilité de protéger» (R2P) pour justifier la guerre en Libye qu’elle a vite transformée en une intervention menée par l’OTAN. Au nom du R2P, une notion idiote promue par les réseaux des Fondations Open Society de George Soros, Clinton a affirmé, sans preuve vérifiable, que Kadhafi bombardait les civils libyens innocents dans la  région de Benghazi.

La secrétaire d’État Clinton était également enfoncée jusqu’au cou dans le complot baptisé plus tard le «printemps arabe» , cette vague de changements de régimes financée par les États – Unis à travers le  Moyen-Orient arabe, dans le cadre du  projet du Grand Moyen-Orient dévoilé en 2003 par l’administration Bush après l’ occupation de l’ Irak.  La Tunisie de Ben Ali, l’Egypte de Moubarak et la Libye de Gadhafi étaient les trois premiers pays cibles de cette action du « printemps arabe » américain de  2011 où  Washington s’est servi d’ONG des  «droits de l’ homme» comme Freedom House et National Endowment for Democracy, de connivence , comme d’ habitude, avec les Fondations d’Open Society du  milliardaire spéculateur, George Soros, ainsi que du Département d’ État et des agents de la CIA.

Le Dinar-or de Gadhafi

Pour beaucoup, le mystère demeure de savoir pourquoi Washington a décidé que Kadhafi doit personnellement être  assassiné, et pas seulement envoyé en exil comme Moubarak. Clinton, lorsqu’elle a été informée de la fin  brutale de Kadhafi tué par les terroristes de  « l’opposition démocratique » financée par les Etats-Unis,  a déclaré à la chaîne tv CBS en paraphrasant sur un ton humoristique la fameuse citation de Jules César, «Nous sommes venus, nous avons vu, il est mort, » des paroles qu’elle a prononcées  avec un copieux  rire macabre.

On sait peu en Occident sur ce que Mouammar Kadhafi a fait en Libye ou  en Afrique et dans le monde arabe. Maintenant, la publication d’une nouvelle partie des e-mails de Hillary Clinton en tant que secrétaire d’Etat, alors qu’elle pilotait la  guerre de l’administration Obama contre  Kadhafi, apporte un nouvel éclairage dramatique sur ce qui se tramait dans les coulisses.

La décision d’éliminer Kadhafi et de détruire l’entière infrastructure de l’Etat libyen n’était pas une décision personnelle de Hillary Clinton.  Il est maintenant clair que la décision a été prise par les cercles très élevés de l’oligarchie monétaire américaine. Il s’agissait tout  simplement d’un autre outil politique utilisé par  Washington pour mettre en œuvre  la sentence de ces oligarques. L’intervention visait à tuer dans l’œuf les  plans bien établis par Gadhafi  pour créer une monnaie africaine et arabe basée sur l’or pour remplacer le dollar dans les transactions pétrolières. Étant donné que le dollar américain a abandonné l’étalon-or en 1971, le dollar en termes d’or a considérablement perdu de sa valeur. Les Etats arabes et africains membres de l’OPEP ont longtemps souffert de la chute de leur pouvoir d’achat  découlant de leurs ventes de pétrole qui doivent, exige Washington depuis les années 1970,  être libellées uniquement  en dollars américains, alors que l’inflation du billet vert a grimpé de plus de 2000% en  2001.

Dans un e-mail récemment déclassifié adressé à la  secrétaire d’État Hillary Clinton en date du 2 avril 2011, Sid Blumenthal révélait  la raison pour laquelle Gadhafi doit être éliminé. Citant une  « source haut placée » non identifiée, Blumenthal écrit à Clinton : « Selon les informations sensibles disponibles auprès de cette source, le gouvernement de Kadhafi détient 143 tonnes d’or, et une quantité similaire en argent … Cet or a été accumulé avant l’actuel soulèvement  et était destiné à être utilisé pour créer une monnaie panafricaine basée sur le Dinar-or libyen. Ce plan a été conçu pour fournir aux pays africains francophones une alternative au franc français (CFA). « Cette mention  était seulement la partie apparente de l’iceberg du Dinar-or de Gadhafi.

Le timing du printemps arabe, rétrospectivement, semble de plus en plus lié aux efforts déployés par  Washington et Wall Street  pour contrôler non seulement les énormes flux de pétrole arabe du Moyen-Orient. Il est maintenant clair,  qu’il  s’agissait également de contrôler leur argent, leurs milliers de milliards de dollars accumulés dans leurs nouveaux fonds souverains.

Cependant, comme cela a été confirmé dans le dernier échange d’e-mails entre  Clinton-Blumenthal en date du 2 avril  2011, il y avait une nouvelle menace qui pesait sur  Wall Street et la City de Londres, « dieux d’argent », émanant du  monde du pétrole arabe et africain. Le Libyen Gadhafi, le Tunisien Ben Ali  et l’Egyptien Moubarak étaient sur le point de lancer une monnaie islamique basée sur l’or,  indépendante du dollar américain. Ce plan a été éventé pour la première fois, début de 2012, lors d’une conférence financière et géopolitique en Suisse, par un Algérien ayant une connaissance approfondie du projet. Les données étaient rares à l’époque, mais maintenant, la situation renvoie une image beaucoup plus nette qui mette en perspective la cruauté  du Printemps arabe de Washington et de son urgence dans le cas de la Libye, souligne le « New Eastern Look.

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Cinq ans après le printemps arabe, seule la Tunisie demeure sur la voie de la démocratie. Pour expliquer le succès tunisien, les chercheurs soulignent souvent le rôle de l’armée tunisienne, qui, contrairement à d’autres forces armées de  la région, a soutenu la révolution du pays et sa transition vers la démocratie. Après avoir été marginalisée par l’Etat  ​​policier instauré par le président déchu Zine el-Abidine Ben Ali, l’armée est peu encline à  être en atomes crochus avec le passé  autoritaire de la Tunisie.

Alors que beaucoup d’encre a coulé sur la façon dont l’armée tunisienne a influencé la transition démocratique, peu a été écrit  sur ​​la façon dont la transition a influencé les militaires. Une nouvelle recherche publiée par la Fondation Carnegie pour la paix internationale et citée par le Washington Post, constate que l’armée tunisienne, longtemps  marginalisée,  a commencé à  voir sa position s’améliorer  après la révolution. Ces changements soulignent  une restructuration progressive du système politique loin de l’Etat-police de Ben Ali et vers celui dans lequel les différents appareils de sécurité sont plus équilibrés. Ce rééquilibrage peut avoir des implications importantes pour la capacité de la Tunisie à faire face aux graves menaces qui pèsent sur sa sécurité, pour les perspectives de la réforme du secteur de la sécurité, et la probabilité de consolidation démocratique.

Lorsque le premier président de la Tunisie, Habib Bourguiba, était  arrivé au pouvoir en 1956, les coups d’Etat en Egypte, en Syrie et en Irak l’avaient poussé  à garder sa propre armée en état de faiblesse,  contrebalancée par la police et la Garde nationale. Cette stratégie était défendable  en Tunisie, alors qu’il y avait un mouvement de libération national  largement pacifique, qu’il n’y avait pas d’armée nationale pour hériter de l’époque coloniale, et peu de  menaces de sécurité externes tout au long des années 60 et 70.

La marginalisation de l’armée s’est accentuée sous le deuxième président de la Tunisie, Ben Ali. Lui-même général de l’armée, Ben Ali a brièvement flirté avec les militaires lors de son accès  au pouvoir, mais une  tentative de coup d’Etat militaire montée de toutes pièces par une  police jalouse et  le parti au pouvoir, en 1991, l’a poussé à marginaliser l’armée une fois de plus. Au cours des  deux  décennies suivantes,  Ben Ali a privilégié la police matériellement et politiquement, en laissant l’institution militaire dans un état de sous-financement et  de sous-équipement et loin du pouvoir politique. Au moment où il a été renversé  par  la révolution de 2011, le budget du ministère de la Défense s’élevait à environ  la moitié de celui du ministère de l’Intérieur.

Equilibre rétabli entre la police et l’armée

Depuis la révolution, cependant, l’équilibre entre l’armée et la  police à commencé à être rétabli. Face à des menaces de sécurité graves, les dirigeants de la Tunisie post-révolution ont été contraints de renforcer les forces armées. Le budget du ministère de la Défense a augmenté plus rapidement que tout autre ministère depuis 2011, une croissance moyenne de 21 pour cent par an. Si les tendances actuelles se poursuivent, il devra dépasser celui du ministère de l’Intérieur pour  consommer la plus grande part du budget de l’Etat dans six à sept ans. L’armée a également bénéficié d’un flux régulier de nouveaux contrats d’armement et de partenariats internationaux, en particulier avec les États-Unis, qui ont  triplé leur aide militaire à la Tunisie en 2015.

Accompagner la montée de la puissance militaire de l’armée est synonyme d’une plus grande influence politique. Alors que la Tunisie a migré vers un régime parlementaire, la gestion de l’armée a été soustraite du pouvoir personnel des autocrates précédents pour être placée sous la responsabilité partagée entre le président de la République et le chef du gouvernement. La rivalité institutionnelle entre ces deux branches de l’Exécutif  sur l’armée a conduit chacune d’elles  à nommer des conseils de sécurité et un conseiller militaire, institutionnalisant inopinément  un rôle plus important pour les militaires dans les questions de sécurité nationale.

Un autre indicateur de l’importance politique croissante de l’armée tunisienne est le  nombre des  nominations de responsables issus de cette institution  à des postes traditionnellement civils. Pendant les 23 ans du pouvoir de  Ben Ali, un seul officier de l’armée a été nommé gouverneur. En seulement cinq ans après la révolution, 11 officiers militaires en activité ou à la retraite ont été nommés à la tête de gouvernorats de la République, certains  pour plusieurs mandats  dans différentes régions.

Alors que la puissance de l’armée s’est accrue,  les gouvernants de  la Tunisie ont promu  les officiers loyaux. Privilégier les loyaux n’est pas une nouvelle stratégie, mais l’architecture fluctuante du pouvoir  politique en  Tunisie a reflété une composition démographique changeante de la haute hiérarchie militaire. Avant la révolution, les officiers supérieurs étaient le plus souvent originaires de la capitale  Tunis et du Sahel – la riche région côtière, qui comprend Sousse, Monastir et Mahdia-, dont Bourguiba et Ben Ali sont natifs. Ces régions qui représentent  seulement 24 pour cent de la population tunisienne, fournissaient  près de 40 pour cent des officiers promus au Conseil supérieur des armées sous Ben Ali.

Cependant, les gouvernants de  la Tunisie après la Révolution  avaient beaucoup à gagner du soutien  des régions de l’intérieur  marginalisées. Dans le sillage du coup d’Etat intervenu en Egypte en juillet 2013, , l’ex président de la République, Moncef Marzouki, s’est assuré de  la loyauté de l’armée en remaniant la haute hiérarchie militaire en y intégrant des officiers originaires de ces régions historiquement défavorisées, scellant la fin du favoritisme dont bénéficiaient Tunis et le Sahel.

Place croissante dans la société civile

La rupture la plus nette avec l’ère Ben Ali a été sans doute l’entrée des officiers retraités dans la robuste société civile en Tunisie. Les officiers retraités ont tiré parti de  la nouvelle liberté d’association pour former un certain nombre d’organisations de la société civile, faisant du lobbying auprès du gouvernement et façonnant le débat public sur l’armée suivant leurs  besoins.

Les officiers retraités ont prodigué leurs conseils  lors de la rédaction de la constitution de 2014, conseillé les candidats aux élections  présidentielles concernant la politique de défense, et réussi à faire pression pour faire bénéficier de la  justice transitionnelle les officiers arrêtés lors de  la tentative de coup d’Etat montée de toutes pièces en 1991. Ces officiers retraités de la société civile sont en train de pousser vers un certain nombre de réformes pour rendre l’armée plus efficace, notamment une politique de défense globale à élaborer par le ministère de la défense, à charge pour le  Parlement de l’approuver par la suite.

Alors que les trois attaques terroristes en 2015 ont renvoyé cette question aux calendes grecques, le  ministre de la Défense,  Farhat Horchani a récemment renouvelé son engagement à publier  un Livre blanc sur la politique de défense avec le concours de la société civile, du Parlement et de  partenaires internationaux.

Une tentation putschiste nulle

Ces développements suggèrent que l’armée tunisienne, longtemps marginalisée est en train de devenir  une force à part entière.  » Incontestablement, les choses se sont améliorées », a déclaré le chef d’état-major retraité des armées,  le général Saïd El Kateb. « Ben Ali s’est appuyé sur la police. Maintenant, chaque institution a vu ses capacités renforcées. L’armée  a son importance, la police a la sienne, la garde nationale aussi.  Chacune  a une mission unique à remplir « .

Ce rééquilibrage entre les appareils de sécurité de la Tunisie – à supposer  qu’il continue – pourrait avoir des implications majeures, et d’abord  le renforcement de la capacité de l’armée à  lutter contre le terrorisme. Ensuite, ce rééquilibrage pourrait signifier l’affaiblissement relatif de la puissance de lobbying de la police et potentiellement une occasion de faire pression sur le ministère de l’Intérieur pour engager des réformes internes.

Les tenants de  la démocratie peuvent naturellement se méfier de l’influence croissante de l’armée dans la  Tunisie nouvelle. À court et à moyen terme, cependant, un coup d’Etat militaire est peu probable étant donné que la police et la Garde nationale resteront des forces puissantes contrebalançant  l’armée.

La menace potentielle qui pèse sur la  démocratie en Tunisie est moins un coup d’Etat émanant des forces armées  que de voir  l’actuel président, Beji Caïd Essebsi, pouvoir  se servir des  forces armées et sécuritaires ainsi renforcées pour réprimer les Tunisiens en son nom, lui permettant de gouverner en autocrate.

La désillusion croissante sur la transition et l’aspiration d’un homme fort d’imposer l’ordre en font une  possibilité distincte, mais la force de la société civile de la Tunisie et l’attachement des  principaux partis politiques au consensus et au compromis laissent espérer que ce scénario restera seulement une possibilité.

Traduction assurée par Africanmanager

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De larges franges de l’opinion publique ont fini par saisir  le lien qui existe entre les développements en Tunisie et ce qui se passe dans le reste du monde arabe et musulman. Rached Ghannouchi l’a annoncé lui-même

De larges franges de l’opinion publique ont fini par saisir le lien qui existe entre les développements en Tunisie et ce qui se passe dans le reste du monde arabe et musulman. Rached Ghannouchi l’a annoncé lui-même, dès le 4 février 2011, avant même que ne soient déclenchées les révolutions en Libye et à peine quelques jours après le début des évènements d°Egypte. Le peuple tunisien, disait-il, avait, en ces temps-là pour mission de propager la révolution dans la région pour venir à bout des dictatures comme il avait auparavant diffuse l’islam en Afrique et en Andalousie .

Y a-t-il, par exemple, un lien entre l’abdication de l’Emir du Qatar et le blocage de la situation en Syrie, ou encore avec la détérioration de la situation sécuritaire en Libye et ce qui se passe en Egypte et en Tunisie ?

L’aboutissement du plan d’islamisation de la région, largement appuyé par le monde anglo-saxon n’était pas heureux. La Libye n’a pas l’air de se stabiliser, l’Egypte est au bord de la guerre civile, l’isolement du parti au pouvoir en Tunisie n’est pas à démontrer. Enfin, la situation en Syrie devient de plus en plus coûteuse à l°islamisme politique sunnite qui a été obligé, dans une fuite en avant sans précédent, de changer son fusil d’épaule et de mettre cette entreprise dans un cadre confessionnel ébauchant une guerre de 100 ans entre sunnites et chiites .

Les menées latérales, transfert à grande échelle des armes à travers la région et surtout en Tunisie ainsi que l’installation du djihadisme dans le Sahel africain et surtout au Nord Mali, destinées a l’origine à gagner de petites guerres et marquer des points en attendant de terminer avec les fronts chauds et hautement stratégiques, ont abouti également à un fiasco .

Que reste-t- il de ce grand plan destiné à changer la région ? Presque rien, disent les observateurs, cette fois, unanimes. Evidemment, les peuples de la région souffrent et souffriront encore, parce que les initiateurs de cet échafaudage ne vont pas désarmer de sitôt. Ceux qui sont au devant de la scène, qui gouvernent en Tunisie, en Libye et en Egypte ne cèderont pas le pouvoir ou ne le partageront pas facilement. Ceux qui portent les armes en Syrie, au Nord Mali et ailleurs au Sahel africain,sont encore grisés par leurs victoires imaginaires, et sont toujours encouragés par les fatwas des Karadhaouis, choyés par les commodités du djihad mixte sur terre et bercés par les promesses des hours el-ain, au paradis dans l’au-delà . Ceux qui tirent les ficelles ne sont pas encore convaincus que leurs plans de dilettantes ont échoué et sont devenus obsolètes.

Les derniers sursauts des auteurs de ce plan vont s’accompagner de plus de douleurs, de misères pour les peuples et d°instabilité pour la région .Mais, les jeux paraissent définitivement faits .Nous en voulons pour preuve les menaces du président Mohammed Morsi contre les juges, aux gens des médias et à l’opposition, ainsi que les dernières décisions du congrès des amis de la Syrie tenu dernièrement à Doha, sous la houlette de Hamed Ben Jabr Al-Thani, quelques heures avant qu’il ne soit remplacé par le nouvel Emir, de réarmer encore et encore les djihadistes en Syrie, pour réactiver une guerre civile qui prend les allures d’une guerre confessionnelle entre Sunnisme et Chiisme au niveau de la région .

C’est dans ce contexte sombre et sans horizons que s°inscrit la passation du pouvoir au Qatar, pays qui a parrainé l’accession de l’islamisme dit modéré dans la région ,et la propagation du djihadisme en terre d°Islam et dans le monde .

La signification de l’évènement ne peut être saisie qu’à travers le décryptage des rapports entre les gouvernements des pays anglo-saxons qui ont initié ce grand projet d’islamisation de la région, l’islamisme politique et l’Emirat du Qatar. Les gouvernements anglo-saxons et de l’Occident en général sont guidés par une logique rationnelle qui tient compte des intérêts de leurs pays respectifs .Donc ils savent où s’arrêter, et il leur arrive, dans un rapport de force donné, de reconnaître les aspirations des peuples et avouer leurs erreurs et faux calculs.

L’islamisme, lui, est guidé par d’autres motivations : il veut instaurer des Etats islamistes et appliquer la Chariâa .Il a saisi les révolutions arabes comme une occasion providentielle pour appliquer son agenda partisan .Il impute tout échec de ses initiatives non pas à ses faux calculs, mais à la résistance des courants laïcs et aux interventions occidentales, essentiellement européennes et françaises, pour contrecarrer les aspirations des peuples de la région pour appliquer la Chariâa .La réponse est donc facile et il n’y a pas d’échec dû au refus des peuples de l’agenda de l’islamisme, mais des interventions extérieures contre la volonté de ces peuples . Donc, il ne faut pas s’attendre à ce que l°islamisme dit modéré reconnaisse ses erreurs ou revoie ses plans. Reste le Qatar tenaillé entre ces deux logiques. Il a payé partiellement ses choix par l’abdication de l’Emir au profit du prince héritier. Mais, parvient-il à se repositionner sans avoir à perdre encore quelques attributs de sa force et des dividendes de son énorme investissement dans le printemps arabe ?

Aboussaoud Hmidi

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De larges franges de l’opinion publique ont fini par saisir  le lien qui existe entre les développements en Tunisie et ce qui se passe dans le reste du monde arabe et musulman. Rached Ghannouchi l’a annoncé lui-même

De larges franges de l’opinion publique ont fini par saisir le lien qui existe entre les développements en Tunisie et ce qui se passe dans le reste du monde arabe et musulman. Rached Ghannouchi l’a annoncé lui-même, dès le 4 février 2011, avant même que ne soient déclenchées les révolutions en Libye et à peine quelques jours après le début des évènements d°Egypte. Le peuple tunisien, disait-il, avait, en ces temps-là pour mission de propager la révolution dans la région pour venir à bout des dictatures comme il avait auparavant diffuse l’islam en Afrique et en Andalousie .

Y a-t-il, par exemple, un lien entre l’abdication de l’Emir du Qatar et le blocage de la situation en Syrie, ou encore avec la détérioration de la situation sécuritaire en Libye et ce qui se passe en Egypte et en Tunisie ?

L’aboutissement du plan d’islamisation de la région, largement appuyé par le monde anglo-saxon n’était pas heureux. La Libye n’a pas l’air de se stabiliser, l’Egypte est au bord de la guerre civile, l’isolement du parti au pouvoir en Tunisie n’est pas à démontrer. Enfin, la situation en Syrie devient de plus en plus coûteuse à l°islamisme politique sunnite qui a été obligé, dans une fuite en avant sans précédent, de changer son fusil d’épaule et de mettre cette entreprise dans un cadre confessionnel ébauchant une guerre de 100 ans entre sunnites et chiites .

Les menées latérales, transfert à grande échelle des armes à travers la région et surtout en Tunisie ainsi que l’installation du djihadisme dans le Sahel africain et surtout au Nord Mali, destinées a l’origine à gagner de petites guerres et marquer des points en attendant de terminer avec les fronts chauds et hautement stratégiques, ont abouti également à un fiasco .

Que reste-t- il de ce grand plan destiné à changer la région ? Presque rien, disent les observateurs, cette fois, unanimes. Evidemment, les peuples de la région souffrent et souffriront encore, parce que les initiateurs de cet échafaudage ne vont pas désarmer de sitôt. Ceux qui sont au devant de la scène, qui gouvernent en Tunisie, en Libye et en Egypte ne cèderont pas le pouvoir ou ne le partageront pas facilement. Ceux qui portent les armes en Syrie, au Nord Mali et ailleurs au Sahel africain,sont encore grisés par leurs victoires imaginaires, et sont toujours encouragés par les fatwas des Karadhaouis, choyés par les commodités du djihad mixte sur terre et bercés par les promesses des hours el-ain, au paradis dans l’au-delà . Ceux qui tirent les ficelles ne sont pas encore convaincus que leurs plans de dilettantes ont échoué et sont devenus obsolètes.

Les derniers sursauts des auteurs de ce plan vont s’accompagner de plus de douleurs, de misères pour les peuples et d°instabilité pour la région .Mais, les jeux paraissent définitivement faits .Nous en voulons pour preuve les menaces du président Mohammed Morsi contre les juges, aux gens des médias et à l’opposition, ainsi que les dernières décisions du congrès des amis de la Syrie tenu dernièrement à Doha, sous la houlette de Hamed Ben Jabr Al-Thani, quelques heures avant qu’il ne soit remplacé par le nouvel Emir, de réarmer encore et encore les djihadistes en Syrie, pour réactiver une guerre civile qui prend les allures d’une guerre confessionnelle entre Sunnisme et Chiisme au niveau de la région .

C’est dans ce contexte sombre et sans horizons que s°inscrit la passation du pouvoir au Qatar, pays qui a parrainé l’accession de l’islamisme dit modéré dans la région ,et la propagation du djihadisme en terre d°Islam et dans le monde .

La signification de l’évènement ne peut être saisie qu’à travers le décryptage des rapports entre les gouvernements des pays anglo-saxons qui ont initié ce grand projet d’islamisation de la région, l’islamisme politique et l’Emirat du Qatar. Les gouvernements anglo-saxons et de l’Occident en général sont guidés par une logique rationnelle qui tient compte des intérêts de leurs pays respectifs .Donc ils savent où s’arrêter, et il leur arrive, dans un rapport de force donné, de reconnaître les aspirations des peuples et avouer leurs erreurs et faux calculs.

L’islamisme, lui, est guidé par d’autres motivations : il veut instaurer des Etats islamistes et appliquer la Chariâa .Il a saisi les révolutions arabes comme une occasion providentielle pour appliquer son agenda partisan .Il impute tout échec de ses initiatives non pas à ses faux calculs, mais à la résistance des courants laïcs et aux interventions occidentales, essentiellement européennes et françaises, pour contrecarrer les aspirations des peuples de la région pour appliquer la Chariâa .La réponse est donc facile et il n’y a pas d’échec dû au refus des peuples de l’agenda de l’islamisme, mais des interventions extérieures contre la volonté de ces peuples . Donc, il ne faut pas s’attendre à ce que l°islamisme dit modéré reconnaisse ses erreurs ou revoie ses plans. Reste le Qatar tenaillé entre ces deux logiques. Il a payé partiellement ses choix par l’abdication de l’Emir au profit du prince héritier. Mais, parvient-il à se repositionner sans avoir à perdre encore quelques attributs de sa force et des dividendes de son énorme investissement dans le printemps arabe ?

Aboussaoud Hmidi

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