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Samir Bettaieb s’apprête à prendre la tête d’un ministère difficile, complexe et d’autant plus délicat à piloter que ses réalisations dépendent en grande partie du climat. Alors que justement la nature n’est pas généreuse avec la Tunisie en ce moment. Le pays va boucler une saison agricole 2015/2016 particulièrement âpre et qui restera dans les annales de l’histoire du fait du déficit pluviométrique et de la sécheresse lesquels, hélas, ont tendance à s’ancrer ces dernières années. Les regards sont donc tournés vers le mois de septembre qui pointe le bout de son nez et marque le début de la nouvelle saison agricole. L’heure est d’importance, même si la politique et les incessantes gesticulations des politiciens pour s’attirer les bonnes grâce du nouveau chef du gouvernement lui volent la vedette. Ce qui va déterminer le contenu de l’assiette des citoyens est sans aucun doute au moins aussi important!

Comme c’est le cas pour le Maroc, dont la croissance va être scotchée sous les 2% en 2016, l’économie de la Tunisie paie le prix des mauvaises performances du secteur agricole. Le recul de la production de l’huile d’olive a lourdement impacté la production agricole, et par ricochet la croissance économique de la Tunisie.

L’Institut National de la Statistique (INS) fait état dans son rapport d’un recul de 3,6% de la valeur ajoutée du secteur agricole au terme du deuxième trimestre de 2016 et d’une baisse de 35,1% des exportations en valeur et en volume du secteur agricole et des industries agroalimentaires et ce, au mois de juillet 2016. Ces chiffres sont sans commune mesure avec les résultats de l’an dernier, où on a enregistré respectivement des bonds de +118,6% et +85,6%.

Des problèmes matériels à régler

Face à ces mauvaises nouvelles, sur lesquelles on n’a pas vraiment de prise, ‘Dame Nature’ étant la seule maitresse à bord, les autorités tunisiennes se démènent comme elles peuvent pour soulager les producteurs et l’économie nationale. Il y a peu, Habib Essid, chef du gouvernement de gestion des affaires courantes, a piloté un Conseil ministériel dédié à l’étude des avancées de la saison agricole 2016/2017. Au menu des travaux les problèmes structurels et conjoncturels qui lestent le secteur agricole. Il a été question du retard pris dans la modernisation des outils de production, de l’endettement qui plombe le business des agriculteurs, du faible accès au financement et du déficit hydrique, une grosse source d’inquiétude, surtout au regard des prédictions alarmistes des rapports internationaux.

Une production agricole mi-figue, mi-raisin

En parlant de déficit hydrique, il a eu des effets nocifs dans certaines parties du pays, rapporte le bulletin de conjoncture de l’ONAGRI (Juillet 2016). La relative clémence aux mois d’avril et mai de cette année a permis de soulager les grandes cultures, surtout dans le Nord. Il y a même eu une petite embellie qui a permis de porter à 14 millions de quintaux la production céréalière, soit une progression de 7,8% en comparaison avec la campagne précédente.

Par contre la production oléicole fait grise mine. Elle affiche un modeste 700 mille tonnes pour les olives, ce qui a donné à peine 140 mille tonnes d’huile d’olive, précise le bulletin de l’ONAGRI pour le mois de juillet 2016.
Par conséquent, les exportations d’huile d’olive ont fondu de 70% en comparaison avec la saison dernière. Les recettes globales des exportations se sont établies à 480 millions de dinars. Les conditions climatiques sont pointées du doigt, elles ont malmené les plantations du Centre et du Sud. Le gouvernement a mis en place un dispositif pour solutionner les dégâts causés. Un pactole de 925 mille dinars a été décaissé.

La production des agrumes a également été affectée. La production a chuté de 5% durant la saison 2015/2016.

Tous les segments du secteur agricole ont été impactés par les conditions climatiques, sauf la production et l’exportation de dattes. Cette filière tire son épingle du jeu, d’après les derniers chiffres communiqués par le ministère de l’Agriculture et des Ressources hydrauliques. Mais c’est bien peu pour tirer vers le haut un secteur agricole dont plusieurs moteurs sont en panne. On verra ce que le nouveau ministre a dans sa besace pour régler les problèmes d’un secteur très stratégique et vital. Du moins ce qui sera de son ressort, pour le reste il faudra implorer le ciel…

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La région de Sidi Bouzid fournit divers produits agricoles transformables et en quantités dépassant les besoins du marché local. Mais de nombreux obstacles se dressent devant l’exportation de ces produits, à en croire plusieurs professionnels.
Ces derniers pointent, pour l’essentiel, le manque de mains-d’oeuvre et les garanties imposées par les banques aux petites et moyennes entreprises. L’absence de laboratoires chargées de contrôler la qualité des produits à l’instar de la tomate séchée contraint certains industriels de la région à faire appel à des laboratoires européens. Les questions de la formation des agriculteurs et de leur accompagnement dans les différentes phases de la production ont été également soulevées par les professionnels qui appellent l’Etat à trouver des solutions à la taxe imposée aux produits tunisiens à l’instar de la tomate séchée alors que dans les pays européens ces produits en sont exonérés. D’autres industriels considèrent qu’un maillon manque dans l’opération d’exportation, à savoir la communication entre le centre et les régions.
Ils ont mis en exergue aussi, l’absence d’infrastructure de base, de moyens logistiques et de moyens de transports dans la région ; autant d’obstacles qui entravent le commerce extérieur, ont ils regretté.
Le président du bureau régional du syndicat des agriculteurs tunisiens à Sidi Bouzid Midani Dhaoui a noté que l’Etat doit trouver des solutions anticipatives à l’abondance de la production agricole. Il a mis l’accent sur la nécessité de réviser la politique de l’Etat dans ce domaine et d’orienter la production régionale ou nationale vers l’exportation, au service des divers intervenants dans le secteur. Selon lui, sans autres ajouts imposés à l’agriculteur, la production dans la région se distingue par sa haute qualité.
La directrice exécutive du programme de développement des exportations Chafia Ghezal Chalbia a pour sa part expliqué que comme solution provisoire, l’agriculteur n’a que contacter les sociétés de commerce international ou les sociétés d’exportation pour écouler ses produits sur le marché extérieur.
Elle a souligné le besoin de créer un partenariat entre les grandes et les petites entreprises d’exportation.
Sidi Bouzid contribue à hauteur de 18 pc de la production nationale des légumes et 11 pc de la production
des produits laitiers. La production de la région en viandes rouges se situe aux alentours de 10 pc contre 5,2 pc des viandes blanches. Sa production oléicole est de 14 pc. Par ailleurs, Sidi Bouzid, détient 13 pc de la
production nationale d’amande et 20 pc de la production de pistache.
Au niveau national, elle occupe 6 pc des périmètres réservés à l’agriculture biologique.

TAP

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