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L’annonce de la composition du gouvernement de Jbeli ainsi que son programme d’action a suscité une polémique auprès des opposants qui n’ont pas hésité à s’en prendre à ce cabinet de 41 membres

L’annonce de la composition du gouvernement de Jbeli ainsi que son programme d’action a suscité une polémique auprès des opposants qui n’ont pas hésité à s’en prendre à ce cabinet de 41 membres, chiffre jugé pléthorique étant donné la durée du mandat de ce gouvernement, qui devrait s’attaquer aux  problèmes fondamentaux et non plus aux questions relatives en général à la promotion sociale. 
Africanmanager a rencontré  quelques figures de l’opposition pour recueillir leurs réactions.
Maya Jribi, du PDP a affirmé que le nombre des ministres ne reflète pas  la compétence, ce qui pourrait nuire au  travail du gouvernement. D’après elle, il s’agit d’un programme dénué de tout chiffre et toute mesure concrète.  « Le peuple est fatigué d’entendre les mêmes paroles : on estime faire, on voudrait réaliser… »
Dans le même contexte, Samir Bettayeb (Pôle) a considéré qu’il s’agit d’un programme global  sur lequel on pourrait se mettre d’accord, mais, il y a  certainement des particularités là ou le volet religieux apparaît dans ce discours. La question qui se pose est de savoir  comment intégrer ce genre d’éléments dans un programme du gouvernement en phase de transition ? Certainement pas de réponse.
Il a affirmé qu’avec plus de 40 membres, ce gouvernement est élargi dans lequel les équilibres politiques sont beaucoup compté plus que la compétence. « Ce nouveau gouvernement ne reflète ni la révolution, ne comprenant que  très peu des jeunes, des femmes et surtout très peu de compétences. Donc un gouvernement assez large et très coûteux »,  nous a-t-il précisé. 
Pour des proches d’Ennahdha qui ont été nommés au sein de l’équipe Jbeli, notre interlocuteur a relevé que ce parti est surreprésenté dans ce gouvernement. Cela prouve que les deux autres alliés n’ont pas négocié leur participation. D’ailleurs, les équilibres politiques ont beaucoup pesé sur le gouvernement.  « Un gouvernement très politisé » a-t-il dit.
Des propos déjà partagés par le représentant  d’Afek Tounis, Chokri Yaiich, qui a signalé que « la durée de gouvernement ne devrait pas dépasser une année et demie alors qu’on note qu’il comprend 41 portefeuilles ministériels ». Et d’ajouter : « ce mandat ne nécessite pas, à mon avis, autant de ministres. Il faudrait se focaliser sur les dossiers qui préoccupent la majorité de la population comme le problème épineux et stratégique du chômage ou celui de l’infrastructure, compte tenu de son rôle dans la création des nouveaux postes d’emplois. Avec ce programme général, on peut conclure qu’Ennahdha s’intéresse aux projets de long terme.
Quant au Parti Elmajed,  un de ses membres, Abdelweheb Hani, n’a pas manqué de décrire  ce discours comme étant un catalogue de souhaits. La composition du gouvernement de Jbeli est pléthorique et n’est pas compatible avec la nature transitoire qui caractérise l’équipe de Jbeli qui va durer une année. « J’ai senti que le chef du gouvernement est prisonnier du jeux de la répartition des sièges entre les différentes composantes de la Troika et même au sein de chaque parti ».
Comme justification, la compétence n’était pas la règle de la composition surtout avec la nomination des gendres et des proches. Un mauvais signe, selon M. Hani. «  On a estimé que le départ allait s’effectuer avec une réelle rupture avec le passé,  ce qui n’est pas le cas ».  
A ce propos, Samir Dilou, futur ministre ministre des Droits de l’Homme, de la Justice transitionnelle et porte-parole officiel du gouvernement,  a estimé qu’il est  trop top pour juger ce gouvernement. « Ils disaient  que 50 plus 1 c’est trop, maintenant, 40 plus 1 c’est trop, on ne pourrait plus faire un  gouvernement avec Hamadi Jbeli !!!!!
Pour la manque de compétence des ministres proposés, Samir  Dilou a affirmé  « À eux de le prouver. D’ailleurs, il est impossible de faire plaisir à tout le monde. Il faut toujours entendre les mécontentements des uns et des autres mais à condition qu’il soit objectif. A ce titre, il s’est interrogé si ces opposants ont lu les CV de ces ministres, et s’ils ont même une idée de  leurs backgrounds ».

wiem Thebti

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L’annonce de la composition du gouvernement de Jbeli ainsi que son programme d’action a suscité une polémique auprès des opposants qui n’ont pas hésité à s’en prendre à ce cabinet de 41 membres

L’annonce de la composition du gouvernement de Jbeli ainsi que son programme d’action a suscité une polémique auprès des opposants qui n’ont pas hésité à s’en prendre à ce cabinet de 41 membres, chiffre jugé pléthorique étant donné la durée du mandat de ce gouvernement, qui devrait s’attaquer aux  problèmes fondamentaux et non plus aux questions relatives en général à la promotion sociale. 
Africanmanager a rencontré  quelques figures de l’opposition pour recueillir leurs réactions.
Maya Jribi, du PDP a affirmé que le nombre des ministres ne reflète pas  la compétence, ce qui pourrait nuire au  travail du gouvernement. D’après elle, il s’agit d’un programme dénué de tout chiffre et toute mesure concrète.  « Le peuple est fatigué d’entendre les mêmes paroles : on estime faire, on voudrait réaliser… »
Dans le même contexte, Samir Bettayeb (Pôle) a considéré qu’il s’agit d’un programme global  sur lequel on pourrait se mettre d’accord, mais, il y a  certainement des particularités là ou le volet religieux apparaît dans ce discours. La question qui se pose est de savoir  comment intégrer ce genre d’éléments dans un programme du gouvernement en phase de transition ? Certainement pas de réponse.
Il a affirmé qu’avec plus de 40 membres, ce gouvernement est élargi dans lequel les équilibres politiques sont beaucoup compté plus que la compétence. « Ce nouveau gouvernement ne reflète ni la révolution, ne comprenant que  très peu des jeunes, des femmes et surtout très peu de compétences. Donc un gouvernement assez large et très coûteux »,  nous a-t-il précisé. 
Pour des proches d’Ennahdha qui ont été nommés au sein de l’équipe Jbeli, notre interlocuteur a relevé que ce parti est surreprésenté dans ce gouvernement. Cela prouve que les deux autres alliés n’ont pas négocié leur participation. D’ailleurs, les équilibres politiques ont beaucoup pesé sur le gouvernement.  « Un gouvernement très politisé » a-t-il dit.
Des propos déjà partagés par le représentant  d’Afek Tounis, Chokri Yaiich, qui a signalé que « la durée de gouvernement ne devrait pas dépasser une année et demie alors qu’on note qu’il comprend 41 portefeuilles ministériels ». Et d’ajouter : « ce mandat ne nécessite pas, à mon avis, autant de ministres. Il faudrait se focaliser sur les dossiers qui préoccupent la majorité de la population comme le problème épineux et stratégique du chômage ou celui de l’infrastructure, compte tenu de son rôle dans la création des nouveaux postes d’emplois. Avec ce programme général, on peut conclure qu’Ennahdha s’intéresse aux projets de long terme.
Quant au Parti Elmajed,  un de ses membres, Abdelweheb Hani, n’a pas manqué de décrire  ce discours comme étant un catalogue de souhaits. La composition du gouvernement de Jbeli est pléthorique et n’est pas compatible avec la nature transitoire qui caractérise l’équipe de Jbeli qui va durer une année. « J’ai senti que le chef du gouvernement est prisonnier du jeux de la répartition des sièges entre les différentes composantes de la Troika et même au sein de chaque parti ».
Comme justification, la compétence n’était pas la règle de la composition surtout avec la nomination des gendres et des proches. Un mauvais signe, selon M. Hani. «  On a estimé que le départ allait s’effectuer avec une réelle rupture avec le passé,  ce qui n’est pas le cas ».  
A ce propos, Samir Dilou, futur ministre ministre des Droits de l’Homme, de la Justice transitionnelle et porte-parole officiel du gouvernement,  a estimé qu’il est  trop top pour juger ce gouvernement. « Ils disaient  que 50 plus 1 c’est trop, maintenant, 40 plus 1 c’est trop, on ne pourrait plus faire un  gouvernement avec Hamadi Jbeli !!!!!
Pour la manque de compétence des ministres proposés, Samir  Dilou a affirmé  « À eux de le prouver. D’ailleurs, il est impossible de faire plaisir à tout le monde. Il faut toujours entendre les mécontentements des uns et des autres mais à condition qu’il soit objectif. A ce titre, il s’est interrogé si ces opposants ont lu les CV de ces ministres, et s’ils ont même une idée de  leurs backgrounds ».

wiem Thebti

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