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Projets

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Les délégations de Nefta, Hammat Jerid, Tameghza et Hazoua bénéficieront chacune d’un nouveau projet de développement intégré moyennant des investissements de l’ordre de 10 millions de dinars (MD). Les études techniques de ces projets devront démarrer en octobre prochain, affirme, à l’agence TAP, le coordinateur des projets intégrés au gouvernorat de Tozeur.
Ces crédits seront répartis entre projets productifs, formation, infrastructure et équipements collectifs. La liste définitive de ces projets sera fixée à la mi-mars, après examen par les commissions techniques du Conseil régional.
Parmi les projets proposés figurent la création d’une zone industrielle, dans la délégation de Nefta, en coordination avec le pôle industriel et technologique du Jerid, la construction d’une cité artisanale, la création d’un complexe de services à Ong Jemal et la mise en valeur d’un périmètre irrigué de 150 ha.
A Tameghza, il s’agit de créer un périmètre irrigué de 300 ha, un espace industriel dans la zone communale et un autre à Chébika, une aire de repos au passage frontalier de Faj Bouzaiene et un espace culturel et de loisirs.
A Hammat Jerid, une station thermale sera réalisée, d’un coût de 3MD, ainsi qu’un espace industriel.
A Hazoua, Un périmètre irrigué de 300 ha sera aménagé à Bir Said outre la création d’un espace logistique au passage frontalier et d’un groupement de services administratifs.

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Les autorités tunisiennes surveillent comme du lait sur le feu tous les soubresauts des régions du Centre et du Sud, guettant la moindre étincelle, sait-on jamais. La Révolution de 2011 avait commencé comme ça, après tout. Alors quand le chef du gouvernement, Youssef Chahed, se rend dans ces parties du pays, il le fait à grand renfort de responsables pour tenter de calmer la grogne des populations, lesquelles continuent de clamer que le compte n’y est toujours pas 6 ans après le soulèvement populaire qui a conduit au départ précipité de Ben Ali. En janvier dernier, Chahed avait dépêché ses ministres à Ben Guerdane pour tenter de calmer les protestataires. Il y est allé lui-même ce mardi 07 mars 2017, à l’occasion du premier anniversaire des événements de Ben Guerdane. Et les annonces ont fusé : des recrutements, une aide financière, un complexe culturel et sportif, une zone industrielle, etc. Elles viennent s’ajouter à celles d’hier lundi à Médenine. Suffisant pour que les régions du Nord-Ouest (Béja, Jendouba, Siliana et le Kef), qui ne sont guère mieux loties que leurs consoeurs du Centre et du Sud, se rappellent au bon souvenir du gouvernement…

L’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a tenu, ce mardi, pour la première fois, une séance plénière consacrée à l’examen des questions liées au développement des gouvernorats du nord-ouest (Béja, Jendouba, Siliana et le kef), en présence des ministres des Finances, du Développement, de l’Investissement et de la Coopération Internationale, de l’Energie, des Mines et des Energies renouvelables, de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, de l’Equipement, de l’Habitat et de l’Aménagement du territoire ainsi que de la Santé, de la Formation et l’Emploi.
La commission du développement régional a présenté, au cours de cette première séance qui sera suivie d’autres devant être consacrées à d’autres régions, un rapport préparé, suite à des visites sur terrain effectuées dans les régions par les membres de la commission.
Ce rapport rapporte les principales difficultés financières, foncières et juridiques qui font obstacle au développement dans les régions précitées.
Il contient également les points de vue et recommandations suggérées par des responsables régionaux et des représentants des organisations nationales ainsi que des associations civiles et des députés des régions concernées.

Gouvernorat de Béja

La commission a demandé au chef du gouvernement d’effectuer une visite à ce gouvernorat, recommandant de tenir une réunion pour traiter des questions liées à l’agriculture au nord ouest en présence du ministres de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche et de prendre des mesures exceptionnelles en adéquation avec la situation du développement en Tunisie.
Elle a suggéré d’accorder de réelles prérogatives aux régions et à créer par la suite des mécanismes afin de surmonter les difficultés en matière de réalisation des projets publics de développement, de faciliter l’investissement et de transformer le gouvernorat de Béja en un pôle de développement interrégional et national.
La commission a insisté sur la nécessité d’adapter les priorités aux projets programmés en faveur de la région dans le cadre du plan de développement (2016-2020), moyennant le recours à l’approche participative au niveau du conseil régional.

Au niveau juridique, il importe d’accélérer l’adoption du projet de loi relatif à des jugements exceptionnels pour exécuter avec la rapidité requise les grands projets.
Le ministère des Finances a recommandé de faciliter les procédures de financements des jeunes investisseurs et à réviser l’orientation des financements de la Banque nationale agricole (le taux de la contribution aux crédits nationaux agricoles ne dépasse pas 12%).
Le rapport a appelé le ministère de l’Agriculture à trouver des solutions à l’endommagement de l’agriculture dans la région, à cause de l’importation et du dumping du marché par les tournesols bancs et la création d’une unité de séchage du lait pour résorber l’excédent de la production laitière et la construction d’un port de pêche.

La commission a requis du ministère de l’Industrie et du Commerce de créer un pôle industriel dans la région, pour résoudre les problèmes de l’usine de sucre.
Concernant le ministère du Tourisme, la commission a demandé de valoriser les côtes de la région de Nefza , de mettre en place un commissariat régional au tourisme et un pôle technologique des télécommunications à Béja

Gouvernorat de Jendouba

La commission a recommandé, dans son rapport, de créer un centre régional de lutte contre les catastrophes naturelles, soulignant l’absence d’un climat favorable au développement de l’investissement marqué par la détérioration de l’infrastructure de base, le manque d’éclairage, de télécommunications, de routes, de gaz naturel…).
Elle appelé à l’amendement du code des forêts et l’accélération de la concrétisation de l’expropriation pour cause d’utilité publique.
Elle a recommandé au ministère du Transport de résoudre les problèmes de l’Aéroport international de Tabarka-Aïn Draham et au ministère des Finances de soutenir les jeunes investisseurs, à travers la Banque de Financement des Petites et Moyennes Entreprises (BFPME) et la Banque Tunisienne de Solidarité (BTS).
La commission a appelé le département de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche à réhabiliter le réseau d’irrigation, à intervenir pour mettre fin à la fuite des eaux du barrage Oued El Kebir et à l’annulation des dettes des agriculteurs cumulées à cause du non paiement des factures d’eau.
Le ministère de l’Industrie et du Commerce est, quant à lui, appelé à finaliser l’aménagement des zones industrielles dans la région et à étudier la possibilité de l’ouverture des usines fermées, à l’instar de l’usine des minoteries du Nord et de la société de la sidérurgie (el Fouledh) à Ghar Dimaou.
Concernant le ministère de l’Equipement et de l’Habitat, la commission a préconisé de parachever la réalisation de l’autoroute et la route périphérique ainsi que la mise en place du téléphérique et d’une unité hospitalière à Béni Mtir.

Gouvernorat du Kef

La commission a appelé le gouvernement à honorer ses engagements vis-à-vis des régions, à reprendre l’investissement dans les régions de l’intérieur dans des secteurs prometteurs qui répondent aux spécificités des régions du Nord Ouest et à inciter à la création de projets privés ainsi que la concrétisation de la loi sur le Partenariat Public/Privé (PPP).
Elle a recommandé au département des Finances l’accélération de la création d’une banque régionale de développement et au ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche de créer une usine de transformation des produits agricoles et de réhabiliter les périmètres irrigués.
La commission a appelé le ministère de l’Industrie et du Commerce à accélérer la réalisation de l’usine de Sra Ouertane, créer de nouvelles zones industrielles, mettre en place des zones de libre-échange avec l’Algérie au niveau des délégations frontalières (Sakiet Sidi Youssef, Kalaat Senan…).

Gouvernorat de Siliana

Dans son rapport, la commission a appelé le gouvernement à tenir des réunions ministérielles sectorielles dans les régions et à pendre des dispositions exceptionnelles afin de soutenir davantage les prérogatives des responsables régionaux. Elle a évoqué la faiblesse des enveloppes consacrées aux conseils régionaux et la détérioration du taux d’encadrement au sein des administrations régionales, outre l’absence de sociétés de promotion immobilière.
S’agissant des questions légales et réglementaires, elle a recommandé l’accélération de l’élaboration des décrets d’application du nouveau code d’investissement.

La commission a en outre demandé à trouver des solutions au projet des canaux en fer qui seront installés à Bou Arada (gouvernorat de Siliana), outre le renforcement des zones industrielles situées dans les délégations couvertes par le réseau de voie ferrées. Il s’agit, également, de créer un commissariat régional au tourisme et d’exploiter les résidences déjà réalisées à Kisra et Ain Bousadya, en plus de la création de projets d’exploitation des substances utiles dont regorge la région.

Les députés mettent la pression

Des députés de l’ARP ont appelé le gouvernement à accélérer la mise en application des décisions « cumulées » concernant la réalisation de projets de développement dans ces régions et exhorté l’Etat à intervenir « sérieusement » pour sauver « le reste des usines en service dans la région ».
Le député, Ahmed Mechergui (Ennahdha), a mis l’accent sur le secteur agricole qui représente, selon lui, la locomotive de l’économie dans la région de Jendouba, accusant le ministère de l’Agriculture d’être à l’origine de l’endettement des agriculteurs. « Le département de l’Agriculture a négligé la maintenance des réseaux d’irrigation, ce qui a engendré la dégradation de 21 mille ha de périmètres irrigués (seulement 19 mille ha sont exploités du total de 40 mille ha).
Mechergui a appelé à accorder davantage d’importance à la production laitière et à investir dans le séchage du lait et dans la culture du canne à sucre, soulignant la nécessité d’accorder davantage d’intérêt aux forêts qui abritent la majorité des habitants des zones rurales soit 73% du total des habitants de la région du nord-ouest.

De son côté, Mongi Harbaoui a appelé à mettre en application les décisions du conseil ministériel, tenu le 15 avril 2015, concernant la rénovation et la modernisation du réseau des chemins de fer et à accélérer la réalisation des zones industrielles afin de soutenir les entreprises économiques de la région.

Noureddine Ben Achour (Machroua Tounes) a souligné l’impératif d’accorder davantage d’importance aux industries de transformation des produits agricoles et ce à travers la simplification des procédures administratives afin d’encourager les investisseurs.

Abdellatif Mekki (Ennahdha), a évoqué la persistance de la pauvreté dans cette région malgré ses nombreuses richesses naturelles, humaines, culturelles et archéologiques. Il a rappelé, dans ce cadre, que les agriculteurs de la région n’ont obtenu que 80 mille dinars de l’ensemble des indemnisations décidées en 2015 et estimées à 4 millions de dinars.

Le député Jilani Hammami (Front populaire) a appelé le gouvernement à assumer ses responsabilités et à créer des projets pour valoriser le potentiel agricole, touristique et industriel du gouvernorat de Siliana et à ne pas se contenter des initiatives privées qui sont vouées à l’échec étant donné l’absence des plus simples fondements de développement.
Il a insisté sur la nécessité d’adopter un nouveau plan de développement pour faire sortir la région de la marginalisation et lutter contre la pauvreté et le chômage.

Sami Fatnassi (Ennahdha) a recommandé la simplification des procédures pour le lancement de projets dans le gouvernorat de Béja, à ouvrir des canaux de financements clairs et transparents avec les banques commerciales, à renforcer les équipements écologiques, à réhabiliter les terres abandonnées et à créer une institution de services qui englobe la Steg, la SONEDE et d’autres entreprises de services publics.

La députée Najla Saadaoui (Nidaa Tounes) a appelé, quant à elle, à réviser les prix référentiels du lait et des céréales et à créer un port de pêche ainsi qu’à fournir l’eau potable pour tous les habitants du gouvernorat.

TAP

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La Grande-Bretagne a accepté d’accorder à l’Irak des prêts totalisant 10 milliards de livres sterling (11,57 milliards d’euros) sur une période de dix ans pour financer d’importants projets d’infrastructure, a annoncé Reuters.

Seules des compagnies britanniques seront autorisées à nouer des contrats avec les autorités irakiennes dans le cadre de ces projets.

Certains d’entre eux se situeront dans les secteurs des égouts et de l’approvisionnement en eau.

Quatorze ans après la chute de Saddam Hussein et l’invasion militaire conduite par les Etats-Unis, l’Irak souffre toujours de gros problèmes d’infrastructure, notamment dans les services d’eau et d’électricité. Le pays manque aussi d’hôpitaux et d’écoles.

Ford MotorCompany a annoncé aujourd’hui la liste des lauréats de son programme « Conservation and Environmental Grants » pour 2016, d’une valeur de 36,000 dollars pour des projets de conservation de l’environnement au Maroc.

Le Groupe d’ornithologie du Maroc (Gomac) s’est vu accorder un financement de 12,000 dollars pour la préservation de la dernière zone humide naturelle sur la côte entre les régions de Mohammedia et El Jadida au Maroc. L’objectif de Gomac est de sensibiliser les populations locales à l’importance des zones humides de Dar Bouazza, actuellement menacées par l’activité humaine.

L’ingénieur agricole Abderrahmane Ait Hamou cherche à sauver les ruches traditionnelles du Maroc, en les développant et en les gérant conformément aux méthodes de production biologique.

Concerné par le phénomène environnemental alarmant du déclin des abeilles, la subvention de 15,000 dollars dont a bénéficié Abderrahmane l’aidera à transformer les ruchers du pays d’une production traditionnelle, en apparence aléatoire, à un modèle biologique novateur qui pourrait augmenter le nombre d’abeilles dans la région.

Remportant la troisième place et le dernier prix des trois principales catégories, le projet marocain de lutte contre les sacs en plastique, initié par Aicha El Moutaouakkel, obtient une subvention de 9,000 dollars, destiné à soutenir un programme de sensibilisation et d’éducation au profit des étudiants. Le projet ambitionne de mettre un point final définitif à l’utilisation des sacs plastiques, pour le bien de l’environnement.

 Les prix ont été décernés par Jacques Brent, président de Ford Afrique et Moyen-Orient et par AbdelouahabEnnaciri, directeur général de SCAMA, importateur et distributeur de Ford au Maroc.

D’autre part, le programme de Ford pour la préservation de l’environnement a octroyé des subventions aux lauréats du Koweït, du Qatar, du Liban, de l’Egypte, du Maroc et de la Tunisie d’un montant total de 120,000 dollars américains.

Depuis sa création il y a 16 ans, le programme de subventions Ford est devenu l’une des plus importantes initiatives privées de ce genre dans la région, créé pour inciter les individus et les groupes à but non lucratif à donner de leur temps et de leur expertise pour préserver le bien-être environnemental de leurs communautés.

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Le chef de l’Etat, Béji Caïd Essebsi, a présidé ce mercredi une réunion de travail tenue au Palais de Carthage et consacrée au suivi des projets qui ont été annoncés dans le cadre de l’initiative du président de la République en faveur du développement et de l’emploi, nous apprend un communiqué rendu public par la Présidence de la République.

Ces projets qui ont été dévoilés lors d’une rencontre qui a eu lieu le 25 novembre 2016 entre le président de la République et une délégation d’investisseurs permettront de créer 50 mille emplois directs et indirects dans 14 régions intérieures avec un volume d’investissement de 1500MD. Ils concerneront le secteur des industries agro-alimentaires, les pièces détachées de véhicules, les industries chimiques, la technologie, l’agriculture et les énergies renouvelables.

Dans le cadre du suivi de l’avancement des travaux, on signale que :

Trois projets d’une valeur de 120MD ont entamé la production.

Les travaux de cinq projets d’une valeur de 264 MD se sont accélérés…

Le président de la République a, dans ce contexte,  appelé à la nécessité de créer une coordination avec tous les ministères concernés, a ajouté la même source.

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La chose devient un leitmotiv, il est donc peut-être temps de s’y intéresser, de la regarder de plus près, et surtout de voir les voies et moyens pour mettre fin à ce qui semble être le poison qui tue doucement mais sûrement l’économie tunisienne. Ameuter les investisseurs du monde entier – Tunisia 2020 -, consigner ces promesses de milliards et ensuite s’asseoir tranquillement pour regarder ces investissements s’engluer dans les méandres mortels des lourdeurs administratives, tout ça pour ça ! La Tunisie, et ce sera peut-être la dernière fois, a touché au coeur les investisseurs lors de la Conférence internationale, balayant leurs dernières réticences à porter à bout de bras un pays qui s’ingénie à ne pas décoller depuis sa Révolution, ou plutôt révolte (car elle n’a pas encore muté en un vrai progrès social, politique et économique). Mais si la fenêtre de tir qui s’offre au pays n’est pas opportunément exploitée, il est illusoire de songer que le pays aura pareille occasion de vaincre ses démons.

Le ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale, Fadhel Abdelkefi, a été le premier à prendre son bâton de pèlerin pour, de manière crue, pointer du doigt la nocivité des procédures administratives qui poussent l’illogique jusqu’à étouffer dans l’oeuf toute velléité de changer le destin de ce pays. Abdelkefi l’a dit pour Tunisia 2020, dont on ne verra les retombées, au mieux, qu’en 2018, à cause justement de ces procédures administratives. Son conseiller, Eymen Errais, vient de le redire dans des termes très explicites dans un entretien avec l’Agence TAP. Il est peut-être temps d’écouter ces voix. Pendant qu’il est encore temps…

L’élan de Tunisia 2020 a fait pschitt

« Il faut activer les projets d’investissements publics en Tunisie, bloqués non pour une question de financement, mais en raison de la lenteur des procédures administratives. Si nous continuons sur cette lancée et que le retard s’accentue, ceci pourrait engendrer la perte de plusieurs dons dont les promesses ont été faites lors de la Conférence de l’investissement « Tunisia 2020″, mais aussi la perte de la confiance des parties donatrices » a souligné Eymen Errais.
Le responsable a convenu de l’existence d’un réel problème concernant la mise en oeuvre d’environ 135 projets publics d’une valeur de 25,5 milliards de dinars, programmés lors de la conférence Tunisia 2020, malgré le parachèvement des études de plusieurs d’entre eux et la mobilisation des financements nécessaires pour leur réalisation.
« Malgré toutes les conditions propices à la réalisation des projets publics programmés (69 projets prêts à la réalisation immédiate), un nombre très limité seulement de ces projets ont été réalisés à cause de la lenteur des procédures administratives et la complexité des lois tunisiennes, outre les problèmes fonciers auxquels font face certains projets », a-t-il souligné.
Le conseiller a cité à titre d’exemple le projet du pont de Bizerte, dont la réalisation ne pourra démarrer qu’au cours du 1er trimestre de l’année 2018, alors que toutes les conditions pour sa concrétisation sont réunies: mobilisation de financements d’une valeur de 600 millions de dinars, octroyés par la Banque Africaine de Développement (BAD) et la Banque Européenne d’investissement (BEI) et achèvement de l’étude du projet. Il a expliqué cette situation par la lenteur des procédures prévues par le décret réglementant les marchés publics. En effet, il y a obligation de lancer cinq appels d’offres pour ce projet, ce qui nécessite plusieurs mois. ».

D’après Errais, « nous ne pouvons réaliser actuellement qu’un petit nombre de projets, dont celui de l’hôpital de Sbiba (Kasserine), mais nous oeuvrons à la réalisation d’environ 20 projets au cours de cette année, à travers plusieurs mécanismes dont l’accélération de l’adoption de la loi d’urgence économique, soumise à l’ARP et comportant dans sa première version, 17 articles. Cette loi permettra de surmonter la complexité des procédures administratives, d’accorder les autorisations nécessaires et de réunir toutes les structures concernées pour prendre les décisions d’une manière rapide, afin d’éviter la difficulté des déplacements entre les différents ministères.
La loi prévoit aussi, la mise en oeuvre des projets publics à travers les accords de gré à gré ou l’organisation de consultations restreintes entre les parties concernées pour réaliser les projets dans des délais courts.

Avancer ensemble, ou périr

« La Tunisie passe par une situation qui nécessite la prise de décisions urgentes et la promulgation de lois audacieuses » a-t-il indiqué, considérant que « la lenteur des procédures administratives et l’exigence de multiples autorisations favorisent l’augmentation des abus, contribuent à la propagation de la corruption et rendent plus difficile l’attraction des investisseurs.
Il a ajouté qu’il faut resserrer les rangs des Tunisiens, bannir le régionalisme et comprendre que le lancement de réformes dans une région bénéficiera à une autre. Il a fait savoir que la plupart des ouvriers dans les usines du gouvernorat de Monastir sont originaires du gouvernorat de Kasserine et que près de 80% de ceux qui travaillent dans la région de Agareb (gouvernorat de Sfax) viennent de Sidi Bouzid.

Il convient de rappeler qu’un comité de pilotage et de suivi des projets de la conférence « Tunisie 2020 », composé de représentants permanents du ministère du Développement, de la présidence du gouvernement et du ministère des Affaires étrangères, se réunit chaque mardi et fait participer à ses travaux les représentants d’autres ministères, en cas de besoin.
Ce comité vise la réalisation des projets signés lors de la conférence de l’investissement, tenue les 28 et 29 novembre 2016, et dont la valeur s’élève à 15 milliards de dinars. Il œuvre par ailleurs, à la concrétisation de projets pour un montant de 19 Milliards de dinars.

Les projets publics programmés lors de la conférence 2020 sont classés en trois catégories. La première catégorie concerne 69 projets prêts à l’exécution immédiate, moyennant une enveloppe de 11,7 Milliards de Dinars. Le financement de ces projets et les études sont déja finalisés.
La deuxième catégorie porte sur les projets dont la réalisation ne peut pas se concrétiser immédiatement malgré la disponibilité du financement, parce que les études ne sont pas encore achevées. Le nombre de ces projets s’élève à 29 avec un coût total de 7,7 Milliards de Dinars. La troisième catégorie concerne la réalisation de 37 projets, encore au stade de conception ou d’idée, pour un montant de 6 Milliards de Dinars.

Par ailleurs, Errais a souligné que le ministère du Développement a envoyé récemment plusieurs correspondances aux donateurs dont le fonds saoudien pour le développement (FSD), le fonds Koweitien pour le développement économique arabe, la Banque africaine de développement (BAD), le fonds arabe pour le développement économique et social (FADES), la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) et la Banque islamique de développement, pour la concrétisation des promesses faites lors de la conférence de l’investissement « Tunisia 2020 », relatives aux projets dans le secteur public.

Au sujet de l’investissement dans le secteur de l’enseignement supérieur, le responsable a indiqué que le département du développement œuvre en collaboration avec le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, à réaliser une étude de faisabilité pour permettre aux investissements étrangers dans ce domaine, de dépasser la participation fixée à 35%. Il a expliqué que l’objectif est d’ouvrir des perspectives à l’investissement étranger dans le secteur de l’enseignement supérieur et d’attirer les grandes universités qui ont manifesté de l’intérêt pour la Tunisie, à l’instar de l’université américaine d' » Harvard « , afin que la Tunisie devienne un hub de l’enseignement supérieur en Afrique.
Il a souligné que la fixation d’un taux de 35% pour la participation des étrangers dans les projets de l’enseignement supérieur, sous prétexte de protéger ce secteur, est de nature à entraver son
développement.

Par ailleurs, Errais a passé en revue un ensemble de projets publics programmés dont la réalisation d’un tronçon de l’autoroute reliant Tunis à Jemna dans le cadre du projet Tunis/Kairouan/Sidi Bouzid/Gafsa (avec un coût de 1200 Millions de Dinars) outre les projets de renforcement des réseaux de distribution du gaz naturel entre Mourouj et Msaken (coût 450 MD) et de la ligne ferroviaire numéro 6 reliant Tunis à Kasserine (250 MD).

S’agissant de l’investissement étranger, le conseiller a indiqué que malgré la difficulté de la conjoncture aux plans national et international, les investissements extérieurs ont atteint 2145 millions de dinars en 2016 (10 mois) dont 47% dans le secteur de l’énergie, 38% dans les industries manufacturières, 14% dans les services et 1% dans l’agriculture.

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En dépit d’une conjoncture économique et d’un climat d’affaires défavorable, les investisseurs, tunisiens et étrangers, continuent à investir, à monter des projets et à faire des extensions. En témoignent les derniers chiffres de l’Agence de promotion de l’Industrie et de l’Innovation (APII) rendus publics récemment. Il en ressort en effet que tous les indicateurs relatifs à l’investissement ont clignoté au vert durant les onze premiers mois de l’année 2016. Durant cette période, l’investissement déclaré dans le secteur industriel a atteint le montant de 2875.8 millions de dinars (MD), contre 2322.6 MD dans les onze premiers mois de 2015, enregistrant ainsi une hausse de 23.8%. Le nombre de projets déclarés a atteint 3282 au cours des onze premiers mois de 2016 contre 3023 durant les onze premiers mois de 2015, soit une augmentation de 8.6%. Ces projets permettront la création de 48001 postes d’emploi, contre 45577 durant les onze premiers mois de 2015, soit une progression de 5.3%.

Durant le seul mois de novembre 2016, les investissements déclarés ont atteint 236.6 MD, contre 302.6 MD en novembre 2015, enregistrant ainsi une baisse de 21.8%. Le nombre de projets déclarés est passé de 275 au cours du mois de novembre 2015 à 305 en novembre 2016, soit une hausse de 10.9%. Ces projets permettront la création de 4275 postes d’emplois, contre 4688 au mois de novembre 2015, soit une diminution de 8.8%.

Les investissements déclarés dans le cadre des projets sont passés de 1388.7 MD durant les onze premiers mois de 2015 à 1468.2 MD en 2016, enregistrant ainsi une hausse de 5.7%. Le nombre de ce type de projets a augmenté de 10.6%, passant de 2210 durant les onze premiers mois de 2015 à 2444 durant les onze premiers mois de 2016. Également le nombre des emplois a évolué de 1.2%, passant de 32576 à 32972 durant les onze premiers mois de 2016.

S’agissant des investissements déclarés dans le cadre des projets autres que la création (extension, renouvellement de matériel…), ils ont atteint 1407.6 MD, soit 50.7% de plus que le volume enregistré lors des onze premiers mois de 2015. Le nombre de ces projets a augmenté de 3.1%, en passant de 813 durant les onze premiers mois de  2015 à 838 durant les onze premiers mois de 2016, et les emplois y afférents ont progressé de 15.6% avec 15029 postes contre 13001 durant les onze premiers mois de 2015.

Quant aux investissements déclarés dans les industries totalement exportatrices, ils ont enregistré une hausse de 14%, passant de 785.6 MD à 895.6 MD durant les onze premiers mois de 2016. Les industries dont la production est orientée vers le marché local ont enregistré une augmentation de 28.8%, passant de 1537 MD à 1980.2 MD durant la même période.

Par ailleurs et concernant les investissements relatifs aux projets dont le coût est supérieur à 5 MD, ils ont enregistré une hausse de 42.8% passant de 1154.3 MD au cours des onze premiers mois de 2015 à 1648.9 MD durant les onze premiers mois de 2016. Le nombre de ces projets est passé de 95 à 125 au cours des onze premiers mois 2016. Ces projets permettront la création de 9870 postes d’emplois, contre 6571 postes d’emplois durant les onze premiers mois de 2015, soit une progression de 50.2%. Il est à signaler que les projets de 5 MD et plus, qui ne représentent que 3.8% du nombre des projets déclarés et 20.6% du nombre des emplois, totalisent 57.3% de l’ensemble des investissements déclarés. Parmi les 125 projets (I>5 MD) déclarés durant les onze premiers mois de 2016, quinze ont totalisé un montant d’investissement de 637 MD, soit 38.6% de l’investissement total (I>5 MD).

Les onze premiers mois de 2016 ont été caractérisés par une hausse au niveau de l’investissement déclaré dans les zones de développement régional de 33.6%, avec 1443.1 MD contre 1080.1 MD durant les onze premiers mois de 2015. La part de ces zones dans l’ensemble des gouvernorats est passée de 46.5% à 50.2% durant les onze premiers mois de 2016.

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Les habitants de Casablanca ont quelques raisons d’entrevoir l’avenir avec sérénité. En effet la commission d’investissement de la région Casablanca – Settat vient de donner son aval à une dizaine de projets, des gros, qui à terme permettront de créer plus de 17 000 emplois, a rapporté Jeune Afrique hier vendredi 13 janvier 2017.

Le Centre régional d’investissement (CRI), la structure qui centralise toutes les démarches dans ce sens, a fait savoir qu’un pactole de 3,5 milliards de dirhams (325,4 millions d’euros) sera affecté à ces projets. « Ces projets montrent l’intérêt des opérateurs économiques à investir dans la région et renforce davantage son rôle en tant que locomotive de l’économie nationale », dit le communiqué du Centre, piloté par Abdellah Chater. La Commission régionale des investissements s’est réunie à trois reprises pour éplucher ces programmes et juger de leur droit à bénéficier des avantages fiscaux édictés par la charte d’investissement.

L’industrie capte le gros du paquet

Les investissements vont cibler trois localités de la région. Le secteur industriel va capter le gros du paquet, 900 millions de dirhams, pour 16 150 nouveaux emplois en perspective. Une structure agro-alimentaire de pointe et une unité métallurgique dans la province de Berrechid font partie des projets phares dans le secteur.

Le développement durable ne sera pas en reste, un domaine où le Maroc a déjà fait des percées retentissantes. Au programme la construction d’une unité de production de papier écologique à Settat : 330 millions de dirhams seront injectés et 350 emplois créés. Il y a également le tourisme, avec une nouvelle unité hôtelière, pour un investissement de 500 millions de dirhams et 500 nouveaux emplois.

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La quatrième Matinale de l’association Alumni IHEC Carthage, ce jeudi 5 janvier 2017 à Tunis, a été marquée par une étrange confession, ou plutôt plainte, du ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale, Fadhel Abdelkefi. En effet lors de cette rencontre, sous le thème « L’après Tunisia 2020 : La nouvelle donne des investissements dans le pays », le ministre a pointé du doigt les lourdeurs administratives qui vont plomber les projets ficelés lors de la conférence internationale sur l’investissement. « Face à la lourdeur des procédures administratives, je pense que le plus clair serait fait à partir de 2018 et les premiers coups de pioches sont prévus pour les prochaines années ». On ne peut pas être plus évasif… et plus désespérant !

Abdelkefi a beau marteler que « la Conférence Tunisia 2020 était sans aucun doute une réussite », que « l’argent a été mobilisé dans de bonnes conditions », qu’il faut garder espoir et voir l’avenir en rose, tout de même ces déclarations font tâche…

A noter que la présidente de l’UTICA, Wided Bouchamaoui, a fait le déplacement ce matin. Elle a dû, comme toute l’assistance, être effrayée par la sortie du ministre.

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7548 projets industriels déclarés n’ont pas été réalisés entre 2005 et 2015, ce qui fait une moyenne de 600 projets en souffrance par an, d’après une étude réalisée par l’Agence de Promotion de l’Industrie et de l’Innovation (APII).
D’après cette enquête, cette moyenne a connu un pic en 2011 (plus que 900 projets non réalisés), suite à la révolution et aux problèmes socio-économiques qui en ont résulté.
En effet, ces projets non réalisés, qui totalisent 236 mille emplois, ont cumulé un montant d’investissement gelé de 12.5 Milliards de dinars. Parmi ces projets, 5% sont de taille importante et l’investissement est supérieur ou égal à 5 millions de dinars ; ils représentent 57% des investissements prévus, toujours selon la même source. La répartition sectorielle des entreprises fermées montre que les secteurs les plus touchés sont le Textile-Habillement et le Cuir, ils représentent 59% des sociétés en cessation d’activité sur la période 2005-2015 ; suivis par les industries mécaniques et électriques avec 13%.
Côté région, l’Est totalise près de ¾ des projets non réalisés, 47% des PNR sont au Nord-Est et 23% au Centre-Est.
La même source a par ailleurs signalé que la baisse enregistrée au niveau du nombre de créations d’entreprise est accompagnée par une diminution de la moyenne annuelle des emplois créés, qui est passé de 33000 par an à 16000. Pour rappel, cette étude portant sur les projets non-réalisés au cours de la période 2005-2015 est axée sur deux volets, à savoir les principaux obstacles à l’origine de ces dysfonctionnements et le problème de la fermeture des entreprises. Cette première phase de l’étude sera couronnée par un Benchmark avec des pays de référence (Maroc, Turquie, Roumanie et France) dans l’optique de dégager des réformes pour améliorer le climat d’affaires et des dispositifs d’appui à la création et à la pérennité des entreprises.

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Le ministre des Technologies de l’information et de l’Économie moderne, Anouar Maârouf a indiqué qu’il est temps de transformer la confiance accordée à la Tunisie en projets de développement.

Intervenant lors de la conférence qui se tient actuellement à Tunis sur « la stratégie de l’administration électronique Smart Gov 2020 », le ministre s’est montré optimiste quant à la réussite de la conférence internationale de l’Investissement, « Tunisia 2020 » qui s’est déroulée les 29 et 30 novembre à Tunis, faisant savoir que cet évènement incontournable a permis à la Tunisie de rétablir sa place comme une destination attractive de l’investissement intérieur et extérieur.

Le ministre a par ailleurs souligné l’importance de tirer profit de la confiance accordée par les investisseurs étrangers à notre pays. « Ceci s’est traduit également par la grande mobilisation étrangère qui représente aujourd’hui un message fort de soutien de la communauté internationale à la Tunisie post-révolutionnaire », a-t-il dit.

Pour rappel, la conférence internationale sur l’investissement a vu la participation de 4500 personnes, 1500 partenaires économiques, 70 pays et 40 délégations officielles.
L’évènment a engrangé un montant total de financements de 34 milliards de dinars.

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Le directeur général de l’agence de promotion de l’investissement extérieur Khalil Laâbidi a déclaré, lors de son passage ce jeudi, 1er décembre 2016, sur Express Fm,  qu’on ne connaît pas encore la nature des 1250 millions de dollars (2,8 milliards de dinars) que le prince du Qatar Tamim Ben Hamad avait annoncé durant la conférence sur l’investissement « Tunisia 2020 ».

Il a toutefois estimé que ce montant devrait se diviser en dons, prêts et des transformation de dettes.

Et Laâbidi de rajouter dans ce cadre que les résultats de la conférence « Tunisia 2020 » étaient très bons et que l’enjeu est, en ce moment, de transformer ces promesses d’investissements en projets réels.

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Un nouveau projet environnemental de recyclage des déchets verts pour la production des engrais biologiques sera bientôt réalisé dans la

Riadh Mouakher, ministre des Affaires locales et de l’Environnement, a déclaré que plus de 5O projets dans le domaine de l’environnement seront présentés à la Conférence internationale sur l’investissement.
Dans une déclaration à Mosaique fm, il a ajouté que ces projets font partie d’un lot de 145 qui sera dévoilé lors de cette manifestation, dont 66 projets publics, 33 projets dans le cadre de partenariats public-privé et plus de 40 projets dans les domaines de l’économie verte, de l’infrastructure et des énergies renouvelables, d’une valeur globale de 67 milliards de dinars.

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Le directeur général de la Société Tunisienne de Banque (STB), Samir Saïd a déclaré, ce mardi, sur Express fm, que la STB œuvre davantage afin de lancer de nouveaux projets dans le cadre de partenariat public-privé (PPP).

Il a ajouté que plusieurs pays ont exprimé leur volonté d’investir en Tunisie et que la conférence « Tunisia 2020 » représente une occasion propice pour rafraichir l’économie du pays.

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Lors de son intervention ce mardi 29 novembre 2016, à la Conférence internationale sur l’investissement, « Tunisia 2020 », l’émir du Qatar, Cheikh Tamim Bin Hamad Al Thani, a annoncé qu’une aide de 1,25 milliards de dinars sera débloquée par le Qatar pour lancer des projets de développement en Tunisie.

Il a par ailleurs exprimé l’intention de son pays à soutenir la Tunisie et faire réussir sa transition démocratique.

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La première Conférence Internationale sur l’Investissement en Tunisie, Tunisia 2020, réunit investisseurs et partenaires économiques de la Tunisie en présence de S.E.M Béji Caïd Essebsi, Président de la République Tunisienne, de chefs d’Etat et de Gouvernements étrangers, ainsi que de dirigeants d’institutions financières tunisiennes et internationales.

La cérémonie officielle d’ouverture présidée par le Président de la République, en présence du chef du Gouvernement tunisien, Youssef Chahed et de ses ministres, de Chefs d’Etat, de gouvernements,  plus de 15 délégations venant notamment des Nations Unies, Allemagne, Canada, France, Qatar, Algérie… aura pour thème «la relance de l’économie, un impératif pour la consécration du processus démocratique».

Fadhel Abdelkefi, ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale, présentera les grands projets du pays en présence de personnalités emblématiques comme notamment Werner Hoyer, président de la Banque européenne d’investissement (BEI), Tony Elumelu, Président de la fondation Tony Elumelu, Hafez M. H. Ghanem, vice-président de la Banque mondiale (BM), Alain Pilloux, vice-président de la Banque européenne de reconstruction et de développement (BERD), Terri Bresenham, président & CEO de Sustainable Healthcare Solutions GE Healthcare, Assaad Razzouk,  Group CEO de Sindicatum Sustainable Resources, Philippe Castagnac, président du Groupe Mazars, Pradeep Kumar Senior, vice-président de HPE Enterprise Group, Gilles Bonnenfant, Président d’Eurogroup Consulting…

Par ailleurs, durant ces deux journées, trois conférences plénières sont programmées sous les thèmes: «La Tunisie, une plateforme de services ouverte sur les marchés mondiaux», «La Tunisie, une plateforme industrielle et logistique aux portes de l’Europe et de l’Afrique» et « l’économie verte : pour un modèle de développement intégré ».

En complément, différents thèmes seront débattus lors de neuf conférences parallèles,: «L’économie numérique: la Tunisie hub régional», «Tourisme, Tunisie nouvelle offre», «Education, une école de savoir»,  «Industries automobile et aéronautique, la Tunisie pôle de compétitivité», «Industrie textile, quelle stratégie de relance?», «Santé et industrie pharmaceutique, opportunités régionales», «Electricité et énergies renouvelables : nouvelles perspectives», «Agriculture er agro-industries, redéfinir les orientations stratégiques», et «Gestion de l’eau, un impératif d’efficience».

S’agissant des projets, ce sont plus de 64 projets publics, 34 projets de partenariats publics privés (PPP) et 44 projets privés répartis sur 20 secteurs ( transport, numérique, développement régional …) et d’une valeur globale de plus de 67 milliards de dinars, qui  sont présentés aux investisseurs et bailleurs de fonds étrangers nationaux

Enfin, plus de 2000 acteurs économiques tunisiens et internationaux participeront à ces échanges, montrant d’ores et déjà à la Tunisie la place essentielle qu’elle est en droit de retrouver au cœur des échanges internationaux.

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La société tunisienne de marchés de gros (SOTUMAG) a fixé un programme cohérent pour le développement du marché, comprenant un ensemble de projets d’un coût estimatif de 30 Millions de dinars (MD), qui sera exécuté sur cinq ans à partir de 2017.
Selon le Président directeur général (PDG) de la SOTUMAG Fathi Fadhli, ces projets portent sur la création de nouveaux pavillons de vente des produits d’épiceries, des fruits secs, des viandes blanches et des produits congelés relatifs aux produits de la pêche, aux mollusques et aux crustacés ainsi que les produits biologiques, les semences et les plantes.
Le programme présenté, lors de la communication financière de la SOTUMAG tenue, jeudi, à Tunis, comporte l’aménagement de superficies commerciales spécialisées dans la vente de gros, d’une salle d’exposition pour la publicité, d’une station de nettoyage des étals et les moyens les moyens d’emballage en plastique, de calibrage et de conditionnement.
Il s’agit également de construire une résidence de 20 appartements, une administration et un espace de transport des marchandises et un autre pour la préparation des jus des fruits, en vue d’exploiter la marchandise non vendue et périssable.
Le responsable a précisé que ces projets seront audités à travers une étude approfondie qui sera menée par un bureau d’études, avant la fin du mois d’octobre 2016.
Fadhli a précisé que deux hypothèses sont possibles pour le financement de ce programme, d’un coût dépassant le capital de la société. Cela aura lieu, a-t-il dit, soit à travers une augmentation du capital de la société d’une valeur de 30 MD (le coût du projet), soit par un autofinancement de 30%, assuré moyennant une augmentation du capital de la société ou par les fonds propres de la société et le reste (70% ) seront fournis grâce au lancement d’un emprunt obligataire ou bien un financement à travers des mécanismes de coopération.
Les recettes de la société compte tenu de celles des fonctionnements ont atteint jusqu’au 30 juin 2016, environ 5,7 MD contre 4,9 MD au cours de la même période de l’année précédente.
D’après le PDG, cette amélioration a été réalisée grâce à l’introduction de nouveaux services, notamment la généralisation de l’outil informatique dans la société qui a permis plus de transparence dans les transactions sur le marché, la mise en place d’un système de contrôle ayant minimisé les fraudes et un suivi continu au niveau de l’entrée et à la sortie.
Les charges de la société, au cours du premier semestre de 2016 ont atteint environ 4,2 MD contre 3,8 MD, jusqu’à la fin du mois de juin 2015.
Les recettes de la société devront atteindre 2,1 MD en 2017 contre 11,3MD prévus en 2016.

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La Tunisie a bénéficié de 10% du budget total de la coopération transfrontalière au niveau du bassin méditerranéen pour l’année 2016. C’est ce qu’a annoncé la chargée de la coopération au sein du ministère du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale.
« Au cours de cette année, la Tunisie a bénéficié de la réalisation de 49 projets dont la valeur est estimée à 9 millions d’euros, ce qui fait de notre pays l’un des principaux bénéficiaires au niveau euro-méditerranéen en termes de fonds alloués », a précisé la responsable lors d’une journée d’information organisée ce lundi 17 octobre 2016, à l’occasion de l’achèvement de la première phase de ce programme.

Recherche et développement, appui aux PMES et lutte contre la pauvreté
Il s’agit d’une initiative lancée par l’Union européenne (UE) visant à améliorer et à appuyer ses relations avec les pays voisins.
Financé par l’UE et géré par la Région autonome de Sardaigne (Italie), ce programme offre des possibilités de coopération entre les partenaires de la région méditerranéenne dans quatre domaines d’intervention. Il s’agit de l’environnement et l’adaptation aux changements climatiques, la recherche et le développement, l’appui aux PMES, la lutte contre la pauvreté et l’inclusion sociale.
La Tunisie est d’ailleurs un acteur de premier plan de ce genre de coopération œuvrant pour la promotion de  l’intégration économique, sociale, institutionnelle et culturelle avec les voisins, en accompagnant un processus de développement durable conjoint autour d’un pôle de coopération transfrontalier. 
La valeur ajoutée d’un tel programme qui cible principalement la Tunisie et 12 autres pays réside aussi dans sa capacité à promouvoir les partenariats entre ces pays, tout en essayant de créer des réseaux de collaboration durable en Méditerranée. C’est bien l’avis du représentant de l’UE qui précise que la coopération transfrontalière intervient dans le cadre d’une collaboration dont les caractéristiques régionales et spécifiques tablent sur la promotion de la coopération de proximité.
Le programme d’une valeur de 200 millions d’euros, qui sont répartis sur ces pays, a ciblé essentiellement les différents partenaires dont notamment la société civile, l’administration centrale, les établissements publics et le secteur privé, les partenaires sociaux comme l’UTICA et l’UTAP. 
Pour la deuxième phase, elle sera lancée au cours de l’année prochaine, en touchant de nouveaux projets. D’après les estimations, un budget de 209 millions d’euros sera consacré à la concrétisation de ce projet, dont une partie est destinée à l’assistance technique. Ce programme de coopération, rappelle-t-on, obéit au principe de la concurrence et un appel à des projets sera prochainement lancé.
Une pareille initiative ne peut que consolider les liens entre la Tunisie et l’UE, qui s’est engagée dans des projets aussi divers et variés que la lutte contre le terrorisme, la réforme de la justice, sans oublier entre autres le soutien au secteur privé, à la société civile et à la transition démocratique. Cette consolidation s’est traduite par un triplement de l’aide européenne, qui a atteint un montant d’un milliard d’euros entre 2011 et 2015. 
C’est aussi valorisant pour un pays qui traverse une mauvaise passe depuis la révolution du 14 janvier 2011 et qui a évolué vers une crise permanente avec notamment le recul du taux de croissance dans le pays, l’aggravation du déficit budgétaire ainsi que le surendettement. Chose qui a poussé la primature à augmenter le budget de l’Etat pour atteindre 32,705 milliards de dinars, soit une hausse de 3 Milliards DT par rapport à celui de 2016, alors que les dépenses publiques ont été arrêtées au montant de 6500 millions de dinars (MD) contre 5300 MD pour l’exercice actuel. Les dépenses de compensation, elles, passeront de 2200 MD en 2016 à 2700 MD dans le projet de la LF 2017. Pour ce qui est de la masse salariale, elle sera de 13700 MD en 2017 contre 13150 MD actuellement.
C’est logique pour un gouvernement qui cherche à limiter le taux d’endettement à 62% du PIB et le déficit budgétaire à 5,5%, avec un taux de croissance estimé à 2,5%.

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Quelque 143 projets dans le domaine de l’éducation sont en cours de réalisation dans le gouvernorat de Bizerte dont 83 ont été finalisés, indiquent les rapports techniques du Commissariat régional de l’éducation dans la région.
Ces rapports, présentés lors d’une séance de travail, tenue récemment au siège du gouvernorat, indiquent que 53 projets sont en cours d’achèvement, 6 autres en phase pré-exécutive. Les travaux de réalisation et d’aménagement de 10 cuisines sont déjà terminés.
Cinq autres projets sont au stade de l’installation du chantier et des démarches administratives y afférentes, apprend-on de même source.
Selon les rapports présentés, les fonds alloués atteindraient, en novembre prochain, 102 pc. Il a été décidé, également, le versement d’un montant de 615 mille dinars à cet effet, notant que plusieurs écoles primaires requièrent des interventions urgentes et rapides se chiffrant à 14 millions de dinars.

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La société immobilière SIMPAR, société mère du groupe immobilier de la Banque Nationale Agricole (BNA), a pris part au salon de l’immobilier « Soukna Expo », qui a ouvert ses portes hier jeudi 6 octobre à l’UTICA et se poursuivra jusqu’au 9 octobre courant. « C’est la deuxième participation de la SIMPAR après celle de 2015, année de la première édition « Soukna Expo ». « Nouer des contacts avec des banquiers, des assureurs et des décideurs du secteur, rechercher de nouveaux partenariats et faire la promotion des produits sont les principaux objectifs de la SIMPAR ». C’est ce qu’a confié à Africanmanager la directrice commerciale de la société, Lamia Brahem.

Interrogée sur les nouveautés et les grands chantiers de la société, la directrice commerciale de la SIMPAR a indiqué qu’une remise exceptionnelle de 5% sera accordée pour toute acquisition durant la période du salon, soit une période de 4 jours.

En outre, la responsable a annoncé l’achèvement de deux nouveaux grands projets. Le premier concerne la résidence « La Couronne », située à Ennacer 2. Elle abrite 24 logements de type S+2, S+3 et S+4 dotés d’équipements modernes. La résidence bénéficie d’un emplacement idéal par rapport aux différentes infrastructures : écoles, grandes surfaces, banques, cliniques et centres de loisir.

Le PV de récolement relatif à cette résidence a été obtenu le 30 septembre dernier et les logements sont actuellement prêts à être vendus. « C’est une résidence de très haut standing. Les appartements ont été conçus pour une catégorie de la société bien déterminée », a-t-elle expliqué.

L’autre projet concerne une résidence située à la Marsa et baptisée « Les Mimosas ». Cette résidence sera prête à la fin de l’année 2016 ou au début de l’année 2017. C’est un ensemble immobilier de haut standing, situé au niveau de la route de Gammarth. Il est proche des divers équipements commerciaux et scolaires. Il abrite trois immeubles de type R+2 qui desservent 17 appartements, deux Duplex et 8 commerces. Il est doté d’un parking au sous-sol de 28 places et de 16 celliers.

Lamia Brahem a, sous un autre angle, annoncé que 4 autres nouveaux projets sont en cours de construction dont deux résidences à El Mourouj, un aux Jardins de Carthage et un autre à El Menzah 9.

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INTERVIEW

Dans une interview exclusive accordée à Africanmanager, le PDG de la Poste Tunisienne, Moez Chakchouk, a mis l’accent sur les efforts fournis par l’entreprise pour...

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