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La Révolution a des allures de lendemain qui déchantent pour la plupart des Tunisiens. Les citoyens, impatients, désignent les dirigeants comme les responsables du retard de ces trains qu’on attend tant – développement, emplois, prospérité, fin des disparités régionales, etc. D’ailleurs le dernier sondage est accablant pour le personnel politique, mais encore plus pour l’exécutif tunisien (le président de la République, le chef du gouvernement, les ministres…). Là c’est carrément la descente aux enfers de la cote de popularité, à des niveaux abyssaux, au bout tout de même d’un laps très court à la tête du pays. Mais en ce moment rien ne trouve grâce aux yeux des Tunisiens, qui ont la dent dure avec tout ce qui leur tombe sous le nez, attribuant volontiers leurs malheurs à tout ce qui de près ou de loin peut ressembler à une autorité…

La dernière enquête en date, commandée par le Centre de l’Institut Républicain International (IRI) pour les sondages et réalisée entre le 06 et le 13 décembre 2016, ne déroge pas à la règle : Très mauvais pour le gouvernement. Quand 85% des sondés décrivent la situation économique actuelle comme «mauvaise» ou «très mauvaise» (respectivement 38% et 47%) et que 61% soutiennent que le gouvernement ne met pas en place des politiques en direction de la jeunesse (28% «non» et 33% «pas du tout»), ça ne peut pas être un brevet de satisfecit, quel que soit par ailleurs l’optimisme de la partie qui reçoit cela en pleine figure! Le plus déprimant dans cette affaire pour les bâtisseurs de la nouvelle Tunisie depuis le départ précipité et ahurissant de Ben Ali, même des années après, c’est que les Tunisiens tournent le dos, de plus en plus, aux mirages de la démocratie, avec ses promesses de lendemains qui chantent. Plus que jamais, le label de la démocratie a des apparences de miroir aux alouettes, et les programmes économiques inspirent difficilement autre chose que, au meilleurs des cas, des voeux pieux et des chimères, au pire des balivernes savamment enrobés. C’est cela l’état d’esprit de la majorité des citoyens, à en croire les sondages, une courte majorité, mais majorité quand même. Et puis il faut voir d’où on vient pour saisir la profondeur et l’acuité du désenchantement. En mai 2016, toujours d’après l’enquête de l’IRI, ils étaient seulement 18% à penser que la prospérité est «définitivement plus importante» que la démocratie ; ce chiffre est monté à 50% en décembre 2016! Ils ne sont plus que 48% à préférer la démocratie à toute autre forme de gouvernement. La Révolution a du vague de l’âme… ou le blues, si vous voulez.

Tous à nos rétroviseurs !

L’un des plus grands fossoyeurs du mythe de la Révolution, c’est la corruption, du moins la perception qu’on en a. Cela suffit largement à tailler en pièces les idéaux les plus beaux, et c’est exactement ce qui se passe actuellement en Tunisie. A tort ou à raison, 78% de ceux que l’IRI a sondés sont d’avis que le niveau de la corruption est plus élevé qu’avant la Révolution de 2011, alors que justement un des motifs du soulèvement contre le régime de Ben Ali c’était cette corruption orchestrée par les familles que l’on sait. Pour le Tunisien lambda, rien n’a changé sous le soleil, au contraire les choses auraient empiré, ce qui pousse de plus en plus de personnes à regarder dans le rétroviseur, nostalgiques, pour se dorloter avec ces images du paternalisme rassurant et protecteur de Habib Bourguiba ou la dictature confortable de Ben Ali, dont les horreurs apparaissent presque pour certains comme des caresses au regard de leurs souffrances actuelles. Alors que très peu de choses qui se pratiquaient auparavant forment un citoyen. C’est d’ailleurs l’un des drames de la Tunisie en ce moment : Il n’y a pas assez de citoyens, au sens où on l’entend en Occident, c’est-à-dire des personnes qui peuvent jouir, de manière responsable, de la liberté et des droits que confère la démocratie, et de la prospérité qu’offre une économie développée. Eh oui, ce n’est pas un scoop, on peut avoir la démocratie et la prospérité. Pourquoi les Occidentaux y ont droit et nous non ?!

Hélas, assaillis par les ratés de la Révolution, tout à fait normaux pour une si jeune démocratie, de plus en plus de citoyens barricadent leurs esprits et sont obsédés par le paradis perdu il y a 6 ans, un fameux 14 janvier. On ne peut pas construire un pays avec un tel état d’esprit, même avec toute la bonne volonté du monde des gouvernants. Impossible de parler à certains, de plus en plus nombreux, du sacrifice des Japonnais après le largage des bombes atomiques à Hiroshima et Nagasaki (06 et 09 août 1945). Sacrifice ultime pour des millions de Japonais qui travaillaient nuit et jour, avec un seul bol de riz par jour, en se sachant voués à une mort certaine et prématurée avec toutes ces radiations radioactives, mais avec pour seul point de mire le bonheur des générations futures. Impossible d’évoquer les efforts surhumains des Allemands pour reconstruire leur pays après sa destruction totale par les Russes et les Américains, mettant fin à la deuxième guerre mondiale. Idem pour les Français, après l’occupation allemande qui a mis le pays à genoux. Pareil pour les Anglais, dont la terre a été copieusement arrosée par un déluge de bombes lâchées par plus de 3000 avions de combat allemands, etc. Tous ces peuples n’ont renoncé à rien. Ni à la démocratie, ni à la démocratie. Si on part du principe que la race humaine est une et indivisible, et que les différences ne sont que culturelles, et non naturelles ou génétiques, alors il faut avoir les mêmes exigences que ceux à qui on tend la main pour nous sortir du sous-développement. Mais ça se travaille, il faut aller au charbon pour cela, accepter d’en baver, patienter, dans la durée. Mais ce discours est de moins en moins audible pour beaucoup de Tunisiens, adeptes du tout tout de suite, sans efforts ni sacrifices. Dommage. Et surtout destructeur…

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Le Legatum Institute, un think tank basé à Londres, a livré lundi son indice annuel de prospérité mondiale, une énorme enquête qui classe ce qu’il appelle les pays les plus prospères au monde.

Pour ce faire, 89 critères ont été retenus, des  variables qui couvrent des indicateurs traditionnels tels que le produit intérieur brut par habitant et le nombre de personnes au  travail à temps plein, mais aussi des chiffres plus intéressants, tels que le nombre de serveurs Internet sécurisés dans un  pays  et comment les gens reposés se sentent au quotidien.

Les variables sont ensuite divisées en huit sous – indices: l’économie, l’esprit d’entreprise et l’opportunité de travail, la gouvernance, l’ éducation, la santé, la sécurité et la sécurité, la liberté personnelle et le capital social .

L’indice a examiné les 142 pays dans le monde qui ont les données les plus disponibles.  La Tunisie y figure à la 97ème place, classée 91ème en économie, 65ème  en esprit d’entreprise , 86ème en gouvernance et en éducation, 73ème en santé, 76ème sécurité, 118ème en liberté personnelle et 136ème en capital social.

Pour les scores, ils sont respectivement de -0.179 pour l’économie, 0.874 pour l’esprit d’entreprise, -1.226 pour la gouvernance, -0.27 pour l’éducation, 0. 403 pour la santé, -0.734 pour la sécurité, -1.603 pour la liberté personnelle et -3.079 pour le capital social.

Le TOP 10 de ce classement est constitué dans l’ordre de la Norvège qui est première dans la totalité des sous-indices, suivie de la Suisse, puis du Danemark, de la Nouvelle-Zélande, de la Suède, du Canada, de l’Australie, des Pays-Bas, de la Finlande et de l’Irlande.

Il est intéressant de noter que la France est 22ème dans ce classement et notre voisin Malte 23ème. Le premier pays arabe à y figurer est l’Etat des Emirats, classé 30ème, puis le Koweït (36ème), l’Arabie saoudite (42ème)…

Aux premières loges de l’Afrique !

A l’évidence, la Tunisie fait beaucoup mieux sur ce registre en Afrique, comme le montre l’étude  «Africa Prosperity Report 2016», menée par le même Legatum Institute, qui classe 38 pays africains en fonction de la prospérité qui y règne.  La Tunisie y est classée 6ème alors que l’Afrique du Sud reste le pays africain le plus prospère du continent.

Le classement est établi sur la base des niveaux de PIB par habitant ainsi que sur 89 facteurs regroupés comme dans le classement mondial en huit grandes catégories: l’économie, la présence d’opportunités d’entrepreneuriat, la gouvernance, l’éducation, la santé, la sécurité, la liberté personnelle et enfin le capital social. La catégorie «liberté personnelle» inclut, entre autres, la liberté d’expression et de conscience ainsi que la tolérance à l’égard les minorités.

Le top 10 des meilleurs pays pour le niveau élevé de leurs indices de prospérité en Afrique pour l’année 2016 comprend: l’Afrique du Sud pour la première place de ce classement, suivie du Botswana, du Maroc, de la Namibie, de l’Algérie, de la Tunisie, du Sénégal, du Rwanda, du Ghana, et du Burkina. Suivent dans l’ordre, le Kenya, le Bénin, l’Égypte, le Mali, la Zambie, et le Niger en seizième position.

Legatum Institute souligne, que le Rwanda a réalisé la plus forte progression par rapport à la précédente édition du classement grâce notamment aux réformes lancées dans le domaine du renforcement de l’Etat de droit et de la lutte contre la corruption.

Mais , globalement, le classement  démontre clairement  comment des décennies de croissance économique en Afrique ont échoué á créer des niveaux élevés de prospérité dans la plupart des pays du continent, sachant qu’il s’agit de savoir et déterminer  quel niveau de prospérité, les pays africains peuvent ou doivent espérer atteindre au regard du niveau de leur potentialités économiques et sociales et de leurs dotations naturelles.

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