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Un article publié, ce jeudi 18 août 2016,  par le site le «  Figaro.fr » révèle que le parquet d’Istanbul a ordonné aujourd’hui la saisie des biens de 187 hommes d’affaires recherchés et soupçonnés d’avoir des liens avec l’ex-imam Fethullah Gülen, accusé d’être le cerveau du putsch avorté en Turquie, ont rapporté les médias locaux.

Lors d’une vaste opération de la police financière à Istanbul et dans d’autres villes, 60 suspects, dont des patrons de grandes entreprises, ont été placés en détention préventive, selon l’agence de presse Dogan, a indiqué la même source.

 

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Le chef du mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi, a qualifié l’attitude des Etats démocratiques occidentaux concernant l’échec de la tentative de putsch en Turquie d’«hypocrite et opportuniste».

Dans une interview exclusive à l’agence Anadolu, il a reproché aux  démocraties occidentales de ne pas avoir exprimé leur soutien au gouvernement élu de la Turquie dès l’annonce qu’une tentative de coup d’Etat était en cours.

Les putschs militaires devraient être rejetés « par principe», dit-il. « Si la tentative de coup d’Etat avait visé un parti politique laïc ou communiste, elle aurait dû être fermement condamné tout autant. »

«La Turquie, en tant que démocratie et Etat souverain, mérite de diriger le monde musulman et l’ensemble de la région, »  affirme-t-il encore.

Evoquant le rassemblement « Démocratie et martyrs », organisé dimanche à Istanbul, il y a vu une « manifestation d’unité nationale».

Rached Ghannouchi a indiqué que les régimes dictatoriaux de la région qui ont vaincu le « Printemps arabe » 2011 peuvent ne pas avoir participé directement à la tentative de coup d’Etat, mais avaient néanmoins «espéré voir la fin du modèle turc».

« La Turquie – connue pour ses élections libres, les libertés civiles et les normes de développement élevés – s’affiche comme une alternative intéressante aux régimes dictatoriaux de la région, » a-t-il soutenu, ajoutant que la tentative de coup d’Etat manqué a représenté un «revers pour les forces de la dictature et de la contre-révolution ».

Il a ensuite salué le rôle du peuple turc qui a « déjoué la tentative du 15 juillet 2016 et défendu la démocratie, délivrant ainsi le message que l’ère des coups d’Etat militaires en Turquie est révolue ».

Il a également souligné le fait que, malgré les divergences politiques de longue date entre les dirigeants et les partis d’opposition en Turquie, pratiquement aucun d’eux n’a soutenu la tentative de coup d’Etat.

Le chef du mouvement Ennahdha est allé jusqu’à affirmer que si le gouvernement turc avait demandé à la Tunisie de sévir contre les activités de l’organisation terroriste Fetullah (FETO) sur son territoire, « nous y aurions répondu positivement ».

En ce qui concerne les développements de la situation politique en Tunisie, il a déclaré que son parti « n’acceptera plus jamais un rôle purement symbolique dans le gouvernement », ajoutant qu’il n’y avait « aucune justification» pour un tel arrangement, « parce que les partis bien représentés ont la responsabilité de servir leur pays».

 » La pratique démocratique dicte qu’un rôle de gouvernance soit attribué aux partis que le peuple a élus, » a-t-il dit.

« Conférer aux partis bien représentés un rôle purement symbolique signifie que vous ne faites pas confiance à la volonté du peuple », a-t-il conclu.

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Le prédicateur turc Fethullah Gülen, exilé aux Etats-Unis et dont le président Recep Tayyip Erdogan réclame énergiquement l’extradition, s’est fendu d’une tribune publiée dans l’édition du journal Le Monde publiée ce vendredi 12 août pour se disculper. « Si le dixième des accusations dirigées contre moi sont établies, je m’engage à retourner en Turquie et à subir la peine la plus lourde ». Il fait allusion aux propos d’Erdogan qui dès le soir du putsch raté le 15 juillet 2016 a pointé du doigt Gülen.

Le prédicateur a redit qu’il a lui-même « condamné dans les termes les plus fermes la tentative de coup d’Etat ». Il « rejette catégoriquement toutes les accusations » à son encontre. « Depuis dix-sept ans, je vis reclus dans un petit village aux Etats-Unis. Prétendre que j’ai pu, à 10.000 kilomètres de distance, pousser l’armée à mener un putsch contre son gouvernement est une diffamation », a martelé le fondateur du mouvement turc Gülen (dénommé aussi Hizmet) .

Il poursuit en ces termes : « Si des militaires qui se disent sympathisants du Hizmet ont trempé dans cette conjuration, je le dis sans aucun état d’âme, ce sont des félons qui ont ébranlé l’unité et l’intégrité du pays, des individus qui ont trahi mon idéal et qui ont fait des centaines de milliers de victime (…). Personne n’est au-dessus du droit ».

Il dénonce « la chasse aux sorcières » décrétée en Turquie par Erdogan après la tentative de coup d’Etat et les dérives autoritaires de l’homme fort du pays.

« Les biens sont confisqués, les comptes sont bloqués, les passeports sont annulés », déclare l’imam, qui redoute dans son pays d’origine « un drame humanitaire ». Il alerte également sur « la mainmise du pouvoir exécutif sur le pouvoir judiciaire ».

Gülen appelle de ses voeux un « procès équitable » lequel, d’après lui, fera la démonstration que l’exécutif turc n’a « aucune preuve » de ses allégations. « Je lance un appel au pouvoir turc et je lui promets une collaboration totale. Je demande qu’une commission internationale indépendante mène les investigations sur cette tentative de coup d’Etat ».

Dans son papier, le prédicateur déclare également que son mouvement n’a pas pour objectif de « prétendre au pouvoir », et qu’il s’est toujours personnellement dressé contre les putschs qu’a connus la Turquie. « Au prix de nombreuses menaces, j’ai condamné les groupes comme Al-Qaida et l’organisation Etat islamique, qui salissent l’islam par leurs actes terroristes », souligne-t-il. Des propos lourds de sens quand on sait qu’Erdogan a essuyé moult accusations sur ses liens troubles avec les organisations djihadistes.

« Ni la domination de la minorité, ni celle de la majorité, ni l’autoritarisme élu, ne représentent la vraie démocratie. Celle-ci n’existe pas sans l’Etat de droit, la séparation des pouvoirs, la liberté d’expression et les droits fondamentaux », assène le prédicateur, qui est d’avis que « ni un coup d’État, ni un régime civil autocratique » ne sont de nature à apporter le salut à la Turquie.

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La Turquie fait un pas de plus dans son offensive contre Fethullah Gülen, qu’elle porte pour responsable du putsch raté du 15 juillet. Un tribunal d’Istanbul a émis jeudi 4 août un mandat d’arrêt à l’encontre du prédicateur exilé aux Etats-Unis, accusé par Ankara d’être le cerveau du coup d’Etat manqué, a annoncé l’agence progouvernementale Anatolie.

Le mandat d’arrêt accuse l’ex-imam, exilé depuis 1999 en Pennsylvanie, « d’avoir ordonné la tentative de coup d’Etat du 15 juillet », qui a fait vaciller le pouvoir pendant quelques heures et abouti à la mort de 272 personnes. Le septuagénaire, autrefois un très proche allié du président Erdogan, a formellement démenti toute implication.

Cette démarche ouvre la voie à une demande formelle d’extradition de la bête noire du président Recep Tayyip Erdogan auprès de Washington.

Les plus hauts responsables de Turquie ont déjà réclamé de nombreuses fois aux Etats-Unis l’extradition du « terroriste » Gülen. Ceux-ci ont demandé à Ankara de fournir des preuves de l’implication de  Gülen dans la tentative de renversement du pouvoir.

La Turquie a indiqué avoir déjà fourni à deux reprises des « dossiers » sur le rôle de  Gülen dans le coup d’Etat manqué. Le dossier de son extradition promet d’empoisonner durablement les relations turco-américaines.

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La compagnie aérienne nationale turque Turkish Airlines a renvoyé 211 employés, notamment dans le management et le personnel navigant, en raison de leurs liens avec le putsch manqué du 15 juillet, ont rapporté lundi des médias turcs.

Les employés ont été licenciés dimanche soir à cause de leurs liens avec le mouvement de Fethullah Gülen, le prédicateur en exil aux États-Unis accusé par Ankara d’être l’instigateur du putsch manqué, écrit le journal Sabah.

D’autres médias avancent que les salariés auraient été renvoyés pour « inefficacité ». Le site d’informations financières Thelira.com précise que 250 membres du personnel navigant ont été mis à pied et cent autres personnes dans les services administratifs et de management.

L’opérateur Turk Telekom, détenu à 30 % par l’État, a par ailleurs renvoyé vendredi 198 employés en « coopération avec les forces de sécurité ». La compagnie a indiqué par un communiqué que certains responsables avaient été convoqués par la justice pour témoigner dans le cadre de l’enquête sur le coup d’État manqué.

Les autorités ont suspendu, interpellé ou placé sous enquête judiciaire plus de 60 000 militaires, policiers, magistrats, enseignants, fonctionnaires et autres personnes depuis l’échec du putsch.

 

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Des mandats d’arrêt ont été délivrés à l’encontre de 42 journalistes après l’échec du p putsch du 15 juillet, ont annoncé des chaines de télévision ce lundi 25 juillet 2016.
Parmi les journalistes, on trouve Nazli Ilicak, figure de premier plan du monde des médias en Turquie, limogé du quotidien pro-gouvernemental Sabah en 2013 pour avoir critiqué des ministres impliqués dans un scandale de corruption, ont rapporté NTV et CNN-Türk.

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Un adolescent turc a été arrêté

La prise du pouvoir par les militaires rebelles turcs n’aura été que très courte durée. L’armée  a annoncé samedi matin la fin de la tentative de putsch sanglante,  mais le président Recep Tayyip Erdogan exhortait la foule à rester dans les rues pour faire face à une éventuelle « nouvelle flambée ».

« Cette tentative de coup a été mise en échec », a dit devant la presse à Istanbul le général Ümit Dündar, chef de l’armée turque par intérim, confirmant que 90 personnes – 41 policiers, deux soldats et 47 civils – avaient été tuées dans les violences qui ont opposé les rebelles aux forces loyalistes ainsi qu’à des dizaines de milliers de personnes descendues dans les rues du pays.

Malgré cette annonce, le président Erdogan a demandé aux Turcs de rester dans les rues. « Nous devons continuer à être maîtres des rues (…) car une nouvelle flambée est toujours possible », a-t-il déclaré dans un message sur Twitter.

Les affrontements, avec avions de chasse et chars, ont donné lieu à des scènes de violences inédites à Ankara et Istanbul depuis des décennies, note l’AFP  Outre les 90 morts, ils ont fait plus de 1.100 blessés, selon le dernier bilan de l’agence pro-gouvernementale Anadolu. L’armée a également annoncé que 104 putschistes avaient été abattus.

Des dizaines de milliers de personnes, brandissant souvent des drapeaux turcs, ont bravé les militaires rebelles, grimpant sur les chars déployés dans les rues ou se rendant à l’aéroport d’Istanbul pour accueillir Erdogan, rentré précipitamment de vacances dans la mégalopole dont il fut longtemps maire et qui est son fief.

C’est peu avant minuit (heure locale) qu’un communiqué des « forces armées turques » avait annoncé la proclamation de la loi martiale et d’un couvre-feu dans tout le pays, après des déploiements de troupes notamment à Istanbul et dans la capitale Ankara.

Les putschistes ont justifié leur « prise de pouvoir totale » par la nécessité d' »assurer et restaurer l’ordre constitutionnel, la démocratie, les droits de l’Homme et les libertés et laisser la loi suprême du pays prévaloir ».

Mais Erdogan,  a accusé les  rebelles d’être liés à son ennemi juré l’imam Fethullah Gülen, un ancien allié exilé depuis des années aux États-Unis. Depuis Marmaris (ouest) où il était en vacances, il a immédiatement appelé la population à s’opposer au putsch, dans une intervention en direct à la télévision depuis un téléphone portable.

« Il y a en Turquie un gouvernement et un président élus par le peuple » et « si Dieu le veut, nous allons surmonter cette épreuve », a-t-il lancé.

« Ceux qui sont descendus avec des chars seront capturés », a-t-il renchéri à son arrivée à l’aéroport d’Istanbul, dénonçant une « trahison » devant une foule compacte de sympathisants. Et de féliciter les Turcs pour être descendus « par millions » dans les rues, notamment sur l’emblématique place Taksim à Istanbul, noire de manifestants conspuant les putschistes.

De nombreux hauts responsables militaires s’étaient désolidarisés publiquement dans la nuit des putschistes, dénonçant « un acte illégal » et appelant les rebelles à regagner leurs casernes.

Plus de 1.500 militaires ont été arrêtés suite à la tentative de putsch, selon une source officielle, alors que 200 soldats, qui étaient retranchés à l’état-major, se sont rendus. Et le général Dündar a promis « de nettoyer l’armée des membres de structures parallèles », dans une référence évidente aux fidèles de Fethullah Gülen.

Samedi au petit matin, des dizaines de soldats se rendaient aux forces de sécurité sur un des ponts sur le Bosphore à Istanbul, où les rebelles avaient dans la nuit ouvert le feu sur des civils, souligna l’AFP qui faisait état de  tirs sporadiques qui résonnaient encore dans certains quartiers d’Istanbul et Ankara, alors que le Parlement turc siégeait  en session extraordinaire.

Dans la capitale, un avion avait largué tôt samedi une bombe près du palais présidentiel, aux abords duquel des avions de chasse F-16 ont bombardé des chars de rebelles, selon la présidence, et . Erdogan a déclaré que l’hôtel où il se trouvait en vacances avait été bombardé après son départ.

« Tentative idiote »

Les condamnations internationales se sont multipliées contre ce que le Premier ministre Yildirim a qualifié de tentative « idiote », « vouée à l’échec ».

A Tunis, le chef du mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi, a publié samedi peu après midi sur sa page officiel un bref communiqué libellée en ces termes : « Louanges à Dieu. Félicitations au peuple turc pour avoir mis en échec le complot contre la démocratie ».

Vendredi soir, sur le même support, il avait exprimé le « refus et la condamnation énergique » par le mouvement Ennahdha de « cette tentative de coup d’Etat qui viole la volonté du peuple turc et de ses institutions constitutionnelles démocratiques », assurant le peuple turc et ses forces civiles  de « notre entière solidarité et notre soutien à la légalité et la légitimité démocratique », tout en saluant « le sursaut du peuple turc et toutes forces politiques pour déjouer cette tentative de complot ».

Ailleurs, le président américain Barack Obama a appelé à soutenir le gouvernement turc « démocratiquement élu », et l’Union européenne a demandé un « retour rapide à l’ordre constitutionnel » assurant « soutenir totalement le gouvernement démocratiquement élu, les institutions du pays et l’État de droit ».

Dimanche matin, Moscou a estimé que cette tentative de putsch accroissait « les risques pour la stabilité régionale et internationale ».

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