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Rached Ghannouchi

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Le Président du Mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi, a déclaré lors du congrès régional de son parti à Sfax que les partis qui s’opposent au projet de la loi sur la réconciliation économique sont en campagne électorale avant l’heure.

Il a par ailleurs ajouté, dans une déclaration, dimanche 14 mai 2017 à Mosaïque Fm, que ces partis veulent montrer cette loi comme une loi de blanchiment de la corruption pour nuire à l’image des partis au pouvoir, appelant ainsi ceux qui s’opposent à cette loi à venir défendre leurs avis devant le Parlement.

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Encore un dirigeant de Nidaa Tounes qui râle face à la trajectoire du parti et ses orientations actuelles. Mondher Bel Haj Ali est passé sur Shems FM ce mardi 11 avril 2017 pour dire tout le mal qu’il pense des siens…

« Je suis très déçu par Nidaa Tounes. Avant nous nous plaignions d’Ennahdha, mais maintenant c’est au tour de Nidaa », a-t-il indiqué. Il s’en est pris à la nouvelle recrue de choix, Borhen Bsaies, chargé officiellement de réveiller le parti de son coma et de lui donner un meilleur positionnement politique dans la perspective des prochaines échéances électorales. Bel Haj Ali a affirmé que Bsaies n’apporte rien au parti et qu’il est juste là pour mettre la main sur l’appareil. « Il est impossible que quelqu’un soit propulsé dirigeant d’un parti politique sans avoir un minimum d’expérience dans le domaine ».

Par ailleurs le responsable de Nidaa Tounes a déclaré qu’il ne laissera jamais passer une liste commune entre son parti et Ennahdha. Il a indiqué que c’est Rached Ghannouchi qui empêche à la justice de s’occuper de Chafik Jarraya et demande au leader d’Ennahdha de ne plus protéger l’homme d’affaires…

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Rached Ghannouchi, le leader du mouvement Ennahdha, était au centre de l’intervention de Abir Moussi, présidente du Parti Destourien Libre, dans l’émission de Samir Al Wafi, diffusée hier dimanche 19 mars 2017 dans la soirée sur Al Hiwar Ettounsi. Pour le coup Abir Moussi a osé, dans un programme intitulé « A celui qui ose seulement » (« Liman Yajroo Fakat »). Elle a osé pourfendre celui qui est devenu incontournable sur la scène politique, ce que certains dénoncent, mais très souvent en aparté, rarement en public…

La femme politique critique le fait que tous les grands dossiers de la Tunisie transitent par Rached Ghannouchi. « Il n’est pas normal de voir toutes ces personnalités défiler à Montplaisir pour avoir la bénédiction du Cheikh et pour qu’il résolve toutes sortes de problèmes, qu’ils soient diplomatiques, sociaux, économiques ou politiques. Nous avons un président de la République et un chef de gouvernement pour s’en occuper. Les chefs de partis politiques doivent, pour leur part, jouer leurs rôles, et c’est aussi valable pour Rached Ghannouchi, qui ne doit pas outrepasser sa fonction de chef de parti politique », a affirmé Abir Moussi…

A propos du RCD dissous, elle a fait savoir qu’elle maintient sa position : le principe de non exclusion systématique des caciques de l’ancien régime. « Personnellement, j’ai compris dès le départ que le conflit tournait autour du pouvoir et des positionnements de chacun. Ce n’est guère un conflit de principes ou de programmes », a-t-elle argué pour sa défense

Au sujet des destouriens qui ont migré vers d’autres partis, notamment celui de Mohsen Marzouk, boudant le Parti Destourien Libre, Abir Moussi a déclaré que ces gens ont opté pour la facilité, très loin des chemins ardus du militantisme. « Ils ont choisi le confort. Le parcours de notre parti est difficile pour eux ».

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Noureddine Bhiri, chef de file du bloc parlementaire Ennahdha, est monté au front ce mardi 21 février, à la Radio nationale, pour tenter de stopper ce qu’il qualifie de torpillage tous azimuts de l’entente cordiale entre le président de la République, Béji Caïd Essebsi et le leader de son mouvement, Rached Ghannouchi. « Arrêtez de semer la zizanie entre Béji Caïd Essebs et Rached Ghannouchi ! », a-t-il asséné. Il a déclaré dans ce sens : « Il faut avoir le courage de dénoncer publiquement ceux qui pratiquent réellement une diplomatie parallèle à celle du chef de l’Etat. Ces politiciens qui se déplacent en Syrie, en France, en Algérie, aux Etats-Unis sans en informer les autorités tunisiennes et dont vous ne parlez pas »!

S’agissant de l’entretien de BCE avec Nessma TV, diffusé dimanche 19 février 2017 et dans lequel le président a affirmé n’avoir confié aucune mission à Ghannouchi, Bhiri a dit ceci : « Il est évident que les acteurs de la diplomatie tunisienne sont le ministre des Affaires étrangères, le chef de l’Etat et le chef du gouvernement, mais dans le cadre du respect des institutions. Quand il y a un travail diplomatique à faire pour le compte de la Tunisie, comme c’est le cas pour le dossier libyen ou la conférence sur l’investissement, Ennahdha n’agit qu’après avoir informé Béji Caïd Essebsi. Nous nous en tenons à notre rôle de parti et nous ne nous immisçons pas dans le travail du gouvernement. Si nous sommes en mesure de conseiller l’Etat, nous le faisons de bonne foi ».

Le chef du bloc parlementaire Ennahdha a également abordé le bras de fer entre le syndicat de l’enseignement secondaire et le ministre de l’Education, Néji Jalloul. Il a dit à ce sujet : « Ces litiges sont fréquents et nous croyons en la capacité du chef du gouvernement, Youssef Chahed, à piloter son équipe, lui qui l’a composée. Néanmoins nous appelons à la raison afin de ne pas compromettre l’avenir de nos enfants et de ne pas prendre en otage les familles tunisiennes dans ce conflit ». Et quand le journaliste, Hatem Ben Amara, relance Bhiri sur l’absence de soutien des nahdhaouis à Jalloul, il rétorque : « La solidarité gouvernementale prévaut entre tous les ministres du gouvernement ».

Enfin à propos de l’initiative présidentielle pour une loi moins répressive à l’égard des consommateurs de cannabis interpelés pour la première fois, l’ancien ministre de la Justice a déclaré : « La clémence vis-à-vis des consommateurs de cannabis ne doit pas favoriser l’émergence d’une mafia à l’italienne et il faut plus de centres de désintoxication » !

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Le chef du mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi est appelé à ne pas intervenir pour régler certaines affaires entre l’Algérie et les frères musulmans libyens. C’est un des messages de la diplomatie algérienne à Rached Ghannouchi, accusé de faire de la publicité sur le dos de l’Algérie.

« En se posant comme un intermédiaire entre l’Algérie et les Frères musulmans libyens, le leader du parti islamiste tunisien Ennahdha, Rached Ghannouchi, cherche-t-il à se faire une publicité gratuite sur le dos de l’Algérie ? Des responsables au ministère algérien des Affaires étrangères en sont convaincus, surtout, affirment-ils, qu’ils n’ont besoin des services de personne pour «discuter avec nos frères libyens». Pour eux, c’est certain, Rached Ghannouchi profite des portes qui lui sont ouvertes en Algérie pour prouver à l’opinion tunisienne qu’il a encore du poids et surtout qu’il est une personnalité incontournable dans les milieux islamistes maghrébins ». C’est ce qu’on a pu lire dans un article paru, hier, lundi 13 février 2017 dans le site algérien « algeriepatriotique.com ».

« Rached Ghannouchi voit la Libye comme un moyen de rebondir politiquement et de prouver à l’opinion internationale que les Frères musulmans peuvent encore jouer un rôle de force stabilisatrice au Maghreb et plus généralement dans le monde arabe. Dans cette épreuve de la dernière chance, le leader islamiste tunisien compte assurément sur le président turc Recep Tayyip Erdogan, lui-même affilié à la confrérie des Frères musulmans, de plaider auprès de Donald Trump la cause de tous les «frères». Erdogan a encore l’avantage, en effet, d’être un pilier de l’Otan au Proche-Orient et d’avoir des canaux de discussions privilégiés avec la CIA et la Maison-Blanche. Il ne faut pas oublier aussi que le siège de la confrérie des Frères musulmans se trouve maintenant en Turquie. Quoi qu’il en soit, le vent des «printemps arabes» a bel et bien tourné », lit-on dans le même article.

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Selon des informations rapportées ce vendredi 27 janvier 2017 par le journal algérien « Al Khabar », le directeur de l’office de la présidence algérienne, Ahmed Ouyahia, a effectué cette semaine une visite, en catimini, ou officieusement si vous voulez, en Tunisie et a rencontré le dirigeant islamiste libyen Ali Salabi. C’était au domicile du leader du mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi, indique le journal.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des efforts pour résoudre la crise en Libye, a ajouté la même source.

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Le président du mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi, a indiqué, hier dimanche 22 janvier à Alger, que le principe de la « Concorde civile » est un modèle à méditer pour le règlement des problèmes que connaissent les pays arabes, notamment dans le cas de la crise libyenne.
Intervenant au terme de l’audience que lui a accordée le président de la République algérienne, Abdelaziz Bouteflika, Ghannouchi a déclaré que « le principe de Concorde civile qui a pu éteindre le feu de la fitna en Algérie et en Tunisie, est un modèle à méditer pour le règlement des problèmes à travers le dialogue et demeure la seule issue à la crise libyenne et aux problèmes qui se posent au monde arabe, notamment la Syrie et le Yémen ».
Ghannouchi a souligné « le rôle prépondérant du président Bouteflika dans la consécration de l’entente nationale en Tunisie entre les principaux partis politiques, Nidaâ Tounes et Ennahdha ».
Dans ce contexte, il a affirmé que cette rencontre s’inscrit dans le cadre des « rencontres périodiques au titre du renforcement des relations entre l’Algérie et la Tunisie, de l’examen de la situation dans la région du Maghreb et de l’impératif de relancer le projet d’Union du Maghreb Arabe (UMA) ».

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Cela fera, dans quelques jours exactement, six ans que les Tunisiens vivent au rythme des polémiques. La dernière en date est celle du retour des Djihadistes. Une polémique, tellement actuelle, qu’elle trouve écho ailleurs, comme en France, qui évoque un risque de «somalisation» de la Tunisie et même au… Vietnam. Il s’agit du retour des Djihadistes tunisiens des zones de guerre où ils ont été chassés par les Russes, les Français et les Américains. Un éventuel retour qui fait une peur bleue, au moins à une partie de la Tunisie, celle qui est ciblée par les «musulmans en colère», tel que Rached Ghannouchi a parlé des Djihadistes tunisiens en Syrie et celle surtout qui a fait l’objet de menaces claires, via des vidéos, de la part de ces «musulmans en colère».
En dehors des atrocités qu’ils avaient promises aux Tunisiens et des images sanguinaires qu’ils essaimaient sur les réseaux sociaux, pourquoi les Tunisiens ont-ils peur du retour de ces «fous de Dieu», alors que tout indique une maitrise sécuritaire du danger terroriste en Tunisie ?

D’abord, parce que ceux qui ont encouragé et financé le départ de ces jeunes, vers la Syrie, vers la Libye, vers l’Irak et toutes les «guerres saintes», sont toujours là, soit inconnus par volonté politique manifeste des sept gouvernements successifs de ne pas enquêter et encore moins de punir. Aucune enquête, par exemple, n’a été faite sur les circonstances de l’exfiltration d’Abou Iyadh de la mosquée d’El Fath en plein centre de la capitale tunisienne. Aucune enquête, ni parlementaire, ni policière, ni judiciaire, n’a été non plus faite sur les réseaux de recrutement et de financement des départs vers la Libye et vers la Syrie notamment.
Sur les plateaux TV, tout le monde en accuse tout le monde, sans que personne ne donne les preuves de ses accusations et sans que le Parquet ne bouge. Une Omerta générale sévit, ou est savamment entretenue, et le trafic de la chair aux canons pour les forces étrangères en lutte contre le terrorisme, ou de la chair tout court pour les Djihadistes, continue.

Les dernières déclarations de Rached Ghannouchi, leader du parti islamiste tunisien (comme celles des anciens membres d’Ennahdha partis au Djihad et qu’il n’a jamais dénoncés, comme il le demande actuellement aux familles tunisiennes qui auraient des enfants partis au Djihad, ou comme lorsqu’il parlait de la «viande avariée» en références aux fils égarés qu’il voudrait réintégrer dans la société), n’ont en rien contribué à l’apaisement suite aux remous soulevés par l’attentat de Berlin commis par un Tunisien. Comme Ghannouchi, le chef de l’Etat n’a pas su choisir ses mots pour parler du même problème, se retrouve acculé à la correction, mais le mal est fait et les veilles peurs et blessures réveillées.

Ensuite et surtout, par manque de confiance manifeste, dans la justice. On ne peut, en effet, que constater que nombre de ceux qui ont été arrêtés par la police locale, avec force annonces, communiqués et conférences de presse, ont été soit relaxés avant même le passage par la case tribunal, soit ont bénéficié de petites peines au regard des lourdes accusations dont ils avaient fait l’objet lors de l’arrestation. D’autres, arrêtés par des puissances étrangères, convaincus de terrorisme et remis aux autorités tunisiennes, mais de nouveaux mystérieusement envolés vers d’autres lieux de «guerre sainte».

Il y a aussi l’exemple algérien, toujours présent dans la mémoire collective des Tunisiens qui l’ont vécu dans leur chair. L’exemple de ces centaines d’Algériens de l’Afghanistan et qui avaient fini par plonger tout un pays dans la plus noire de ses périodes. Plus d’une dizaine d’années d’une Algérie, sœur et voisine, dominées par le GIA (Groupe Islamique Armé) créé par les radicaux du FIS (Front Islamique du Salut), dont elle garde jusqu’à maintenant des séquelles.
Les circonstances actuelles en Tunisie sont presque semblables à celles de l’Algérie du début des années 90. Les Tunisiens le savent. Ils savent aussi qu’Ennahdha n’a pas que des modérés et ont peur que les anciens de Daech fassent en Tunisie ce qu’avait fait le GIA en Algérie, et deviennent le bras armé d’un parti qui n’a pas encore fait son deuil d’un Etat islamique. Toute la Tunisie se rappelle encore de la vidéo fuitée de Ghannouchi avec les Salafistes, de celle de Mourou avec Ghanim, des barbus reçus au Palais de Carthage, d’Ansar Achariaa à Kairouan, de la conquête de l’horloge du centre-ville ou de l’ambassade américaine. Des images que n’effacera pas de sitôt la nouvelle image de parti modéré que s’est construite Ennahdha à coup de conseils médias.

Il y a, enfin, le silence du gouvernement à propos de ce dossier. C’est notre silence, ce silence qui ressemble à une politique de l’autruche, qui a nourri la polémique. Ceux qui en parlent jusque-là sont certes des personnalités d’influence, comme Rached Ghannouchi ou Béji Caïed Essebssi (BCE) ou encore les députés. Le gouvernement et à sa tête Youssef Chahed restent muets ou éludent la question, comme l’avait fait le ministre de l’Intérieur à l’occasion de la conférence de presse sur la mort de Mohamed Zouari. Et lorsqu’il en parle devant les députés, c’est pour donner le chiffre de 800 retours de zones de guerre, sans autre forme d’explication. Une mauvaise communication qui ne fera qu’ajouter de l’huile sur le feu. Youssef Chahed de son côté se tait, et on ne sait pas s’il fait réellement l’autruche ou s’il se cache simplement derrière «tonton» BCE (qui s’en prend à l’occasion aux médias et ce n’est pas une première), à le laisser «amuser la galerie» quitte à faire des bourdes, en attendant des jours meilleurs !

Il y a pourtant deux catégories de rapatriés dans ce dossier, que le débat émotionnel et dans l’hystérie collective, avec force cris et barilleries sur les plateaux TV et dans les VTR des différentes émissions télévisées, ne permet jusqu’à présent pas de différencier.
En premier lieu celle des anciens Djihadistes, recensés, connus et fichés par tous les services secrets du monde ou déjà arrêtés par les autorités des pays où ils avaient commis leurs forfaits et leurs crimes de guerre. Les premiers ne chercheront certainement pas à retourner par les ports ou les aéroports ou seront arrêtés par la France, l’Allemagne ou même les USA à la recherche de renseignements ou de preuves en lien avec les actes terroristes commis sur leurs terres. Il faudra alors intensifier la coopération sécuritaire avec ces pays pour bénéficier de leurs résultats, construire ou reconstruire un fichier national des terroristes les plus notoires et leurs connivences, et renforcer les capacités nationales de surveillance, de renseignement et d’anticipation. Et quand bien même seraient-ils rapatriés, l’unique demande doit être de leur appliquer sévèrement la loi, celle de la lutte anti-terroriste. Ce n’est qu’après qu’ils auront payé cher le prix de leurs crimes, qu’on pourrait éventuellement accepter, comme pour les Mafieux repentis en Italie, une quelconque réintégration.
Les autres seront certainement condamnés par l’Irak ou la Syrie. Ceux-là, il faudra les abandonner entre les mains de leurs véritables justiciers, ceux à qui ils ont fait du mal et ne jamais accepter une quelconque voix qui essaierait de culpabiliser l’Etat à leur égard.

En second lieu, il y a tous ceux qui ont traversé clandestinement les frontières, vers l’Italie, vers la France, l’Allemagne ou ailleurs. Des «Harragas» ou immigrés clandestins au lourd passé judiciaire ou simples petits délinquants que l’Europe n’a pas pu ou voulu accepter sur son sol. Pour ceux-là, la Tunisie ne pourra, au sens de plus d’une convention internationale, et ne devra pas dire non, même s’il faudra auparavant passer leurs listes au crible pour y déceler d’éventuels Djihadistes et leur appliquer sévèrement la loi. C’est là que le travail des ministères, de l’Intérieur et de la Justice, devra faire ses preuves, car on ne gagne pas la bataille contre le terrorisme par le déni, populaire, juridique et légal, et en refusant d’affronter les problèmes internes que crée et créera ce nouveau phénomène transnational.

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Dès les premières informations sur le bus qui fonçait sur le marché de Noël, les Tunisiens suivaient, la peur au ventre, France 24 qui répétait toutes les demi-heures qu’un Tunisien était déjà l’auteur du semblable attentat terroriste de la ville française de Nice l’été dernier, en espérant que le coupable de Berlin ne soit pas Tunisien, du genre «musulman en colère » dont parlait avec mansuétude le chef des Islamistes tunisiens, Rached Ghannouchi.
Dès l’annonce des soupçons qui pesaient sur le Tunisien Anis Amri dans l’attentat de Berlin, la toile tunisienne a réagi. Consternés, leurs premières réactions de colère ont été enveloppées dans l’humour noir, genre en rire pour ne pas en pleurer. Pleurer la Tunisie, seul et unique martyr de ces «musulmans en colère» qui assassinent tout un pays, désormais désigné du doigt comme terre de terroristes, même s’il n’est pas plus dangereux que la France, comme démontré par le rapport «Global Terrorism Index».

L’une de ces réactions était cette phrase : «si ce n’est pas Nice, c’est Anis», en référence à l’empreinte laissée par le Tunisien Anis Amri, devenu l’homme le plus recherché d’Europe. Et de nouveau la Tunisie qui respirait à peine, soulagée de voir les réservations touristiques commencer à reprendre pour la prochaine saison estivale, se retrouve citée par toute la presse mondiale, comme le pays aux 5.000 Djihadistes et la fabrique de terroristes. Et elle n’avait pas tort !
L’assassin de Chah Messaoud n’était-il pas Tunisien ? Les terroristes du Bardo et de Sousse n’étaient-ils pas des Tunisiens ? Ceux qui ont égorgé le petit berger, ceux qui ont tué Chokri Belaid et Mohamed Brahmi, ceux qui ont fait exploser le bus de la Garde présidentielle, ceux qui ont mutilé et tué de nombreux soldats, n’étaient-ils pas des Tunisiens ? Ceux qui ont endeuillé les Niçois et les Parisiens, n’étaient-ils pas Tunisiens ? La réalité est triste et amère, même si elle ne voudra jamais dire qu’elle s’applique à tous les Tunisiens. Et pourtant… !

N’est-il pas aussi permis de penser que les forces terroristes qui ont vainement, essayé, après leur débandade à Bagdad et en Syrie, de s’installer en Tunisie où elles se sont jusqu’ici cassées les dents face à des forces armées et de sécurité qui réussissent jusque-là à leur faire face et à réinstaller un climat de sécurité, envoient exprès des Tunisiens en France, en Allemagne et ailleurs pour faire mal au pays qui leur tient tête et refuse même leur «repentir» ? Et si c’était vrai que la mouvance terroriste des Tunisiens enrôlés en Syrie et en Irak, qui terrorisent les pays premiers partenaires économiques de la Tunisie et sèment derrière eux les preuves de leur nationalité, a fait le choix de déformer l’image du pays et de la société qui les refusent et d’assassiner économiquement tout le pays ? Et pourtant le mal fait à la Tunisie ne vient pas que de ses «fils maudits».

Il y a quelques dizaines d’années, du temps de Ben Ali, lorsqu’un terroriste avait attaqué la «Ghriba» de Djerba où étaient morts un certain nombre de juifs allemands, les autorités tunisiennes avaient réagi par le déni complet de l’acte terroriste. Sur ordre des autorités, en 24 heures la scène du crime avait été nettoyée et les lieux ravagés par l’explosion avaient été repeints pour effacer toute trace de l’acte terroriste. Venus collaborer à l’enquête, les policiers allemands n’avaient rien trouvé, ce qui avait alors mis les autorités allemandes dans une colère noire, elles avaient arrêté net le flux touristique des Allemands, pourtant réputés les touristes les plus dépensiers.
L’ancien responsable professionnel du secteur touristique était alors allé en Allemagne pour tenter d’expliquer aux autorités du pays ce qui c’était passé. Il fut alors presque renvoyé illico presto et la colère allemande avait dû mettre plusieurs années pour se calmer et les touristes allemands des années pour fouler de nouveau les plages tunisiennes.

Des années après, l’un des gouvernements tunisiens de l’après Ben Ali, celui de Habib Essid en l’occurrence, refait la même bourde. Voulant extrader le terroriste en puissance, Anis Amri, en Tunisie, et après avoir même pris la peine de déclarer la Tunisie pays sûr pour éviter les réactions des «droit-de-l’hommistes», le ministère allemand de l’Intérieur se heurte au refus des autorités tunisiennes de l’accepter. Elle refusait en effet de reconnaitre que le terroriste était de nationalité tunisienne et ce n’est que le jour de l’attentat de Berlin que le ministère de l’Intérieur tunisien reconnait la citoyenneté d’Anis et accepte son extradition. Mais c’était déjà trop tard !

Depuis l’attaque terroriste de Sousse, les Anglais en veulent toujours à la Tunisie et refusent de lever le Warning de sécurité pour leurs touristes, et le tourisme local en pâtit. Il n’est plus désormais exclu que l’Allemagne fasse de même et suspende même son aide économique à la Tunisie !

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Le chef du mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi, a été amené de nouveau à s’exprimer sur position concernant l’organisation Daech. C’était dans une interview qu’il a accordée au journal turc « Assabah Daily »

D’emblée, il a rappelé qu’il avait défini Daech comme « l’islam en colère », ce qui lui a, a-t-il ajouté, valu les critiques de beaucoup de gens lui reprochant de ne pas avoir affirmé que les Daechiens sont des « mécréants ». Et d’ajouter : « Si vous me demandez si les membres de Daesh comprennent correctement l’islam, je répondrais ‘certainement pas’. Cependant, si vous me demandez si cela exige qu’ils soient « excommuniés », je dirais que je ne suis pas certain. Le musulman idéal n’est pas défini dans le Saint Coran; au contraire, c’est une personne qui pèche et faute. Nous pouvons dire que les membres Daesh sont cruels; ils ne comprennent pas correctement l’islam et tel qu’il est. Il est donc facile de les définir; Cependant, la vraie question est de savoir comment ils ont vu le jour. Pourquoi une telle réalité qui n’a pas eu des précédents a pu émerger aujourd’hui; c’est la question qui vaut d’être posée ».

« D’un autre côté, souligne Ghannouchi, il ne faut pas oublier que Daesh se conceptualise en se basant sur des précédents islamiques. Par exemple, il existe de nombreuses interprétations de l’islam par un groupe dissident nommé Khawarij (les hérétiques), qui sont généralement ignorés et méprisés par la majorité. Cependant, Daesh adopte ces interprétations stigmatisées et crée une idéologie en décalage avec elles ».

Et Ghannouchi de s’interroger : « Pourquoi serait-on tenté de ressusciter une interprétation inhabituelle et stigmatisée » ? « La réponse, a-t-il dit, est que de nombreuses questions sociopolitiques et économiques ont satisfait aux conditions de l’action radicale. Ceux qui ont témoins de ce que les États-Unis ont fait en Irak et ce que l’Iran a fait pour la population sunnite en Irak après le retrait américain, comprendront pourquoi et comment Daesh a émergé. Beaucoup de villes en Irak et en Syrie font l’objet d’un nettoyage démographique; les locaux sont remplacés de force par d’autres amenés de l’extérieur. Ces processus et cette spirale de violence poussent les gens à agir de manière irrationnelle ».

« Par exemple, au cours des dernières années, les tribus en Irak se sont battus contre Al-Qaïda et ont chassé l’organisation terroriste hors de leurs terres. Ensuite, ces tribus ont été soumises à la pression et à la violence perpétrées par l’Etat irakien au lieu d’être autorisées à rejoindre l’armée irakienne. Sous le gouvernement Maliki, ces personnes ont tenté d’expliquer leur situation à l’Etat en organisant des manifestations pacifiques ; seulement, ils se sont retrouvés nez à nez avec les chars. Tout cela a jeté les tribus sunnites dans les bras de Daesh », selon l’analyse de Ghannouchi qui en a tiré la conclusion que « si un Etat sunnite avait soutenu la population sunnite, comme l’Iran l’a fait avec la population chiite dans la région, Daesh n’aurait jamais vu le jour. De surcroît, le pense que si un pays sunnite ne protège pas les sunnites de la région, les conflits dans la région continueront », a-t-il dit.

Ghannouchi et les Tunisiens de Daech

Interrogé sur le nombre important de Tunisiens ayant rejoint les rangs de Daech, le chef du mouvement Ennahdha s’est fendu de l’explication que voici : «  les pays d’Afrique du Nord se sont débarrassés de l’impérialisme après d’âpres luttes. Et c’est pourquoi ceux vivant dans la région ont une conscience anti-impérialiste concrète. En 1948, 12.000 Tunisiens sont allés en Palestine pour aider à la lutte contre les Israéliens. Avec l’avènement de l’Organisation de libération de la Palestine dans les années 60, des centaines de jeunes tunisiens de gauche ont rejoint l’organisation. Encore, dans les années 90, des centaines de Tunisiens ont rejoint la guerre de Bosnie. En somme, il y a une prise de conscience contre les invasions étrangères ».

Ghannouchi a estimé que « la plupart des jihadistes enrôlés par Daesh étaient contre la dictature en Tunisie durant le règne de Ben Ali et n’ont pas eu l’opportunité de la combattre par la lutte armée. Pour cette raison, les jeunes déterminés à libérer leur pays sont allés dans d’autres pays où ils pouvaient à la fois apprendre à utiliser les armes et se joindre à un mouvement de résistance. Je dois dire que ces jeunes comprennent l’islam d’une manière très superficielle. Daesh a pu les influencer avec son idéologie, car il avait une perception superficielle de l’islam. Par exemple, vous ne verrez pas beaucoup de Palestiniens sous la bannière de Daesh parce que le Hamas permet aux jeunes de participer à un mouvement où ils peuvent réaliser leurs objectifs. En ce sens, les Palestiniens qui adhèrent à une interprétation modérée de l’islam n’ont pas besoin d’idéologies radicales », a-t-il conclu.

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«Ce qui différencie la Tunisie des autres pays du printemps arabe est qu’elle a appliqué la démocratie, qu’elle a garanti toutes les libertés, et que huit gouvernements se sont succédé à sa tête démocratiquement ». Ainsi parlait le chef d’Ennahdha, Rached Ghannouchi, comme on l’entend et on le voit bien prononcer en langue arabe (« Thamania » pouvait-on lire sur ses lèvres malgré la voix du traducteur) dans cette interview accordée à «TRT World » et fidèlement publiée sur la page fb de «ses amis ». On découvre ainsi que la Tunisie aurait connu, depuis le départ de Ben Ali, huit gouvernements. Il s’agit pourtant, selon nos connaissances, des gouvernements Mohamed Ghannouchi (17 janvier à 27 février 2011), Béji Caïed Essebssi (27 février à 24 décembre 2011), Hammadi Jbali (24 décembre 2011 au 13 mars 2013), Ali Larayedh (13 mars 2013 au 29 janvier 2014), Mehdi Jomaa (29 janvier au 31 décembre 2014), Habib Essid (6 février 2015 au 27 août 2016) et Youssef Chahed (depuis 27 août 2016). Ce sont ainsi sept gouvernements qui se sont succédé. Un autre décompte, par présidence, donnerait 2 gouvernements sous l’intérim de Foued Mbazaa, 4 gouvernements sous Moncef Marzouki et 3 gouvernements sous Caïed Essebssi et ce serait ainsi, non 8 comme le dit Ghannouchi, mais 9. Ce dernier se serait-il trompé ou aurait-il fait un lapsus ? Révélateur ? Prémonition ou le Cheikh, très proche du chef de l’Etat, Béji Caïed Essebssi, serait-il au courant de choses que les Tunisiens ne sauraient pas ?

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Le président du mouvement Ennahdha Rached Ghannouchi a déclaré dimanche que l’expérience démocratique tunisienne est encore en phase transitoire et qu’elle est entourée de  » grandes agitations  » dans une région qui connait des boulversements et un monde en mutation.
Présidant, à Tunis, l’ouverture de l’assemblée élective du groupe parlementaire d’Ennahdha, Ghannouchi a relevé que les attentes du groupe sont grandes pour assurer cette transition et la prémunir contre les risques de dérives ou d’échec.
Et d’ajouter que toute transition démocratique porte en son sein des dangers, insistant sur la détermination de la Tunisie à aller de l’avant, malgré certains trébuchements.
Il a qualifié de  » flou  » le paysage politique en Tunisie ainsi que dans la région arabe et dans le monde en général. Ce flou, a-t-il poursuivi, s’est confirmé après la proclamation des résultats de l’élection présidentielle américaine qui a été une  » surprise pour tout le monde « .
 » Ni Clinton ni Trump ne sont les porte-flambeaux de l’islam ou de la démocratie, ces pays ont leurs propres intérêts « , a-t-il lancé en réponse à certains commentaires sur la relation entre Ennahdha et Hillary Clinton.

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Le président du mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi a déclaré, dimanche à Bizerte, que les concessions faites par son parti étaient au service de la Tunisie et en vue d’instaurer une démocratie et mettre le pays sur la bonne voie.
S’exprimant lors d’un meeting organisé par le bureau régional du parti et suivi d’une rencontre ouverte avec la presse, Ghannouchi a ajouté que le mouvement Ennahdha est un parti moderne qui est géré par des règlements et qui est inspiré de la pensée islamique modérée, indiquant que ce mouvement dispose de structures élues et que la réforme en son sein se poursuit.
La politique consensuelle adoptée par la Tunisie a permis, a poursuivi Ghannouchi, de sauver le pays et de surmonter les difficultés rencontrées sur la table de dialogue, soulignant que son parti est fermement convaincu du fait que le pays ne peut être gouverné que sous un régime pluraliste et que la réussite du processus démocratique est liée à l’existence de partis puissants.
Ghannouchi a estimé que la crise provoquée par le projet de budget de l’Etat 2017 ne peut être résolue que par le dialogue, faisant savoir que son parti a approuvé les grandes orientations de ce projet qui sera, a-t-il dit, modifié grâce à la politique consensuelle au sein de l’assemblée des représentants du peuple.
Le président du mouvement Ennahdha a appelé à la diffusion de la culture du travail et de l’initiative, à la diversification économique dont en premier lieu l’économie solidaire, l’économie verte et l’économie numérique en vue de relever les défis économiques et de développement.
Il a appelé le gouvernement à activer les mécanismes de financement au profit des jeunes afin de leur permettre de s’installer à leur propre compte et à créer une caisse pour les pauvres qui accorde des microcrédits sans intérêts.
Ghannouchi a, d’autre part, mis l’accent sur l’importance des élections municipales dans le parachèvement de la révolution et de la saine édification démocratique, indiquant que le dossier des élections municipales sera ouvert juste après l’adoption du budget de l’Etat pour l’exercice 2017. Il a, à cet égard, indiqué que la position de son parti concernant le refus de la participation de militaires et de sécuritaires à ces élections, « n’est pas définitive ».
Le président du mouvement Ennahdha a, en outre, appelé les cadres du parti et ses militants à Bizerte à soutenir les autorités régionales et locales en vue de faire réussir les projets de développement dans la région.
A noter que Rached Ghannouchi s’est entretenu avec le gouverneur de la région au sujet des projets de développement réalisés, en cours de réalisation ou programmés dans le gouvernorat de Bizerte.

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Béji Caïd Essebsi et Rached Ghannouchi, les deux patriarches de la politique, ne seraient plus en odeur de sainteté, trois ans après avoir scellé à Paris  leur célèbre gentleman’s agreement qui a ouvert un nouveau chapitre bouleversant toute l’ordonnance politique jusqu’alors ambiante en Tunisie. Les deux parangons de cet accord ont cessé de se voir à la cadence qui ponctuait leur idylle et de surcroît, ne s’interdisent pas de s’interpeller à distance à fleurets mouchetés, créant l’impression largement partagée que les deux frères siamois ou regardés comme tels sont en train de consommer leur séparation.

Le chef du mouvement Ennahdha, pourtant, ne manque aucune occasion pour s’en défendre et protester de son amitié, disons plutôt sa connivence, avec le président de la République, visiblement occupé à régenter à sa façon la chose publique, se passant des services d’un chef du gouvernement pour le remplacer par un autre de parfaite et calme aménité, le doter d’une équipe ministérielle plurielle sous le couvert de l’union nationale, le pressentir pour la présidence du parti dont il est le fondateur, et surtout, s’employer à constituer un front de partis, une sorte de bouclier pour le gouvernement, et enfin et bientôt une majorité parlementaire  qui le rendra moins dépendant de la 2ème formation politique issue des élections.

Telle est brossée à grands traits l’architecture politique sur laquelle le locataire du palais de Carthage donne la nette impression de travailler, sans pour autant en piper un mot, mais dont des bribes commencent à être éventées dans la presse et dans les milieux politiques. Et ceci ne doit pas, de toute évidence, aller sans manœuvres florentines, un exercice dans lequel BCE a fait ses preuves pour avoir réussi avec panache à stopper net l’ascension du parti ci-devant islamiste et l’amener à changer son fusil d’épaule et composer avec   la nouvelle donne politique du pays dont Nidaâ Tounès était devenu la composante incontournable.

C’est assurément sur un mode d’un acabit voisin que BCE est en train de jeter son dévolu sur les dirigeants des partis dont il a converti pour ne pas dire débauché un quarteron pour en faire des ministres dans le gouvernement de Youssef Chahed où se côtoient des représentants de formations politiques d’inégale importance et même d’importance nulle au point faire de la figuration que certains disent moyennement intelligente. Aussi a-t-on vu le président de la République dérouler le tapis rouge à Mongi Rahoui, plusieurs fois plutôt qu’une, semant le désarroi au sein du Front populaire, un ennemi juré du pouvoir en place quelle que soit sa couleur. C’est le cas aussi du dirigeant d’Afek, Riadh Mouakher, dont l’incorporation dans le gouvernement n’a pas fait l’objet de l’assentiment de l’état-major du la sienne formation politique, sans parler de Samir Bettaieb, secrétaire général d’Al-Massar, de négligeable poids politique au point de ne pas disposer du moindre représentant au Parlement. La même démarche est visible dans le « recrutement » de Mohamed Trabelsi et Abid Briki eu égard à leur poids au sein du courant syndical et gauchiste, outre les indépendants Mehdi Ben Gharbia et Majdouline Charni auxquels sont  reconnus un poids et une présence de taille dans leurs régions respectives.

Autant de pièces dans le dispositif que le président de la République s’emploie à constituer sous la forme d’un parti qu’il veut d’union nationale, en reprenant le schéma qui avait présidé à la fondation de Nidaâ Tounès de par la diversité des courants qu’il a rassemblés sous la même enseigne qu’il s’agisse d’indépendants, de gauchistes, de syndicalistes, de Destouriens et tutti quanti. Sans être une copie conforme de Nidaâ Tounès, le parti projeté par BCE tient de la même philosophie, et sans doute de la même technique, pour disposer en dernière analyse d’une nouvelle force politique qui lui permette de s’affranchir de son statut de parti politique vulnérable, c’est-à-dire tributaire du bon vouloir du mouvement Ennahdha et de ses positions  politiques.

Le 3ème temps de la stratégie politique de Béji Caïd Essebsi est de se servir de la force politique ainsi constituée, aux fins de la création d’un groupe parlementaire ayant mission et vocation à appuyer le gouvernement, faire passer ses projets de loi sans rechigner, et surtout faire pièce aux élus d’Ennahdha dont le vote ne sera plus aussi crucial qu’il l’est maintenant.

On prête  même au président de la République l’intention de changer la Constitution pour en atténuer les « rigueurs » empruntées au régime parlementaire, voire d’amender la Loi fondamentale dans le sens de l’instauration d’un régime présidentiel, ce qui dote BCE des éléments constitutifs d’un pouvoir tel qu’il l’entend , c’est-à-dire à l’enseigne duquel il aura les coudées franches, sans devoir des comptes à un Parlement tatillon qui pèse sur les décisions majeures de l’Exécutif, présidence de la République et gouvernement confondus.

Reste à se poser la question suivante : Rached Ghannouchi et Ennahdha, ses militants et son groupe parlementaire, se tiendront-ils cois, et assisteront-ils en spectateurs à un projet qui rabote tous les acquis accumulés sous la Troïka et par le fait du consensus de Paris entre BCE et Ghannouchi ? Il ya fort à parier que tout ce beau monde, qui n’est pas né de la dernière pluie, a en poche ce qu’il faudra pour une contre-offensive. Et ce ne sera  pas une promenade de santé, dans tous les cas de figure.

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Le président de la République, Béji Caid Essebsi, dans une interview accordée à l’hebdomadaire Akher Khabar, parue dans l’édition de ce mardi 4 octobre 2016, a déclaré ceci : « Rached Ghanouchi m’a dit qu’il a voté pour moi et je lui ai répondu par un adage selon lequel parfois un homme en vaut mille et mille ne valent rien. L’affaire n’est pas personnelle. L’essentiel : nous vivons aujourd’hui dans la stabilité et un climat politique qui sert les intérêts du pays ».

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Le président du mouvement Ennahdha Rached Ghannouchi a relevé dimanche à Tozeur que son parti est confiant quant à la capacité du gouvernement à concrétiser le contenu du Document de Carthage s’agissant de la lutte contre la corruption et le terrorisme.
Ennahdha espère également que le gouvernement puisse surmonter les difficultés dans la mesure où il bénéficie d’une large base électorale et populaire et du soutien des organisations nationales, a ajouté Ghannouchi lors d’un meeting du parti à Tozeur.
Dans une déclaration aux médias, le président d’Ennahdha a estimé que toutes les conditions de réussite sont réunies pour le gouvernement politique dont les membres possèdent, selon lui, les compétences nécessaires pour expliciter les politiques, mobiliser et convaincre l’opinion publique autour des orientations prises.
Selon Ghannouchi, la résolution du problème de la société Petrofac est une première réussite pour ce gouvernement, le départ de la compagnie pétrolière aurait été un signe négatif, d’autant, a-t-il dit, que le pays se prépare pour l’organisation de la Conférence internationale sur l’investissement. Le gouvernement a réussi également à faire avancer le dossier des phosphates, a-t-il indiqué.
Ennahdha souhaite, en outre, que la loi électorale soit adoptée dans les prochains jours pour fixer la date des élections locales et municipales, a ajouté Ghannouchi, appelant le parlement à accélérer l’adoption des lois qui concernent l’investissement et le développement pour impulser l’économie et gagner la confiance des promoteurs économiques tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.

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Une rencontre aurait eu lieu entre Béji Caid Essebsi et Rached Ghannouchi dans le cadre des tentatives du dirigeant d’Ennadha de réduire les tensions

Le président du mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi a affirmé mercredi que « ses relations avec Carthage sont bonnes », estimant que son alliance avec le président de la République Béji Caïd Essebsi a été fondée dès le départ sur le consensus. Les détracteurs du consensus tentent constamment de briser ce principe ou d’y porter atteinte, a-t-il regretté.
« Ces tentatives ne sont pas innocentes ni n’agissent pas pour le bien de la Tunisie », a-t-il soutenu lors d’un point de presse tenu au siège du parti peu avant le démarrage de la première réunion du bureau politique d’Ennahdha à l’issue de son 10e congrès.
J’ai rencontré hier le président de la République, a ajouté Rached Ghannouchi. « Comme d’habitude, la rencontre a été fructueuse et cordiale », a-t-il dit.
Commentant ce qui se dit sur la tendance de Carthage à polariser le pouvoir, Ghannouchi a indiqué que le gouvernement a pris ses fonctions il y a un mois. On ne peut donc pas anticiper et dire qu’il y a un déséquilibre entre la Kasbah, Carthage et le Bardo, a-t-il lancé.
La Constitution fixe les attributions de chaque partie au pouvoir et personne ne peut les transcender, insiste Ghannouchi.
A son début, l’action du gouvernement est de bonne augure au vu des dossiers difficiles qu’elle a eus à traiter comme ceux de la société Petrofac et des phosphates et ce par la voie du dialogue et la satisfaction des revendications raisonnables, a encore ajouté le président d’Ennahdha.
Au sujet des nominations dans le corps des gouverneurs et des délégués, Ghannouchi a estimé qu’elles sont « diversifiées » et qu’elles ne sont pas définitives. D’autres nominations sont attendues dans ces deux corps et concernent aussi les présidents directeurs généraux, a-t-il annoncé, précisant que son parti a soumis ses observations à ce sujet au chef du gouvernement en s’attendant à ce qu’il les prenne en considération. L’équilibre qu’il n’a pas accompli jusqu’ici peut l’être à l’avenir, selon Ghannouchi.
S’agissant du rapport qu’entretient le gouvernement avec les partis politiques, Ghannouchi a estimé que l’initiative gouvernementale de se réunir avec les partis de la coalition et les partis signataires du document de Carthage est  » une bonne initiative « .
Selon lui, la voie à suivre dans ce sens n’a pas encore été définie.
Sur un autre plan, Ghannouchi a déploré la campagne dont fait l’objet son parti mettant en garde contre une éventuelle candidature du président d’Ennahdha à la présidentielle et prétendant l’existence de différends entre lui et le président de la République.
Interrogé sur la position d’Ennahdha vis-à-vis de Bachar Al-Assad, Rached Ghannouchi a fait savoir qu’elle n’a pas changé, se prononçant contre la guerre que ce soit en Syrie ou en Libye et se disant en faveur du consensus et d’une réconciliation générale dans la région.
A ce propos, il a formé le souhait de voir le dialogue engagé entre le pouvoir en place et l’opposition mener à la paix pour le salut du peuple syrien dont  » une moitié a quitté le pays et l’autre moitié a péri dans les affrontements « .
 » Seul Israël profite d’une telle situation « , a-t-il lancé.
Concernant la réunion du bureau politique du mouvement, Ghannouchi a indiqué qu’elle a été l’occasion de présenter les 25 membres du nouveau bureau entre anciens dirigeants et nouveaux membres, en consécration des recommandations du 10e congrès du parti.
Et de citer, parmi les nouveaux membres, Mohamed Goumani, Belgassem Hassan, Naoufel Jemmali, Souad Abderrahim, Souad Hajji, Hayet Amri, lesquels, a-t-il dit, constituent autant de compétences venues renforcer  » une structure importante du mouvement et sa structure politique qu’est le bureau politique « .

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Le président de la République, Beji Caied Essebssi, a démenti l’information relayée par certains médias selon laquelle des tensions persistent entre lui et le leader d’Ennahdha, Rached Ghannouchi.
Dans une interview accordée au quotidien « Achourouk », BCE est revenu sur sa récente participation en qualité d’invité d’honneur au Forum économique afro-américain.
Le président de la République a considéré sa visite aux Etats-Unis comme « une réussite totale », surtout que de grands acquis ont été réalisés sur le plan politique.
« Cette visite s’est caractérisée par une forte mobilisation, d’autant plus qu’on n’a épargné aucun effort pour la promotion de notre modèle démocratique », a dit BCE, tout en qualifiant de « positives » ses rencontres avec le président américain, la directrice générale du Fonds monétaire international et le président de la Banque mondiale ou encore les grands investisseurs américains.

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Lorsque, et à Dieu ne plaise, la prophéthie d’Essid qui prédisait une Fatwa de Rached Ghannouchi pour changer de gouvernement se réalisera, il sera temps de faire de l’histoire de «la chemise de Youssef» (Cf 12ème Sourate du Coran) une anecdote tunisienne et de faire de l’expression idiomatique de terroir «Chahed ou le témoin qui n’a rien vu» un slogan de son départ, à Dieu ne plaise encore une fois !

Fautes de mesures concrètes à annoncer pour sortir le pays de la crise, socio-économique et financière où il se débat depuis 2014, l’équipe de communication du chef du gouvernement tunisien se démène depuis quelques semaines pour faire contre mauvaise fortune bonne figure (Ndlr : Faire contre mauvaise fortune bon cœur, dit originellement le proverbe) à et combler ce vide de gestion par une communication de proximité, au risque de friser parfois le ridicule populisme.

Or, ce ne sont pas les projets qui manquent en Tunisie pour réaliser tous les objectifs économiques et financiers de la feuille de route fixée pour Youssef Chahed. C’est plutôt la foi et la confiance dans les politiciens et les dirigeants qui fait cruellement défaut depuis 2011. Du pouvoir de la foi, De La Rochefoucauld disait que «La foi fait considérer les peines comme un bienfait» et la foi ne vient que par la discussion et le pouvoir de convaincre, comme le faisaient, directement ou par le biais de leurs ministres, les deux anciens dirigeants de la Tunisie.

C’était alors, avant ou après chaque décision ou mesure, des réunions populaires à travers tout le territoire, animées par des tribuns qui font rêver le peuple et l’amènent à adopter la mesure ou la décision et à s’y reconnaître pour faciliter sa mise en place. A contrario, depuis 2011, ce ne sont que des mesures atones et sans aucun écho car, prises derrière des bureaux fermés et annoncées dans des communiqués ou devant des caméras. Politiciens et gouvernants ont peur et refusent d’affronter la foule, et cette dernière finit par ne plus avoir foi en eux.

  • Chahed est, théoriquement, le 1er dirigeant du pays. De quoi a-t-il peur ?

Aux dernières nouvelles, la 2ème personnalité de la seconde République (en réalité la première au regard des prérogatives constitutionnelles et du pouvoir administratif) a été vue en train de déguster un «Keftaji» dans les Souks tunisois. Cela rappelle le Méchoui de Mehdi Jomaa avec l’ambassadeur d’Allemagne et les sorties culinaires d’un certain Hechmi Hamdi, amateur d’une telle communication.

Quelques jours auparavant, il plaisantait (mais avec mauvais goût) avec son ministre de l’Equipement en lui disant que «nous l’avons reconduit au gouvernement pour qu’il nous fasse gagner du temps» dans l’exécution des projets, comme s’il était un chef de chantier.

Quelques semaines auparavant encore, on lui faisait reprendre les vieux gadgets de Mehdi Jomaa, avec des photographies «fuitées» de «Team Building» qui était en fait une idée d’Amel Karboul, des «lettres de missions» à ses ministres, qui n’ont pas été publiées et le réaménagement des salaires de ses ministres.

Il reste que si Mehdi Jomaa était plus avenant, plus souriant et plus facile à aborder ce qui aurait pu mieux le servir s’il s’était mieux investi dans une communication directe et de vraie proximité, Jomaa (c’était peut-être le talon d’Achille qui faisait que lui et le peuple étaient chacun dans un Oued), n’avait pas la facilité de locution dont semble être naturellement doté Youssef Chahed.

Une facilité, comme il en a donné la preuve devant l’ARP jusqu’à le pousser à faire une «Standing Ovation» à quelqu’un avec qui plus d’un député n’était en odeur de sainteté. Une facilité et un don, dont Chahed rechigne encorer à user pour devenir le Leader qui manque toujours à la Tunisie.

joms

  • Chahed absent au charbon, Ghannouchi lui fait chaque jour un bébé dans le dos

En effet, malgré l’existence de BCE (Béji Caïed Essebssi) et sa méthode Coué avec ses «sorties Bajboujistes», ses répliques, les Sourates qui ponctuent ses discours improvisés et ses anecdotes mi-figue mi-raisin, la Tunisie reste encore orpheline d’un véritable orateur, qui rassemble la foule, la draine, la harangue et l’amène derrière lui et l’embarque dans ses idées.

Après avoir donné un temps cette impression au pupitre de l’ARP, Youssef Chahed fait un pas en arrière, se range et préfère le tremplin, partout juste derrière le chef BCE (comme, par exemple,au stade, lors de la Coupe de Tunisie de Football et toujours derrière lui à la prière de l’Aid).

Dans le régime politique actuel de la Tunisie, parlementaire amendé, le chef du gouvernement a nettement plus de prérogatives et plus de pouvoirs administratifs que le chef de l’Etat. Il est donc le véritable dirigeant du pays. Il n’agit pourtant pas en conséquence. Il ne va pas au charbon, il n’affronte pas le public dans des meetings populaires où le grand public peut se rendre compte, directement, que ses dirigeants sont à son écoute, l’informent directement de ce qui le touche, en discutent avec lui et ont foi eux-mêmes en ce qu’ils proposent. A charge pour ces dirigeants de le convaincre.

Au contraire, Chahed, par respect à SON président ou par peur de le voir se retourner contre lui s’il devenait populaire, laisse le champ libre devant son «partenaire» politique qui parcourt les régions, où aucun membre du gouvernement n’ose tenir meeting populaire, où Ghannouchi lui fait chaque fois «un bébé dans le dos». En l’absence des dirigeants, juridiquement habilités, c’est le vieux leader islamiste qui va combler le vide, va au charbon et fait ce qu’il veut des foules, allant jusqu’à faire des propositions qui vont à l’encontre de toute la politique du gouvernement adoubé par toute l’ARP.

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Si on se met une seconde à la place d’un observateur étranger, la scène politique tunisienne doit ressembler à une tambouille indéfinissable, une cuisine dont on ignore les ingrédients et, plus grave encore, le résultat. Voilà un pays dont les députés viennent d’adouber, à une écrasante majorité, le chef du gouvernement, Youssef Chahed, mais dont les forces motrices s’emploient, avec une redoutables efficacité, à savonner la planche du nouvel exécutif. Même les plus aguerris en science politique s’y perdent ! En effet dès le lendemain du discours tonitruant de Chahed, devant des parlementaires exaltés, l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), effrayée par le vent de la rigueur et de l’austérité qui a, un bref moment, soufflé sous la coupole du Bardo, dégaine et pond un communiqué pour prendre ses distances avec toute velléité de réforme qui n’irait pas dans le sens du fameux document de Carthage. Pourtant, quelques instants à peine après sa sortie sur l’austérité, Chahed a fait machine arrière toute en jurant presque qu’il n’a jamais été question de faire de l’austérité l’alpha et l’oméga de son action. Mais aux yeux de la toute-puissante UGTT devant l’Eternel, très soucieuse des acquis sociaux et qui a fait mordre la poussière à tous les gouvernements de la post-révolution sur ce dossier, le mal était fait…

Ce mercredi 07 septembre, c’est au tour de Rached Ghannouchi, leader du mouvement Ennahdha, un parti qui pèse lourd, et pour cause elle est la première force au Parlement, de surenchérir dangereusement en agitant la menace d’une déchéance du gouvernement Chahed s’il sort des clous du document de Carthage. Encore ce sacro-saint Accord de Carthage ! Alors que ce document, on l’a dit ici, mais on ne le dira jamais assez, est au pire une coquille vide, au mieux un paquet de voeux pieux qui ne porte en rien les germes de la relance de la Tunisie. « La poursuite de la lutte contre le terrorisme, l’accélération du processus de relance de la croissance pour atteindre les objectifs de développement et d’emploi, la lutte contre la corruption et l’instauration des fondements de la bonne gouvernance, la maîtrise des équilibres financiers et la poursuite d’une politique sociale efficace, l’instauration d’une politique spécifique pour les villes et les collectivités locales, le renforcement de l’efficacité de l’action gouvernementale et la poursuite de la mise en place des institutions opportunes ». Voilà ce que dit, en gros, le célébrissime accord de Carthage, qui semble être le livre de chevet de nos chers leaders. On n’y trouve aucun élément qui ressemble, de près ou de loin, à une dynamique réformatrice, aucune bribe de solution pour sortir la Tunisie des affres de la crise économique et sociale, ce que justement Chahed a promis de faire.

Ghannouchi bluffe !

En relayant les inquiétudes et mises en garde de l’UGTT, Ghannouchi adresse un très mauvais signal à Chahed et aux citoyens tunisiens, qui attendent beaucoup de cet énième changement de gouvernement en 5 ans. Venant d’un responsable politique de cet acabit, c’est proprement irresponsable, voire criminel au regard de l’absolue nécessité de réformer la Tunisie. Lesté par l’accord de Carthage, Chahed serait condamné à l’immobilisme total, et perpétuerait ainsi le périple catastrophique du pays depuis la Révolution, une révolution que les Tunisiens attendent toujours d’ailleurs. Mais ça c’est si Chahed veut se trouver des excuses pour ne pas avancer car à y regarder de plus près, il a toutes les cartes en main pour appliquer sa thérapie de choc.

Il ne faut pas perdre de vue le fait que Chahed est assis sur une très confortable majorité, plus que ce dont il pouvait rêver. C’est une carte maitresse. De fait il a les coudées franches pour bousculer les forces conservatrices et les nombreuses pesanteurs sociales et politiques. Mais il y aura de la casse, de la violence, et pas que symbolique. Encore faut-il que le chef du gouvernement fasse don de soi et accepte le sacrifice ultime : Boucher son horizon politique. Mais si son affaire marche et que le pays retrouve des couleurs, les citoyens seront son bouclier.

Par ailleurs la Tunisie vient de se doter de son 7ème gouvernement en 5 ans, c’est beaucoup trop ; même si Ghannouchi menace de ses foudres Chahed, il est inconcevable que le pays se paye une autre crise politique avant les rendez-vous électoraux. Toute la classe politique sombrerait, et avec elle la Tunisie. Et ça Ghannouchi le sait très bien, Chahed aussi. Donc ce dernier aurait tort d’être effrayé par les propos du leader d’Ennahdha, fut-il à la tête du parti le plus costaud à l’Assemblée des représentants du peuple. Ghannouchi ne pourrait pas aussi facilement avoir la peau de Chahed. On est dans dans une toute autre configuration que sous le mandat de Habib Essid.

Autre élément non moins important : Les partis de la coalition savent qu’ils ne peuvent plus se permettre de secouer le cocotier pour faire tomber le chef du gouvernement. Aux yeux des soutiens de la Tunisie (FMI, Banque mondiale, Union européenne…), qui déjà sont affligés par les tâtonnements et les errements au sommet de l’Etat, un autre soubresaut politique majeur sonnerait le glas du statut de laboratoire de la démocratie dans le monde arabe. Expérimenter dans le cadre de la transition oui, mais il y a des limites ! Surtout pour ceux qui n’ont cessé d’ouvrir les robinets ces dernières années pour perfuser la Tunisie, en attendant que leurs sous leur reviennent, et les bénéfices avec. Et ça aussi Ghannouchi le sait pertinemment. Et Chahed également.

INTERVIEW

Il confesse que l’augmentation du résultat de la BNA ne vient pas que de l’exploitation. Mais il donne des explications qui tiennent la route....

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