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Radhi Meddeb

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« Tous les ingrédients sont réunis pour que la dette publique dépasse 70% du PIB avant la fin de 2017 et aille au-delà en 2018 », c’est ce qu’a assuré l’expert économique, Radhi Meddeb dans son interview accordée au journal « La Presse » et parue dans son édition de ce mercredi 15 février 2017.

Il a par ailleurs indiqué qu’il est nécessaire de préparer sereinement, mais sans plus tarder, les conditions d’inversion de ce processus qui nous appauvrit et nous asservit, selon ses dires. « Seule une croissance forte pourrait nous y aider. Or, la croissance ne pourra s’installer et s’accélérer sans de multiples réformes structurelles et profondes. Nous n’y échapperons pas », a-t-il expliqué.

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L’expert économique et PDG de Comete Engineering, Radhi Meddeb a indiqué, dans une interview accordée au journal « La Presse », et parue dans son édition de ce mercredi 15 février 2017, que pour que la Tunisie puisse dépasser la crise économique et financière qui sévit depuis plusieurs années, 5 axes majeurs doivent être explorés simultanément à savoir une forte rationalisation des dépenses, un meilleur ciblage des subventions, une modernisation accélérée de l’État et une profonde réforme fiscale.

L’expert économique a également évoqué un désengagement rapide et ordonné du périmètre des biens confisqués et la privatisation des entreprises publiques opérant dans le secteur concurrentiel dont le déficit continue, selon lui, à peser sur les finances publiques et enfin la cession des participations publiques non stratégiques, y compris de nombreux actifs fonciers, aujourd’hui à l’abandon.

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« Le gouvernement d’Union Nationale, arrivé aux affaires fin août dernier, a vite pris la mesure de l’état dégradé des finances publiques. Le premier projet de loi de finances 2017 a esquissé un certain nombre de mesures pour tenter de redresser la situation ». C’est ce qu’a déclaré Radhi Meddeb, expert économique et PDG de Comete Engineering dans son interview parue dans « La Presse » dans son édition de ce mercredi 15 février 2017.

Il a toutefois indiqué que l’absence de concertations et plus généralement de méthode a abouti à en abandonner l’essentiel. « Celles retenues relèvent plus de l’approche comptable qu’économique. Leurs effets sera homéopathique, là où le traitement aurait dû être de choc », a-t-il dit.

Radhi Meddeb a par ailleurs indiqué que l’expansion budgétaire de plus de 10% est un mauvais signal dans la conjoncture actuelle. « La tentative de relance par les programmes du premier logement ou encore de micro-crédits aurait pu être bien utile si la mise en œuvre de ces programmes n’a pas été pervertie par de mauvaises gouvernances », a-t-il souligné, ajoutant que l’alourdissement de la fiscalité sur ceux qui paient, sans action forte à volonté politique à l’encontre de ceux qui y échappent renforce le sentiment d’injustice fiscale et favorise l’évasion. Il est urgent pour le gouvernement de revoir sa copie « , a-t-il affirmé.

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Le PDG du groupe Comete Engineering, Radhi Meddeb, a déclaré, jeudi 24 novembre 2016, que la Conférence internationale sur l’investissement,  prévue les 29 et novembre, est un évènement adapté au contexte de transition.

Il a par ailleurs ajouté, lors de son intervention, ce jeudi 24 novembre 2016, sur Express Fm, que la Conférence vise à faire réussir la transition économique. Cette dernière devra être accompagnée d’un consensus sur le besoin de changement », a indiqué Radhi Meddeb. « Pour apporter des améliorations considérables, il est important d’approfondir la démocratie et placer l’intérêt de la patrie au-dessus des différences », a-t-il poursuivi.

En outre, le PDG du groupe Comete a affirmé que l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT) fait de la politique en adoptant une position contre l’ingérence du Fonds Monétaire International (FMI) dans l’agenda économique du pays.

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Trois noms tunisiens circulent sur les réseaux sociaux comme faisant partie du scandale des «Panama Papers». Il s’agit au moins de Moncef Cheikhrouhou, de Salah Gharsallah et de Radhi Meddeb. Notons d’abord cette chose hyper importante : les trois noms ne figuraient nulle part sur les fameux papiers du Panama et ni  évoqués par les sources souches de toute cette affaire. Cheikhrouhou, Gharsallah et Meddeb figurent dans l’historique du registre du commerce panaméen.

Et c’est à partir de là qu’a commencé notre propre «investigation», si on peut l’appeler ainsi. Les trois travaillaient, il y a au moins quinze années de cela, dans le groupe du Cheikh saoudien Abdallah Kamel. Moncef Cheikhrouhou, homme d’affaires, universitaire et ancien député, travaillait dans la «Samaha Oil Trading Sa», une entreprise qui opérait  dans l’achat et la vente du pétrole et dont par exemple la Tunisie tirait bénéfice grâce à l’achat de pétrole à prix raisonnable dans le temps, c’est-à-dire du temps de Bourguiba et qui avait développé aussi le commerce avec l’Algérie et le Maroc à partir de la Tunisie. Dans cette entreprise, créée par Salah Kamel et Abdou Yameni, domiciliée au Panama, où Cheikhrouhou avait un poste de «subalterne» de secrétaire de séance. La société aurait été fermée depuis les années 80.

Salah Gharsallah, comme Radhi Meddeb, travaillaient aussi pour le même groupe de Salah Kamel. Le premier était responsable financier  dans une société leasing ou de portage de grosses opérations internationales du même groupe saoudien à la fin des années 80 et avaient pris une part passive à une opération de financement des Saoudiens de l’achat d’un navire commercial pour le compte du gouvernement du Maroc pour une somme de 9 MUSD, financé par la société saoudienne. Cela expliqueraient que  son nom ait été mentionné dans  les documents de cette opération. Sommairement ensuite, Gharsallah avait intégré la banque saoudienne du groupe à Tunis, avant de présider après la révolution le conseil d’administration de l’office tunisien des aéroports (OACA) pour réintégrer Al Baraka dont il est cadre. Le dernier, Radhi Meddeb qui était alors DG de la filiale du groupe Salah Kamel, l’Arab Leasing International Finance et qui ne travaille plus avec les Saoudiens, depuis 2006. Il explique à Africanmanager, comme l’a aussi fait Salah Gharsallah que c’était «une opération de financement d’un navire, en dernier ressort  pour le compte de la compagnie marocaine de navigation où aucun, ni moi-même, ni Gharsallah ni Cheikhrouhou, ne touchions un centime à l’exception de nos salaires. Cela bien sûr avait nécessité la création d’une structure juridique offshore au Panama et mon nom a pu être cité à cette occasion. C’est tout», affirme Radhi Meddeb à Africanmanager.

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Riadh Ben Khalifa

Le président du conseil d’administration de Carthage Cement, Radhi Meddeb, a indiqué que la Tunisie souffre d’un excès de production de ciment.

Lors de son passage ce jeudi 25 février 2016 sur Express Fm, il a expliqué que la capacité de production de ciment s’élève à 12 millions de tonnes par an, mais la consommation annuelle est évaluée à environ 7,5 millions de tonnes, soit un excès de 4,5 millions de tonnes.

Le président du conseil d’administration de Carthage Cement a affirmé que l’exportation du ciment vers l’Algérie connait des difficultés suite à la décision du gouvernement relative à la baisse des importations de ciment.

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L'expert en économie et fondateur de l'Association Action et développement solidaire (ADS)

Radhi Meddeb, expert économique et président de l’association « Action et Développement Solidaire », a estimé qu’en cas d’une intervention militaire en Libye, près de 2 millions de réfugiés seront attendus en Tunisie, en rappelant qu’en 2011, plus d’un million de réfugiés de 65 nationalités fuyant la Libye ont été accueillis sur le territoire tunisien.

Lors de son passage ce mardi 9 février 2016 sur Express Fm, il a indiqué que la guerre contre Daêch sera longue et que cette bataille aurait des répercussions directes sur la stabilité du pays, notamment en matière sécuritaire et économique. Il a expliqué qu’avec l’arrivée des réfugiés, la consommation des produits subventionnées s’élèvera ce qui aura un impact néfaste sur l’économie nationale et le budget de l’Etat.

Meddeb a mis en garde, par ailleurs, contre l’infiltration des terroristes et des djihadistes parmi les réfugiés, appelant toutefois le gouvernement à faire pression sur la communauté internationale pour assurer l’hébergement des personnes fuyant la guerre.

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Radhi Meddeb

Radhi Meddeb, expert en économie a accordé à Africanmanager une interview exclusive dans laquelle il a indiqué que l’année 2015 ne peut pas nous réserver une véritable reprise, expliquant que l’inertie du système fait que les problèmes d’aujourd’hui nécessiteront dix ans de labeur et d’acharnement pour se résorber.

Il a indiqué, en outre, que l’emprunt national est d’abord une goutte d’eau dans l’océan des besoins de financement de l’Etat.

L’expert a souligné que l’endettement extérieur de la Tunisie a beaucoup augmenté depuis trois ans et demi, passant de moins de 40% du PIB à près de 50%. Interview :

Comment jugez-vous la situation économique et financière actuelle du pays ?

La situation économique et financière de la Tunisie s’est beaucoup dégradée depuis janvier 2011. D’un pays, beaucoup trop soucieux de ses grands équilibres macroéconomiques au détriment de l’emploi, de l’équilibre régional et de la solidarité nationale, la Tunisie a privilégié, depuis la Révolution, la consommation à l’investissement, l’endettement à l’épargne, les traitements sociaux aux réformes économiques et, plus généralement, le laxisme à la rigueur et à l’effort. Le résultat était dès lors prévisible: une forte dégradation de la situation économique et financière. La crise politique du second semestre 2013 s’y ajoutant, il était devenu urgent de mettre fin à tous ces errements. Il en est résulté le gouvernement des technocrates et l’immense espoir qui l’a accompagné. Malheureusement, très peu a été fait depuis et le navire a continué à voguer, livré à lui-même. Personne ne veut entendre parler de réformes. Les intérêts catégoriels priment l’intérêt général. Les partis politiques rivalisent de populisme et de démagogie. Jamais, de l’histoire de la Tunisie indépendante, la crise économique et financière n’aura été aussi profonde dans un climat politique et sécuritaire aussi délétère.

Peut-on parler d’une reprise en 2015 ?

Malheureusement, 2015 ne peut pas nous réserver une véritable reprise. D’abord parce que l’inertie du système fait que les problèmes d’aujourd’hui nécessiteront dix ans de labeur et d’acharnement pour se résorber, et ensuite, tant que nous n’aurons pas engagé les réformes économiques et sociales multiples et variées dont le pays a besoin, nous ne pouvons pas espérer une véritable sortie de crise. Par les recrutements démagogiques des années de gestion des affaires publiques par la Troïka, par les augmentations salariales complètement déconnectées de la productivité, par le blocage du secteur des phosphates et de ses dérivés, par le naufrage de notre secteur bancaire plombé par ses mauvaises créances, par l’agonie lancinante de notre secteur touristique plombé par une situation environnementale dégradée, une communication décalée et l’absence d’action concrète, par l’explosion de l’économie informelle, de la contrebande et des trafics en tous genres et des coups de boutoirs que tout cela assène à l’Etat, nous sommes passés de la crise d’un modèle de développement à une crise des finances publiques profonde et durable.

Quel taux de croissance doit réaliser la Tunisie en 2014 pour assurer les équilibres financiers ?

Plus de la moitié utile de l’année est déjà derrière nous. Notre taux de croissance aura été particulièrement faible, inférieur à 2,5% en rythme annuel. La situation politique, sécuritaire, sociale et économique laisse penser que nous ne réaliserons pas plus de 3% sur l’ensemble de l’année dans le meilleur des cas. Ce sera largement insuffisant. Cela augmentera notre stock de chômeurs de quelques 40 à 50.000 demandeurs d’emplois supplémentaires. Cela réduira les recettes fiscales de l’Etat et approfondira le déficit budgétaire. Cela tirera encore plus haut la dette publique. Encore une fois, le maître mot est la réforme. Il n’y aura pas de croissance forte tant que nous ne nous déciderons pas à lever les contraintes du modèle hérité: faire sauter les verrous des rentes et des privilèges, privilégier l’investissement à la consommation, libérer les énergies, diminuer les coûts d’accès au marché, réduire le poids de l’administration et créer un environnement propice à l’initiative privée, restaurer les valeurs du travail et de la performance, identifier les modalités d’une plus grande inclusion économique et veiller à plus de justice sociale, bref, redonner de l’espoir à tous les Tunisiens et plus particulièrement à nos jeunes.

– Dans quelle mesure peut-on dire que l’emprunt national va résoudre la crise en Tunisie ?

L’emprunt national est d’abord une goutte d’eau dans l’océan des besoins de financement de l’Etat. Annoncé à 500 millions de dinars, cela représente à peine 3,8% des besoins identifiés de 2014. Probablement, clôturé autour d’un milliard de dinars, cela n’excédera pas 8% des besoins. En aucun cas, l’emprunt ne peut constituer une modalité de sortie de la crise. Il y a un principe en finance qui dit que les ressources sont fongibles, ce qui veut dire que le montant collecté par l’emprunt contribuera à couvrir quelque peu le déficit du budget et celui de la trésorerie de l’Etat. Mais celui-ci aurait gagné d’un point de vue psychologique à annoncer l’affectation des fonds collectés à des projets précis de développement régional et de modernisation des infrastructures qui auraient pu parler à chacun d’entre nous. Cela aurait mobilisé l’ensemble des Tunisiens et chacun aurait trouvé une raison de contribuer à une Tunisie meilleure et non à combler le déficit budgétaire légué par certains.

– Selon vous, cet emprunt n’a-t-il pas d’effets sur l’épargne nationale et les liquidités des banques ?

En Tunisie, aujourd’hui, beaucoup d’argent échappe au secteur formel et au circuit bancaire. L’épargne nationale s’est effondrée depuis janvier 2011, entraînant dans son sillage l’investissement et les banques. Cet argent gris alimente l’économie informelle et la contrebande. L’emprunt n’aura rien changé à cet état de fait. Nous aurions pu, moyennant une amnistie fiscale assortie d’une pénalité raisonnable, favoriser le retour d’une partie de cet argent gris, sinon noir, dans les circuits formels. Il faut reconnaître que l’essentiel de l’emprunt aura été souscrit par les banques à un moment où celles-ci souffrent d’une crise profonde de liquidité et qu’elles sont secourues quotidiennement par la Banque Centrale à des niveaux excessifs. D’ailleurs, on peut relever que le niveau d’intervention de la Banque Centrale est passé en l’espace de quelques semaines de 5 à 5,6 milliards de dinars au même moment de la souscription des banques et que cette augmentation correspond à peu de choses près à cette même souscription des banques. Il est donc probable que la participation du secteur bancaire à l’emprunt ait été totalement financée par la BCT, par de la création monétaire! Cela ne va favoriser ni la maîtrise de l’inflation ni la relance de l’investissement car le financement de l’Etat par les banques génère nécessairement un effet d’éviction au détriment de l’économie productive.

– Comment voyez-vous la situation de l’endettement en Tunisie ?

L’endettement extérieur de la Tunisie a beaucoup augmenté depuis trois ans et demi, passant de moins de 40% du PIB à près de 50%. Il faut d’abord rappeler qu’il reste à des niveaux globalement maîtrisables. N’oublions pas, par exemple, que la dette grecque, malgré ses multiples réaménagements, culmine encore aujourd’hui à 175% du PIB. Deux évolutions récentes de la dette sont toutefois inquiétantes. D’abord, son utilisation: on s’endette pour équilibrer le budget de l’Etat et pour payer des dépenses de fonctionnement qui ne créent pas de richesses et qui ne génèrent pas de valeur et on laisse la charge du remboursement à ceux qui viendront après. Ensuite, la maturité de cette dette: elle s’est considérablement raccourcie par rapport à son historique. Le résultat de tout cela est que si nous ne renouons pas avec une croissance forte dès 2015, nous n’échapperons ni au rééchelonnement de notre dette ni aux fourches caudines du Club de Paris et de ses exigences sans états d’âme. Mais malheureusement, en l’absence de grandes réformes structurelles, le chemin de la croissance forte est hypothétique sinon impossible faisant de celui du rééchelonnement une chronique presque annoncée. Mais, même là, l’anticipation s’impose pour éviter de se retrouver démunis dans la gueule du loup.

Certains pensent que la conjoncture et les déséquilibres financiers dépassent la Banque centrale puisque cela touche les fondamentaux économiques du pays qui deviennent très vulnérables aujourd’hui, qu’est ce que vous en pensez ?

Très clairement, la Banque Centrale intervient sur un nombre limité de variables. Sa marge de manœuvre en est d’autant plus réduite. Les déséquilibres financiers actuels et la mauvaise situation économique trouvent leur origine dans une gestion chaotique et populiste des affaires publiques mais aussi dans le climat d’instabilité politique et sécuritaire que vit le pays depuis plus de trois ans. La Banque Centrale a sa part dans les réformes à mener, notamment au niveau du secteur bancaire, mais l’essentiel relève de la responsabilité du gouvernement. Il est urgent que nous ayons un gouvernement appuyé par des forces politiques responsables et qu’il s’engage à prendre à bras le corps les problèmes économiques et financiers sans ménagements. Rien ne pourra être fait sans le soutien de l’ensemble des forces vives de la Nation, mais cela suppose clairvoyance, responsabilité, engagement, équité et justice sociale. Cela suppose aussi de la vision et de l’action et je reste persuadé que la Tunisie a du ressort et une grande capacité de rebond. Soyons ambitieux pour notre pays.

Khadija Taboubi

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L’expert économique Radhi Meddeb ne fera pas partie du prochain gouvernement de Mehdi Jomaâ. Dans une déclaration à Africanmanager

L’expert économique Radhi Meddeb ne fera pas partie du prochain gouvernement de Mehdi Jomaâ. Dans une déclaration à Africanmanager, il a affirmé qu’il a décliné une offre de portefeuille qui lui a été faite pour plusieurs raisons dont principalement les incertitudes sur la prochaine période : «je doute que les circonstances de la prochaine période soient favorables pour que le prochain gouvernement puisse répondre aux besoins du peuple et des zones marginalisées ».

En revanche, il a exprimé sa détermination à soutenir le prochain gouvernement de Mehdi Jomaâ, affirmant qu’il sera toujours à la disposition de son pays où qu’il se trouve, à l’intérieur ou en dehors de la Tunisie.

Par ailleurs, dans un statut postulé sur sa page officielle Face book, Radhi Meddeb a écrit : « L’information est à demi vraie et à demi fausse dans la mesure où j’ai bien décliné un poste dans le futur gouvernement mais, je n’ai pas évoqué « d’engagements à l’étranger ». La Tunisie est et restera ma priorité absolue.

Il a en outre exprimé toute l’estime qu’il a pour la personne de Mehdi Jomaâ, tant sur le plan professionnel que sur le plan personnel ».

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L'économiste et président du conseil de l'Institut de Prospective Economique du Monde méditerranéen (l'IPEMED)

L’économiste et président du conseil de l’Institut de Prospective Economique du Monde méditerranéen (l’IPEMED), Radhi Meddeb a accordé à Africanmanager, une interview exclusive dans laquelle il a fait remarquer que la situation économique et financière de la Tunisie est très difficile. Il en a entre autres imputé la responsabilité à la décision de la Banque mondiale et de la Banque africaine de développement de réduire leurs prêts à la Tunisie, et surtout aux acteurs politiques et économiques et au retard du processus électoral.

Radhi Meddeb a constaté, en outre, qu’à ce jour, aucune demande exigée par la Révolution n’a été satisfaite. Pour ce qui est l’année 2014, il a exprimé son inquiétude, soulignant que cette année serait celle de tous les dangers.

La situation économique et financière est-elle vraiment catastrophique ?

Non, il ne faut pas trop abuser et exagérer. La situation économique et financière du pays est extrêmement difficile, mais pas catastrophique, et il est encore largement temps de redresser la situation économique. Cependant, redresser la situation économique, comme on n’arrêtera pas de le dire depuis des mois, passe par une plus grande qualité politique, la définition d’une feuille de route politique claire, des échéances précises parce que le redressement ne passera que par la restauration de la confiance et l’investissement qui sont un pari dans l’avenir. Or, personne ne parie sur un avenir incertain.

Les prévisions pour les années 2014 et 2015 ?

2014 va être l’année de tous les dangers puisqu’elle va être une année électorale et on risque de ne pas voir de grandes réformes engagées là-dedans. Ainsi, le schéma de confiance avec nos bailleurs de fonds internationaux risque de ne pas être retrouvé en 2014. L’année 2015, c’est encore loin, mais cela dépendra de la manière dont la Tunisie pourra retrouver sa stabilité politique, une direction des affaires publiques responsable et capable de discernement et d’engager toutes les réformes nécessaires.

Qu’est-ce que vous attendez du budget de l’Etat pour l’année 2014 ?

Le budget de l’Etat pour l’année 2014, on ne le connaît pas encore à la date d’aujourd’hui. Il n’a pas encore été divulgué. Il est encore en cours de préparation. Il est très en retard sur le planning légal de production du budget. La loi stipule que le budget doit être déposé sur le bureau de l’Assemblée nationale constituante pas plus tard que le 15 octobre. Aujourd’hui, nous sommes à 5 jours de retard par rapport à cette date. A ma connaissance, le budget n’est pas encore bouclé. Il sera donc difficile de respecter la loi en cette matière. On a dit beaucoup de choses sur le budget. On a dit qu’il serait un budget d’austérité. Les premières mesures divulguées concernant le budget ont fait polémique et n’ont pas une portée extraordinaire. Je crois que, dans la préparation du budget, la grande difficulté aujourd’hui est qu’il n’y a pas un chef de file au sein du gouvernement, un chef de file qui pilote l’économie et la finance. Donc, il n’y a pas de cohérence globale du budget et le budget ne traduit pas une vision et une volonté politique claires.

Quelles devraient être les priorités actuelles du gouvernement ?

Les priorités devraient être les réformes dont on a parlé, principalement la réforme du système bancaire, financier, la réforme de la caisse générale de compensation, des caisses de retraite. Toutes ces reformes sont obligatoires. Une grande priorité devrait être l’investissement dans les régions de l’intérieur pour répondre aux besoins et aux attentes de ces régions. N’oublions pas que nous avons une révolution et que, malheureusement, nous n’avons apporté aucune des réponses exigées par la Révolution.

Qu’est-ce que vous pensez concernant la décision de la Banque Mondiale de réduire de moitié son prêt pour la Tunisie et de la BAD d’annuler le sien ?

Nous en sommes les responsables. Nous n’avons pas avancé dans les réformes convenues avec les bailleurs de fonds. C’est à nous de balayer devant nos portes et d’engager les réformes avec lucidité et courage pour amener ces bailleurs de fonds à remettre la main à la poche et de manière encore plus conséquente ; et cela est possible.

Est-ce qu’on peut parler d’une reprise sans endettement ?

Oui, c’est possible, mais à condition que l’endettement ne serve pas uniquement à couvrir les dépenses de fonctionnement, mais plutôt les dépenses d’investissement qui améliorent la compétitivité du territoire intérieur et doter le pays d’une bonne infrastructure. C’est à ces conditions-là que l’économie nationale peut se redresser.

Khadija Taboubi

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