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Radio, Tunisie

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Il est d’usage

Il est d’usage, pour ceux qui s’intéressent à l’audimat, de ne s’intéresser qu’à celui des chaînes de télévision. Or, mis à part les chaînes d’information continue et qui n’existent pas encore en Tunisie, presque toutes les chaînes ne sont regardées qu’à partir de 18 heures, après que le Tunisien a rejoint son domicile. Pendant le reste de la journée, ce sont les radios qui font la pluie et le beau temps. On les écoute au bureau, en voiture, sur les lieux de travail et chez soi. Toute campagne de communication ou de sensibilisation ou toute politique de communication qu’elles soient institutionnelles ou de produit, ne sauraient être viables sans le recours aux ondes hertziennes et aux ondes FM des radios. On le comprend aisément lorsqu’on entend, presque tous les jours, des ministres et des responsables intervenir, presqu’à tout bout de champ et sur tous les sujets, notamment de politique politicienne, sur presque toutes les radios, exception faite dans la majorité des cas de la chaîne nationale. Une anecdote, mais réelle, pour le confirmer, celle d’une animatrice de cette chaîne qui fait des pieds et des mains pour avoir au bout du fil un responsable sécuritaire. Et lorsqu’en fin, elle lui parle, mais avant le direct, ce dernier lui pose cette question : «Qui êtes-vous, que représentez-vous par rapport au reste des radios. Une simple déclaration à votre journal radio suffit ».

De tout temps, la chaîne nationale de la radio a été la clef de voûte de la politique de communication de tous les gouvernements. Du temps de Bourguiba et de Ben Ali, la radio nationale était même le porte-voix de l’Etat. Depuis la révolution et à l’exception de sa première année où son classement dans l’audimat frisait la seconde place après Mosaïque FM, les choses ont changé. Les responsables et les ministres aussi. Tous s’informent désormais des résultats de l’audimat et choisissent, selon ses résultats, le média le plus porteur pour s’y exprimer, y expliquer les décisions gouvernementales et en fournir les détails. Depuis quelques mois, tous ou presque, fuient la radio nationale. Son ranking, dégradé depuis quelques mois, sinon plus, expliquent aisément cette attitude compréhensible. Une voix, c’est fait pour être entendue. Et lorsque le support est mal classé, il est naturellement jeté aux oubliettes. En mai dernier, la radio nationale en langue arabe, chaîne financée par l’argent public, était classée 5ème sur le Grand Tunis, avec le petit taux d’audience de 7 %, loin derrière même IFM, la chaîne radio qui monte. Dans le Centre-ouest, elle ne figure même pas dans le classement de Sigma Conseil. La chaîne qui grouille pourtant de compétences, dont grand nombre sont au frigo, sans que le gouvernement et la HAICA ne se décident à regarder le gâchis que cela représente en matière de budget, presque jeté par la fenêtre, pour une radio qui n’arrive même plus à jouer son rôle de service public. Presque personne ne l’écoute, ce qui oblige les responsables de l’Etat à aller voir ailleurs que là où l’Etat met l’argent du contribuable. Si cela n’est pas de la mauvaise gestion des deniers publics !

Ka Bou

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Il est d’usage

Il est d’usage, pour ceux qui s’intéressent à l’audimat, de ne s’intéresser qu’à celui des chaînes de télévision. Or, mis à part les chaînes d’information continue et qui n’existent pas encore en Tunisie, presque toutes les chaînes ne sont regardées qu’à partir de 18 heures, après que le Tunisien a rejoint son domicile. Pendant le reste de la journée, ce sont les radios qui font la pluie et le beau temps. On les écoute au bureau, en voiture, sur les lieux de travail et chez soi. Toute campagne de communication ou de sensibilisation ou toute politique de communication qu’elles soient institutionnelles ou de produit, ne sauraient être viables sans le recours aux ondes hertziennes et aux ondes FM des radios. On le comprend aisément lorsqu’on entend, presque tous les jours, des ministres et des responsables intervenir, presqu’à tout bout de champ et sur tous les sujets, notamment de politique politicienne, sur presque toutes les radios, exception faite dans la majorité des cas de la chaîne nationale. Une anecdote, mais réelle, pour le confirmer, celle d’une animatrice de cette chaîne qui fait des pieds et des mains pour avoir au bout du fil un responsable sécuritaire. Et lorsqu’en fin, elle lui parle, mais avant le direct, ce dernier lui pose cette question : «Qui êtes-vous, que représentez-vous par rapport au reste des radios. Une simple déclaration à votre journal radio suffit ».

De tout temps, la chaîne nationale de la radio a été la clef de voûte de la politique de communication de tous les gouvernements. Du temps de Bourguiba et de Ben Ali, la radio nationale était même le porte-voix de l’Etat. Depuis la révolution et à l’exception de sa première année où son classement dans l’audimat frisait la seconde place après Mosaïque FM, les choses ont changé. Les responsables et les ministres aussi. Tous s’informent désormais des résultats de l’audimat et choisissent, selon ses résultats, le média le plus porteur pour s’y exprimer, y expliquer les décisions gouvernementales et en fournir les détails. Depuis quelques mois, tous ou presque, fuient la radio nationale. Son ranking, dégradé depuis quelques mois, sinon plus, expliquent aisément cette attitude compréhensible. Une voix, c’est fait pour être entendue. Et lorsque le support est mal classé, il est naturellement jeté aux oubliettes. En mai dernier, la radio nationale en langue arabe, chaîne financée par l’argent public, était classée 5ème sur le Grand Tunis, avec le petit taux d’audience de 7 %, loin derrière même IFM, la chaîne radio qui monte. Dans le Centre-ouest, elle ne figure même pas dans le classement de Sigma Conseil. La chaîne qui grouille pourtant de compétences, dont grand nombre sont au frigo, sans que le gouvernement et la HAICA ne se décident à regarder le gâchis que cela représente en matière de budget, presque jeté par la fenêtre, pour une radio qui n’arrive même plus à jouer son rôle de service public. Presque personne ne l’écoute, ce qui oblige les responsables de l’Etat à aller voir ailleurs que là où l’Etat met l’argent du contribuable. Si cela n’est pas de la mauvaise gestion des deniers publics !

Ka Bou

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