Tags Posts tagged with "rapport annuel"

rapport annuel

par -

Le rapport annuel sur la supervision bancaire 2015, élaboré par la Banque centrale de Tunisie (BCT), donne la mesure de la participation de l’Etat dans le capital des banques locales (23 au total). D’après le document, le capital global des banques résidentes s’établit à 3,117 milliards de dinars à fin 2015 ; les actionnaires privés tunisiens en détiennent 28,7%, les actionnaires étrangers 32,4% et l’Etat tunisien 38,9%.

En comparaison avec 2014, les deniers injectés par l’Etat dans les banques ont augmenté sensiblement, de 14,5 points de pourcentage, notamment du fait de la recapitalisation de la STB, un des principaux axes du plan de restructuration.

La répartition des actionnaires du secteur bancaire tunisien est la suivante :

– l’Etat tunisien a des parts dans 7 banques

– Des établissements bancaires sont présents dans 10 banques

– Des groupes d’affaires industriels et commerciaux dans 2 banques

– L’actionnariat de référence de 3 autres banques est scindé entre l’Etat tunisien et certains pays arabes.

Par ailleurs pour ce qui est des banques non résidentes (7 au total), elles affichent un capital de 314 millions de dinars à fin 2015. A noter que la structure de l’actionnariat des banques non résidentes n’a pas connu de changement. Comme on pouvait s’y attendre, ce les actionnaires étrangers qui se taillent la part du lion, avec 80,7% du capital de ces banques ; l’Etat tunisien n’est pas complètement absent, puisqu’il a des actions dans une de ces banques.

par -

De la bonne santé du secteur des technologies de l’information et de la communication (TIC) en Tunisie on sait surtout que les autorités font en sorte que toutes les localités du pays accèdent au très haut débit à court terme pour que la fracture numérique soit résorbée, que chaque écolier dispose d’une tablette dans les plus brefs délais, que le paiement électronique ne soit plus marginale, etc. On sait aussi que pour prendre le pouls du secteur, il suffit de voir l’activisme et le volontarisme de son ministre, Noomane Fehri. A part ces éléments, on ne sait pas grand chose sur les progrès réels d’un secteur sur lequel le gouvernement mise pour créer des dizaines de milliers d’emplois dans quelques années. Le rapport annuel 2016 du forum économique mondial sur les TIC, qui vient de sortir, éclaire nos lanternes sur l’état du secteur en Tunisie, et surtout son classement dans le monde, histoire de mesurer le chemin parcouru ces dernières années.

Le document, intitulé « L’innovation dans l’économie digitale », passe à la loupe 139 nations. Patatras, la Tunisie n’a pas bougé d’un iota, elle figure à la 81ème position mondiale, exactement la même que l’année dernière. Lot de consolation : Elle est deuxième en Afrique du Nord, derrière le Maroc et 7ème dans le monde arabe.
La Tunisie affiche un score de 3,9, sur une échelle allant de 1 à 7. Pas besoin de s’attarder sur le fait qu’il y a encore du boulot, beaucoup de boulot, pour monter de quelques crans.

Des tarifs mobiles et Internet parmi les moins élevés du monde

Les rédacteurs du rapport s’appuient sur 10 indicateurs ou piliers pour confectionner l’indice global. Il apparait au niveau des indicateurs auxiliaires que la Tunisie accuse un retard en matière d’affaires et d’innovation (Business & innovation environment) mais également au niveau de l’environnement politique et réglementaire et de l’utilisation des TIC dans les affaires.

Par ce qui est de l’accessibilité, la Tunisie est placée au 24ème rang mondial. D’après le rapport, la Tunisie affiche des tarifs cellulaires mobiles et Internet parmi les moins élevés de la planète (8ème mondial). Mais le pays n’en profite pas pour faire prospérer cette niche et booster toute l’économie numérique du fait de la faible concurrence dans le secteur de la téléphonie mobile et de l’Internet, dit le document.

Les trains qui n’arrivent pas à l’heure

Le rapport pointe du doigt d’autres failles dont un usage jugé faible d’Internet pour les transactions business-to–consumer. En d’autres termes les opérations via Internet ou encore le e-commerce ont une très grosse marge de progression.

Par ailleurs il est dit dans l’étude que l’effet de l’usage des TIC sur l’économie reste mineur. Ce qui explique que la Tunisie occupe la 113ème position mondiale en matière d’impact des TIC sur les nouveaux modèles d’organisation et la 91ème en matière d’impact des TIC sur les nouveaux services et produits.

Cela donne une idée du chemin à accomplir pour faire de la Tunisie un ténor régional dans le domaine du digital. Toutefois le travail dans ce sens a déjà commencé, avec la mise à niveau de l’infrastructure des télécommunications. L’an dernier, le gouvernement a entamé l’opération de découpage de la boucle locale de l’opérateur historique Tunisie Telecom, ce qui a permis à des concurrents de s’installer dans le créneau du réseau téléphonique local. Le but est de créer une émulation chez les opérateurs pour faire grossir le marché de la téléphonie fixe, d’étoffer la palette les services et de hausser leur qualité.

A signaler que la Tunisie a activé un réseau de diffusion numérique terrestre proposant un bouquet de 10 chaînes publiques et privées.

1000 jeunes formés et 17 projets financés

Un programme de formation dans la programmation (des téléphonies mobiles) dédié à 1000 jeunes Tunisiens est sur les rails depuis 2015 ; il concerne tous les gouvernorats du pays.

Pour impulser l’innovation, 17 projets ont été subventionnés par le fonds de développement des technologies de la communication à hauteur de 9 millions de dinars. Un accord de partenariat a été conclu avec la société Sofrecom, on en attend 340 postes d’emplois sur 3 ans.

Tour de vis au niveau de la réglementation

Le décret loi sur la mise en place du Conseil stratégique de l’économie numérique et la préparation du nouveau Code numérique sont assurément des avancées notables dans le domaine de la réglementation du secteur.

La loi sur la lutte contre les cybercrimes est également sur le feu, sa promulgation ne devrait pas tarder.

Le chantier de 2016 est colossal !

Le démarrage du projet « Tunisie Digitale 2018 » est le clou de l’année 2016. Ses initiateurs ne manquent pas d’ambition : Ils veulent « faire de la Tunisie une référence numérique Internationale et faire des TIC un levier essentiel du développement socio-économique ». Cette stratégie est un des pans du plan quinquennal (2016-2020).

« Tunisie Digitale 2018 » a essentiellement pour objectifs l’inclusion sociale et la réduction de la fracture numérique, le basculement vers la culture du numérique, faire du e-administration une norme, l’amélioration de la compétitivité des entreprises et leur positionnement sur le numérique, la création d’emplois, faire émerger des champions nationaux et faire du tout numérique une réalité en Tunisie.

Les promoteurs de ce programme évoquent le chiffre de 11 milliards dinars de valeur ajoutée par an pour le secteur, à partir de la cinquième année, contre 4,5 milliards de dinars présentement. Rendez-vous en 2020 pour savoir si les objectifs ont été atteints.

Les autres objectifs méritent également un coup de projecteur : 6 milliards de dinars de recette à l’export à la fin du plan quinquennal 2016-2020, contre 950 millions de dinars actuellement, 100.000 nouveaux emplois en cinq ans, trois familles sur 5 connectées et le très haut débit sur tout le territoire tunisien.

Les autorités ont fait leurs comptes : Il faudra 5,5 milliards de dinars (1/3 investissements public et 2/3 investissements privés) pour financer ce projet.

Quant au programme national stratégique, il comporte trois volets : La vulgarisation du numérique (grand public, administration, entreprises) pour réduire les disparités régionales, le développement de l’innovation à travers l’offshoring et le développement de l’infrastructure.
Les autorités misent beaucoup sur la 4G pour inciter les petites entreprises à utiliser davantage Internet, idem pour toutes les franges de la société et les zones défavorisées.
Cette année, le ministère des Technologies de la Communication et de l’Économie numérique ambitionne d’étendre le taux de couverture pour le porter à 25% au niveau national et 20% au niveau régional.

Il est également question de tout faire pour que plus de 60% des institutions publiques rejoignent le réseau administratif intégré (360 institutions à part le ministère de l’intérieur).

Le e-goverment est aussi dans les petits papiers du gouvernement, lequel projette de développer le système Aman 2 et créer 10 lignes groupées à la disposition des citoyens.

En matière d’innovation technologique, une étude a été lancée dans l’optique de l’attribution d’un Label innovation pour les projets ayant souscrit au plan stratégique.

A signaler qu’un atelier de formation sur « l’Internet des objets », autour du « e-farming » et « smart meter », sera proposé. Le ministère des TIC et de l’Économie numérique planche également sur le rayonnement du pôle El Ghazela et des partenariats avec des organismes du même type dans le monde.

Voilà, comme vous le voyez, ce ne sont pas les idées qui manquent ! Pas de doute, le basculement numérique de la Tunisie est bien vendu par les autorités, notamment le sémillant ministre des TIC, Noomane Fehri. Reste à savoir si le gouvernement aura assez de souffle et de détermination pour aller au bout de cette affaire, et surtout si les énormes moyens mis en exergue seront effectivement mobilisés. Un dossier à suivre de très près…

par -
L’Union Bancaire pour le Commerce et l’Industrie (UBCI) a décidé de porter son capital social de 80 493 965 Dinars à 100 007 645 Dinars

L’UBCI BNP Paribas a tenu du vendredi 3 juin 2016, son  Assemblée générale pour présenter son rapport annuel provisoire de 2015. Il en ressort que  la banque a poursuivi son développement en 2015 en dépit d’une croissance économique en très fort retrait.

Les concours à l’économie ont augmenté de 3,83% illustrant une volonté d’accompagner les projets des clients, particuliers, professionnels, PME et grandes entreprises.

La part de marché de l’UBCI en matière de crédits à long terme reste sensiblement supérieure à celle du part du marché globale, illustrant l’engagement durable et la confiance de la banque dans les perspectives de reprise de l’économie nationale.

Cette croissance qu’a connue la banque durant cette période a pu préserver la qualité du portefeuille avec un taux de créances non performantes limité à 6,56% et un taux de couverture confortable de 80,05% des performances qui placent L’UBCI parmi les meilleures banques de la place.

Les ressources collectées auprès de la clientèle ont, quant à elles, légèrement régressé avec néanmoins une évolution positive des dépôts à vue et des dépôts d’épargne au détriment des dépôts à terme et ce hors surenchère tarifaire.

La maîtrise du coût moyen des ressources, conjuguée de la banque à une préservation des marges sur remploi, ont permis en renforçant la marge d’intermédiation et des commissions de générer un Produit Net Bancaire de 160,393 millions de dinars en croissance de 5,46%. Le résultat net après impôt était de 31,963 millions de dinars en hausse de 9,34% étant en légère avance par rapport au plan stratégique 2014/ 2016.

Au niveau de l’activité retail, l’arrivée à maturité du Multicanal à également permis de multiplier les opportunités de contacts et d’augmenter sensiblement le nombre d’entrées en relation tout en renforçant le niveau d’équipement de la clientèle existante.

Au niveau de l’activité Corporate, il est à souligner le renforcement de la démarche One Bank for Corportes avec l’appui de BNP Paribas permettant d’être un interlocuteur privilégié des entreprises locales souhaitant se développer à l’international et des entreprises étrangères intéressées par le marché tunisien.

Face notamment à des exigences réglementaires plus contraignantes aux plans national et international, une priorité a par ailleurs été donnée en 2015 au sujet de la conformité  en étroite collaboration avec BNP Paribas.

L’UBCI a par ailleurs confirmé cette année sa vocation de banque citoyenne et responsable liée à sa politique en matière de responsabilité sociale et environnementale (RSE) avec la poursuite en 2015 d’actions.

Au final, l’UBCI se déclare aujourd’hui dans une position particulièrement favorable pour tirer le meilleur parti des opportunités inhérentes au rebondissement attendu de la croissance économique du pays, compte tenu, explique-t-elle, de « son réel potentiel commercial, de la qualité reconnue de son capital humain et de l’apport multidimensionnel du groupe BNP Paribas ».

Reseaux Sociaux

INTERVIEW

Les craintes n’ont pas lieu d’être et l’Etat n’est pas au bord de la faillite, a assuré le ministre conseiller auprès du chef du...

AFRIQUE

AFC s'apprête à investir 30 millions d'EUR dans des améliorations essentielles apportées à l'infrastructure de transport de la Guinée

Africa Finance Corporation (AFC), une grande institution multilatérale panafricaine de financement et de développement de projets, annonce aujourd'hui ses résultats pour l'exercice financier 2016.Une...

SPORT