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Le Rapport sur la supervision bancaire 2015, élaboré par la Banque centrale de Tunisie (BCT), nous apprend que le volume global des provisions des banques résidentes a chuté de 42 MD en comparaison avec 2014 pour se situer à 595 MD, soit 19,1% du PNB (produit net bancaire), en repli de 3 points de pourcentage par rapport à 2014. Ce mouvement s’explique, d’après le document de la BCT, par les décisions prises en direction du secteur touristique et formalisées par la circulaire 2015-12 du 22 juillet 2015 relative aux mesures exceptionnelles pour l’appui des entreprises s’activant dans le secteur touristique.

L’exercice 2015, du fait de ce contexte, a été bouclé avec un résultat net de 698 MD, en hausse de 132 millions de dinars (MD) ou 23,3% en comparaison avec 2014.

Au niveau de la rentabilité des fonds propres, elle affiche un recul de 0,5 point de pourcentage pour s’établir à 10,7% à fin 2015. L’explication ? Les fonds propres ont enregistré une évolution plus fulgurante que celle du résultat net. Par contre la rentabilité des actifs est restée au même niveau, 0.9%.

Autre enseignement intéressant : Le nombre de banques qui ont fait des profits au titre de l’exercice 2015 est monté jusqu’à 19, pour un bénéfice cumulé de 726 MD. En 2014, elles étaient 17, avec un bénéfice total de 662 MD. Pour 2015, 3 banques seulement ont eu un résultat déficitaire, à peine 31 MD de perte globalement, contre 5 banques et une perte totale de 97 MD en 2014.
Enfin sachez que 298 MD ont été prélevés dans ce bénéfice cumulé pour garnir les réserves (soit 53,6%). Le reste, 258 MD, a été ventilé entre les actionnaires au titre de dividendes (soit 46,4% du total contre 36,9% en 2014).

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Un récent rapport élaboré par l’Institut Arabe des Chefs d’Entreprises (IACE), dans le cadre du Projet d’étude sur la gouvernance publique et la performance des entreprises pétrolières et minières publiques, fait ressortir plusieurs insuffisances non négligeables au sein de l’ETAP.

Le présent rapport consiste à analyser le système de gouvernance et de performance de l’ETAP en se basant sur les définitions des bonnes pratiques de gouvernance des entreprises publiques pétrolières telles que retenues par le NRGI (Natural Resource Governance Institute), dans le cadre de son document global élaboré sur l’étude de cas de 12 entreprises publiques pétrolières ainsi que sur le Guide de Gouvernance et d’Intégrité pour les Entreprises  Publiques Tunisiennes, concocté par l’IACE. Les  informations ont été recueillies grâce à un questionnaire auprès des responsables de l’ETAP et une analyse documentaire basée sur un ensemble de travaux et écrits disponibles. L’évaluation du système de gouvernance de l’ETAP a permis de dégager plusieurs insuffisances non négligeables. Placée sous la tutelle de l’autorité exécutive, l’ETAP exerce dans un cadre juridique et institutionnel rigide devenu inadapté au contexte actuel de l’investissement. De plus, l’Entreprise Nationale évolue dans un milieu informationnel peu transparent et ce, notamment en ce qui concerne les contrats conclus avec les compagnies pétrolières privées, les informations financières et budgétaires, les transferts avec l’État ainsi que le rôle et responsabilités des mécanismes internes de gouvernance (conseil d’administration, comités d’audit, etc.).

Au niveau  des  ressources humaines, l’ETAP souffre également de départs massifs de ses compétences et de l’absence d’une véritable stratégie de recrutement, de formation et de motivation de son personnel. De plus, il n’existe pas de dispositifs de responsabilisation des dirigeants et d’évaluation de leurs performances sur la base d’objectifs prédéfinis. L’ensemble de ces facteurs rend difficile une évaluation appropriée de l’efficacité de la démarche de développement durable menée par l’Entreprise Nationale.

Sur la base de ce diagnostic, un certain nombre de recommandations visant l’amélioration du système de  gouvernance de  l’ETAP peuvent être avancées. Il est, notamment, recommandé de reconsidérer le statut et le rôle de l’ETAP en définissant clairement les missions qui lui sont assignées dans le cadre de contrats-programmes afin d’atteindre des objectifs plus  ambitieux de rentabilité, de compétitivité et de responsabilité sociale qui profiteraient in fine à la population toute entière. La Tunisie étant un petit producteur de pétrole, il s’agira pour l’ETAP de trouver l’équilibre entre sa stratégie commerciale et sa stratégie de spécialisation et de développement des compétences.

Cette réforme devrait s’inscrire, selon le rapport, dans le cadre d’une stratégie à long terme élaborée par des groupes de réflexion et de travail composés de cadres hautement qualifiés ayant une expertise dans le secteur pétrolier tant public que privé et appuyée par des réformes législatives profondes portant sur le Code des Hydrocarbures, le Code des Investissements, la réglementation de change et de commerce extérieur. Une partie de cette stratégie nationale devrait être dédiée à l’ETAP afin de s’assurer que l’État prenne en compte les objectifs et intérêts de l’Entreprise Nationale dans l’élaboration de la stratégie globale d’investissement dans le secteur pétrolier.  En effet, l’Etat et à travers lui l’ETAP, ne peut assurer à lui seul le coût du financement des investissements.

De plus, l’ETAP est appelée à adopter une stratégie de communication cohérente et globale et d’augmenter sa transparence de manière à pouvoir rendre compte au public de l’efficacité avec laquelle les ressources pétrolières sont gérées. Il s’agit de renforcer la divulgation d’informations financières et budgétaires, essentiellement celles portant sur les  recettes, fiscales et non fiscales, les activités quasi-budgétaires et les transferts
avec l’État. Il s’agit également de mieux informer le public sur les caractéristiques et l’efficacité des mécanismes internes de gouvernance de l’entreprise. La Tunisie est invitée, dans cette perspective, à adhérer à l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE).
Il est également recommandé à l’ETAP de renforcer le rôle du Conseil d’administration en procédant à la nomination de représentants de la société civile et d’experts relevant du secteur privé. Il est également impératif de mettre en place une politique de gestion de risques à travers la création de comités spécialisés assurant le suivi et la maîtrise des différents risques encourus par l’entreprise.
L’ETAP est aussi appelée à élaborer son propre code d’éthique et de conduite professionnelle définissant les valeurs à développer et prévoyant les règles de conduite à adopter par l’ensemble des employés.

Sur le plan social, l’ETAP devrait mettre en place une stratégie appropriée de recrutement et de formation de cadres, en particulier dans le domaine technique afin de remédier en partie aux nombreux départs de cadres compétents. Enfin, il est souhaitable de procéder à l’évaluation des résultats de la stratégie du développement durable mise en œuvre par l’ETAP.

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En dépit de ce qu’on entend, depuis la Révolution, sur la montée de la criminalité, la Tunisie reste un pays sûr qui a réussi à devancer ses voisins en la matière, même dans ses moments de crise et de conflit. Plusieurs rapports le confirment déjà ; le plus récent est le «Global Terrorism Index 2016», un rapport annuel élaboré par «Institute for Economics & Peace (IEP)» et qui classe la Tunisie à la 35ème place. Bien qu’il constate une perte de 12 places par rapport à 2015, le rapport note que la Tunisie est mieux loti que la France, à la 36ème position, avant les USA et qu’elle est bien mieux notée que l’Angleterre, qui était 28ème et la Turquie 27ème. Un autre rapport vient, encore une fois, confirmer que la Tunisie reste toujours un bon élève en Afrique qui continue de gagner des places à l’échelle mondiale, même en termes de sécurité. Cette fois-ci l’enjeu porte sur le niveau de criminalité dans le monde. Un bon classement de plus pour la Tunisie.

Le niveau de criminalité en Tunisie est bas. C’est ce qui ressort de la base de données participatives Numbeo dans l’édition 2016 de son rapport « Crime index for country 2016 »,qui classe 117 pays analysés dans le monde entier, du moins sûr au plus sûr. Classée 73ème au monde avec un indice de criminalité de 38,90 et un indice de sécurité de 61,10, la Tunisie se positionne comme le pays le plus sûr en Afrique du Nord, suivie du Maroc, qui se trouve à la 40e position avec un indice de criminalité (IC) de l’ordre de 50,56 et un indice de sécurité de 49,72.

Viennent ensuite le LIban ( 39ème), l’Iraq (37ème), la Syrie (31ème), l’Égypte (28ème au monde et 10ème en Afrique), le Pakistan (26ème) l’Algérie (24ème au monde et 9ème en Afrique), et la Libye (22ème  au monde et 8ème en Afrique). Le Venezuela est à la tête de ce classement, avec un IC de 84,44. C’est donc le pays le moins sûr parmi les 117 étudiés. Il est suivi du Soudan du Sud (81,32), et de l’Afrique du Sud (78,43).

La France est pour sa part classée à la 59e position (44,06). Elle est « plus sûre » que les Etats-Unis, qui occupent la 42e position (48,87).
La Corée du Sud ferme le classement. C’est le pays le plus sûr au monde, avec un IC de 14,31 et un indice de sécurité de 85,69.

« Crime index » est une estimation du niveau global de la criminalité, qui se base sur des sondages réalisés auprès des visiteurs du site Numbeo. Les résultats sont présentés sous forme d’une échelle allant de 0 à 100, et le classement va des pays les moins sûrs aux plus sécurisés.

Les niveaux de criminalité inférieurs à 20 sont considérés comme très bas. Ceux qui se trouvent entre 20 et 40 sont bas, ceux entre 40 et 60 sont modérés, ceux entre 60 et 80 sont élevés ; et enfin, les indices de criminalité qui dépassent 80 sont considérés comme très élevés. L’indice de la sécurité est tout à fait l’opposé de celui de la criminalité. S’il est élevé, le pays en question est donc très sûr.

Il est à rappeler à ce propos que d’après les statistiques du ministère de l’Intérieur, le nombre de crimes commis, durant les 4 premiers mois de 2016, a atteint 59 mille 538 , répartis sur dix catégories. Ces crimes ont surtout concerné non seulement l’atteinte au corps humain, à l’enfance et à la famille, les drogues, la sécurité publique, mais aussi les vols et les atteintes aux propriétés.
Pour ce qui est de l’atteinte au corps humain, considéré comme le crime le plus grave, 941 affaires dont 92 meurtres ont été enregistrées, ce qui témoigne du taux élevé de la violence dans la société, ces dernières années.

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Le dernier rapport annuel du Haut Comité du Contrôle Administratif et Financier (HCCAF) a recensé 3241 observations portant sur des insuffisances, irrégularités et fautes de gestion.

Présenté lors d’un point de presse qui se tient actuellement à Tunis, ce document a compilé 77 rapports dont 10 rapports sont traités pour la première fois et 67 rapports dans le cadre du suivi de la mise en œuvre des recommandations antérieures.

Toujours selon la même source, les opérations de suivi ont démontré que 75% des irrégularités ont été corrigées, ce qui traduit la contribution de cette instance en matière d’amélioration de la gestion publique.

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Selon le rapport de l’Institut canadien «Fraser» sur le classement des pays arabes en matière de liberté économique, la Tunisie est classée à la 11ème place, suivie par le Maroc et l’Egypte (12ème palace ex æquo) mais elle est devancée par l’Arabie saoudite (11ème position).

A noter que la Tunisie a gagné une place par rapport à l’étude de 2015, où elle était au 12ème rang…

Ce rapport a été dévoilé lors de la 11e conférence annuelle sur la liberté économique dans le monde arabe organisée dimanche 4 décembre 2016 au Maroc.

A noter que ce classement a concerné 21 pays arabes, en se basant sur cinq critères permettant ou non aux opérateurs économiques d’évoluer sur les marchés nationaux ou internationaux.

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Un rapport portant sur la situation des entreprises publiques sera prochainement publié, a annoncé ce mercredi 16 novembre 2016 le ministre de la Fonction publique et de la Gouvernance, Abid Briki.

Rencontré lors de son audition par la commission de l’organisation de l’administration au sein de l’ARP, le ministre a précisé à Africanmanager que ce rapport fera le point sur la situation financière, le déficit et les problèmes rencontrés par les entreprises publiques.
Dans ce cadre, il a indiqué qu’une rencontre de deux jours sera organisée au début de la semaine prochaine pour se pencher sur cette question importante ; les premiers responsables de ces institutions seront présents. « Cet évènement incontournable qui accueillera plus de 400 personnes se focalisera sur la présentation des dépenses et la situation financières de ces entreprises et les solutions de restructuration ».

A propos de la privatisation des entreprises en difficulté, Briki a déclaré que le gouvernement s’attèle toujours au sauvetage de ces sociétés…

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Selon un rapport publié, ce mardi 15 novembre 2016, par l’institut Control Risks, un cabinet spécialisé dans le conseil sur la sécurité dans le monde, la Tunisie a été classée pays à « risque moyen », à l’exception de la région au niveau de la frontière libyenne et une partie de la frontière avec l’Algérie (le mont de Chaâmbi).

L’Algérie a été classée parmi les pays à haut risque et le Maroc à risque « faible », au même titre que la plupart des pays de l’Union européenne ou les Etats-Unis et le Canada, nous apprend la même source

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L’IACE organise le samedi 12 novembre 2016 de 10h à 11h, à La Maison de l’Entreprise, une Conférence de Presse à l’occasion de la publication de la 2ème édition du Rapport Annuel sur l’Attractivité Régionale. Cette nouvelle édition a pour objectifs de dégager des « indices d’attractivité locale » pour chaque gouvernorat et d’évaluer, à travers les réglementations en vigueur, l’environnement d’affaire qui encadre les entreprises locales et d’identifier les gouvernorats les plus compétitifs.

L’« indice d’attractivité régionale » s’est référé à la structure utilisée par la Banque Mondiale dans ses rapports sur le climat des affaires ou par le Forum de DAVOS lors de l’élaboration de son rapport sur la compétitivité des économies. Il a été donc conçu sur la base des données qualitatives recueillies à travers une enquête lancée auprès de plus de 500 entreprises privées situées dans les différentes délégations des 24 gouvernorats et des variables quantitatives basées sur des informations fournies par les pouvoirs publics, les universités,  la société civile…

Ces données combinées mettant en évidence les principales entraves à l’activité économique, ont évalué la réglementation des affaires locales, dans tous les gouvernorats du territoire Tunisien, via six domaines : les services municipaux, l’approche participative, la transparence et l’accès à l’information, les services non-municipaux, le cadre de vie et la disponibilité de la main d’œuvre.

Ces derniers ont donné une appréciation précise de l’environnement des affaires locales dans tous les gouvernorats du territoire tunisien et ont permis de suivre l’évolution de l’environnement des affaires et le cadre de vie dans chaque gouvernorat par rapport au classement de l’année dernière.

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Le secteur des industries du Textile et de l’Habillement est unanimement considéré comme stratégique pour l’économie nationale. Il est le principal secteur de l’industrie manufacturière en termes d’exportation, d’emploi et de valeur ajoutée.

Malgré la conjoncture économique et la fermeture de plusieurs usines de textile, le secteur résiste et dispose encore de tous les atouts pour bien se positionner à l’échelle nationale mais aussi internationale.

Selon les statistiques dévoilées, ce mardi 8 novembre 2016, par le Centre technique du textile (Cettex), les exportations de la filière textile et habillement ont augmenté de plus de 23% en valeur et de plus de 5% en volume, et ce durant le mois de septembre 2016.

Les ventes du textile ont également affiché une croissance de plus de 6% en valeur et de plus de 3% en volume.

Les ventes en habillement ont aussi marqué une hausse de plus de 9% en volume et ce, comparativement au mois de septembre 2015.

S’agissant des importations, elles ont affiché une augmentation de plus de 16%. L’évaluation en valeur est positive pour les intrants en textile.

En termes de quantité, les importations ont augmenté globalement de plus de 7% en poids avec 28 972 tonnes. L’évolution est en augmentation pour le textile (+7%) mais en baisse pour les vêtements (6%).

La balance commerciale a enregistré une hausse de plus de 8% au mois de septembre 2016 comparativement à septembre 2015 (127.7% en 2016 contre 130.5% en 2016).

L’industrie du textile-habillement tunisien et ses partenaires européens doivent jouer la carte du circuit court, de la réactivité et de la ponctualité, pour répondre avec succès aux défis de la mondialisation et de la compétition asiatique.

Il s’agit aussi d’atteindre un niveau d’excellence en termes de logistique, tant pour les approvisionnements que pour la production et les exportations, un impératif absolu pour la compétitivité globale prix/services de ce secteur clé pour l’équilibre socioéconomique de la Tunisie.

On rappelle que depuis six ans, 400 entreprises tunisiennes du textile ont fermé leurs portes           et une dizaine d’entreprises implantées dans les régions intérieures du pays souffrent toujours de divers problèmes.

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Deux conventions

” La mauvaise performance du secteur financier tunisien, qui demeure fragmenté et dominé par l’Etat, constitue une entrave majeure à l’essor de l’économie du pays “, selon le rapport que vient de publier la Banque africaine de développement (BAD) sur le thème ” Répondre ensemble aux priorités de la Banque pour transformer l’Afrique du Nord “.

Ainsi, ” au mois de mars 2015, le ratio de fonds propres du système bancaire tunisien s’établissait à 9,5 %, en deçà de la norme statutaire de 10 %, à cause du ratio de 3,5 % s’appliquant aux banques à capitaux publics ” lit-on dans ce rapport.

Le document précise que ” la mauvaise gouvernance dans le secteur bancaire tunisien s’est traduite par une surveillance inappropriée des risques, une mauvaise diversification des portefeuilles de crédit et un taux anormalement élevé de créances douteuses (16 % des prêts en 2015, certes en baisse par rapport au ratio de 24,2 % en 2011, mais toujours élevé) comparativement aux ratios enregistrés dans d’autres pays de la région.

Il rappelle le classement du pays par le Think tank américain ” Heritage Foundation ” à la 131ème position sur les 188 pays étudiés outre la relégation du secteur bancaire tunisien au groupe ” 9 ” sur une échelle de risque croissante de 1 à 10 par l’agence de notation Standard & Poor’s .

En Tunisie, le secteur non bancaire reste sous-développé. Les marchés des valeurs mobilières pour les capitaux et les revenus fixes sont toujours relativement modestes, et la capitalisation boursière tourne autour de 24 % du PIB, contre 76 % au Maroc, indique le rapport.

Le rapport ” Répondre ensemble aux priorités de la Banque pour transformer l’Afrique du Nord ” dresse un tableau de la situation économique dans la région par rapport aux 5 priorités fixées par l’institution financière internationale, lesquelles portent sur l’industrialisation, l’énergie, l’intégration régionale en matière d’infrastructure, l’agriculture et l’amélioration des conditions de vie En Algérie, Egypte, Libye, Maroc, Mauritanie et Tunisie.

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Le Fonds monétaire internationale a confirmé la détermination du FMI pour aider la Tunisie pendant cette transition historique et l'importance

Selon le rapport Perspectives de l’Économie Mondiale présenté, hier mardi 4 octobre, par le Fonds monétaire international (FMI), la croissance du PIB algérien devrait passer de +3,6 en 2016 à +2,9 en 2017, rapporte ce mercredi l’agence TSA.

La récente remontée des cours du pétrole « devrait avoir peu d’effet sur la croissance économique des pays exportateurs de pétrole » au Moyen-Orient, avertit le FMI. Compte tenu de la baisse des recettes occasionnée par la chute des prix au cours des deux dernières années, les pays de la région ont continué de durcir leur politique budgétaire.

Selon le FMI, c’est « sous l’effet d’interruptions involontaires de l’offre », liées notamment à des facteurs géopolitiques, que les cours du pétrole sont remontés. Après avoir atteint leur point le plus bas depuis 10 ans en janvier 2016, les cours sont remontés de 50% pour atteindre 45 dollars en août. Le rapport affirme par ailleurs que le rebond des cours « aide » les producteurs de pétrole de schiste américains et leur permet d’achever les puits déjà forés, ce qui devrait accroître leur production, a expliqué la même source.

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La fondation Mo Ibrahim, du nom du milliardaire anglo-soudanais et ancien magnat des télécoms qui a mis sa fortune au service de la gouvernance du continent, a publié, lundi 3 octobre 2016, à la fois les indicateurs 2015, mais aussi la rétrospective complète depuis le premier exercice du genre, en 2006, rapporte le journal Le Monde ce mercredi 05 octobre.

Certains pays africains connaissent des remontées spectaculaires, et d’autres des chutes abyssales, à l’instar de la Libye. Le pays est d’ailleurs emblématique d’une détérioration générale de la sécurité et de l’Etat de droit qui sont « le plus grand défi auquel le continent est aujourd’hui confronté, a déclaré Mo Ibrahim en commentant les résultats de son indice. Une gouvernance solide et un leadership avisé sont essentiels pour pouvoir relever ce défi, maintenir les progrès récemment accomplis et confirmer le potentiel considérable du continent ».

Alors, comment va l’Afrique, dans cette mer de chiffres et cette nuée de courbes ? En trois mots : un peu mieux. En dix ans, le score moyen du continent en matière de gouvernance globale a progressé d’un point (sur 100) : 37 pays, dans lesquels habitent 70 % des Africains, ont amélioré leur note générale, laquelle est l’addition des indices de quatre domaines : la sécurité et l’Etat de droit ; la participation citoyenne et les droits humains ; les opportunités d’une économie durable ; et, enfin, le développement humain. Parmi les champions des Indices Ibrahim de la gouvernance en Afrique, il y a avant tout la Côte d’Ivoire (+13,1 points), suivie du Togo (+9,7), le Zimbabwe (+9,7), le Liberia (8,7) et le Rwanda (8,4). Le seul fait de voir Abidjan et Harare se côtoyer en tête d’un classement montre qu’il faut se plonger dans les détails des indicateurs. Voici sept éléments à retenir de cette incontournable base de données.

1. Les progrès de la Côte d’Ivoire

Arrivant en 21e position au classement général, la Côte d’Ivoire reste loin derrière les champions que sont Maurice, le Botswana ou le Cap-Vert. Mais elle affiche la plus forte amélioration, et cela dans plusieurs catégories, dont celle de la sécurité et de l’Etat de droit (+17,3 points), qui est l’un des points noirs du continent.

Ces améliorations ne sont pas en soi une surprise pour un pays qui revient de loin après une décennie de crise. Mais la Côte d’Ivoire affiche aussi de belles performances dans des domaines moins attendus, comme une élévation de 25 points de la transparence publique alors que la tendance du continent en la matière est à la baisse. Elle améliore sa note en droits humains (+18,6 points), dépassée seulement par la Tunisie (+22,4), et en participation citoyenne (+ 36,5), un indice qui mesure la liberté d’action des ONG ou l’implication de la société civile dans les processus politiques. On voit progresser ses infrastructures (+10) ou l’environnement d’affaires pour les entreprises (+13,3). Elle fait moins bien en développement rural (+3,6) ou en développement humain (+7,8), dont le secteur de la santé (seulement +0,5) est un angle mort.

De fait, la Côte d’Ivoire partage sa note globale de 52,3 sur 100 avec le Mozambique, mais elle est presque partout à la hausse alors que le Mozambique, lui, après avoir été « l’enfant chéri des investisseurs », selon une des collaboratrices de Mo Ibrahim, régresse de façon inquiétante, en particulier dans le domaine de la sécurité et de l’Etat de droit.

2. Des divergences de plus en plus fortes

« L’Afrique est un seul pays », proclame un site web pour se moquer de ceux qui traitent le continent comme un seul bloc. De fait, dans le dernier indice Ibrahim de la gouvernance, les 54 pays sont bien distincts et les écarts sont flagrants : près de 70 points sur 100 séparent le meilleur élève (Maurice) du cancre (la Libye), alors que les 52 autres s’échelonnent entre ces deux extrêmes. Le Togo est le seul pays à s’améliorer dans tous les domaines et termine 33e du continent avec une amélioration de 9,7 points sur la décennie. Le Zimbabwe, lui, 39e du continent, fait de grands progrès en sécurité des personnes (+8,1) et en genre (+20,9), mais décline en environnement d’affaires et fait partie des dix pays dont les infrastructures ne progressent pas.

3. La Libye effondrée, Madagascar en chute

Sur la décennie écoulée, la chute la plus spectaculaire est celle de la Libye, du 29e rang au 51e (-18 points). Seuls le Soudan du Sud, la Centrafrique et la Somalie sont moins bien classés. En cause, bien sûr, le chaos guerrier qui s’y est installé depuis la chute du régime Kadhafi.

Cependant, une série d’autres dégringolades dans le classement inquiètent déjà ou devraient inquiéter les observateurs. Pas tellement l’Erythrée, parfois qualifiée de « prison à ciel ouvert », dont personne n’attend grand-chose. On se demande plutôt où ce pays avait trouvé les 5,6 points qu’il a perdus pour se retrouver désormais au 50e rang, entre le Soudan et la Libye. Prenons plutôt Madagascar. Au 33e rang, entre le Gabon et le Togo, l’île ne fait pas trop mauvaise figure. Mais sa chute de 7,6 points est la deuxième plus forte du classement, après celle de la Libye. Les facteurs sont multiples : sécurité et Etat de droit, opportunités économiques et développement humain. De fait, Madagascar affiche un triste record : son indicateur de corruption et de bureaucratie a reculé de… 78,1 points (sur 100). Même les infrastructures, pourtant en hausse sur le continent, ne sauvent pas l’île, qui est l’un des dix pays à voir ce domaine se détériorer.

Parmi les autres pays qui perdent des points, il y a l’Algérie, désormais distanciée par son rival marocain dans presque toutes les catégories. Mais aussi l’Afrique du Sud et le Mozambique. Si bien que, sur la carte, les pays qui décrochent forment deux ensembles régionaux : Libye, Algérie et Mali au nord-ouest, et Afrique du Sud, Mozambique et Madagascar au sud-est.

4. Les indicateurs sont-ils prédictifs ?

A suivre les courbes de la décennie écoulée, il est frappant de constater que les indicateurs de l’Egypte et de la Libye ont fléchi avant le « printemps arabe » en 2011, et que ceux du Mali ont également reculé avant le coup d’Etat de 2012. « Il faut prendre des précautions, les statistiques que nous utilisons ne sont pas fiables à 100 %, estime une collaboratrice de Mo Ibrahim. Mais oui, dans plusieurs pays, on voit arriver la crise. »

Et de citer également le cas du Burundi, où les indicateurs ont plongé avant que le président Pierre Nkurunziza ne brigue de force un troisième mandat au printemps 2015 et provoque une crise politique dont le bilan, selon la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH), est très lourd : en un an, au moins 700 personnes ont été tuées ; 4 300 détenues, 800 disparues ; des centaines, torturées. Enfin, plus de 250 000 personnes ont fui le pays.

5. Alerte rouge sur l’emploi des jeunes

Il est un indicateur qui interpelle et que les équipes de Mo Ibrahim ont nommé « education provision ». C’est la perception, mesurée par les sondages d’Afrobaromètre, de la façon dont les gouvernements répondent aux besoins en éducation. Or cette perception baisse considérablement (-12,4 points en dix ans pour le continent) alors que l’offre éducationnelle, elle, progresse (de 4,2 points en moyenne de huit indicateurs). Une différence interprétée comme une preuve de l’inadéquation des formations avec les besoins du marché de l’emploi et le résultat de politiques par les gouvernements et les bailleurs de fonds pour développer l’offre éducative sans tenir compte de la demande, en particulier celle du secteur privé, en théorie le grand pourvoyeur d’emplois. « Les jeunes Africains sont désormais davantage formés que leurs parents, mais moins employés, souligne une collaboratrice. Des jeunes sans perspective économique, et sans prise sur la politique, c’est dangereux », ajoute-t-elle.

6. L’urgence énergétique

Au chapitre des infrastructures, il y a de bonnes nouvelles, comme le bond des infrastructures numériques et des technologies de l’information (+23,6 points). Mais le déclin de l’offre électrique sur la décennie (-4,7), plus inquiétant et plus étonnant vu le discours dominant sur l’électrification de l’Afrique, serait en marche. Cet indicateur, emprunté au World Economic Forum, pointe cinq pays avec un déclin important, de 30 points ou plus : le Botswana, l’Afrique du Sud, le Burkina Faso, l’Egypte et la Zambie. Pour les analystes de la Fondation Mo Ibrahim, ces chiffres montrent la détérioration des réseaux de distribution de l’électricité, tandis que la production électrique, elle, s’est souvent améliorée. De fait, 40 % de la population du continent a vu se détériorer son accès à l’électricité en dix ans.

7. L’incroyable gâchis pétrolier

Il est un tableau du rapport Mo Ibrahim qui va conforter les partisans de la théorie de la malédiction des ressources : celui sur l’absence complète de corrélation entre les prix du pétrole et les autres indicateurs. En résumé, quatorze pays producteurs ont vu leurs revenus exploser avec les prix du baril entre 2006 et 2014. En ont-ils profité pour améliorer leurs indicateurs sur les opportunités économiques, la diversification de leurs économies ou élargir leur assiette fiscale ? Pas le moins du monde. Ces trois indicateurs restent désespérément plats pendant le boom pétrolier. Leur moyenne de diversification des économies est de 2,9 points sur 100. De façon générale, les pays pétroliers ont moins progressé, sur l’ensemble des indicateurs, que les pays non pétroliers. « Ils n’ont rien fait, quel gâchis ! », conclut une collaboratrice de la fondation.

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Lors des travaux le forum de Davos
Le nouveau classement de la Tunisie en termes de compétitivité est malheureusement loin d’être honorable, a commenté l’IACE lors de la présentation du nouveau rapport sur la compétitivité du World Economic Forum (WEF).
Par la voix de son porte-parole, Faycel Derbel, l’IACE a précisé qu’il s’agit d’un classement médiocre, surtout que l’indice de compétitivité ou “Global competitivness index” (GCI) de la Tunisie s’est établi à 3,92 sur 10, alors qu’il était de 3,93 sur 10 dans le précédent rapport.
« Notre pays n’a pas cessé de dégringoler dans ce classement en perdant pas moins de 60 places depuis 2010 », a réagi Facyel Derbel lors d’une conférence de presse organisée à l’occasion de la présentation du document.
Et d’ajouter : « la Tunisie a baissé pas uniquement au niveau international, mais aussi au niveau régional. D’après ce classement, elle se retrouve à la troisième position, elle est devancée par le Maroc (classé 70ème), qui reste le leader, et l’Algérie (87ème). Même au niveau du continent africain, elle a reculé à la 7ème place alors qu’elle occupait la première place en Afrique en 2012 ».
Selon le rapport de Davos 2016-2017, la Tunisie est classée à la 95ème place, soit un recul de trois places par rapport au classement de 2015-2016, sur 138 pays listés. Par contre, la Suisse garde son positionnement en tête du peloton comme le pays le plus compétitif au monde.
Toujours selon ce rapport, qui se base sur une centaine de critères répartis en douze piliers tels que l’innovation, l’infrastructure, les institutions, les indicateurs macroéconomiques, la Tunisie a été plus pénalisée par l’efficience du marché de l’emploi en se classant en bas de liste, soit au 133ème rang, à côté du Tchad et du Mali. « Ce pilier est composé de cinq variables qui sont décevants : la productivité ; la masse salariale ; les relations sociales, syndicales et patronales ; la flexibilité dans la détermination des salaires ; la flexibilité dans la modalité du licenciement et du recrutement», a dit Derbel, avant de rappeler que ce rapport fonde ses statistiques sur des données fournies par des institutions dont notamment le Fonds Monétaire International (FMI), la Banque Mondiale (BM) ou la la Banque Centrale de Tunisie (BCT), et sur la base d’une enquête faite auprès des chefs d’entreprise.

Il est temps d’agir…
Pour les participants à la conférence qui a eu lieu aujourd’hui, il est temps d’identifier les raisons qui ont abouti à la détérioration de la position de la Tunisie et aussi les parties qui sont responsables de cette situation inquiétante qui va certainement impacter le niveau d’investissement..
C’est très probable, a encore estimé l’un des participants, faisant savoir que ce nouveau classement de la Tunisie ne servira pas ses intérêts, qui est en train de préparer la Conférence internationale sur l’investissement, programmée en novembre prochain.
Une telle situation, a-t-il dit, nous oblige à une prise conscience de la gravité de la situation et que toutes les parties prenantes soient prêtes à mener les actions nécessaires pour rattraper ce retard.

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GENEVE

Selon un rapport publié mardi par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), plus de neuf personnes sur la planète sur dix (92 %) vivent dans des lieux où les niveaux de qualité de l’air extérieur ne respectent pas les limites fixées par l’OMS.

Des informations rapportées, ce mardi 27 septembre 2016, par le site « Le Point » , relèvent que le rapport s’appuie sur des données provenant de 3 000 lieux à travers le monde, essentiellement des villes. Il a été élaboré en collaboration avec l’université de Bath, au Royaume-Uni.

Il conclut que 92 % de la population mondiale vit dans des endroits où les niveaux de qualité de l’air ne correspondent pas à ceux fixés par l’OMS sur la qualité de l’air ambiant pour les particules fines dont le diamètre est inférieur à 2,5 microns (PM2.5).

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Dans son deuxième rapport sur les économies africaines, intitulé « Lions on the Move II : Réaliser le potentiel des économies africaines », un document publié récemment, le cabinet américain McKinsey Global Institute expose les raisons qui font qu’il faut miser sur le continent africain. D’après ce rapport, qui est sorti 6 ans après le premier, la croissance des onze économies qui pèsent 60 % du PIB africain, notamment les pays exportateurs de pétrole et les pays de l’Afrique du Nord (Égypte, Libye et Tunisie) a été freinée. A l’inverse les autres économies du continent on vu leur rythme de croissance annuelle se maintenir, et même croitre, passant de 4,1% en 2000-2010 à 4,4% en 2010-2015. « Le tableau d’ensemble reste positif et le FMI prévoit que l’Afrique deviendra la deuxième région mondiale en termes de croissance d’ici 2020 », après l’Asie, indique le rapport.

Le cabinet américain attribue la bonne santé du continent à quatre facteurs économiques essentiels. D’abord le taux d’urbanisation, considéré comme le plus fulgurant de la planète. D’après le document, durant les dix prochaines années, 187 millions d’Africains de plus logeront en ville, ce qui fait la moitié de la population américaine actuelle. Il est également prédit que l’Afrique abritera la plus population en âge de travailler la plus importante de la planète, soit 1,1 milliard d’individus en 2034 (un chiffre plus élevé que celui de la Chine ou de l’Inde!). Autre élément déterminant : Les ressources naturelles essentielles. L’étude souligne que le continent possède 60% de la surface agricole mondiale exploitable encore non utilisée, ainsi que de grosses réserves de vanadium, de manganèse et d’autres minerais.

Il faut mettre le paquet sur la technologie

McKinsey met également le curseur sur la manne potentielle de la révolution technologique, notamment les technologies mobiles et numériques. Le cabinet table sur une percée des smartphones à l’horizon 2020, à hauteur de 50% contre 18% l’an dernier. « Ces facteurs devraient contribuer à accélérer considérablement la croissance de la consommation et des chaînes d’approvisionnement des entreprises et offrir la possibilité de développer de grandes entreprises industrielles et de service rentable », affirme dans un communiqué Acha Leke, associé principal chez McKinsey et co-auteur du rapport.

La marge de progression des économies africaines se loge donc dans les dépenses des ménages et des entreprises africaines, présentement à 4 000 milliards de dollars. « D’ici à 2025, elles pourraient atteindre 5 600 milliards de dollars », dit McKinsey. Quant aux entreprises, elles devraient décaisser 3 500 milliards de dollars d’ici 2025, contre 2 600 milliards de dollars en 2015, tandis que la production manufacturière devrait être multipliée par deux, à 930 milliards de dollars.

L’activité entrepreneuriale, un filon à développer

D’après le rapport, les trois quarts de ce développement pourraient être réalisés par les entreprises domiciliées en Afrique, en profitant de l’explosion de la demande sur le marché africain. « Aujourd’hui, l’Afrique importe un tiers des produits alimentaires, des boissons et des produits transformés similaires qu’elle consomme. Le quart restant de la croissance pourrait venir d’une augmentation des exportations », note le cabinet.

Pour une exploitation optimale de ces opportunités, « l’Afrique a besoin de plus de grandes d’entreprises », souligne le rapport. D’après les données récentes recueillies par le cabinet, le continent abrite 700 entreprises générant des recettes de plus de 500 millions de dollars, seules 400 d’entre elles ont un chiffre d’affaires de plus de 1 milliard de dollars. « Les grandes entreprises africaines se développent plus rapidement et sont généralement plus rentables que les entreprises internationales équivalentes », dit cependant McKinsey.

Selon l’enquête, les 100 plus grosses entreprises africaines sont parvenues à régner sur leurs marchés locaux, « en développant leurs activités sur plusieurs décennies, en intégrant ce que d’autres entreprises auraient tendance à sous-traiter, en investissant dans les infrastructures et en fidélisant les talents ».

Les solutions de McKinsey

Après le diagnostic de la situation économique du continent, place aux recommandations pour un meilleur essor économique du continent. Ainsi, « pour prospérer dans le secteur commercial, les entreprises devront offrir des produits et mettre en place des équipes de ventes capables de cibler un secteur privé relativement fragmenté », déclaré Acha Leke.

Des segments tels que commerce de gros et de détail, les aliments et la transformation des produits agricoles, la santé, les services financiers, l’industrie légère et la construction « sont les six secteurs à haut potentiel caractérisés par une forte croissance, de bons rendements et un faible taux de consolidation, présente des opportunités additionnelles de croissance », fait savoir le cabinet.

Toutefois les entreprises ne sont pas les seules à devoir carburer. « Ce que notre étude montre également c’est le niveau d’effort que doivent fournir aussi bien les entreprises que les gouvernements africains pour traduire ces opportunités en avantages économiques tangibles », a précisé l’associé principal chez McKinsey.

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Selon le rapport de l’Observatoire Social Tunisien, publié ce mercredi 21 septembre 2016, 486 mouvements collectifs de protestation ont été enregistrés durant le mois d’août 2016 dans 21 gouvernorats. Zaghouan, Ben Arous et l’Ariana n’ont pas connu de mouvement de protestation.

Ces protestations ont concerné essentiellement les secteurs de la santé et de l’éducation, a ajouté la même source.

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Le rapport de l’Observatoire Social Tunisien, publié ce mercredi 21 septembre 2016, relève que 50 actes de suicide et tentatives ont été enregistrés durant le mois d’août 2016, dont 23 dans des mouvements collectifs durant le mois d’août 2016 .

Il s’agit de tentatives de suicide collectif et ce, à travers des grèves sauvages de la faim dans plusieurs régions. Ces gestes avaient pour objectif de revendiquer le droit au travail et la régularisation de certaines situations professionnelles.

Aucun acte de suicide et tentative des moins de 15 ans n’a été relevé durant la même période, a ajouté la même source.

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Selon le rapport de l’Observatoire Social Tunisien, publié ce mercredi 21 septembre 2016 , plusieurs mouvements de protestation ont été observés dans divers secteurs et diverses régions durant le mois d’août 2016. Ces mouvements ont coïncidé avec la formation du nouveau gouvernement et la réapparition des actes terroristes et affrontements avec les forces militaires dans certaines hauteurs du pays.

Cela remet sur la table le dossier du terrorisme, après une succession de succès sécuritaires, ce qui donne une idée de la difficulté à extraire et à éradiquer ce fléau, a précisé la même source.

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Les décisions du gouvernement de la République démocratique du Congo concernant sa prochaine élection présidentielle seront cruciales pour l’avenir du pays, a déclaré Human Rights Watch dans un rapport publié aujourd’hui.
Le rapport résume les recherches de Human Rights Watch de ces deux dernières années, aux cours desquelles le gouvernement a mené une répression à l’encontre d’activistes ainsi que de dirigeants et membres de partis d’opposition qui se sont opposés à la prolongation de la présidence de Joseph Kabila au-delà de la limite constitutionnelle de deux mandats, qui prend fin le 19 décembre 2016. Il inclut aussi des recommandations pour dissuader d’autres violations des droits humains et empêcher une crise plus large dans les semaines et les mois à venir.

Un “dialogue national” dirigé par le gouvernement est censé présenter son accord final dans les prochains jours. La plupart des principaux partis d’opposition n’ont pas participé à ce processus, le considérant comme un stratagème pour retarder les élections et permettre au président Kabila de se maintenir au pouvoir. Des activistes et des groupes d’opposition ont appelé à des manifestations à l’échelle du pays commençant le 19 septembre, trois mois avant la fin du mandat de Kabila et au moment où, selon les exigences de la constitution, la commission électorale doit annoncer les élections présidentielles.

La répression gouvernementale a connu une forte hausse dans les jours menant aux manifestations projetées. Dans la capitale, Kinshasa, au moins une dizaine des jeunes activistes pro-démocratie ont été arrêtés après une réunion tenue le 15 septembre sur la non-violence, la paix, et le respect de la constitution. Ils sont détenus par l’agence nationale de renseignements, sans inculpation et sans accès à leurs familles ou à des avocats.

Le 16 septembre, des policiers dans la ville de Lubumbashi, au sud-est du pays, ont tiré du gaz lacrymogène et plus tard à balles réelles pour disperser des membres de partis d’opposition qui se réunissaient pour préparer les manifestations du 19 septembre. Certains participants de la réunion ont répondu en lançant des pierres, en brûlant des pneus, en bloquant des rues, et en pillant plusieurs commerces et bureaux. Des dizaines de personnes ont été arrêtées tôt le lendemain matin.

Les décisions que le président Kabila et son gouvernement vont prendre dans les prochaines semaines peuvent faire toute la différence pour l’avenir de la RD Congo
Le 17 septembre, des policiers et des agents des services de renseignements ont arrêté un activiste des droits de l’homme, Patrick Pindu, à son domicile à Kinshasa, peu de temps après avoir participé à une réunion de la société civile sur les élections. Il a été libéré le lendemain sans inculpation, sous condition qu’il se présente à l’agence de renseignements tous les 15 jours.

Pour contribuer à prévenir la violence, les représentants du gouvernement et les membres des forces de sécurité devraient respecter les droits des personnes aux libertés d’expression et de réunion, et autoriser le déroulement de manifestations pacifiques et de meetings politiques.

« Les décisions que le président Kabila et son gouvernement vont prendre dans les prochaines semaines peuvent faire toute la différence pour l’avenir de la RD Congo, » a déclaré Daniel Bekele, directeur de la division Afrique à Human Rights Watch. « Il s’agit d’une opportunité cruciale pour le pays pour consolider la démocratie, l’État de droit, et les droits humains, pour son propre future et celui de la région entière. »

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La Commission Economique pour l’Afrique présentera, mardi 20 septembre à Tunis, le Rapport sur l’Indice Africain de Développement Social (IADS) pour l’Afrique du Nord.

Lancé en mars 2015 à Addis-Abeba (Ethiopie), l’IADS est un outil de conception et de suivi de politiques sociales, destiné à aider les pays africains à assurer un impact positif du développement économique sur les conditions de vie de leurs populations. Cet outil mesure ainsi l’exclusion humaine dans six dimensions clés du bien-être tout au long du cycle de vie – y compris la survie, la santé, l’éducation, l’emploi, les moyens de subsistance et la capacité à mener une vie décente au-delà de 60 ans. Le rapport qui sera présenté le 20 septembre prochain, le premier réalisé en Afrique du Nord, présentera les résultats sur l’IADS pour six pays de la sous-région, à savoir : Algérie, Egypte, Maroc, Mauritanie, Soudan et Tunisie.

« A la différence de l’exclusion sociale, l’exclusion humaine décrit l’incapacité de l’individu à participer à et bénéficier du processus de développement de son pays », a indiqué Mme Takyiwaa Manuh, Directrice de la Division des Politiques de Développement Social à la CEA à la veille de la réunion. « Ce rapport vise à aider les responsables nord-africains à rendre leurs politiques plus équitables et plus inclusives, tout en facilitant le débat et le partage d’expérience en Afrique du Nord en matière de politiques de développement social », a-t-elle ajouté.

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