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Le fonds de capital-risque français Partech Ventures a pris le pouls des startups africaines opérant dans les nouvelles technologies. L’enquête s’est précisément intéressée à leur capacité à lever des fonds. Premier enseignement : Ces startups ont pu collecter un montant global de 366,8 millions de dollars (M$) en 2016, un record ; c’est 33% de plus que la somme recueillie en 2015 (276 M$).

Dans le détail, on apprend que 77 entreprises ont été mises sur pied l’an dernier, contre 55 startups créées en 2015. « Depuis 2012, l’investissement dans les technologies à travers toute l’Afrique a été multiplié par 8,7. C’est tout simplement fou », indique le rapport.

Par ailleurs le Nigeria, 2ème économie du continent, l’Afrique du Sud, le leader depuis 2016 et le Kenya se taillent la part du lion, avec près de 80% des investissements dans la niche des nouvelles technologies en Afrique, précise l’étude. A lui seul le Nigeria capte 30% (109 M$) du volume global des investissements. Vient ensuite l’Afrique du Sud, avec 96,7 M$ de dollars, puis le Kenya, 92,17 M$. Ces deux pays pèsent 25% dans la totalité des investissements.

Autre indication du rapport de Partech Ventures : l’Afrique francophone gagne du terrain et attire désormais 10% du total des investissements, soit 37 millions de dollars, contre seulement 2% en 2015. Cinq pays ont fait une irruption dans le classement de cette année : le Rwanda (16 M$), la Côte d’Ivoire (13 M$), le Sénégal (6 M$), le Maroc (980.000 dollars) et la Tunisie (800.000 dollars).

A signaler que pour élaborer son rapport, Partech Ventures n’a pris en compte que les levées de fonds qui dépassent 200.000 dollars, les investissements en-dessous de ce seuil étant difficilement identifiables, argue le fonds de capital-risque…

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La mairie de Moscou vient de faire la bourde du siècle : en voulant planter du gazon près d'une station de métro

Le département d’Etat américain s’est intéressé au business très lucratif du cannabis au Maroc. Le moins qu’on puisse dire est que le chiffre révélé par un rapport sur le trafic international, publié récemment, décoiffe : 23% du PIB du royaume, c’est le poids de la production globale de cannabis en 2016…

«La production totale de cannabis au Maroc durant la saison 2015-2016 est estimée à 700 tonnes métriques, ce qui équivaut à 23% du PIB marocain estimé à 100 milliards de dollars », a indiqué le document, d’après l’Agence Ecofin.

Le département d’Etat a souligné un autre élément de taille : Le Maroc, qui conforte sa place de leader mondial dans la production et l’exportation de cannabis, s’est mué en pays de transit de la drogue dure, précisément la cocaïne, acheminée par les trafiquants de l’Amérique du sud pour être vendue en Europe. Le rapport illustre cette tendance par les deux saisies de cocaïne record en 2016 à Oujda (250 kg) et à Dakhla (1230 kg).

Par ailleurs on a appris, mais ce n’est pas une surprise, que le cannabis demeure la drogue la plus courante dans le royaume, mais que la cocaïne et l’héroïne sont en train de faire leur trou sur le marché. On a également appris que 19 000 personnes ont été placées derrière les barreaux suite à des condamnations pour trafic de drogue, ce qui représente 25% de la totalité des prisonniers du pays.

Face à ce fléau, le gouvernement marocain a accentué l’inquiétude de la communauté internationale en avouant qu’il n’a pas les moyens de combattre efficacement le trafic de drogue, indique le département d’Etat.

Enfin le document rappelle que l’administration américaine en charge de la lutte contre la drogue (Drug Enforcement Administration/DEA) a installé en février dernier à Rabat son premier bureau régional sur le continent. Reste à trouver un accord bilatéral entre le Maroc et les Etats-Unis autour des modalités d’extradition des trafiquants, un sujet majeur pour Washington….

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La police est en tête des autorités sécuritaires en Tunisie qui commettent les violations à l’égard de personnes en garde à vue, à 60 % des cas, suivie des établissements pénitenciers (24 %) et de la garde nationale (14 %), selon le rapport annuel statistique de l’organisation tunisienne de lutte contre la torture pour 2016.
Lors d’une conférence de presse tenue mercredi pour présenter le rapport, la présidente de l’organisation, Radhia Nasraoui, a indiqué que « 153 cas de torture, de violence et de mauvais traitement ont été recensés » lors de l’année écoulée.
Le Grand Tunis, Bizerte et Zaghouan accaparent le taux le plus élevé de violations avec 62 %, suivis des gouvernorats du nord ouest (19 %), du Cap Bon et du Sahel (7 %).
Nasraoui a souligné que la torture a occupé le plus haut taux des violations (59 %) suivie du mauvais traitement (33 %), de l’arrestation arbitraire (4%), de la mort suspecte (2 %) et de la menace de viol (2 %).
Les lieux théâtres de ces violations se repartissent entre les postes de polices (36 %), les prisons (25 %), les lieux publics (21 %) et les postes de la garde nationale (5 %).
La présidente de l’organisation de lutte contre la torture a qualifié d’autre part d' »instable » le climat sécuritaire eu égard à la conjoncture socio-économique et politique difficile et aux demandes d’amendement de la loi sur les prisons et les dispositions du décret 106 de 2011 qui incrimine la torture.
Le rapport énumère d’autre part les catégories d’âge des victimes des violations. Les victimes âgées de plus de 40 ans représentent 21 % de ces abus, contre 74 % pour les personnes âgées de 19 à 39 ans. La catégorie âgée de 14 à 18 ans est représentée par 5 % des violations qui touchent 86 % des hommes et 14 % des femmes.
Le rapport a exposé également les mécanismes d’aide des victimes de la torture et du mauvais traitement, à l’instar des audiences, au nombre de 150, des correspondances administratives, des plaintes au ministère public (45 plaintes) et du transfert de 10 cas de personnes victimes de violation au centre « Nebras » de réhabilitation des rescapés de la torture.
Le rapport mentionne aussi des cas typiques de torture et de morts suspectes dans les centres de détention ainsi que des recommandations présentées par l’organisation tunisienne de lutte contre la torture aux trois pouvoirs législatif, judiciaire et exécutif à chaque parution du rapport mensuel durant 2016.

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Le recours par les forces de sécurité tunisiennes aux méthodes brutales du passé, notamment la torture, les arrestations arbitraires, les détentions et la restriction des déplacements des suspects, ainsi que le harcèlement de leurs proches menacent l’avancée de la Tunisie sur la voie de la réforme, écrit Amnesty International dans le nouveau rapport qu’elle a publié ce lundi 13 février 2017.

En réaction à une série d’attaques armées qui ont secoué le pays depuis mars 2015, les autorités ont renforcé les mesures sécuritaires, recourant de plus en plus aux lois d’exception, dont beaucoup entrent en contradiction avec les obligations relatives aux droits humains.

Intitulé « Nous ne voulons plus avoir peur ». Tunisie. Violations des droits humains sous l’état d’urgence », le rapport d’Amnesty International révèle que les forces de sécurité appliquent souvent ces mesures d’une manière arbitraire, répressive et discriminatoire.

Ces abus risquent de mettre en péril les avancées obtenues depuis six ans. Les Tunisiens jouissent en effet d’une plus grande liberté d’expression, de réunion et d’association, droits que garantit la Constitution de 2014.

« Il ne fait aucun doute que les autorités ont le devoir de lutter contre les menaces à la sécurité et de protéger la population contre les attaques meurtrières. Toutefois, elles peuvent le faire tout en respectant les protections relatives aux droits humains inscrites dans la Constitution tunisienne et le droit international, et en garantissant l’obligation de rendre des comptes pour les violations imputables à des membres des forces de sécurité, a déclaré Heba Morayef, directrice des recherches pour l’Afrique du Nord à Amnesty International. « Donner toute latitude aux organes chargés de la sécurité pour se comporter comme s’ils étaient au-dessus des lois ne permettra pas de garantir la sécurité. »

Ce rapport met l’accent sur l’impact des mesures d’urgence sur la vie quotidienne des personnes prises pour cible et présente des cas de torture, d’arrestations et de détentions arbitraires, de perquisitions domiciliaires sans mandat, d’ordres d’assignation à résidence arbitraires et de restrictions au droit de circuler librement. Il montre que dans certains cas, ces mesures sont imposées de manière discriminatoire en raison de l’apparence, des convictions religieuses ou de condamnations pénales antérieures, au mépris des garanties d’une procédure légale.

Amnesty International a fait part de ces préoccupations aux autorités tunisiennes et a reçu une réponse écrite du ministère de l’Intérieur en décembre 2016. Cette réponse, qui figure en annexe du rapport, précise le cadre juridique qui autorise ces mesures, sans aborder les préoccupations quant à la manière dont elles sont mises en œuvre par les forces de l’ordre ni leurs répercussions sur la vie et les droits des citoyens.

« Les responsables tunisiens qui ont en public ou en privé fait part de leur détermination à faire respecter les droits fondamentaux et à rompre avec le passé doivent ordonner que ces pratiques cessent et garantir qu’elles fassent l’objet d’enquêtes efficaces ».

Des milliers de personnes ont été arrêtées depuis que l’état d’urgence a été rétabli en novembre 2015, après l’attentat meurtrier visant la Garde présidentielle à Tunis. Amnesty International a recensé au moins 19 cas d’arrestations arbitraires. Au moins 35 témoins ont décrit les raids et les perquisitions domiciliaires sans mandat, au cours desquels les membres des forces de sécurité font irruption dans les logements, terrifiant les habitants.

Certains membres des familles sont également en butte à des mesures d’intimidation, à des arrestations arbitraires, à des actes de torture ou autres mauvais traitements en détention, dans le but de les contraindre à donner des informations sur leurs proches soupçonnés de participation à des attaques armées.

Par ailleurs, ce rapport se penche sur le traumatisme émotionnel et l’impact psychologique de ces raids répétés. Plus d’une dizaine de personnes ont déclaré avoir ressenti un tel choc qu’elles ont dû recevoir des soins médicaux ; certaines ont affirmé que le harcèlement constant les avait conduites au bord du suicide….

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M. Björn Rother, Chef de mission pour la Tunisie, a fait la déclaration suivante au terme d’une visite des services du FMI destinée à examiner les perspectives économiques et les politiques que les autorités entendent mener dans le cadre du programme de réformes économiques appuyé par un accord quadriennal au titre du mécanisme élargi de crédit (MEDC) approuvé en mai 2016 (voir communiqué de presse 16/238).

«L’économie tunisienne continue de faire preuve de résilience dans une conjoncture nationale et internationale difficile. Le taux de croissance devrait rebondir à 2,5 % en 2017, contre 1,3 % en 2016, impulsé par le regain de confiance suscité par la réussite de la conférence Tunisia 2020 en novembre dernier et par l’adoption de textes de loi essentiels liés au secteur privé.

«De redoutables défis macroéconomiques subsistent. La dette publique a continué de s’alourdir, dépassant 60 % du PIB en 2016. Les mesures adoptées par les autorités dans le cadre de la loi de finances de 2017 réduiront le déficit budgétaire global de manière modeste à 5,6 % du PIB, contre une estimation de 6 % en 2016, niveau supérieur à l’objectif visé initialement dans le cadre du MEDC, en raison d’une croissance plus faible et de dérapages de la politique budgétaire. La masse salariale de la fonction publique en pourcentage du PIB est parmi les plus élevées au monde et le déficit des transactions courantes reste considérable.

«L’équipe du FMI et les autorités conviennent que des actions urgentes sont nécessaires pour protéger la santé des finances publiques, accroître l’investissement public et accélérer les progrès des réformes structurelles qui ont été retardées. Les autorités ont énoncé leurs priorités à court terme, dont une plus grande mobilisation des recettes fiscales de manière juste et efficiente, la rationalisation de la masse salariale du secteur public afin de dégager une plus grande marge de manœuvre en faveur des investissements publics, et la mise en place du mécanisme d’ajustement des prix des carburants. Les mesures destinées à assurer la viabilité du système de sécurité sociale représentent une autre priorité importante. Ces initiatives sont vitales pour faire en sorte que l’économie tunisienne connaisse une croissance plus forte et crée davantage d’emplois et pour veiller à ce que tous les Tunisiens continuent à bénéficier de services de base adéquats.

«L’équipe salue la détermination du gouvernement à avancer dans la modernisation de la fonction publique. Des travaux ont en outre été engagés pour veiller à la santé des banques publiques et des entreprises d’État, établir une haute autorité indépendante de lutte contre la corruption et mettre en place des dispositifs efficaces de protection des couches de population les plus vulnérables.

«L’équipe a eu des entretiens constructifs avec le Chef du gouvernement , M. Youssef Chahed, la Ministre des Finances, Mme Lamia Zribi, le Ministre de l’Investissement, M. Fadhel Abdelkefi, le Ministre de la Fonction publique, M. Abid Briki, et le Gouverneur de la Banque centrale, M. Chedly Ayari, ainsi qu’avec leurs collaborateurs, et elle continuera d’entretenir un dialogue de politique générale rapproché sur la réduction des déséquilibres budgétaire et extérieur et sur la redynamisation des réformes structurelles.»

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C’est le coup de semonce qu’on n’attendait pas, tant l’économie marocaine inspire le dynamisme et la santé. D’après le dernier rapport du Conseil économique, social et environnemental (CESE) et de Bank Al-Maghrib, dont le journal L’Economiste s’est fait l’écho ce lundi 23 janvier 2017, si le PIB fait grise mine depuis un moment, c’est à cause de l’investissement et de la compétitivité, en berne, d’après le document.

Selon le journal, l’investissement, du fait de son tassement, dope de moins en moins la croissance du pays. A souligner que le Haut commissariat au plan (HCP) a mis en relief cette tendance dans ses précédents rapports sur le comportement du PIB. L’Économiste a indiqué que la disjonction de la croissance et de l’investissement présente un coefficient marginal (Icor) critique, ce qui nuit à l’économie du royaume. Pour que l’investissement impacte sensiblement l’économie, il faut que le stock de capital physique monte beaucoup plus, jusqu’à 4 ou 5 fois que le PIB.

Toutefois le CESE et BAM sont d’avis que l’inclination du pays vers les marchés internationaux est porteuse d’une dynamisation des capacités de production et de l’attractivité du Maroc. Mais pour que ce soit optimal, il faut une offre plus diversifiée et une franche accélération de la compétitivité. Le rapport recommande également aux autorités de mettre le curseur sur les secteurs à forte valeur ajoutée, telles que les industries technologiques.

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Le Rapport sur la supervision bancaire 2015, élaboré par la Banque centrale de Tunisie (BCT), nous apprend que le volume global des provisions des banques résidentes a chuté de 42 MD en comparaison avec 2014 pour se situer à 595 MD, soit 19,1% du PNB (produit net bancaire), en repli de 3 points de pourcentage par rapport à 2014. Ce mouvement s’explique, d’après le document de la BCT, par les décisions prises en direction du secteur touristique et formalisées par la circulaire 2015-12 du 22 juillet 2015 relative aux mesures exceptionnelles pour l’appui des entreprises s’activant dans le secteur touristique.

L’exercice 2015, du fait de ce contexte, a été bouclé avec un résultat net de 698 MD, en hausse de 132 millions de dinars (MD) ou 23,3% en comparaison avec 2014.

Au niveau de la rentabilité des fonds propres, elle affiche un recul de 0,5 point de pourcentage pour s’établir à 10,7% à fin 2015. L’explication ? Les fonds propres ont enregistré une évolution plus fulgurante que celle du résultat net. Par contre la rentabilité des actifs est restée au même niveau, 0.9%.

Autre enseignement intéressant : Le nombre de banques qui ont fait des profits au titre de l’exercice 2015 est monté jusqu’à 19, pour un bénéfice cumulé de 726 MD. En 2014, elles étaient 17, avec un bénéfice total de 662 MD. Pour 2015, 3 banques seulement ont eu un résultat déficitaire, à peine 31 MD de perte globalement, contre 5 banques et une perte totale de 97 MD en 2014.
Enfin sachez que 298 MD ont été prélevés dans ce bénéfice cumulé pour garnir les réserves (soit 53,6%). Le reste, 258 MD, a été ventilé entre les actionnaires au titre de dividendes (soit 46,4% du total contre 36,9% en 2014).

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Un récent rapport élaboré par l’Institut Arabe des Chefs d’Entreprises (IACE), dans le cadre du Projet d’étude sur la gouvernance publique et la performance des entreprises pétrolières et minières publiques, fait ressortir plusieurs insuffisances non négligeables au sein de l’ETAP.

Le présent rapport consiste à analyser le système de gouvernance et de performance de l’ETAP en se basant sur les définitions des bonnes pratiques de gouvernance des entreprises publiques pétrolières telles que retenues par le NRGI (Natural Resource Governance Institute), dans le cadre de son document global élaboré sur l’étude de cas de 12 entreprises publiques pétrolières ainsi que sur le Guide de Gouvernance et d’Intégrité pour les Entreprises  Publiques Tunisiennes, concocté par l’IACE. Les  informations ont été recueillies grâce à un questionnaire auprès des responsables de l’ETAP et une analyse documentaire basée sur un ensemble de travaux et écrits disponibles. L’évaluation du système de gouvernance de l’ETAP a permis de dégager plusieurs insuffisances non négligeables. Placée sous la tutelle de l’autorité exécutive, l’ETAP exerce dans un cadre juridique et institutionnel rigide devenu inadapté au contexte actuel de l’investissement. De plus, l’Entreprise Nationale évolue dans un milieu informationnel peu transparent et ce, notamment en ce qui concerne les contrats conclus avec les compagnies pétrolières privées, les informations financières et budgétaires, les transferts avec l’État ainsi que le rôle et responsabilités des mécanismes internes de gouvernance (conseil d’administration, comités d’audit, etc.).

Au niveau  des  ressources humaines, l’ETAP souffre également de départs massifs de ses compétences et de l’absence d’une véritable stratégie de recrutement, de formation et de motivation de son personnel. De plus, il n’existe pas de dispositifs de responsabilisation des dirigeants et d’évaluation de leurs performances sur la base d’objectifs prédéfinis. L’ensemble de ces facteurs rend difficile une évaluation appropriée de l’efficacité de la démarche de développement durable menée par l’Entreprise Nationale.

Sur la base de ce diagnostic, un certain nombre de recommandations visant l’amélioration du système de  gouvernance de  l’ETAP peuvent être avancées. Il est, notamment, recommandé de reconsidérer le statut et le rôle de l’ETAP en définissant clairement les missions qui lui sont assignées dans le cadre de contrats-programmes afin d’atteindre des objectifs plus  ambitieux de rentabilité, de compétitivité et de responsabilité sociale qui profiteraient in fine à la population toute entière. La Tunisie étant un petit producteur de pétrole, il s’agira pour l’ETAP de trouver l’équilibre entre sa stratégie commerciale et sa stratégie de spécialisation et de développement des compétences.

Cette réforme devrait s’inscrire, selon le rapport, dans le cadre d’une stratégie à long terme élaborée par des groupes de réflexion et de travail composés de cadres hautement qualifiés ayant une expertise dans le secteur pétrolier tant public que privé et appuyée par des réformes législatives profondes portant sur le Code des Hydrocarbures, le Code des Investissements, la réglementation de change et de commerce extérieur. Une partie de cette stratégie nationale devrait être dédiée à l’ETAP afin de s’assurer que l’État prenne en compte les objectifs et intérêts de l’Entreprise Nationale dans l’élaboration de la stratégie globale d’investissement dans le secteur pétrolier.  En effet, l’Etat et à travers lui l’ETAP, ne peut assurer à lui seul le coût du financement des investissements.

De plus, l’ETAP est appelée à adopter une stratégie de communication cohérente et globale et d’augmenter sa transparence de manière à pouvoir rendre compte au public de l’efficacité avec laquelle les ressources pétrolières sont gérées. Il s’agit de renforcer la divulgation d’informations financières et budgétaires, essentiellement celles portant sur les  recettes, fiscales et non fiscales, les activités quasi-budgétaires et les transferts
avec l’État. Il s’agit également de mieux informer le public sur les caractéristiques et l’efficacité des mécanismes internes de gouvernance de l’entreprise. La Tunisie est invitée, dans cette perspective, à adhérer à l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE).
Il est également recommandé à l’ETAP de renforcer le rôle du Conseil d’administration en procédant à la nomination de représentants de la société civile et d’experts relevant du secteur privé. Il est également impératif de mettre en place une politique de gestion de risques à travers la création de comités spécialisés assurant le suivi et la maîtrise des différents risques encourus par l’entreprise.
L’ETAP est aussi appelée à élaborer son propre code d’éthique et de conduite professionnelle définissant les valeurs à développer et prévoyant les règles de conduite à adopter par l’ensemble des employés.

Sur le plan social, l’ETAP devrait mettre en place une stratégie appropriée de recrutement et de formation de cadres, en particulier dans le domaine technique afin de remédier en partie aux nombreux départs de cadres compétents. Enfin, il est souhaitable de procéder à l’évaluation des résultats de la stratégie du développement durable mise en œuvre par l’ETAP.

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En dépit de ce qu’on entend, depuis la Révolution, sur la montée de la criminalité, la Tunisie reste un pays sûr qui a réussi à devancer ses voisins en la matière, même dans ses moments de crise et de conflit. Plusieurs rapports le confirment déjà ; le plus récent est le «Global Terrorism Index 2016», un rapport annuel élaboré par «Institute for Economics & Peace (IEP)» et qui classe la Tunisie à la 35ème place. Bien qu’il constate une perte de 12 places par rapport à 2015, le rapport note que la Tunisie est mieux loti que la France, à la 36ème position, avant les USA et qu’elle est bien mieux notée que l’Angleterre, qui était 28ème et la Turquie 27ème. Un autre rapport vient, encore une fois, confirmer que la Tunisie reste toujours un bon élève en Afrique qui continue de gagner des places à l’échelle mondiale, même en termes de sécurité. Cette fois-ci l’enjeu porte sur le niveau de criminalité dans le monde. Un bon classement de plus pour la Tunisie.

Le niveau de criminalité en Tunisie est bas. C’est ce qui ressort de la base de données participatives Numbeo dans l’édition 2016 de son rapport « Crime index for country 2016 »,qui classe 117 pays analysés dans le monde entier, du moins sûr au plus sûr. Classée 73ème au monde avec un indice de criminalité de 38,90 et un indice de sécurité de 61,10, la Tunisie se positionne comme le pays le plus sûr en Afrique du Nord, suivie du Maroc, qui se trouve à la 40e position avec un indice de criminalité (IC) de l’ordre de 50,56 et un indice de sécurité de 49,72.

Viennent ensuite le LIban ( 39ème), l’Iraq (37ème), la Syrie (31ème), l’Égypte (28ème au monde et 10ème en Afrique), le Pakistan (26ème) l’Algérie (24ème au monde et 9ème en Afrique), et la Libye (22ème  au monde et 8ème en Afrique). Le Venezuela est à la tête de ce classement, avec un IC de 84,44. C’est donc le pays le moins sûr parmi les 117 étudiés. Il est suivi du Soudan du Sud (81,32), et de l’Afrique du Sud (78,43).

La France est pour sa part classée à la 59e position (44,06). Elle est « plus sûre » que les Etats-Unis, qui occupent la 42e position (48,87).
La Corée du Sud ferme le classement. C’est le pays le plus sûr au monde, avec un IC de 14,31 et un indice de sécurité de 85,69.

« Crime index » est une estimation du niveau global de la criminalité, qui se base sur des sondages réalisés auprès des visiteurs du site Numbeo. Les résultats sont présentés sous forme d’une échelle allant de 0 à 100, et le classement va des pays les moins sûrs aux plus sécurisés.

Les niveaux de criminalité inférieurs à 20 sont considérés comme très bas. Ceux qui se trouvent entre 20 et 40 sont bas, ceux entre 40 et 60 sont modérés, ceux entre 60 et 80 sont élevés ; et enfin, les indices de criminalité qui dépassent 80 sont considérés comme très élevés. L’indice de la sécurité est tout à fait l’opposé de celui de la criminalité. S’il est élevé, le pays en question est donc très sûr.

Il est à rappeler à ce propos que d’après les statistiques du ministère de l’Intérieur, le nombre de crimes commis, durant les 4 premiers mois de 2016, a atteint 59 mille 538 , répartis sur dix catégories. Ces crimes ont surtout concerné non seulement l’atteinte au corps humain, à l’enfance et à la famille, les drogues, la sécurité publique, mais aussi les vols et les atteintes aux propriétés.
Pour ce qui est de l’atteinte au corps humain, considéré comme le crime le plus grave, 941 affaires dont 92 meurtres ont été enregistrées, ce qui témoigne du taux élevé de la violence dans la société, ces dernières années.

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Le dernier rapport annuel du Haut Comité du Contrôle Administratif et Financier (HCCAF) a recensé 3241 observations portant sur des insuffisances, irrégularités et fautes de gestion.

Présenté lors d’un point de presse qui se tient actuellement à Tunis, ce document a compilé 77 rapports dont 10 rapports sont traités pour la première fois et 67 rapports dans le cadre du suivi de la mise en œuvre des recommandations antérieures.

Toujours selon la même source, les opérations de suivi ont démontré que 75% des irrégularités ont été corrigées, ce qui traduit la contribution de cette instance en matière d’amélioration de la gestion publique.

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Selon le rapport de l’Institut canadien «Fraser» sur le classement des pays arabes en matière de liberté économique, la Tunisie est classée à la 11ème place, suivie par le Maroc et l’Egypte (12ème palace ex æquo) mais elle est devancée par l’Arabie saoudite (11ème position).

A noter que la Tunisie a gagné une place par rapport à l’étude de 2015, où elle était au 12ème rang…

Ce rapport a été dévoilé lors de la 11e conférence annuelle sur la liberté économique dans le monde arabe organisée dimanche 4 décembre 2016 au Maroc.

A noter que ce classement a concerné 21 pays arabes, en se basant sur cinq critères permettant ou non aux opérateurs économiques d’évoluer sur les marchés nationaux ou internationaux.

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Un rapport portant sur la situation des entreprises publiques sera prochainement publié, a annoncé ce mercredi 16 novembre 2016 le ministre de la Fonction publique et de la Gouvernance, Abid Briki.

Rencontré lors de son audition par la commission de l’organisation de l’administration au sein de l’ARP, le ministre a précisé à Africanmanager que ce rapport fera le point sur la situation financière, le déficit et les problèmes rencontrés par les entreprises publiques.
Dans ce cadre, il a indiqué qu’une rencontre de deux jours sera organisée au début de la semaine prochaine pour se pencher sur cette question importante ; les premiers responsables de ces institutions seront présents. « Cet évènement incontournable qui accueillera plus de 400 personnes se focalisera sur la présentation des dépenses et la situation financières de ces entreprises et les solutions de restructuration ».

A propos de la privatisation des entreprises en difficulté, Briki a déclaré que le gouvernement s’attèle toujours au sauvetage de ces sociétés…

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Selon un rapport publié, ce mardi 15 novembre 2016, par l’institut Control Risks, un cabinet spécialisé dans le conseil sur la sécurité dans le monde, la Tunisie a été classée pays à « risque moyen », à l’exception de la région au niveau de la frontière libyenne et une partie de la frontière avec l’Algérie (le mont de Chaâmbi).

L’Algérie a été classée parmi les pays à haut risque et le Maroc à risque « faible », au même titre que la plupart des pays de l’Union européenne ou les Etats-Unis et le Canada, nous apprend la même source

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L’IACE organise le samedi 12 novembre 2016 de 10h à 11h, à La Maison de l’Entreprise, une Conférence de Presse à l’occasion de la publication de la 2ème édition du Rapport Annuel sur l’Attractivité Régionale. Cette nouvelle édition a pour objectifs de dégager des « indices d’attractivité locale » pour chaque gouvernorat et d’évaluer, à travers les réglementations en vigueur, l’environnement d’affaire qui encadre les entreprises locales et d’identifier les gouvernorats les plus compétitifs.

L’« indice d’attractivité régionale » s’est référé à la structure utilisée par la Banque Mondiale dans ses rapports sur le climat des affaires ou par le Forum de DAVOS lors de l’élaboration de son rapport sur la compétitivité des économies. Il a été donc conçu sur la base des données qualitatives recueillies à travers une enquête lancée auprès de plus de 500 entreprises privées situées dans les différentes délégations des 24 gouvernorats et des variables quantitatives basées sur des informations fournies par les pouvoirs publics, les universités,  la société civile…

Ces données combinées mettant en évidence les principales entraves à l’activité économique, ont évalué la réglementation des affaires locales, dans tous les gouvernorats du territoire Tunisien, via six domaines : les services municipaux, l’approche participative, la transparence et l’accès à l’information, les services non-municipaux, le cadre de vie et la disponibilité de la main d’œuvre.

Ces derniers ont donné une appréciation précise de l’environnement des affaires locales dans tous les gouvernorats du territoire tunisien et ont permis de suivre l’évolution de l’environnement des affaires et le cadre de vie dans chaque gouvernorat par rapport au classement de l’année dernière.

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Le secteur des industries du Textile et de l’Habillement est unanimement considéré comme stratégique pour l’économie nationale. Il est le principal secteur de l’industrie manufacturière en termes d’exportation, d’emploi et de valeur ajoutée.

Malgré la conjoncture économique et la fermeture de plusieurs usines de textile, le secteur résiste et dispose encore de tous les atouts pour bien se positionner à l’échelle nationale mais aussi internationale.

Selon les statistiques dévoilées, ce mardi 8 novembre 2016, par le Centre technique du textile (Cettex), les exportations de la filière textile et habillement ont augmenté de plus de 23% en valeur et de plus de 5% en volume, et ce durant le mois de septembre 2016.

Les ventes du textile ont également affiché une croissance de plus de 6% en valeur et de plus de 3% en volume.

Les ventes en habillement ont aussi marqué une hausse de plus de 9% en volume et ce, comparativement au mois de septembre 2015.

S’agissant des importations, elles ont affiché une augmentation de plus de 16%. L’évaluation en valeur est positive pour les intrants en textile.

En termes de quantité, les importations ont augmenté globalement de plus de 7% en poids avec 28 972 tonnes. L’évolution est en augmentation pour le textile (+7%) mais en baisse pour les vêtements (6%).

La balance commerciale a enregistré une hausse de plus de 8% au mois de septembre 2016 comparativement à septembre 2015 (127.7% en 2016 contre 130.5% en 2016).

L’industrie du textile-habillement tunisien et ses partenaires européens doivent jouer la carte du circuit court, de la réactivité et de la ponctualité, pour répondre avec succès aux défis de la mondialisation et de la compétition asiatique.

Il s’agit aussi d’atteindre un niveau d’excellence en termes de logistique, tant pour les approvisionnements que pour la production et les exportations, un impératif absolu pour la compétitivité globale prix/services de ce secteur clé pour l’équilibre socioéconomique de la Tunisie.

On rappelle que depuis six ans, 400 entreprises tunisiennes du textile ont fermé leurs portes           et une dizaine d’entreprises implantées dans les régions intérieures du pays souffrent toujours de divers problèmes.

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Deux conventions

” La mauvaise performance du secteur financier tunisien, qui demeure fragmenté et dominé par l’Etat, constitue une entrave majeure à l’essor de l’économie du pays “, selon le rapport que vient de publier la Banque africaine de développement (BAD) sur le thème ” Répondre ensemble aux priorités de la Banque pour transformer l’Afrique du Nord “.

Ainsi, ” au mois de mars 2015, le ratio de fonds propres du système bancaire tunisien s’établissait à 9,5 %, en deçà de la norme statutaire de 10 %, à cause du ratio de 3,5 % s’appliquant aux banques à capitaux publics ” lit-on dans ce rapport.

Le document précise que ” la mauvaise gouvernance dans le secteur bancaire tunisien s’est traduite par une surveillance inappropriée des risques, une mauvaise diversification des portefeuilles de crédit et un taux anormalement élevé de créances douteuses (16 % des prêts en 2015, certes en baisse par rapport au ratio de 24,2 % en 2011, mais toujours élevé) comparativement aux ratios enregistrés dans d’autres pays de la région.

Il rappelle le classement du pays par le Think tank américain ” Heritage Foundation ” à la 131ème position sur les 188 pays étudiés outre la relégation du secteur bancaire tunisien au groupe ” 9 ” sur une échelle de risque croissante de 1 à 10 par l’agence de notation Standard & Poor’s .

En Tunisie, le secteur non bancaire reste sous-développé. Les marchés des valeurs mobilières pour les capitaux et les revenus fixes sont toujours relativement modestes, et la capitalisation boursière tourne autour de 24 % du PIB, contre 76 % au Maroc, indique le rapport.

Le rapport ” Répondre ensemble aux priorités de la Banque pour transformer l’Afrique du Nord ” dresse un tableau de la situation économique dans la région par rapport aux 5 priorités fixées par l’institution financière internationale, lesquelles portent sur l’industrialisation, l’énergie, l’intégration régionale en matière d’infrastructure, l’agriculture et l’amélioration des conditions de vie En Algérie, Egypte, Libye, Maroc, Mauritanie et Tunisie.

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Le Fonds monétaire internationale a confirmé la détermination du FMI pour aider la Tunisie pendant cette transition historique et l'importance

Selon le rapport Perspectives de l’Économie Mondiale présenté, hier mardi 4 octobre, par le Fonds monétaire international (FMI), la croissance du PIB algérien devrait passer de +3,6 en 2016 à +2,9 en 2017, rapporte ce mercredi l’agence TSA.

La récente remontée des cours du pétrole « devrait avoir peu d’effet sur la croissance économique des pays exportateurs de pétrole » au Moyen-Orient, avertit le FMI. Compte tenu de la baisse des recettes occasionnée par la chute des prix au cours des deux dernières années, les pays de la région ont continué de durcir leur politique budgétaire.

Selon le FMI, c’est « sous l’effet d’interruptions involontaires de l’offre », liées notamment à des facteurs géopolitiques, que les cours du pétrole sont remontés. Après avoir atteint leur point le plus bas depuis 10 ans en janvier 2016, les cours sont remontés de 50% pour atteindre 45 dollars en août. Le rapport affirme par ailleurs que le rebond des cours « aide » les producteurs de pétrole de schiste américains et leur permet d’achever les puits déjà forés, ce qui devrait accroître leur production, a expliqué la même source.

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La fondation Mo Ibrahim, du nom du milliardaire anglo-soudanais et ancien magnat des télécoms qui a mis sa fortune au service de la gouvernance du continent, a publié, lundi 3 octobre 2016, à la fois les indicateurs 2015, mais aussi la rétrospective complète depuis le premier exercice du genre, en 2006, rapporte le journal Le Monde ce mercredi 05 octobre.

Certains pays africains connaissent des remontées spectaculaires, et d’autres des chutes abyssales, à l’instar de la Libye. Le pays est d’ailleurs emblématique d’une détérioration générale de la sécurité et de l’Etat de droit qui sont « le plus grand défi auquel le continent est aujourd’hui confronté, a déclaré Mo Ibrahim en commentant les résultats de son indice. Une gouvernance solide et un leadership avisé sont essentiels pour pouvoir relever ce défi, maintenir les progrès récemment accomplis et confirmer le potentiel considérable du continent ».

Alors, comment va l’Afrique, dans cette mer de chiffres et cette nuée de courbes ? En trois mots : un peu mieux. En dix ans, le score moyen du continent en matière de gouvernance globale a progressé d’un point (sur 100) : 37 pays, dans lesquels habitent 70 % des Africains, ont amélioré leur note générale, laquelle est l’addition des indices de quatre domaines : la sécurité et l’Etat de droit ; la participation citoyenne et les droits humains ; les opportunités d’une économie durable ; et, enfin, le développement humain. Parmi les champions des Indices Ibrahim de la gouvernance en Afrique, il y a avant tout la Côte d’Ivoire (+13,1 points), suivie du Togo (+9,7), le Zimbabwe (+9,7), le Liberia (8,7) et le Rwanda (8,4). Le seul fait de voir Abidjan et Harare se côtoyer en tête d’un classement montre qu’il faut se plonger dans les détails des indicateurs. Voici sept éléments à retenir de cette incontournable base de données.

1. Les progrès de la Côte d’Ivoire

Arrivant en 21e position au classement général, la Côte d’Ivoire reste loin derrière les champions que sont Maurice, le Botswana ou le Cap-Vert. Mais elle affiche la plus forte amélioration, et cela dans plusieurs catégories, dont celle de la sécurité et de l’Etat de droit (+17,3 points), qui est l’un des points noirs du continent.

Ces améliorations ne sont pas en soi une surprise pour un pays qui revient de loin après une décennie de crise. Mais la Côte d’Ivoire affiche aussi de belles performances dans des domaines moins attendus, comme une élévation de 25 points de la transparence publique alors que la tendance du continent en la matière est à la baisse. Elle améliore sa note en droits humains (+18,6 points), dépassée seulement par la Tunisie (+22,4), et en participation citoyenne (+ 36,5), un indice qui mesure la liberté d’action des ONG ou l’implication de la société civile dans les processus politiques. On voit progresser ses infrastructures (+10) ou l’environnement d’affaires pour les entreprises (+13,3). Elle fait moins bien en développement rural (+3,6) ou en développement humain (+7,8), dont le secteur de la santé (seulement +0,5) est un angle mort.

De fait, la Côte d’Ivoire partage sa note globale de 52,3 sur 100 avec le Mozambique, mais elle est presque partout à la hausse alors que le Mozambique, lui, après avoir été « l’enfant chéri des investisseurs », selon une des collaboratrices de Mo Ibrahim, régresse de façon inquiétante, en particulier dans le domaine de la sécurité et de l’Etat de droit.

2. Des divergences de plus en plus fortes

« L’Afrique est un seul pays », proclame un site web pour se moquer de ceux qui traitent le continent comme un seul bloc. De fait, dans le dernier indice Ibrahim de la gouvernance, les 54 pays sont bien distincts et les écarts sont flagrants : près de 70 points sur 100 séparent le meilleur élève (Maurice) du cancre (la Libye), alors que les 52 autres s’échelonnent entre ces deux extrêmes. Le Togo est le seul pays à s’améliorer dans tous les domaines et termine 33e du continent avec une amélioration de 9,7 points sur la décennie. Le Zimbabwe, lui, 39e du continent, fait de grands progrès en sécurité des personnes (+8,1) et en genre (+20,9), mais décline en environnement d’affaires et fait partie des dix pays dont les infrastructures ne progressent pas.

3. La Libye effondrée, Madagascar en chute

Sur la décennie écoulée, la chute la plus spectaculaire est celle de la Libye, du 29e rang au 51e (-18 points). Seuls le Soudan du Sud, la Centrafrique et la Somalie sont moins bien classés. En cause, bien sûr, le chaos guerrier qui s’y est installé depuis la chute du régime Kadhafi.

Cependant, une série d’autres dégringolades dans le classement inquiètent déjà ou devraient inquiéter les observateurs. Pas tellement l’Erythrée, parfois qualifiée de « prison à ciel ouvert », dont personne n’attend grand-chose. On se demande plutôt où ce pays avait trouvé les 5,6 points qu’il a perdus pour se retrouver désormais au 50e rang, entre le Soudan et la Libye. Prenons plutôt Madagascar. Au 33e rang, entre le Gabon et le Togo, l’île ne fait pas trop mauvaise figure. Mais sa chute de 7,6 points est la deuxième plus forte du classement, après celle de la Libye. Les facteurs sont multiples : sécurité et Etat de droit, opportunités économiques et développement humain. De fait, Madagascar affiche un triste record : son indicateur de corruption et de bureaucratie a reculé de… 78,1 points (sur 100). Même les infrastructures, pourtant en hausse sur le continent, ne sauvent pas l’île, qui est l’un des dix pays à voir ce domaine se détériorer.

Parmi les autres pays qui perdent des points, il y a l’Algérie, désormais distanciée par son rival marocain dans presque toutes les catégories. Mais aussi l’Afrique du Sud et le Mozambique. Si bien que, sur la carte, les pays qui décrochent forment deux ensembles régionaux : Libye, Algérie et Mali au nord-ouest, et Afrique du Sud, Mozambique et Madagascar au sud-est.

4. Les indicateurs sont-ils prédictifs ?

A suivre les courbes de la décennie écoulée, il est frappant de constater que les indicateurs de l’Egypte et de la Libye ont fléchi avant le « printemps arabe » en 2011, et que ceux du Mali ont également reculé avant le coup d’Etat de 2012. « Il faut prendre des précautions, les statistiques que nous utilisons ne sont pas fiables à 100 %, estime une collaboratrice de Mo Ibrahim. Mais oui, dans plusieurs pays, on voit arriver la crise. »

Et de citer également le cas du Burundi, où les indicateurs ont plongé avant que le président Pierre Nkurunziza ne brigue de force un troisième mandat au printemps 2015 et provoque une crise politique dont le bilan, selon la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH), est très lourd : en un an, au moins 700 personnes ont été tuées ; 4 300 détenues, 800 disparues ; des centaines, torturées. Enfin, plus de 250 000 personnes ont fui le pays.

5. Alerte rouge sur l’emploi des jeunes

Il est un indicateur qui interpelle et que les équipes de Mo Ibrahim ont nommé « education provision ». C’est la perception, mesurée par les sondages d’Afrobaromètre, de la façon dont les gouvernements répondent aux besoins en éducation. Or cette perception baisse considérablement (-12,4 points en dix ans pour le continent) alors que l’offre éducationnelle, elle, progresse (de 4,2 points en moyenne de huit indicateurs). Une différence interprétée comme une preuve de l’inadéquation des formations avec les besoins du marché de l’emploi et le résultat de politiques par les gouvernements et les bailleurs de fonds pour développer l’offre éducative sans tenir compte de la demande, en particulier celle du secteur privé, en théorie le grand pourvoyeur d’emplois. « Les jeunes Africains sont désormais davantage formés que leurs parents, mais moins employés, souligne une collaboratrice. Des jeunes sans perspective économique, et sans prise sur la politique, c’est dangereux », ajoute-t-elle.

6. L’urgence énergétique

Au chapitre des infrastructures, il y a de bonnes nouvelles, comme le bond des infrastructures numériques et des technologies de l’information (+23,6 points). Mais le déclin de l’offre électrique sur la décennie (-4,7), plus inquiétant et plus étonnant vu le discours dominant sur l’électrification de l’Afrique, serait en marche. Cet indicateur, emprunté au World Economic Forum, pointe cinq pays avec un déclin important, de 30 points ou plus : le Botswana, l’Afrique du Sud, le Burkina Faso, l’Egypte et la Zambie. Pour les analystes de la Fondation Mo Ibrahim, ces chiffres montrent la détérioration des réseaux de distribution de l’électricité, tandis que la production électrique, elle, s’est souvent améliorée. De fait, 40 % de la population du continent a vu se détériorer son accès à l’électricité en dix ans.

7. L’incroyable gâchis pétrolier

Il est un tableau du rapport Mo Ibrahim qui va conforter les partisans de la théorie de la malédiction des ressources : celui sur l’absence complète de corrélation entre les prix du pétrole et les autres indicateurs. En résumé, quatorze pays producteurs ont vu leurs revenus exploser avec les prix du baril entre 2006 et 2014. En ont-ils profité pour améliorer leurs indicateurs sur les opportunités économiques, la diversification de leurs économies ou élargir leur assiette fiscale ? Pas le moins du monde. Ces trois indicateurs restent désespérément plats pendant le boom pétrolier. Leur moyenne de diversification des économies est de 2,9 points sur 100. De façon générale, les pays pétroliers ont moins progressé, sur l’ensemble des indicateurs, que les pays non pétroliers. « Ils n’ont rien fait, quel gâchis ! », conclut une collaboratrice de la fondation.

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Lors des travaux le forum de Davos
Le nouveau classement de la Tunisie en termes de compétitivité est malheureusement loin d’être honorable, a commenté l’IACE lors de la présentation du nouveau rapport sur la compétitivité du World Economic Forum (WEF).
Par la voix de son porte-parole, Faycel Derbel, l’IACE a précisé qu’il s’agit d’un classement médiocre, surtout que l’indice de compétitivité ou “Global competitivness index” (GCI) de la Tunisie s’est établi à 3,92 sur 10, alors qu’il était de 3,93 sur 10 dans le précédent rapport.
« Notre pays n’a pas cessé de dégringoler dans ce classement en perdant pas moins de 60 places depuis 2010 », a réagi Facyel Derbel lors d’une conférence de presse organisée à l’occasion de la présentation du document.
Et d’ajouter : « la Tunisie a baissé pas uniquement au niveau international, mais aussi au niveau régional. D’après ce classement, elle se retrouve à la troisième position, elle est devancée par le Maroc (classé 70ème), qui reste le leader, et l’Algérie (87ème). Même au niveau du continent africain, elle a reculé à la 7ème place alors qu’elle occupait la première place en Afrique en 2012 ».
Selon le rapport de Davos 2016-2017, la Tunisie est classée à la 95ème place, soit un recul de trois places par rapport au classement de 2015-2016, sur 138 pays listés. Par contre, la Suisse garde son positionnement en tête du peloton comme le pays le plus compétitif au monde.
Toujours selon ce rapport, qui se base sur une centaine de critères répartis en douze piliers tels que l’innovation, l’infrastructure, les institutions, les indicateurs macroéconomiques, la Tunisie a été plus pénalisée par l’efficience du marché de l’emploi en se classant en bas de liste, soit au 133ème rang, à côté du Tchad et du Mali. « Ce pilier est composé de cinq variables qui sont décevants : la productivité ; la masse salariale ; les relations sociales, syndicales et patronales ; la flexibilité dans la détermination des salaires ; la flexibilité dans la modalité du licenciement et du recrutement», a dit Derbel, avant de rappeler que ce rapport fonde ses statistiques sur des données fournies par des institutions dont notamment le Fonds Monétaire International (FMI), la Banque Mondiale (BM) ou la la Banque Centrale de Tunisie (BCT), et sur la base d’une enquête faite auprès des chefs d’entreprise.

Il est temps d’agir…
Pour les participants à la conférence qui a eu lieu aujourd’hui, il est temps d’identifier les raisons qui ont abouti à la détérioration de la position de la Tunisie et aussi les parties qui sont responsables de cette situation inquiétante qui va certainement impacter le niveau d’investissement..
C’est très probable, a encore estimé l’un des participants, faisant savoir que ce nouveau classement de la Tunisie ne servira pas ses intérêts, qui est en train de préparer la Conférence internationale sur l’investissement, programmée en novembre prochain.
Une telle situation, a-t-il dit, nous oblige à une prise conscience de la gravité de la situation et que toutes les parties prenantes soient prêtes à mener les actions nécessaires pour rattraper ce retard.

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GENEVE

Selon un rapport publié mardi par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), plus de neuf personnes sur la planète sur dix (92 %) vivent dans des lieux où les niveaux de qualité de l’air extérieur ne respectent pas les limites fixées par l’OMS.

Des informations rapportées, ce mardi 27 septembre 2016, par le site « Le Point » , relèvent que le rapport s’appuie sur des données provenant de 3 000 lieux à travers le monde, essentiellement des villes. Il a été élaboré en collaboration avec l’université de Bath, au Royaume-Uni.

Il conclut que 92 % de la population mondiale vit dans des endroits où les niveaux de qualité de l’air ne correspondent pas à ceux fixés par l’OMS sur la qualité de l’air ambiant pour les particules fines dont le diamètre est inférieur à 2,5 microns (PM2.5).

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