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A la fin du mois d’avril 2017, la masse monétaire (M3) s’est accrue de 7,6% en glissement annuel (g.a), contre 5,6%, en mars 2017 et 5,8% une année auparavant, selon le rapport de la Banque Centrale de Tunisie (BCT) sur les évolutions monétaires et conjoncturelles publié au cours du mois de mai 2017.
Cette amélioration reflète principalement l’accélération des concours à l’économie (+9,8% en avril 2017, contre +7,4% il y a un an) et la reprise des créances nettes sur l’extérieur (+547 MD contre -4.085 MD, au cours de la même période de 2016). Cependant, les créances nettes sur l’Etat se sont légèrement ralenties (+19,5% en g.a contre +20%).
Quant aux ressources monétaires, elles se sont inscrites en hausse, en mars et avril 2017, et ce, après la baisse enregistrée, durant les deux premiers mois de l’année en cours.
Cette évolution porte la marque d’une importante hausse des dépôts à vue chez les banques et d’une reprise, en avril, des certificats de dépôts et des billets et monnaie en circulation.
L’épargne des ménages a connu un ralentissement après la nette reprise observée tout au long de l’année 2016.
Pour ce qui est des crédits à l’économie, ils ont progressé de 788 MD, en avril 2017, après une progression importante de 1,241 MD enregistrée, au mois précédent. En glissement annuel, ils ont évolué au rythme de +9,7%, contre +7,2%, une année auparavant.
L’examen de la situation de la liquidité bancaire fait apparaître une accentuation du besoin de liquidité, en avril 2017.
Cette évolution est due à l’effet restrictif provenant, principalement, de l’encaissement de recettes fiscales relatives, au mois de mars, dont notamment, la première tranche de la contribution exceptionnelle au profit du budget de l’Etat prévue dans la Loi de Finances 2017, ainsi que le recours accru des banques à l’achat de devises, auprès de la BCT pour financer les importations des agents économiques.

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On parle beaucoup des investissements étrangers que le Maroc capte, mais beaucoup moins de ceux qu’il émet en direction du continent africain. DI Markets, du groupe Financial Times, a fait le point sur l’argent qui est rentré et sorti du royaume l’an dernier, et également dans les autres pays du continent…

Le rapport indique que globalement, le Maroc a attiré des investissements étrangers dans 80 nouveaux projets. Sur cette niche, il affiche un +13%, le deuxième meilleur score du contient, derrière l’Afrique du Sud, qui a reçu des sous pour 105 nouveaux projets, mais au total ce chiffre est moins bon qu’en 2016, -19%. La dynamique est donc du côté marocain. Par contre le pays peut sans doute mieux faire en termes de valeur des investissements, là il n’occupe que la cinquième position avec un total de 6,6 milliards $ de financements reçus.

Mais ce qui frappe surtout dans cette étude, c’est le volume des investissements marocains dans le continent. Le royaume se paie même la place de premier investisseur étranger d’Afrique, avec un paquet de 5 milliards $ misés dans 22 projets. A l’échelle de la zone Moyen-Orient et Afrique, le Maroc est le troisième investisseur étranger, après les Emirats Arabes Unis et l’Arabie Saoudite. Il fait même beaucoup mieux que l’Afrique du sud, qui s’est arrêté à 2,9 milliards $ investis à l’étranger.

Autre chiffre révélateur : les investissements marocains ont permis de créer près de 4000 nouveaux emplois, l’Afrique du Sud en affiche seulement 3000…

Désormais le Maroc chasse sur les terres des gros investisseurs asiatiques, le Japon, l’Inde et la Chine, qui se livrent une guerre sans merci en Afrique.

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Un rapport des Nations Unies publié le vendredi 19 mai 2017 rend public les conclusions d’une enquête approfondie sur les violations et abus des droits de l’homme commis dans et autour de la ville de Yei, Central Equatoria (150 km au Sud-Ouest de Juba) au cours de la période allant de juillet 2016 à janvier 2017.

Le rapport de la Division des droits de l’homme de la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud (UNMISS) et du Bureau des droits de l’homme des Nations Unies documente des cas de violations et d’abus dans lesquels des civils ont été pris pour cible par les deux parties au conflit en raison de leur origine ethnique et/ou de leur soutien présumé à l’autre partie y compris 114 assassinats par les forces pro-gouvernementales. L’ampleur des abus commis par les groupes d’opposition armés demeure peu claire en raison du manque d’accès aux zones où ces groupes sont actifs. Le rapport conclut que ces violations et abus pourraient constituer des crimes de guerre ou des crimes contre l’humanité et justifient une enquête plus approfondie.

Le rapport met en outre en lumière des cas de bombardements indiscriminés de civils; des assassinats ciblés; de pillage et de destructions de biens civils par des incendies ainsi que des cas de violence sexuelle perpétrés contre les femmes et les filles, y compris celles fuyant les combats.

Jusqu’à une date récente, Yei était en grande partie une ville paisible, avec entre 200 000 et 300 000 habitants d’ethnies différentes. En juillet 2016, la violence a éclaté entre les forces gouvernementales et les forces de l’opposition conduisant au départ du chef de l’opposition, Riek Machar, avec un petit groupe de partisans à travers les régions d’Equatorias  jusqu’en République Démocratique du Congo. Poursuivis par les forces gouvernementales, des combats ont éclaté le long de leur route et en particulier à Yei. Cette violence a alimenté de fortes divisions à caractère ethnique entrainant ainsi des assassinats ciblés, des arrestations, des viols et des déplacements massifs de plus de la moitié de la population de la ville.

Les images satellite utilisées pour corroborer les allégations montrent de nombreuses maisons et commerces incendiées entrainant  un déplacement forcé de dizaines de milliers de civils. Même si les populations ont fui la violence, des récits laissent entendre que les parties armées ont harcelés, volés et ciblés les personnes civiles alors qu’elles se dirigeaient vers l’Ouganda afin de s’y réfugier.

« Ce rapport documente les souffrances humaines profondes causées par le conflit en cours et l’exploitation des divisions locales et ethniques à des fins politiques », indique le rapport. « Le conflit à Yei, en particulier, met en lumière le niveau d’impunité au Soudan du Sud, ce qui a contribué à nourrir des cycles de violence successifs partout dans le pays ».

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Selon les rapports des commissions chargées de l’élaboration des assises du Tourisme Tunisien 2017, des rencontres qui se tiennent pour la première fois en Tunisie, celles-ci comptent 25 projets qui seront réalisés sur une période de trois ans. Ces 25 projets portent sur six domaines prioritaires concernent l’accessibilité à la destination tunisienne (accès aérien, transport terrestre et maritime, procédures de visa et structures d’accueil), l’adoption d’une stratégie de communication et de promotion innovante et intelligente et la consécration du développement durable au cœur du secteur touristique, ont laissé entendre les responsables du tourisme, lors d’une conférence nationale tenue, mardi, à Tunis.

Le rapport final des assises du tourisme Tunisien 2017, sera bientôt remis au Chef du Gouvernement et les recommandations seront examinées et adoptées en conseil ministériel, a indiqué, à cette occasion, la ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Selma Elloumi Rekik.
« Ces assises ont été proposées, dans le cadre d’un processus de concertation qui associe les acteurs et parties prenantes du tourisme tunisien, lors de rencontres régionales et nationales tenues, depuis le 22 mars 2017, à Tabarka, Tunis, Sousse, Djerba, Paris, et Tozeur« , a-t-elle précisé

L’approche des acteurs du tourisme, telle qu’exprimée dans le cadre des dites assises, vise, en général, à repenser le produit touristique tunisien pour qu’il réponde aux attentes des clients locaux et internationaux (sécurité, qualité, technologies…). Il s’agit également de restaurer les équilibres financiers des entreprises touristiques et développer de nouveaux mécanismes de financement alternatifs au financement bancaire classique, dont la création d’un fonds de garantie de l’Etat destiné au secteur du tourisme en vue de couvrir tout besoin de financement.
Le ministre du Transport Anis Ghedira, qui assistait à la rencontre de mardi, a indiqué que son département est en train de préparer un programme de location de 5 nouveaux avions pour renforcer le parc de la compagnie nationale Tunisair.
« La Tunisie devra signer un accord euro-méditerranéen dans le domaine du transport aérien avec l’Union européenne pour développer l’afflux des touristes via les aéroports tunisiens et conquérir de nouveaux marchés européens« , a-t-il encore dit.
Le ministre a rappelé que le taux d’affluence des touristes à travers la voie terrestre a atteint, au cours de 2016, 46%, grâce principalement à la création de l’office des passages frontaliers et la ligne terrestre entre la Tunisie et l’Algérie.
Quant au transport maritime, il a contribué, au cours de 2016, à hauteur de 4,4% dans l’afflux des touristes au pays, a-t-il ajouté

Pour sa part, le ministre des Affaires Locales et de l’Environnement, Riadh Mouakher, a relevé que son département a quadruplé les financements au profit de l’Agence de Protection et d’Aménagement du Littoral (APAL), pour qu’elle assure le nettoyage des plages.
Il a indiqué qu’une action citoyenne baptisée « Ma plage, un miroir », sera lancée, le 21 mai 2017 avec la participation de la société civile. L’objectif est de réunir les conditions de réussite à l’actuelle saison touristique.
Un autre programme de propreté d’une durée de trois ans, destiné principalement aux zones touristiques est aussi prévu par le ministère, a-t-il dit, précisant que son objectif est d’améliorer la situation environnementale actuelle. Il a aussi évoqué la possibilité de conclure des contrats avec les sociétés privées pour assurer le nettoyage mécanique des rues.

TAP

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Presque deux ans après sa signature, l’Accord de paix du 20 juin 2015 est aujourd’hui fragilisé par la stratégie des groupes armés djihadistes, qui s’activent à étendre le conflit du Nord Mali vers les régions du centre et les pays limitrophes. La recrudescence de l’insécurité y entraîne désengagement de l’État, violences intercommunautaires, et exactions de l’armée malienne et des groupes armés, fournissant un terreau idéal à l’extension des groupes terroristes. Il est urgent que la communauté internationale renforce les moyens de la MINUSMA dans les régions centrales du Mali et que les autorités maliennes engagent par ailleurs une véritable lutte contre l’impunité.

Dans une note de position publiée ce jour, la FIDH et son organisation membre l’Association malienne des droits de l’Homme (AMDH) analysent la dégradation de la situation sécuritaire et des droits humains au Mali. Elles recommandent une réorientation des priorités, afin de renforcer la mission de paix de l’ONU, notamment au centre du pays, et lutter contre l’impunité. Une délégation commune FIDH / AMDH est au siège des Nations Unies à New York du 7 au 13 mai pour y exposer ces recommandations.

« Plus de 150 personnes ont perdu la vie depuis le début de l’année 2017 dans des attaques terroristes, des assassinats ciblés et lors de conflits intercommunautaires. Face à cette violence qui perdure au Nord Mali et se développe au Centre, il est urgent de réagir pour protéger les populations civiles et poursuivre et condamner les auteurs de crimes graves. » a déclaré Me Moctar Mariko, président de l’AMDH.

Le Mali connaît actuellement un niveau d’insécurité sans précédent. La FIDH et l’AMDH sont inquiètes de la multiplication d’actes terroristes de plus en plus sophistiqués et dévastateurs au Nord et au centre du pays. Dans les régions de Ségou et Mopti, les groupes terroristes (tels que le Front de libération du Macina rattaché au mouvement terroriste Ansar Dine d’Iyad Ag Ghali) mènent depuis plus d’un an des attaques et des actions ciblées contre les représentants de l’État, les notables et les communautés locales. Cette stratégie d’insécurité accroît le désengagement de l’État, qui n’est plus en mesure de protéger les populations civiles ou de leur fournir les services publics de base, tels que l’accès à l’éducation et à la santé.

A son tour, le désengagement de l’Etat des zones gagnées par le conflit fournit un terreau favorable à l’implantation des groupes terroristes. En outre, il encourage les populations civiles à s’armer et organiser elles-mêmes leur protection, au risque d’amalgames et dérives. La recrudescence d’affrontements intercommunautaires violents a causé la mort de plus de 117 personnes en 2016 et 2017.

La FIDH et l’AMDH appellent la MINUSMA à renforcer son soutien aux autorités nationales dans la protection des civils, en particulier dans les régions du centre du pays. Nous appelons également le Conseil de Sécurité de l’ONU à prendre des sanctions individuelles ciblées contre les individus s’opposant à la mise en œuvre de l’Accord de paix et contre ceux qui commanditent ou ordonnent des violences.

Par ailleurs, la riposte de l’armée malienne face à l’insécurité grandissante s’accompagne de graves violations des droits humains. Notamment de nombreuses arrestations, des détentions arbitraires, et des  actes de torture perpétrés dans le cadre d’opérations anti-terroristes.

Pour rétablir le lien de confiance entre les populations civiles et l’État, crucial dans la lutte contre le terrorisme, il est urgent d’encadrer davantage la réponse militaire afin de mettre fin a ces exactions et de tout mettre en œuvre pour permettre le retour des services publics de base.

Enfin, la lutte contre l’impunité des auteurs des crimes les plus graves demeure ambivalente. Le rapport détaille l’état des procédures judiciaires en cours devant les tribunaux maliens pour les crimes commis depuis 2012. Certaines avancées sont prometteuses, comme l’ouverture du procès de l’ex-putschiste Amadou Haya Sanogo. Mais quasiment toutes les procédures concernant les crimes commis au Nord Mali durant l’occupation de 2012-2013 piétinent, y compris celles initiées par nos organisations au nom de plus d’une centaine de victimes de violences sexuelles. Nous appelons les autorités maliennes à intensifier leurs efforts en matière de lutte contre l’impunité.

Rapport sur : fidh.org/fr/regions/afrique/mali/terrorisme-et-impunite-font-chanceler-un-accord-de-paix-fragile

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Le «Think Tank » international «Crisis Group» vient de rendre public un rapport de 31 pages sur la situation politico-économique de la Tunisie. Son document est affligeant de constats amères et parfois même de vérités que l’intelligentsia tunisienne se cache, par ignorance, par bêtise intellectuelle ou simplement par peur de dévoiler la résurgence de ce que la Tunisie croyait avoir définitivement enterré depuis Bourguiba : le régionalisme. Une résurgence pourtant mise à nue par les derniers évènements de Tataouine. On constatera aussi que ledit rapport parle aussi de la réconciliation économique, présentée comme une nécessité et un apriori de la réussite du processus politique en Tunisie. On entendrait presque parler le chef de l’Etat tunisien, Béji Caïed Essebssi.

⦁ La polarisation, anciens et nouveaux riches et son impact sur le processus politique

Evoquant la situation générale dans le pays, le rapport estime que «le consensus politique en Tunisie commence à atteindre ses limites». Un constat amer qui renvoie à l’image d’une grosse entreprise malade, dont le plan de restructuration n’a pas réussi, se retrouve dépassé par les évènements et qui nécessite désormais un plan de sauvetage. Et de constater, dans la même veine, qu’un «sentiment d’exclusion socio-régional et de délitement de l’Etat s’accroit, la prolifération de l’affairisme et du clientélisme».

Les rédacteurs du rapport remarquent en Tunisie une «polarisation [qui] se renforce dans le monde des affaires entre chefs d’entreprises, mais aussi entre ces derniers et les barons de l’économie informelle, notamment de la contrebande. D’un côté, une élite économique établie issue du Sahel (région côtière de l’Est du pays) et des grands centres urbains est protégée et privilégiée par des dispositifs réglementaires, et entend le rester. De l’autre, une nouvelle classe d’entrepreneurs issus des régions déshéritées, dont certains sont cantonnés au commerce parallèle, soutiennent en partie les protestations violentes contre le pouvoir central et aspirent à se faire une place parmi l’élite établie, voire à la remplacer». Et de constater, toujours dans le même sujet, que «la compétition économique et politique est rendue malsaine par ce conflit profond, qui vise à s’accaparer les postes-clés de l’administration permettant de contrôler l’accès au financement bancaire et à l’économie formelle », ce qui a permis de «démocratiser la corruption et de paralyser les réformes».

Force est alors de constater la justesse de ce constat, rien qu’à regarder la montée en puissance des lobbys, corporatistes, professionnels par exemple, dans la politique en général et dans les couloirs de l’ARP en particulier. Bien avant «Crisis Group» d’ailleurs, un rapport de la Banque Mondiale en date d’octobre 2014 mettait en exergue ce risque d’une opposition des lobbys d’affaires à tout changement en Tunisie.

⦁ Les solutions du «Crisis Group»

Evoquant ensuite l’action du GUN (gouvernement d’union nationale), Crisis Group estime que «les réformes qu’il propose se concrétiseront difficilement en l’absence d’une initiative politique visant à réduire le pouvoir occulte de ces opérateurs économiques», et met en exergue la nécessité pour Yousef Chahed «d’améliorer la moralité publique, protéger l’Etat des réseaux clientélistes, et commencer à s’attaquer aux sources de l’exclusion socio-régionale, préoccupante à moyen terme pour la stabilité du pays».
L’une des propositions du rapport est l’adoption par le gouvernement d’une «approche audacieuse et novatrice intégrerait les personnalités les plus influentes du monde des affaires, y compris issues des régions délaissées, qui gagnent en pouvoir occulte dans la vie politique et sociale». Mais aussi que le «gouvernement encadre juridiquement le courtage et le portage d’affaires dans le but de réduire le trafic d’influence à l’œuvre dans les plus hautes sphères politiques» et qu’il tente de «réduire le pouvoir discrétionnaire des responsables administratifs, qui entretient clientélisme et corruption et est en partie responsable de la fermeture de l’accès au crédit et au marché pour les entrepreneurs des régions déshéritées».

Et toujours dans cette optique de séparer la politique des affaires, afin d’en endiguer l’influence sur le processus politique, le rapport de «Crisis Group», propose que «gouvernement et parlement devraient contraindre les partis politiques à soumettre leur rapport financier annuel à la Cour des comptes. La déclaration du patrimoine, qui concerne déjà les membres du gouvernement et les hauts fonctionnaires, devrait s’étendre aux parlementaires et aux membres du cabinet présidentiel, ce qui contribuerait à affaiblir les réseaux clientélistes». Force est encore là de constater que les gouvernements successifs de la Tunisie de la Révolution, bien que disposant de l’outil juridique pour le faire, n’ont jamais osé franchir le pas, même pas par un simple avertissement, encore moins la dissolution des innombrables partis politiques qui refusent jusqu’ici de publier leurs rapports financiers.

⦁ «Crisis Group» parle de la réconciliation économique

Préalable pour voir le jour, selon les auteurs du rapport, «ces réformes devront s’accompagner d’un dialogue économique national suivi et approfondi entre la présidence de la République, le gouvernement, les principales forces politiques, syndicales et associatives et surtout les hommes et femmes d’affaires les plus influents du pays, qu’il s’agisse d’anciens proches de l’ancien régime ou d’individus impliqués dans l’économie parallèle». Le rapport, qui avertit déjà que cela suscitera nécessairement de la résistance, indique que le but est de «rendre l’économie plus inclusive pour les nouveaux venus de l’intérieur du pays et à renforcer la volonté politique en matière de lutte contre la corruption, en réunissant, sur la base de critères précis et objectifs, les personnalités du monde des affaires qui s’opposent à ces objectifs».

Et le rapport de «Crisis Group» d’aborder le sujet qui fâche actuellement en Tunisie, celui de la réconciliation économique, comme d’une nécessité pour la réussite de la transition politique. Il dit à ce propos que «ce dialogue devrait aboutir à des mesures de réhabilitation pénale et d’amnistie des infractions de changes, strictement encadrées sur le plan juridique. Il devrait également encourager la mise en place de fonds d’investissement public/privé dédiés au développement des régions délaissées, promouvant notamment les secteurs à haute valeur ajoutée, tout en facilitant l’application d’une politique plus répressive à l’égard de la corruption et de la contrebande».
Et de s’adresser même aux «principaux partis et syndicats ainsi que les organisations de la société civile nationale et internationale devraient soutenir une telle initiative. Le pays a tout à y gagner». Car, pour ce Think-Tank international, «les membres de l’élite économique établie et de la classe émergente d’entrepreneurs doivent parvenir à sortir du jeu perdant-perdant qui les conduit à se saboter économiquement les uns les autres, ce qui pourrait engendrer de violents conflits à l’avenir».

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La Cour des comptes a dévoilé ce jeudi 11 mai 2017, lors d’une conférence de presse tenue à Tunis, les résultats de son contrôle de la gestion financière de l’Instance Supérieure Indépendante pour les Élections (ISIE).

Fadhila Gargouri, juge à la Cour des comptes, a, à cette occasion, fait savoir qu’une série d’infractions ont été recensées par ledit rapport.

Parmi les dépassements qui ont été compilés, il y a les sommes d’argent dépensées sans justificatifs, dont l’acquisition de quatre véhicules jugés non indispensables pour un montant estimé à 223.000 dinars.

Il y a aussi un trou de 3 millions de dinars qui a été constaté et la perte de certains équipements comme 18 ordinateurs, 48 téléphones portables et d’autres équipements du centre informatique d’une valeur de 34.800 dinars.

Une série de recrutements inexplicables!

Sur un autre volet, la juge à la Cour des comptes a fait remarquer que l’ISIE n’a même pas respecté les normes et les procédures au niveau du recrutement des agents et des chargés des affaires administratives.

Pour les 20 catégories de postes à pourvoir, seuls 6 ont fait l’objet d’un concours, tandis qu’il a été relevé le recrutement de 10 agents dont les noms ne figuraient même pas sur la liste des candidats à ces postes !

A noter également que 90 autres agents ont commencé à travailler sans contrats en bonne et due forme, en plus de la non application par le Conseil de l’Instance de nombreuses décisions.

Et de préciser que des consignes ont par ailleurs été données à l’ISIE afin de rationaliser l’octroi des primes et de fixer les salaires de ses agents.

On rappelle que Chafik Sarsar, président de la structure, a annoncé mardi 09 mai 2017, à la surprise générale, sa démission et celle de deux autres membres, provoquant une onde de choc dans le pays.

Sarsar s’est expliqué sur les raisons de son départ et sur les facteurs l’empêchant de continuer de présider l’instance, pour ensuite s’engager à poursuivre sa mission. Bref, on n’y comprend rien, comme d’ailleurs beaucoup de choses qui se passent dans le pays depuis la fameuse révolution…

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La Cour des comptes a présenté, lors d’une conférence de presse tenue ce jeudi 11 mai 2017, à Tunis, son rapport spécial sur «Les résultats de contrôle de la gestion financière de l’Instance Supérieure Indépendante pour les Élections en Tunisie en 2014».

Une série de dépassements ont été enregistrés dans ledit rapport et ce, dans plusieurs dossiers dont notamment le non respect par l’ISIE des procédures de recrutement, l’absence de mise à jour du budget de l’instance en question, l’acquisition de véhicules et équipements non nécessaires.

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L’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) a entamé mardi 09 mai 2017, en présence de certains membres du gouvernement, l’examen en plénière du rapport de la commission de développement régional sur ses visites aux gouvernorats du Centre Ouest en l’occurrence Kasserine, Kairouan et Sidi Bouzid, et ce en vue d’ établir un diagnostic de la situation et identifier les obstacles entravant la réalisation de plusieurs programmes et projets de développement.
La commission explique le choix des gouvernorats du Centre Ouest par la dégradation des indicateurs de développement dans la région. A cet égard, les gouvernorats de Kasserine, Kairouan et Sidi Bouzid occupent respectivement les 23ème, 22ème et 21ème places en ce qui concerne les indicateurs de développement, alors qu’ils se positionnent aux premiers rangs en ce qui concerne les indicateurs relatifs à la pauvreté et la pauvreté extrême, occupant respectivement les 2ème, 3ème et 6ème places. La commission souligne que la loi sur l’investissement est inadaptée aux spécificités des régions et à leurs priorités.

Kairouan : Dégradation des indicateurs sociaux

La commission appelle dans son rapport à honorer les engagements des gouvernements successifs et à élaborer une stratégie nationale pour lutter contre la dégradation des indicateurs sociaux dans plusieurs délégations de la région, d’autant que les dernières statistiques publiées par l’INS (Institut National de la Statistique) sur ce gouvernorat ont révélé une augmentation de l’illettrisme, de l’abandon scolaire et du nombre des familles démunies. Kairouan occupe également, la première place en ce qui concerne les taux de pauvreté, de chômage et de suicide.
Elle recommande également de puiser des ressources financières dans les dépenses de l’Etat, afin de remédier à l’absence de fonds nécessaires à la réalisation des projets publics de développement dans différents secteurs, d’aider la région à drainer l’investissement privé et à s’installer dans les zones industrielles créées, de créer des représentations et des directions régionales des entreprises publiques notamment, la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG), la SONEDE (Société Nationale d’Exploitation et de Distribution des Eaux), l’Agence Foncière Industrielle (AFI) et l’Office National de l’Assainissement (ONAS).

Sidi Bouzid : Situation environnementale catastrophique

Le rapport met l’accent sur une situation environnementale catastrophique qui constitue une menace pour la santé et l’hygiène dans la majorité des centres urbains et des agglomérations rurales en raison de l’absence d’un système efficace de gestion des déchets solides (décharges contrôlées et centre de transformation), outre un taux de raccordement au réseau d’assainissement dans les milieux urbain et rural plutôt modeste du à la capacité limitée des unités de traitement des eaux usées et à l’absence du contrôle des infractions environnementales.
Elle met l’accent sur l’absence d’une infrastructure de base structurée dans la région reliant les pôles économiques avoisinants de manière à améliorer l’attractivité du gouvernorat. Il s’agit également, de la dégradation de l’infrastructure de base des centres urbains et des agglomérations et la défaillance relevée en matière d’’aménagement et d’asphaltage des routes, rues et pistes vicinales et en ce qui concerne le raccordement aux réseaux d’assainissement et de gestion des eaux usées, l’éclairage public et l’alimentation en eau potable. Cette région souffre en outre de la faiblesse de la valorisation des ressources naturelles et du patrimoine culturel qui devra être intégré dans la session économique (tourisme écologique, hospitalier et culturel).

Kasserine : absence de réserve foncière, de moyens financiers et humains

Le rapport évoque les inquiétudes des habitants et les projets prioritaires de Kasserine dont l’électrification des puits de surface dans les périmètres irrigués l’édification du barrage Boulaba, la transformation de l’hôpital régional en hôpital universitaire et la réalisation d’une zone de libre échange à Tlabet.
La commission appelle à une meilleure gestion des ressources financières de la région et la régularisation de la situation des ouvriers de chantiers et des bénéficiaires du mécanisme 21 et à la lutte contre toutes les formes d’emploi précaire. La commission souligne l’absence d’un climat incitatif aux investissements, la dégradation de l’infrastructure, les déficits constatés en matière d’éclairage public, de télécommunications, des routes et d’alimentation en gaz naturel.
L’absence de réserve foncière, de moyens financiers, logistiques, de ressources humaines et la faiblesse du taux d’encadrement dans les directions régionales ont également été soulignés.

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Le remaniement ministériel, qu’on vient d’avoir après des mois d’atermoiement, de dénégation, mais que des proches du chef du gouvernement, Youssef Chahed, avaient déjà soufflé à Jeune Afrique, n’a qu’un seul objectif : Créer cet électrochoc qui fait défaut à la Tunisie depuis sa fameuse Révolution. Chahed pense qu’à travers ce mouvement, qui n’est pas des moindres – avec l’éviction de deux ministres clés -, le pays va enfin, comme par magie, entrer dans le cercle vertueux des réformes et du retour au travail pour se bâtir un avenir. Mais ce sera un peu court car dont souffre la Tunisie, c’est de problèmes structurels sur lesquels un relookage de façade n’a pas le moindre effet, pas même un effet d’annonce. L’Institut Tunisien des Etudes Stratégiques (ITES) a travaillé sur ces questions épineuses et a pondu un rapport, intitulé « La Tunisie en 2025 : Un État émergent, résilient et réconcilié avec lui-même ». L’ITES prend le soin de préciser que cette étude n’est en rien le remplaçant du plan quinquennal 2016-2020, il vient simplement l’étoffer. Pour ceux qui voudront bien la prendre comme tel et s’en imprégner pour accomplir les pas que le pays attend tant…

L’étude met le curseur sur les éléments clés, nationaux et internationaux, susceptibles de densifier les grandes orientations stratégiques et la stratégie nationales afin de faire de la Tunisie un Etat émergent, capable de résister aux chocs économiques endogènes et exogènes, et d’offrir un avenir à tous ses enfants.

« La longue transition tunisienne a directement contribué à l’affaiblissement de l’État, au relâchement de la discipline et du civisme, à la montée consécutive des revendications corporatives et régionales ainsi qu’au ralentissement économique ». Le rapport de l’ITES commence en ces termes, forts, ce qu’il faut sans doute pour installer dans toutes les têtes les virages douloureux qu’il faut négocier pour changer le destin du pays à l’horizon 2025.

Tout y passe : la diplomatie tunisienne, le fonctionnement de l’État et de ses institutions, la défense et la sécurité nationale, l’éducation et la culture, le contrat social et enfin le contexte  économique. Le rapport propose des orientations stratégiques, par secteur des scénarios de sortie de crise. Il a fallu pas moins de 6 commissions de travail pour arriver à un tel résultat : « Commission État et institutions, Commission sécurité et défense nationales, Commission économie et développement durable, Commission contrat social renouvelé, Commission éducation et culture et Commission repositionnement international de la Tunisie ».

« Des scénarios de sortie de crise ou mesures devant être actionnées à court terme afin d’éviter de basculer dans le scénario de rupture ou catastrophique dit ‘Cygne noir’ et d’amorcer le bond en avant », souligne le rapport.

Les détails clés

La Tunisie dont on rêve en 2025 reposera sur les fondements suivants : Un État stratège, anticipatif et qui protège les droits et les libertés ; Un État en paix et en sécurité, proactif et résilient ; Une économie émergente ; Un État qui s’appuie sur la confiance et le dialogue social ; Un État convaincu des vertus de l’éducation et de la culture orientées vers le progrès et l’innovation ; Un État qui jouit du respect, influent et ouvert sur le monde.

Pour poser les bases d’une économie émergente, inclusive et durable, l’ITES sugère « l’initiative 4.0 nationale ». Une orientation qui sera axée sur l’agriculture, l’industrie, le tourisme, le digital et l’énergie et sur un plan d’actions en 10 points.

D’abord la sortie de crise. Il faut d’abord en finir avec l’économie parallèle, lever les obstacles au développement des entreprises, sécuriser les systèmes productifs et logistique, combattre la corruption, apaiser le climat social, rétablir l‘autorité de l’État et son fonctionnement, booster le secteur pétrolier et celui des phosphates, maîtriser les déficits publics et faire de la réconciliation nationale une réalité.

Le deuxième plan d’actions a trait à un écosystème pouvant faire éclore l’entrepreneuriat et l’initiative privée.
L’ITES propose une refonte totale du cadre réglementaire et institutionnel de la sphère financière de façon à donner à la Tunisie les moyens d’être un véritable hub financier. D’après l’étude, les moyens financiers mis à la disposition des microentreprises, des PME et des PMI sont en deçà des besoins de ces structures. D’ailleurs, « les petites entreprises (moins de 50 employés) et les microentreprises (moins de 5 employés), représentant 2/3 de la production et 2/3 des emplois dans le secteur privé, ne bénéficient que de 15% des concours bancaires alloués aux entreprises du secteur privé », indique le rapport.

Le quatrième plan d’actions met le doigt sur le nécessaire recentrage de la politique de développement régional. Il faut faire de la décennie prochaine celle du décollage, enfin, des régions, dit le rapport. Il propose d’affecter 50% des investissements publics, 55 milliards de dinars sur 10 ans, au développement régional ; même tendance pour les investissements privés, 65 milliards de dinars, ce qui fera au total 120 milliards de dinars durant les dix prochaines années, soit une moyenne annuelle d’investissement global de 12 milliards de dinars.

Rapport ITES

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Les services de renseignement français sont formels : Le régime syrien est derrière l’attaque au sarin à Khan Cheikhoun, le 04 avril 2017, dans laquelle 87 personnes ont péri, dont 31 enfants. La déclaration a été faite ce mercredi 26 avril 2017 par le chef de la diplomatie française, Jean-Marc Ayrault. Cette tragédie avait ulcéré la communauté internationale, valant à Damas une réaction épidermique de l’administration américaine qui avait ordonné des tirs de missile sur une base aérienne syrienne, le 07 avril 2017…

Le rapport des services d’espionnage français souligne aussi « que le régime détient toujours des agents chimiques de guerre, en violation des engagements à les éliminer qu’il a pris en 2013 », d’après un communiqué de la présidence française. « La France a décidé de partager avec ses partenaires et avec l’opinion publique mondiale les informations dont elle dispose », a affirmé Ayrault au terme d’un Conseil de défense présidé par François Hollande.

La Russie quant à elle, alliée indéfectible de Damas, n’en démord pas : Rien à ce jour ne permet d’incriminer les troupes de Bachar Al Assad. « Le fait du recours au sarin ne fait guère de doutes, mais il est impossible de faire des conclusions sur qui en est responsable sans une enquête internationale », a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, qui a ajouté que Moscou « ne comprend pas que l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) s’abstienne pour l’heure d’une telle enquête ».

Une source diplomatique française a confié à l’AFP que les services spécialisés, qui ont affirmé avoir « prouvé » 5 attaques au gaz sarin en Syrie depuis avril 2013, d’après des données contenues dans le rapport, ont effectué des prélèvements sur place et analysé les dépouilles des victimes pour établir la responsabilité du régime. Le rapport s’est focalisé sur trois éléments-clés de l’attaque de Khan Cheikhoun : la composition du produit, la technique de fabrication et la façon de le répandre, dont dépend en partie son efficacité morbide…

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Après le Fonds monétaire international (FMI), qui vient de lever l’épée de Damoclès sur la Tunisie en acceptant, enfin, après moult tractations, de décaisser la deuxième tranche du prêt de 2,8 milliards de dollars, c’est au tour du groupe de la Banque moniale de donner un peu de baume au coeur de cette Tunisie meurtrie par la morosité post-révolutionnaire. Dans son rapport de suivi de la  conjoncture économique dans la région MENA, intitulé « L’économie de la reconstruction d’après guerre dans la région MENA », la Banque Mondiale (BM) donne des raisons d’espérer, en pariant sur des éclaircies économiques dans la région dès 2018, pour amorcer une vraie relance de la croissance en 2019, jusqu’à 4%. Pas mal du tout…

« La région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA), en proie à la guerre et à la violence, et dans un contexte marqué par les faibles cours du pétrole, verra son taux de croissance fléchir de 3,5 % en 2016 à 2,6 % en 2017, selon le Rapport semestriel de suivi de la situation économique dans la région MENA. Cependant, après 2017, sous l’impulsion des réformes en cours, la situation devrait s’améliorer légèrement, et la croissance pourrait dépasser 3 % en 2018 et en 2019 », dit la BM.

Pour la Tunisie, ce sera 2.3% en 2017

C’est un fait, la Tunisie est loin d’entrevoir la fin de sa transition économique, toutefois les rédacteurs l’affirment : Elle « avance à grands pas dans son programme de transition politique, mais les résultats concrets sur le plan économique prennent plus de temps que prévu, la croissance étant trop faible pour peser réellement sur le chômage dans un contexte d’élargissement du déficit budgétaire ainsi que du déficit du compte courant ».

A niveau des perspectives de croissance, la BM crédite le pays d’un taux de 2,3% en 2017 et 2,8% en 2018. La banque explique son optimisme, comme du reste le FMI, par une amélioration du climat des affaires, couplée à des réformes structurelles, à la consolidation de la stabilité sociale et de la sécurité.

La banque parie également sur la relance des secteurs stratégiques tels que le primaire, l’industrie manufacturière et la production du phosphate pour doper la croissance, sans pour autant éluder le boulet du déficit budgétaire. L’institution financière le situe à un niveau très haut, 5.9% du PIB en 2017 ; même tendance pour l’inflation, qui devrait monter jusqu’à 4.9% à la fin de l’exercice en cours…

Pour plus de recettes fiscales

Au niveau de la thérapie préconisée par la BM, on note l’oxygénation des finances publiques. Et là, comme exactement l’a dit et même dicté le FMI, on ne pourra pas faire l’économie d’un tassement de la masse salariale dans la fonction publique. Il est suggéré également d’élargir l’assiette fiscale. S’y ajoute une somme de recommandations pour la sécurité et des réformes en profondeur pour doper la croissance du secteur privé et la création d’emplois. Enfin cap sur les facteurs d’incitation à l’investissement. Le document propose à la Tunisie « d’adopter et d’appliquer des réglementations qui améliorent les conditions d’accès aux marchés et donnent concrètement suite à la conférence Tunisie 2020 ; d’élaborer et d’appliquer une stratégie globale de réforme de la fonction publique et des entreprises à capitaux publics ; d’améliorer la gouvernance, notamment la lutte contre la corruption et la mainmise des élites ; et d’instaurer un dialogue en vue de déterminer les origines du malaise social et d’y apporter des solutions, en particulier avec les syndicats ».

Communiqué

Le nouveau secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a rendu sa copie sur le Sahara occidental. Ce qui saute aux yeux, c’est qu’il s’est échiné à éviter les écueils du parti pris et a pondu un rapport qui fourmille de propositions pour mettre un terme à un conflit qui rend la région instable depuis 41 ans. Guterres a présenté le lundi 10 avril 2017 son document aux membres du Conseil de sécurité de l’ONU, rapporte jeuneafrique.com. Retour à la table des négociations, les problèmes à Guergarate, les droits de l’Homme… Toutes les solutions ont été consignées. Encore faut-il que les belligérants acceptent d’écouter la voix de la raison…

Premier point : Le nouveau SG de l’ONU suggère que la Minurso reste sur place un an de plus, mettant en avant son projet « de relancer le processus de négociation avec une nouvelle dynamique ». Il a indiqué dans son rapport que «le conflit du Sahara doit se terminer pour permettre à la région de relever les défis sécuritaires, économiques et humains qui la guettent». Il appelle les parties en conflit à s’accorder sur « une solution politique mutuellement acceptable». Mais ça son prédécesseur, Ban K-moon, l’avait dit, sans obtenir les résultats escomptés. On verra si Guterres aura plus de succès…

Par ailleurs il a invité les pays voisins, notamment l’Algérie et la Mauritanie, qui attisent par moments le feu, à s’impliquer dans le règlement pacifique du conflit…

Guterres a également demandé au Polisario d’y mettre du sien pour apaiser les tensions. Il constate que ses troupes occupent toujours Guergarate, ce qui est en contradiction avec l’accord de cessez-le feu. Le secrétaire général de l’ONU demande au Conseil de sécurité de faire pression sur le Polisario pour qu’il se retire « entièrement » et « sans conditions » de cette zone tampon.

A signaler que le Maroc avait obtempéré en février dernier en retirant ses ouvrier qui avaient entamé le goudronnage de la route servant de frontière entre le mur de défense du royaume et la Mauritanie. Guterres a exprimé sa gratitude à Rabat, dans son rapport, pour « sa réponse positive ».

Enfin s’agissant des droits de l’Homme, la tradition a été respectée. Le secrétaire général de l’ONU propose un travail d’observation « indépendant, impartial et exhaustif » pour garantir l’intégrité physique des habitants du Sahara occidental. Rien sur de nouveaux dispositifs de surveillance, et encore moins le renouvellement du mandat de la
la Minurso. Guterres a décidé de changer de braquet en pariant sur la bonne volonté et la bonne foi des belligérants. Toutefois rien, à ce jour, ne permet de dire qu’il a tort ou raison. L’avenir nous le dira…

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D’après un rapport publié le 30 mars  par le cabinet de recherche britannique New World Wealth et la banque AfrAsia Bank, en 2016, l’Afrique comptait 145 000 millionnaires ayant une fortune cumulée de 800 milliards de dollars,nous apprend l’agence Ecofin.

Sur ce nombre global d’individus possédant une fortune estimée à au moins 1 million de dollars, 7 010 sont des multimillionnaires.Entre 2006 et 2016, le nombre de ces individus africains fortunés a enregistré une croissance de 19%.

L’année 2016 a cependant connu une baisse de 2% du nombre de millionnaires africains, notamment en raison du ralentissement de la croissance économique, consécutif à la chute des cours des matières premières.

Dans le classement des pays où vivent ces grosses fortunes, l’Afrique du Sud est largement en tête avec 40 400 HNWI, devant l’Egypte (18 100 HNWI), le Nigeria (12 300), le Kenya (9 400), l’Angola (6 100), le Maroc (4 600), l’Algérie (4 500), l’Ile Maurice (3 800) et la Namibie (3 300). L’Ethiopie ferme le top 10 avec 3 100 individus fortunés.

Viennent ensuite le Ghana, le Botswana, la Côte d’Ivoire, la Tanzanie, l’Ouganda, le Mozambique, la Zambie, le Rwanda et la République démocratique du Congo, a-t-on précisé de même source.

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Le fonds de capital-risque français Partech Ventures a pris le pouls des startups africaines opérant dans les nouvelles technologies. L’enquête s’est précisément intéressée à leur capacité à lever des fonds. Premier enseignement : Ces startups ont pu collecter un montant global de 366,8 millions de dollars (M$) en 2016, un record ; c’est 33% de plus que la somme recueillie en 2015 (276 M$).

Dans le détail, on apprend que 77 entreprises ont été mises sur pied l’an dernier, contre 55 startups créées en 2015. « Depuis 2012, l’investissement dans les technologies à travers toute l’Afrique a été multiplié par 8,7. C’est tout simplement fou », indique le rapport.

Par ailleurs le Nigeria, 2ème économie du continent, l’Afrique du Sud, le leader depuis 2016 et le Kenya se taillent la part du lion, avec près de 80% des investissements dans la niche des nouvelles technologies en Afrique, précise l’étude. A lui seul le Nigeria capte 30% (109 M$) du volume global des investissements. Vient ensuite l’Afrique du Sud, avec 96,7 M$ de dollars, puis le Kenya, 92,17 M$. Ces deux pays pèsent 25% dans la totalité des investissements.

Autre indication du rapport de Partech Ventures : l’Afrique francophone gagne du terrain et attire désormais 10% du total des investissements, soit 37 millions de dollars, contre seulement 2% en 2015. Cinq pays ont fait une irruption dans le classement de cette année : le Rwanda (16 M$), la Côte d’Ivoire (13 M$), le Sénégal (6 M$), le Maroc (980.000 dollars) et la Tunisie (800.000 dollars).

A signaler que pour élaborer son rapport, Partech Ventures n’a pris en compte que les levées de fonds qui dépassent 200.000 dollars, les investissements en-dessous de ce seuil étant difficilement identifiables, argue le fonds de capital-risque…

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La mairie de Moscou vient de faire la bourde du siècle : en voulant planter du gazon près d'une station de métro

Le département d’Etat américain s’est intéressé au business très lucratif du cannabis au Maroc. Le moins qu’on puisse dire est que le chiffre révélé par un rapport sur le trafic international, publié récemment, décoiffe : 23% du PIB du royaume, c’est le poids de la production globale de cannabis en 2016…

«La production totale de cannabis au Maroc durant la saison 2015-2016 est estimée à 700 tonnes métriques, ce qui équivaut à 23% du PIB marocain estimé à 100 milliards de dollars », a indiqué le document, d’après l’Agence Ecofin.

Le département d’Etat a souligné un autre élément de taille : Le Maroc, qui conforte sa place de leader mondial dans la production et l’exportation de cannabis, s’est mué en pays de transit de la drogue dure, précisément la cocaïne, acheminée par les trafiquants de l’Amérique du sud pour être vendue en Europe. Le rapport illustre cette tendance par les deux saisies de cocaïne record en 2016 à Oujda (250 kg) et à Dakhla (1230 kg).

Par ailleurs on a appris, mais ce n’est pas une surprise, que le cannabis demeure la drogue la plus courante dans le royaume, mais que la cocaïne et l’héroïne sont en train de faire leur trou sur le marché. On a également appris que 19 000 personnes ont été placées derrière les barreaux suite à des condamnations pour trafic de drogue, ce qui représente 25% de la totalité des prisonniers du pays.

Face à ce fléau, le gouvernement marocain a accentué l’inquiétude de la communauté internationale en avouant qu’il n’a pas les moyens de combattre efficacement le trafic de drogue, indique le département d’Etat.

Enfin le document rappelle que l’administration américaine en charge de la lutte contre la drogue (Drug Enforcement Administration/DEA) a installé en février dernier à Rabat son premier bureau régional sur le continent. Reste à trouver un accord bilatéral entre le Maroc et les Etats-Unis autour des modalités d’extradition des trafiquants, un sujet majeur pour Washington….

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La police est en tête des autorités sécuritaires en Tunisie qui commettent les violations à l’égard de personnes en garde à vue, à 60 % des cas, suivie des établissements pénitenciers (24 %) et de la garde nationale (14 %), selon le rapport annuel statistique de l’organisation tunisienne de lutte contre la torture pour 2016.
Lors d’une conférence de presse tenue mercredi pour présenter le rapport, la présidente de l’organisation, Radhia Nasraoui, a indiqué que « 153 cas de torture, de violence et de mauvais traitement ont été recensés » lors de l’année écoulée.
Le Grand Tunis, Bizerte et Zaghouan accaparent le taux le plus élevé de violations avec 62 %, suivis des gouvernorats du nord ouest (19 %), du Cap Bon et du Sahel (7 %).
Nasraoui a souligné que la torture a occupé le plus haut taux des violations (59 %) suivie du mauvais traitement (33 %), de l’arrestation arbitraire (4%), de la mort suspecte (2 %) et de la menace de viol (2 %).
Les lieux théâtres de ces violations se repartissent entre les postes de polices (36 %), les prisons (25 %), les lieux publics (21 %) et les postes de la garde nationale (5 %).
La présidente de l’organisation de lutte contre la torture a qualifié d’autre part d' »instable » le climat sécuritaire eu égard à la conjoncture socio-économique et politique difficile et aux demandes d’amendement de la loi sur les prisons et les dispositions du décret 106 de 2011 qui incrimine la torture.
Le rapport énumère d’autre part les catégories d’âge des victimes des violations. Les victimes âgées de plus de 40 ans représentent 21 % de ces abus, contre 74 % pour les personnes âgées de 19 à 39 ans. La catégorie âgée de 14 à 18 ans est représentée par 5 % des violations qui touchent 86 % des hommes et 14 % des femmes.
Le rapport a exposé également les mécanismes d’aide des victimes de la torture et du mauvais traitement, à l’instar des audiences, au nombre de 150, des correspondances administratives, des plaintes au ministère public (45 plaintes) et du transfert de 10 cas de personnes victimes de violation au centre « Nebras » de réhabilitation des rescapés de la torture.
Le rapport mentionne aussi des cas typiques de torture et de morts suspectes dans les centres de détention ainsi que des recommandations présentées par l’organisation tunisienne de lutte contre la torture aux trois pouvoirs législatif, judiciaire et exécutif à chaque parution du rapport mensuel durant 2016.

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Le recours par les forces de sécurité tunisiennes aux méthodes brutales du passé, notamment la torture, les arrestations arbitraires, les détentions et la restriction des déplacements des suspects, ainsi que le harcèlement de leurs proches menacent l’avancée de la Tunisie sur la voie de la réforme, écrit Amnesty International dans le nouveau rapport qu’elle a publié ce lundi 13 février 2017.

En réaction à une série d’attaques armées qui ont secoué le pays depuis mars 2015, les autorités ont renforcé les mesures sécuritaires, recourant de plus en plus aux lois d’exception, dont beaucoup entrent en contradiction avec les obligations relatives aux droits humains.

Intitulé « Nous ne voulons plus avoir peur ». Tunisie. Violations des droits humains sous l’état d’urgence », le rapport d’Amnesty International révèle que les forces de sécurité appliquent souvent ces mesures d’une manière arbitraire, répressive et discriminatoire.

Ces abus risquent de mettre en péril les avancées obtenues depuis six ans. Les Tunisiens jouissent en effet d’une plus grande liberté d’expression, de réunion et d’association, droits que garantit la Constitution de 2014.

« Il ne fait aucun doute que les autorités ont le devoir de lutter contre les menaces à la sécurité et de protéger la population contre les attaques meurtrières. Toutefois, elles peuvent le faire tout en respectant les protections relatives aux droits humains inscrites dans la Constitution tunisienne et le droit international, et en garantissant l’obligation de rendre des comptes pour les violations imputables à des membres des forces de sécurité, a déclaré Heba Morayef, directrice des recherches pour l’Afrique du Nord à Amnesty International. « Donner toute latitude aux organes chargés de la sécurité pour se comporter comme s’ils étaient au-dessus des lois ne permettra pas de garantir la sécurité. »

Ce rapport met l’accent sur l’impact des mesures d’urgence sur la vie quotidienne des personnes prises pour cible et présente des cas de torture, d’arrestations et de détentions arbitraires, de perquisitions domiciliaires sans mandat, d’ordres d’assignation à résidence arbitraires et de restrictions au droit de circuler librement. Il montre que dans certains cas, ces mesures sont imposées de manière discriminatoire en raison de l’apparence, des convictions religieuses ou de condamnations pénales antérieures, au mépris des garanties d’une procédure légale.

Amnesty International a fait part de ces préoccupations aux autorités tunisiennes et a reçu une réponse écrite du ministère de l’Intérieur en décembre 2016. Cette réponse, qui figure en annexe du rapport, précise le cadre juridique qui autorise ces mesures, sans aborder les préoccupations quant à la manière dont elles sont mises en œuvre par les forces de l’ordre ni leurs répercussions sur la vie et les droits des citoyens.

« Les responsables tunisiens qui ont en public ou en privé fait part de leur détermination à faire respecter les droits fondamentaux et à rompre avec le passé doivent ordonner que ces pratiques cessent et garantir qu’elles fassent l’objet d’enquêtes efficaces ».

Des milliers de personnes ont été arrêtées depuis que l’état d’urgence a été rétabli en novembre 2015, après l’attentat meurtrier visant la Garde présidentielle à Tunis. Amnesty International a recensé au moins 19 cas d’arrestations arbitraires. Au moins 35 témoins ont décrit les raids et les perquisitions domiciliaires sans mandat, au cours desquels les membres des forces de sécurité font irruption dans les logements, terrifiant les habitants.

Certains membres des familles sont également en butte à des mesures d’intimidation, à des arrestations arbitraires, à des actes de torture ou autres mauvais traitements en détention, dans le but de les contraindre à donner des informations sur leurs proches soupçonnés de participation à des attaques armées.

Par ailleurs, ce rapport se penche sur le traumatisme émotionnel et l’impact psychologique de ces raids répétés. Plus d’une dizaine de personnes ont déclaré avoir ressenti un tel choc qu’elles ont dû recevoir des soins médicaux ; certaines ont affirmé que le harcèlement constant les avait conduites au bord du suicide….

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M. Björn Rother, Chef de mission pour la Tunisie, a fait la déclaration suivante au terme d’une visite des services du FMI destinée à examiner les perspectives économiques et les politiques que les autorités entendent mener dans le cadre du programme de réformes économiques appuyé par un accord quadriennal au titre du mécanisme élargi de crédit (MEDC) approuvé en mai 2016 (voir communiqué de presse 16/238).

«L’économie tunisienne continue de faire preuve de résilience dans une conjoncture nationale et internationale difficile. Le taux de croissance devrait rebondir à 2,5 % en 2017, contre 1,3 % en 2016, impulsé par le regain de confiance suscité par la réussite de la conférence Tunisia 2020 en novembre dernier et par l’adoption de textes de loi essentiels liés au secteur privé.

«De redoutables défis macroéconomiques subsistent. La dette publique a continué de s’alourdir, dépassant 60 % du PIB en 2016. Les mesures adoptées par les autorités dans le cadre de la loi de finances de 2017 réduiront le déficit budgétaire global de manière modeste à 5,6 % du PIB, contre une estimation de 6 % en 2016, niveau supérieur à l’objectif visé initialement dans le cadre du MEDC, en raison d’une croissance plus faible et de dérapages de la politique budgétaire. La masse salariale de la fonction publique en pourcentage du PIB est parmi les plus élevées au monde et le déficit des transactions courantes reste considérable.

«L’équipe du FMI et les autorités conviennent que des actions urgentes sont nécessaires pour protéger la santé des finances publiques, accroître l’investissement public et accélérer les progrès des réformes structurelles qui ont été retardées. Les autorités ont énoncé leurs priorités à court terme, dont une plus grande mobilisation des recettes fiscales de manière juste et efficiente, la rationalisation de la masse salariale du secteur public afin de dégager une plus grande marge de manœuvre en faveur des investissements publics, et la mise en place du mécanisme d’ajustement des prix des carburants. Les mesures destinées à assurer la viabilité du système de sécurité sociale représentent une autre priorité importante. Ces initiatives sont vitales pour faire en sorte que l’économie tunisienne connaisse une croissance plus forte et crée davantage d’emplois et pour veiller à ce que tous les Tunisiens continuent à bénéficier de services de base adéquats.

«L’équipe salue la détermination du gouvernement à avancer dans la modernisation de la fonction publique. Des travaux ont en outre été engagés pour veiller à la santé des banques publiques et des entreprises d’État, établir une haute autorité indépendante de lutte contre la corruption et mettre en place des dispositifs efficaces de protection des couches de population les plus vulnérables.

«L’équipe a eu des entretiens constructifs avec le Chef du gouvernement , M. Youssef Chahed, la Ministre des Finances, Mme Lamia Zribi, le Ministre de l’Investissement, M. Fadhel Abdelkefi, le Ministre de la Fonction publique, M. Abid Briki, et le Gouverneur de la Banque centrale, M. Chedly Ayari, ainsi qu’avec leurs collaborateurs, et elle continuera d’entretenir un dialogue de politique générale rapproché sur la réduction des déséquilibres budgétaire et extérieur et sur la redynamisation des réformes structurelles.»

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C’est le coup de semonce qu’on n’attendait pas, tant l’économie marocaine inspire le dynamisme et la santé. D’après le dernier rapport du Conseil économique, social et environnemental (CESE) et de Bank Al-Maghrib, dont le journal L’Economiste s’est fait l’écho ce lundi 23 janvier 2017, si le PIB fait grise mine depuis un moment, c’est à cause de l’investissement et de la compétitivité, en berne, d’après le document.

Selon le journal, l’investissement, du fait de son tassement, dope de moins en moins la croissance du pays. A souligner que le Haut commissariat au plan (HCP) a mis en relief cette tendance dans ses précédents rapports sur le comportement du PIB. L’Économiste a indiqué que la disjonction de la croissance et de l’investissement présente un coefficient marginal (Icor) critique, ce qui nuit à l’économie du royaume. Pour que l’investissement impacte sensiblement l’économie, il faut que le stock de capital physique monte beaucoup plus, jusqu’à 4 ou 5 fois que le PIB.

Toutefois le CESE et BAM sont d’avis que l’inclination du pays vers les marchés internationaux est porteuse d’une dynamisation des capacités de production et de l’attractivité du Maroc. Mais pour que ce soit optimal, il faut une offre plus diversifiée et une franche accélération de la compétitivité. Le rapport recommande également aux autorités de mettre le curseur sur les secteurs à forte valeur ajoutée, telles que les industries technologiques.

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