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En République démocratique du Congo, un communiqué officiel confirme le massacre de policiers dans la province du Kasaï, rapporte le site rfi.fr.

Un document signé par le colonel Mwanamputu Empung, porte-parole de la police, indique que 39 membres des forces de l’ordre ont été tués, le vendredi 24 mars 2017.

Ce communiqué laisse également entendre que de nouvelles mesures vont être prises dans la province.

Cette fois c’est un bilan officiel fourni par les autorités : depuis vendredi, on parlait d’une quarantaine de morts dans une embuscade tendue par des miliciens Kamwina Nsapu.

Dans le communiqué, le porte-parole de la police donne le chiffre de 39 policiers morts dans cette embuscade.

Un guet-apens sur lequel le document donne également plusieurs précisions : les deux camions de la police se trouvaient au niveau du village de Kamuesha, à moins de 80 kilomètres de la ville de Tshikapa.

Toutes les victimes ont été enterrées dans une fosse commune creusée sur le lieu même de l’embuscade.

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La justice militaire congolaise a annoncé avoir arrêté sept militaires accusés de crimes de guerre dans le centre de la République démocratique du Congo.

Selon les données rapportées par l’AFP, il s’agirait des soldats apparaissant sur une vidéo tournée dans un village du Kasaï-Central, largement partagée sur les réseaux sociaux en février, montrant des hommes en uniforme tirer sur des villageois, puis les insulter avant de les achever.

Le gouvernement avait qualifié la vidéo de « montage grossier », avant de décider de mener des enquêtes « par précaution » face aux allégations persistantes de violations graves des droits de l’Homme attribuées à des éléments des Forces armées de la RD Congo (FARDC) dans le village de Mwanza Lomba (Kasaï central).

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Deux experts de l’ONU chargés d’enquêter sur les conflits, ont été enlevés en RD Congo, dans la province de Kasaï-Central, théâtre d’affrontements entre les forces de l’ordre et une milice, a annoncé, lundi, le gouvernement congolais.

Deux experts onusiens et leurs accompagnateurs sont portés disparus depuis dimanche au Kasaï, région du centre de la République démocratique du Congo (RD Congo) agitée par une rébellion depuis plus de six mois, a annoncé Kinshasa lundi 13 mars.

« Les deux experts sont l’un de nationalité américaine et l’autre suédoise. Ils ont été kidnappés [dans la province du Kasaï-central] et conduits dans la forêt par des éléments inconnus ainsi que quatre Congolais : trois chauffeurs de taxi-moto et un interprète », a déclaré à l’AFP le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende.

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Le directeur adjoint de la division MENA à l'organisation Humain Rights Watch

Une cour militaire de la République Démocratique du Congo a demandé le 25 janvier 2016 à Germain Katanga, un condamné de la Cour pénale internationale (CPI), de présenter sa défense et sa liste de témoins lors d’une audience qui se tiendra le mercredi 3 février. La procédure concerne de nouveaux chefs d’inculpation pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité portées à l’encontre de Germain Katanga par le procureur général militaire devant la Haute Cour Militaire du Congo à Kinshasa, la capitale, le 30 décembre 2015.

Lors de l’audience, qui devait initialement se tenir le 29 janvier, Katanga devra fournir les grandes lignes de sa défense et exposer les arguments juridiques et factuels et les témoins qu’il compte présenter durant le procès. Les quelques jours qui lui a été accordés pour présenter ces informations sont largement insuffisants pour des crimes présumés d’une telle gravité. Cette situation est contraire au droit de disposer du temps et des facilités nécessaires pour préparer sa défense, un droit reconnu en droit international des droits humains et en droit congolais, selon Human Rights Watch.

Le 21 janvier dernier, la présidence de la CPI a demandé aux autorités congolaises de transmettre des informations supplémentaires à la cour afin que cette dernière soit en mesure de décider si elle autorise ou non de nouvelles procédures contre Katanga devant le système judiciaire congolais. Selon l’article 108 du Statut de la CPI, un Etat où un condamné de la CPI purge une peine prononcée par la CPI doit préalablement obtenir l’autorisation de la Cour avant d’engager de nouvelles poursuites contre cette personne.

« Exiger de Germain Katanga qu’il soit prêt en quelques jours seulement à présenter sa défense et sa liste de témoins pour des allégations de graves crimes commis il y a plus de dix ans dans le Nord-Est de la RD Congo, bien loin de la salle d’audience à Kinshasa, vide de son sens son droit à préparer sa défense, » a déclaré Géraldine Mattioli-Zeltner, directrice du plaidoyer sur la justice internationale à Human Rights Watch. « En plus de respecter les droits de Katanga à un procès équitable, les autorités judiciaires congolaises doivent fournir à la CPI les informations qu’elle a demandées afin de décider si elle autorise cette nouvelle procédure. »

Katanga servait dans la prison centrale de Kinshasa le reste de sa peine de 12 ans de prison délivrée par la CPI en mars 2014 pour complicité de crimes de guerre commis dans le village de Bogoro, dans le district de l’Ituri. L’affaire devant la CPI ne concernait que le massacre de Bogoro. Bien que la peine de la CPI, qui avait été réduite en novembre, ait pris fin le 18 janvier dernier, Katanga demeure toujours en détention du fait des nouveaux chefs d’inculpation à son encontre.

La décision de renvoi du 30 décembre dernier, dans laquelle le procureur militaire notifie les charges à l’encontre de Katanga, ne fournit aucun détails quant aux crimes spécifiques qui lui sont reprochés, ni à quelles dates et où ils auraient été commis. De plus, le système judiciaire congolais ne prévoit pas d’aide légale aux accusés indigents.

C’est la première fois que de nouvelles poursuites sont engagées à l’encontre d’un individu déjà condamné par la CPI. L’affaire soulève de nombreuses questions concernant la stratégie de la CPI en matière de poursuites, ainsi qu’au sujet de l’interaction entre la CPI et les tribunaux nationaux (connue sous le nom de complémentarité). Cette affaire constitue un test pour la capacité du système judicaire congolais à traiter des graves crimes internationaux de manière indépendante, efficace et équitable, a ajouté Human Rights Watch.

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