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L’Assemblée Générale Ordinaire et Extraordinaire relative à l’exercice 2015 du groupe TUNISAIR s’est tenue, aujourd’hui jeudi 29 Décembre 2016 aux Berges du Lac, présidée par Mme Sarra REJEB, Présidente Directrice Générale de la compagnie nationale, en présence des actionnaires et des hauts cadres.
Après avoir exposé les états financiers de TUNISAIR relatifs à l’exercice 2015, Mme Sarra REJEB a interagi avec les actionnaires pour éclaircir certains points portant sur l’état des lieux en 2015 et 2016 ainsi que les perspectives pour l’an 2017 et ce dans  cadre de la mise en œuvre des orientations stratégiques 2020 qui ont pour objectif d’assurer la rentabilité financière tout en respectant les standards de qualité et de sécurité de l’industrie.

Une nette reprise de l’activité en 2016


Mme Sarra Rejeb a annoncé que l’année 2016 s’achève avec une nette reprise de l’activité par rapport à 2015, en enregistrant une hausse de plus de 9% du trafic et de deux points du coefficient de remplissage, démontrant ainsi l’amélioration des performances commerciales de la compagnie.
A l’échelle internationale, l’année 2015 a été marquée par des indicateurs globalement positifs dans l’industrie du transport aérien se traduisant notamment par l’amélioration du trafic (+6,5% par rapport à 2014) et des capacités offertes (+5,9% par rapport à 2014) ainsi que le coefficient de remplissage moyen qui a atteint 79,7% (+0,5 point par rapport à 2014). TUNISAIR n’a pas pu profiter de cette tendance mondiale.
La PDG de TUNISAIR a indiqué que l’année 2015 a été une année difficile, eu égard à un contexte largement défavorable, marqué par un environnement régional et international non propice, notamment les difficultés économiques de notre pays, les attentats terroristes et la situation critique en Libye qui étaient parmi les facteurs principaux causant la régression de l’activité de TUNISAIR. A noter que l’activité Charter, fortement dépendante des flux touristiques, a été la plus affectée, avec une baisse de 63,3 % du nombre de passagers transportés par rapport à 2014.

Réduction du déficit d’exploitation en 2015

Malgré cette contre-performance au niveau de l’activité, TUNISAIR a enregistré des résultats d’exploitation nettement meilleurs qu’en 2014 en réduisant son déficit d’exploitation de 45,6 MS et qui s’est établi à -50,1MD en 2015
Cette amélioration a pu être réalisée grâce, notamment, à la baisse du prix du carburant avions et des effets du programme de compression des charges et d’amélioration des recettes auxiliaires engagé par la compagnie dans le cadre du plan de redressement.
Lors de Cette Assemblée Générale, la PDG TUNISAIR a rappelé les réalisations qui ont marqué l’année 2016 telles que :
–   La reprise de l’activité de Tunisie Catering,
–   Le développement du réseau africain, européen et transatlantique par l’ouverture d’une ligne aérienne vers Niamey et l’augmentation du nombre de fréquences vers ses destinations subsahariennes, la reprise des liaisons vers Moscou et vers Prague, et l’ouverture de la ligne de MONTREAL concrétisée grâce à l’exécution du plan de renouvellement de la flotte et  la réception de deux avions gros porteur A330-200;
–   La vente dernièrement de l’avion A340 et des quatre B737-500 en cours de finalisation qui permettront à la Compagnie d’éliminer les charges considérables liées au stockage de ses machines et de renflouer sa trésorerie ;
–  Le redressement de la tendance de trafic, et de chiffre d’affaires, tout en améliorant le remplissage de ses avions.

2017 une année de perspectives

Cependant, il reste encore une importante marge d’amélioration pour l’an 2017 et les efforts devraient être intensifiés pour accélérer la mise en œuvre du plan de redressement qui consiste à améliorer la productivité, adopter un nouveau mode de gouvernance, améliorer la qualité de service, mieux gérer les filiales, moderniser les outils de gestion, réduire les coûts et améliorer les recettes.

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«Croissance faible du PIB au cours du troisième trimestre (0,2% en V.T. et 1,3% en G.A.), indiquant un niveau de croissance ne dépassant pas au meilleur des cas 1,4% pour 2016 contre 1% en 2015 aux prix constants de l’année 2010. Légère baisse du taux de chômage qui est passée de 15,6% au 2ème trimestre 2016 à 15,5% au 3ème Trimestre. Malgré une progression soutenue de l’IPC en V.M. en octobre, l’inflation a connu un léger repli pour atteindre 3,9% en G.A. après 4,2% le mois précédent, portant la marque d’un effet de base favorable. Egalement, une légère atténuation de l’inflation sous-jacente « hors administrés et frais» a été observée en octobre. L’inflation devrait poursuivre son trend haussier pour clôturer l’année 2016 à 4,6% en G.A. soit une moyenne de 3,8% sur l’ensemble de l’année en cours et atteindre 5% en 2017. Après l’amélioration relevée au cours des 9 premiers mois de 2016 (avec 6,4% du PIB contre 6,9% une année auparavant), le déficit courant s’est nettement détérioré en octobre, pour atteindre 7,5% du PIB, soit le même niveau de l’année précédente, maintenant ainsi les pressions sur les réserves en devises et le taux de change. Evolution modérée de la masse monétaire en 2016 (10 mois). Cependant, une légère reprise a été enregistrée et a concerné aussi bien les créances nettes sur l’Etat que les crédits à l’économie. Léger apaisement des tensions sur la liquidité bancaire en octobre 2016, soutenu essentiellement par l’atténuation de l’effet restrictif des BMC». C’est par cet instantané, au jour J du 2 décembre 2016, que le conseil d’administration de la BCT (Banque Centrale de Tunisie) brosse le tableau de bord de l’économie tunisienne en cette fin 2016 !

La note de conjoncture de la BCT trace ensuite les perspectives économiques du pays pour le moyen terme, c’est-à-dire pour les exercices 2017 et 2018. Ainsi, côté croissance économique, le CA de la BCT, par ailleurs formé de compétences, d’hommes d’affaires et d’économistes de renom, estime que «les récentes projections tablent sur une progression du PIB, aux prix constants de 2010, de 1,4% en 2016, 2,2% en 2017 et 2,8% en 2018». Une prévision, déjà en rupture avec les documents officiels du budget 2017 qui table de 1,6% en 2016, puis progressivement monter à 2,5% en 2017

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Cet optimisme modéré, le CA de la BCT l’explique par «la baisse de la récolte des olives en 2017 (…), le redressement de la production minière et chimique[qui] serait modéré et fortement tributaire de l’apaisement des troubles sociaux dans le bassin minier. Le redressement des activités dans le secteur des services marchands plus lent qu’attendu précédemment en raison, notamment, de la faiblesse de la demande de consommation» et une «contribution de l’administration publique à la croissance (0,2% entre 2017 et 2018) du PIB [qui] devrait baisser sur l’horizon de prévision, vu l’orientation du Gouvernement vers plus de maîtrise de son équilibre budgétaire à travers, notamment, la compression des dépenses de fonctionnement ».

Optimisme modéré, disions-nous, car le document de la BCT évoque un «renforcement graduel de l’activité touristique [qui] devrait contribuer à un rétablissement progressif des activités de services d’hôtellerie et des activités connexes».

Un manque d’optimisme général, que le CA de la BCT explique par l’existence de «risques adverses pouvant affecter négativement les prévisions [qui] semblent s’intensifier, tant au niveau international que national. Au rang des risques extérieurs, la dégradation du contexte géopolitique, le ralentissement de l’économie de la Zone Euro font peser énormément d’incertitudes sur la croissance des exportations tunisiennes, une détérioration qui pourrait avoir des effets de contagion sur notre production industrielle».

A l’échelle nationale, les facteurs de risques sont :

  • La persistance du risque sécuritaire et terroriste et la crise libyenne.
  • Les retards accusés dans la mise en place des réformes administratives et fiscales.
  • La récurrence des grèves et troubles sociaux dans les zones de production.
  • La baisse de la pluviométrie et le creusement du déficit hydrique.
  • Les pressions sur la balance des paiements et sur le taux de change du dinar.
  • L’affaiblissement du potentiel de la croissance économique dû au prolongement de la période de désinvestissement.
  • La détérioration de la situation des finances publiques.

Rappelons, à ce propos, que moins de croissance, c’est moins de richesses à créer par les entreprises, moins de fiscalité dans les caisses de l’Etat, moins d’investissement de l’Etat, moins d’emploi à créer et plus de chômage.

Le plus dur dans cette analyse de l’état des lieux par l’institut d’émission, c’est que les risques évoqués sont réels et leurs perspectives d’amélioration ou de disparition sont faibles. Cela, d’autant que la Tunisie, est depuis quelques années, une économie malade, complètement désordonnée, incontrôlable et endettée, en mal de ressources et qui ne se remet toujours pas au travail !

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Et il n’y a malheureusement pas que cela. Les mauvaises nouvelles, celles que le citoyen tunisien prendra certainement plus au sérieux, concernent son niveau de vie qui sera menacé par une inflation qui repartirait à la hausse et les prix aussi. Beaucoup de Tunisiens se le cachant, mais hausse des salaires = hausse des charges pour les entreprises = hausse des prix à la distribution. C’est aussi mécaniquement simple que ça !

  • L’inflation en hausse et des augmentations de prix en perspective !

La note de conjoncture à moyen terme de la BCT en parle et pas que peu. L’incidence directe de cette conjoncture sur le consommateur se fera par les prix et l’inflation qui érode le pouvoir d’achat. «Les nouvelles prévisions tablent sur une poursuite de la tendance haussière de l’inflation pour atteindre une moyenne annuelle de 5,0% en 2017, avant de revenir à 4,2% en 2018. Les nouveaux facteurs de risques inflationnistes proviendraient essentiellement des prix à l’import et des prix administrés. En effet, la hausse des prix à l’import, du fait de la persistance des pressions sur le taux de change et/ou d’une hausse des prix mondiaux, devrait se transmettre directement et rapidement à l’indice des prix à la consommation (pour les produits finis), et indirectement à travers le processus de production (pour les matières premières)». C’est ce que prédisent les professionnels de la BCT et les chiffres ont la tête dure !

Et le communiqué d’expliquer que «les plus importantes pressions sur les prix administrés (26,3% du panier) proviendraient des hausses attendues des prix de l’électricité et du carburant». Le projet de la loi de finances de 2017 comporte en effet un ajustement des prix de l’électricité et du gaz pour couvrir un besoin de financement de la STEG de 175 MDT. «De même, et au vu des hypothèses retenues dans ledit projet (cours annuel du baril de Brent à 50 dollars américains et un taux de change du dinar contre le dollar de 2,25), la possibilité d’une révision à la hausse des prix à la pompe sur l’horizon de prévision, à travers le mécanisme d’ajustement automatique, n’est pas exclue» dit encore la note.

S’agissant de l’inflation des produits alimentaires frais, qui représentent 13,9% du panier de la ménagère, la BCT souligne qu’ «elle devrait se maintenir sur une tendance haussière durant l’année 2017, compte tenu d’un effet de base défavorable en premier lieu, et vu les perspectives d’une production en baisse par rapport à son niveau de 20166 et d’une hausse des coûts de production en deuxième lieu».

On ne parlera pas de l’inflation sous-jacente, cet autre indice qui détermine la tendance des prix, sur lequel tous ne sont pas d’accord chez les politiciens notamment, et qui a aussi été revue à la hausse. On rappellera surtout que ce que vient de coucher sur papier la BCT, la semaine dernière, à propos de 2017, a été déjà dit et redit, par la BCT comme par d’autres experts. Les chiffres de 2016 le confirment désormais.

Une des promesses, ou priorités, du gouvernement Chahed était de «préserver le pouvoir d’achat à travers les négociations sociales et le renforcement de la productivité de l’entreprise». Pour l’instant, l’UGTT ne prête attention qu’à l’augmentation des salaires, ce qui augmentera immanquablement les prix et entraînera le pays vers la spirale inflationniste qu’évoquait justement la note de la BCT

 

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Le déficit commercial de la Tunisie s’est aggravé de 9,46 % au cours des cinq premiers mois de l’année 2016, pour atteindre à la fin de mai dernier, 5135,4 MD contre 4691,4 MD pendant la même période de l’année écoulée.

Selon les statistiques de l’Institut National de la Statistique (INS),  l’aggravation du déficit est dû à la baisse continue des exportations de 2,6%, d’un côté et à la hausse des importations de 0,8%, de l’autre. Cette situation a entrainé la régression du taux de couverture des importations par les exportations de 2,4 points, atteignant 69,5% contre 71,9% pendant la même période de l’année dernière.

Les mêmes statistiques montrent que le déficit de la balance commerciale est du particulièrement, à un déficit de la balance énergétique dont la valeur totale est estimée à 1238,8 MD au cours des cinq premiers mois de l’année 2016, contre 1223 MD en 2015, outre le déficit de la balance alimentaire qui a atteint 307,5 MD contre un excédent de 183,2 MD pendant la même période de l’année 2015.

La Chine est en tête de peloton des pays fournisseurs de la Tunisie, dont les échanges avec ce pays sont déficitaires de 1504,6 MD, suivi de la Turquie avec une balance commerciale déficitaire de 613,1 MD, puis la Russie et l’Allemagne avec des déficits commerciaux de respectivement 568,9 MD et 34,6 MD.

Par contre, les échanges commerciaux sont excédentaires avec d’autres pays dont la France, premier partenaire de la Tunisie, avec 1144,9 MD et la Libye avec un excédent de 365,4 MD.

Baisse de plus de 1/3 des exportations des produits alimentaires

De l’autre côté, l’INS a imputé la régression des exportations à la baisse des ventes du régime général à raison de 25%, contre un rythme de croissance soutenu pour le régime off-shore de 8,8% en 2016.

En contrepartie, les importations sous le régime offshore ont enregistré une augmentation de 6,6% contre une baisse de 1,7% des importations du régime général.

D’autres raisons expliquent la baisse des exportations tunisiennes, notamment, la régression des exportations des produits agricoles et alimentaires de 36,7%. En revanche, les exportations du phosphate et ses dérivés se sont améliorées en 2016, de 86,6%, grâce à la hausse des exportations de l’acide phosphorique (286,8 MD contre 98,1 MD en 2015).

Hausse de 5,7% des importations des voitures touristiques

L’INS a expliqué la légère hausse des importations (0,8%) par l’augmentation de 21,2 % des importations des matières premières et des produits de phosphate, des biens d’équipements de 11% et des autres produits de consommation de 9% à l’instar des voitures touristiques (5,7%), des huiles essentielles (15,9%) et des produits en plastique (13,6%).

En revanche, les importations du secteur de l’énergie ont enregistré une baisse de 28,4%, parallèlement aux produits agricoles de base qui ont régressé de 21,6%, suite à la chute des achats de blé tendre (150,6 MD en 2016 contre 240,4 MD, en 2015).

La ventilation géographique des échanges commerciaux de la Tunisie montre que les exportations tunisiennes vers l’Union Européenne, son principal partenaire économique, ont regressé de 4,7% contre une hausse des exportations avec la Turquie de 76,2% et avec la France de 14,5%. Idem pour les importations avec cette région, elles se sont inscrites en baisse de 1,8%.

Quant aux pays du Maghreb, les exportations de la Tunisie ont réalisé un bond de 29,8% avec l’Algérie, contre une chute avec la Libye et le Maroc, respectivement de 16,1% et de 10,3%. (Tap)

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La Banque centrale fait état de plusieurs facteurs d’inquiétude.

La Banque centrale fait état de plusieurs facteurs d’inquiétude, dont le déficit pluviométrique pour la campagne agricole 2016 ou encore l’impact de troubles sociaux sur la production minière.

L’inflation a parfois dépassé 6 % après la révolution de 2011, la Banque centrale évoque « une moyenne de 3,6 % » pour 2016 et 4,2 % en 2017, a écrit hier le journal le Monde.

Pour relancer l’économie, le gouvernement doit mettre prochainement en œuvre un plan quinquennal basé sur un taux de croissance de 5 %, qui prévoit une accélération des réformes, poursuit le journal, rappelant que la Tunisie a obtenu le mois dernier un « accord de principe » du Fonds monétaire international (FMI) pour une nouvelle ligne de crédit d’un montant de 2,8 milliards de dollars (2,5 milliards d’euros) sur quatre ans.

Pourtant, fait remarquer le Monde, dans une note de conjoncture présentée mercredi 4 mai, la Banque centrale tunisienne a indiqué tabler sur une reprise progressive de la croissance, à 2 % cette année puis 3,5 % en 2017.

Signe de sa grande prudence, l’institution mentionne toutefois la persistance de « risques spécifiques » sur la croissance, dont « l’intensification des crises géopolitiques ».

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Dans une déclaration accordée ce lundi 2 mai 2016 à Africanmanager, l’expert en économie Fethi Nouri a réagi au projet de réconciliation nationale économique qui vient de refaire surface relançant la controverse et  remettant en question les fondements de la justice transitionnelle.
Nouri a dans ce cadre ajouté qu’on ne pourra pas relancer l’économie avec ce genre d’actions.
L’économie tunisienne, a-t-il expliqué, est dans une situation de plus en plus accablante et c’est pour cette raison qu’elle a besoin d’actions en profondeur.
D’après lui, une grande responsabilité incombe au gouvernement qui devrait finaliser l’élaboration, dans les brefs délais, de son nouveau modèle de développement.
« On attend encore le deuxième produit de la révolution, celui du plan quinquennal pour voir les grandes orientations  qui vont jouer un rôle déterminant pour  redresser la situation économique », a estimé Nouri faisant savoir que « ceci est tributaire de la mise en place d’une feuille de route et d’une vision beaucoup plus claire pour sortir de l’ornière tout rompant avec le système actuel qui connaît déjà ses limites ».
Pour la réconciliation, Fethi Nouri  a estimé qu’il s’agit d’une action politico-politicienne, beaucoup plus qu’une action à même de redresser l’économie du pays.
« C’est véritablement une action à connotation politique qui ne pourrait pas faire sortir le pays de son marasme économique», a-t-il affirmé citant  les expériences menées par plusieurs pays, mais qui n’ont pas donné des résultats très positifs.

La réconciliation privilégie l’intérêt du pays

L’universitaire a par ailleurs plaidé pour cette action, à condition qu’elle soit en ligne avec les principes de la justice transitionnelle, à savoir, la reconnaissance des faits, le dédommagement et la réconciliation.
La position de Fethi Nouri vient au moment où  le projet de la réconciliation économique continue à faire  polémique, soulignant les divisions des Tunisiens sur cette initiative. Pour plusieurs économistes et universitaires, la réconciliation est l’une des solutions pour améliorer le climat des affaires. C’est le cas de président de l’Association tunisienne de gouvernance, Moez Joudi qui a affirmé que « le projet de loi sur la réconciliation économique, en tant que principe, n’est pas une normalisation avec la corruption, mais un moyen d’améliorer le climat des affaires à condition d’y apporter certains amendements »
« C’est important dans la mesure où l’administration tunisienne est bloquée par peur de prendre à bras le corps ses  responsabilités, ce qui est susceptible de freiner la marche économique », a expliqué Joudi à Africanmanager.
Corroborant cet avis, l’universitaire Sami Mahbouli a fait savoir qu’après cinq ans de tensions, il s’avère aujourd’hui que l’adoption de cette loi est incontournable. Car, elle permettra de rétablir la confiance des acteurs de l’économe et de l’administration tout en améliorant la situation.
Politiquement, cette initiative a pour but de  privilégier l’intérêt du pays en proposant la réconciliation. Une position agréée par la conseillère auprès du président de la République, chargée des relations avec la société civile, Saida Garrach .
Elle  a fait remarquer que « la polémique suscitée ces derniers jours vise à saper les efforts entrepris par la Tunisie sur la voie du progrès et de la croissance » soulignant la nécessité de parvenir, au plus vite, à un compromis sur une réconciliation nationale fondée sur la reconnaissance des faits, la reddition des comptes et la rupture avec les pratiques de corruption.
Saida Garrach  a invoqué la conjoncture difficile marquée par une hausse du chômage, de l’endettement et d’une nette baisse de l’investissement.
Un avis partagé par l’allié au pouvoir de Nidaa Tounes, le mouvement Ennahdha dont le président  Rached Ghannouchi a prôné la réconciliation,  dans l’objectif de faire avancer le pays, selon ses dires.

Que dit ce projet de loi ?

Proposé par le président de la République Beji Caied Essebssi, deux mois après son accession à la magistrature suprême du pays, ce projet de loi vise à rétablir un climat propice à l’investissement, à consolider la confiance dans l’Etat et ses institutions, mais aussi à clore les dossiers de corruption et de malversation ».
Parmi les 11 articles de ce projet de loi, on cite l’abandon des poursuites judiciaires  ainsi que l’exécution des peines prononcées contre les fonctionnaires et assimilés pour des actes de malversations financières sauf corruption et détournements de fonds.
Cette initiative, selon un grand nombre d’observateurs, concerne environ millier de fonctionnaires à tous les niveaux de l’administration, mais aussi plusieurs anciens ministres et hauts commis de l’Etat dont le nombre est estimé à 30.

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