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La famille Trump a attiré, une fois de plus, l’attention. Cette fois ce ne sont pas les frasques ou les écarts de langage de Donald Trump ou le plagiat de son épouse qui font jaser, mais les horreurs lâchées par un des trois fils du magnat de l’immobilier. Pour Donald Trump Jr., il y a un moyen simple et radical de résoudre l’épineux dossier des migrants syriens : Puisque certains réfugiés sont dangereux, il ne faut en admettre aucun sur le sol américain. Et pour bien illustrer cette trouvaille digne de son père, candidat des républicains à la présidentielle de novembre 2016, il fait une analogie de très mauvais goût, mais que l’Américain moyen capte très bien : réfugiés = bonbons (« Skittles »). «Si j’avais un bol de Skittles et que je vous disais que trois d’entre eux peuvent vous tuer. Est-ce que vous en prendriez une poignée? Voilà notre problème avec les réfugiés syriens».

Ce n’est pas le premier coup d’éclat du petit génie de la famille Trump, la semaine dernière, il avait créé l’émoi en évoquant les camps de concentration, sujet ô combien délicat. Pour s’en prendre à la presse, laquelle d’après lui est acquise à la cause de la démocrate Hillary Clinton, il avait lâché que si les républicains mentaient autant que Clinton, les journalistes «seraient déjà en train de préparer les chambres à gaz» pour eux.

Sa sortie malheureuse sur les Skittles a déclenché une avalanche de réactions, négatives, vous vous en doutez bien. La plus forte est sans doute celle du chanteur John Legend, qui décoche régulièrement des flèches en direction du candidat Trump sur les réseaux sociaux. L’artiste a tourné en dérision Trump Jr en soulignant l’absurdité de sa proposition : «Il y a une toute petite chance que n’importe qui puisse être un meurtrier. Débarrassons-nous de tout le monde maintenant!!! #trumplogic».

Donald Trump Jr. est monté au créneau suite à l’arrestation d’Ahmed Khan Rahami, un citoyen américain d’origine afghane soupçonné d’être derrière les attentats de New York et New Jersey le 18 septembre 2016. Rahami n’est ni réfugié ni syrien, pourtant le candidat républicain ne s’est privé de faire le lien direct entre le terrorisme aux États-Unis et l’afflux de réfugiés. Il avait même provoqué un tollé en déclarant après la tuerie de San Bernardino qu’une fois à la Maison Blanche, il barrerait l’accès du territoire américain aux musulmans. Alors si Trump Jr. se comporte ainsi, il le tient de son cher papa. Comme on dit, les chiens ne font pas des chats…

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Les réfugiés syriens bloqués à l’aéroport de Tunis-Carthage depuis 5 jours ont été refoulés ce vendredi vers le Liban, apprend Africanmanager.

Il est à rappeler à cet égard que l’Observatoire des droits et des libertés avait signalé sur sa page facebook que ces réfugiés étaient menacés d’expulsion vers le Liban et de là vers la Syrie.

Ces réfugiés dont deux enfants et trois femmes,  étaient en voyage vers la Mauritanie à bord d’un courrier de Tunisair. Ils avaient été refoulés par les autorités mauritaniennes au motif qu’ils n’avaient pas de visa d’entrée dans le pays, pour se retrouver sur le même appareil de Tunisair à bord duquel ils voyageaient vers  la Mauritanie.

Les familles syriennes avaient demandé aux autorités syriennes et aux associations de droits de l’homme d’intervenir en vue d’arrêter les procédures de refoulement et pour que leur soit accordé l’asile politique ou humanitaire.

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Le chef de la diplomatie libanaise a souligné mercredi que son pays devrait faire la différence entre les vrais réfugiés et ceux qui sont venus au Liban pour des raisons économiques, a rapporté l’agence de presse National News Agency (NNA).

« Des mesures sérieuses doivent être rapidement adoptées dans le but d’alléger le fardeau pour le Liban et de proposer aux Syriens des retours honorables », a déclaré le ministre libanais des Affaires étrangères et des Expatriés, Gebran Bassil.

M. Bassil a noté que voir les réfugiés retourner dans leur patrie était la meilleure solution.  « Malgré notre amour pour le peuple syrien, le Liban fait face à une grave crise des réfugiés », a-t-il expliqué, faisant allusion à un plan qui suggère aux réfugiés syriens de rentrer progressivement dans leur pays.  Selon le Haut commissariat aux Réfugiés des Nations Unies, le Liban accueille plus de 1,1 million de Syriens qui ont fui leur pays en proie à la guerre.

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En prévision d'un éventuel flux massif de réfugiés de Libye

Cela fait des jours que des dizaines de milliers de Syriens sont massés à la frontière ave la Turquie, malmenés par le froid et la faim, mais Ankara refuse de leur ouvrir la porte. Jusqu’à ce week-end où le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a enfin daigné se saisir de la question après les cris de Médecins sans frontière et des autres organisations humanitaires. Si les réfugiés syriens « sont à nos portes et n’ont pas d’autre choix, nous devons laisser entrer nos frères et nous le ferons », a déclaré Erdogan. Mais il n’a donné aucun calendrier, donc le calvaire des Syriens continue…

On parle souvent de l’énorme fardeau sur le dos des Turcs avec les Syriens qu’ils accueillent sur leur sol. C’est très louable, il faut le souligner. Mais il faut également rappeler que l’Union européenne va payer le prix fort pour que la Turquie éloigne le spectre traumatisant d’une invasion massive de migrants. 3 milliards d’euros, c’est ce que l’UE va verser à Ankara pour l’aider à fixer sur son sol les 2,5 millions de réfugiés syriens qui y vivent, des migrants de moins en moins désirés en Europe. Et le mot est faible. Il est important de rappeler les éléments sous-jacents pour éclairer l’opinion sur les motivations profondes des uns et des autres.

La Turquie manœuvre très habilement !

Plus édifiant encore, la Turquie se sert de cette actualité brûlante pour arracher des concessions aux Européens quant à l’adhésion des Turcs à l’Union européenne (UE). Il faut dire que les pourparlers sont en panne depuis des années, les opinions publiques européennes étant de moins en moins alléchées par cette perspective. La montée des partis populistes, nationalistes et islamophobes en Europe a braqué une bonne part des pays européens contre cette hypothétique adhésion. Mais il n’y pas que ça, les autorités turques se sabordent également avec leurs entorses régulières aux droits de l’Homme. Cela noircit le tableau, même si pour faire du business avec la Chine, l’Arabie saoudite ou l’Iran, pour ne citer que ceux-là, les Européens sont moins regardants sur ces dérives…

Erdogan, qui a fait de cette question une priorité, fait feu de tout bois pour tordre le bras aux Européens. Plus on lui demande d’ouvrir ses frontières aux réfugiés, plus il est en droit d’attendre des Européens, effrayés par cet afflux massif de Syriens, de la souplesse et surtout de la diligence dans les négociations d’adhésion. Ce n’est pas un hasard si le cycle du dialogue a été relancé en automne 2015, en pleine crise des réfugiés, après un gel de… 10 ans ! Et première chose que demande l’Europe à la Turquie dès qu’on s’assoit à la table des négociations : Un « plan d’action » concret pour enrayer le flot sans précédent de migrants syriens et irakiens qui essayent de forcer les portes des pays européens mais aussi de rapatrier les migrants économiques vers leurs pays d’origine. C’est un boulot colossal… et ingrat mais également du pain béni pour les Turcs qui désespéraient de figurer sur les petits papiers de l’UE.

L’adhésion à l’EU est l’horizon indépassable pour la Turquie. C’est la promesse d’un développement, qui certes a été amorcé mais peine à attendre la vitesse de croisière des nations européennes. L’entrée dans cette Europe florissante est synonyme d’une avalanche de dizaines de milliards d’euros d’aide, sans beaucoup d’efforts finalement, ou très peu, et étalés dans le temps qui plus est. Regardez la Grèce, ou avant elle l’Espagne, le Portugal… Et la Turquie voit déjà la couleur de cette pluie d’euros, avec les 4,873 milliards qui lui ont été versés entre 2007 et 2013 dans le cadre de l’aide de préadhésion. La Cour des comptes européennes a beau dénoncer dans un rapport des « Retards excessifs », des « difficultés de mise en oeuvre », « évaluation et contrôle inadéquats » du côte turc et dire qu’elle « ne disposait pas des informations nécessaires pour démontrer l’efficacité de l’aide de préadhésion », la Turquie n’en a cure et a bien l’intention de vendre très chèrement sa collaboration sur le dossier des réfugiés. D’ailleurs la chancelière allemande est en ce moment même à Ankara pour inciter les Turcs à coopérer un peu plus sur ce dossier et à tarir davantage le flux des réfugiés vers l’Europe, nul doute qu’Erdogan en profitera pour pousser ses pions vers le rêve européen…

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