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A l’heure où la tempête Trump souffle la planète, avec sa cohorte de propos et décisions anti-immigration, le président grec, Prokopis Pavlopoulos, endosse volontiers le costume d’humaniste. Pourtant il aurait pu avoir le réflexe du bouclage des frontières grecques, vu les vagues de migrants qui submergent littéralement le pays notamment ces 5 dernières années, avec le conflit syrien.

Prokopis Pavlopoulos, qui s’est rendu dans une cité populaire où deux éléments armés de l’extrême droite avaient été arrêtés il y a 4 ans, au mois de février, a prononcé un vibrant discours en direction des enfants des réfugiés accueillis en Grèce, rapporte Huffington Post. Le président a déclaré ceci : « Vous êtes à présent une part de nous-mêmes et vous y resterez tant que l’horreur de la guerre vous gardera éloignés de votre patrie. Accompagné de vos petits camarades grecs, j’aimerais avoir la chance de pouvoir vous rendre visite un jour, quand la paix vous permettra de reconstruire votre patrie ».

Il a ajouté : « Les enfants sont le vecteur du dialogue entre les civilisations. Ce dialogue est le seul remède contre la guerre puisque la civilisation est inconcevable si l’Homme et la Paix ne constituent pas son socle. Dans ce pays qui vous accueille, une grande civilisation a vu le jour. Plus tard elle a eu la chance de constituer la base civilisationnelle de l’Europe et du Monde Occidental ». Des mots puissants qui devraient siffler dans les oreilles du président américain…

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La région de Galkayo, au centre de la Somalie a accueilli 85.000 personnes depuis le début des affrontements il y a trois semaines. Les conditions
humanitaires dégradantes dans lesquelles vivent ces derniers inquiètent le Conseil Norvégien pour les Réfugiés, a annoncé ce vendredi 28 octobre
2016, l’agence AFP.

Les affrontements entre les forces de Puntland et celles de Galmudug depuis le 7 octobre dans la ville de Galkayo, capitale de la région de Mudug en Somalie ont fait au moins une vingtaine de morts, des dizaines de blessés et près de 85.000 déplacés, d’après les derniers chiffres publiés par le Conseil norvégien pour les réfugiés, a précisé la même source.

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Le gouvernement est déterminé à défendre les droits des réfugiés conformément aux engagements internationaux de la Tunisie, a affirmé Mehdi Ben Gharbia, ministre des Relations avec les instances constitutionnelles et la société civile et des Droits de l’Homme.
Le gouvernement œuvre pour la mise en place, dans les plus brefs délais, d’un cadre juridique pour la protection des réfugiés, a-t-il dit au cours d’un entretien, mercredi, avec le président de l’Institut arabe des droits de l’Homme (IADH), Abdelbasset Ben Hassen et le représentant du bureau Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés à Tunis (UNHCR), Mazen Abou Chanab.
Il a, à cette occasion, passé en revue les différentes étapes par laquelle est passé le projet de loi relatif aux droits des réfugiés en Tunisie, qui été élaboré par le ministère de la Justice avec l’aide d’experts de l’IADH et du UNHCR et d’activistes de la société civile, selon un communiqué du ministère.
D’autre part, le ministre a écouté un exposé sur l’état d’avancement de la campagne menée par l’IADH en collaboration avec l’UNHCR pour inciter les gouvernements arabes à promulguer des textes de loi pour la protection des réfugiés.

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Le Haut-commissariat aux réfugiés de l’ONU (HCR) a fait savoir, ce  vendredi 16 septembre 2016, que plus d’un million de personnes ont fui le Soudan du Sud à cause de la guerre civile qui ravage le pays depuis décembre 2013.

D’après des informations rapportées par la chaine britannique « BBC », le chiffre total comprend aussi les 185 000 personnes qui ont fui le pays depuis l’éclatement de nouvelles violences en juillet.

L’ONU a relevé qu’environ 1,61 million de Soudanais du Sud ont quitté leurs foyers pour se réfugier dans d’autres régions du pays, selon la même source.

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La chancelière allemande Angela Merkel, pourtant pénalisée politiquement par sa politique d’accueil des migrants, a déclaré ce dimanche 28 août qu’il est inadmissible que certains pays de l’Union européenne ferment leurs portes aux réfugiés simplement parcequ’ils sont musulmans. L’Allemagne, qui croule sous l’afflux de migrants, exige l’instauration de quotas au sein de l’UE pour que la charge soit équitablement répartie.

« Ça ne va pas du tout que certains pays disent que de manière générale, nous ne voulons pas avoir de musulmans dans nos pays », a déclaré Merkel dans un entretien avec la télévision publique allemande ARD.
Elle a ajouté que « chacun devait faire sa part » de réfugiés et qu’une « solution commune devait être trouvée ».

Les pays de l’Est eux ne l’entendent pas de cette oreille et se verrouillent face aux migrants, notamment les musulmans. Le Premier ministre tchèque, Bohuslav Sobotka, n’a pas hésité à déclarer dernièrement au quotidien Pravo : « Nous n’avons ici aucune forte communauté musulmane. Et à vrai dire, nous ne souhaitons pas qu’une forte communauté musulmane se forme ici, vu les problèmes que nous observons ».

L’an dernier 2015, la Slovaquie avait fait avoir qu’elle ne voulait abriter que des migrants chrétiens.

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L’Europe est embourbée depuis des années dans une crise de réfugiés aux proportions historiques, et, franchement, il n’y a pas d’issue  en vue. Même les efforts les mieux intentionnés pour endiguer la crise sont à la peine.

Le problème devenant totalement inextricable, un certain nombre de propositions irréalistes ont été avancées pour des solutions débordant d’imagination mais  pas nécessairement pratiques. La dernière en date, sans doute la plus audacieuse, est celle de construire une île artificielle au large des côtes tunisiennes qui servirait de refuge pour les réfugiés espérant gagner l’Europe.

Cette idée, on la doit à Theo Deutinger, le patron de la société de  conception et d’architecture TD, basée aux Pays-bas, un pays qui a une solide  expérience en matière d’aménagement de  masses terrestres artificielles. L’entreprise est connue pour ses travaux expérimentaux et théoriques axés  souvent sur les questions de la mondialisation. Deutinger a baptisé son  projet : «l’Europe en Afrique » (EIA), et il a déjà un site web clinquant où  figure en bonne place le slogan captivant: «La première ville vraiment européenne. »

Selon le plan, l’EIA serait une cité établie dans le plateau continental tunisien, une mince bande de fond marin située entre les zones économiques exclusives de la Tunisie et de l’Italie en Méditerranée. L’Union européenne louera cette bande de terre auprès de  ces deux pays  aux termes d’un contrat de 99 ans, destinée à la création d’une île artificielle qui servira de nouveau pays «  ayant sa propre  constitution, et son propre système économique et social »  sous la protection de l’Union Européenne. Le plan suggère que la ville pourrait être comme Carthage, la ville ancienne qui a été le centre de la civilisation carthaginoise et qui était située là où se trouve  maintenant la Tunisie.

Joint par e-mail par le Washington Post,  Deutinger explique que  L’EIA serait la première ville qui fasse partie de l’Europe, mais d’aucun État-nation européen. En outre, elle serait régie par la Constitution européenne. « Ainsi, l’Europe en Afrique serait également un terrain d’essai pour l’Union européenne en difficultés,  ces derniers temps», écrit Deutinger.

Deutinger espère que l’avènement de ce pays pourrait incarner  ce qu’il y a de mieux en Europe et en Afrique, ajoutant que les réfugiés qu’il a  aidés par des cours de langues ont bien accueilli l’idée.  » Elle a été accueillie d’autant plus positivement que l’EIA sera érigée dans une zone dont le climat est similaire à celui des contrées dont la  plupart des prochains habitants sont issus ».

L’EIA serait conçue pour accepter tous ceux qui voudraient y venir. Les réfugiés comme ceux qui meurent dans des naufrages en Méditerranée seraient les bienvenus, tout comme des migrants économiques. Il y aurait des bateaux réguliers en provenance d’Afrique du Nord à la disposition des  réfugiés et des migrants, alors que sur l’île même, les nouveaux arrivants bénéficieraient d’opportunités d’emploi. «  On pourrait imaginer que cette  ville commencerait sur un mode à peu près semblable à celui d’une ville pionnière américaine», souligne-t-il, avec de grandes entreprises européennes qui y débarqueraient plus tard, histoire de ne pas troubler l’économie alors en phase de croissance. Ceux qui vivent sur l’île ne se verraient pas accorder automatiquement la citoyenneté de l’UE, mais ils pourraient l’obtenir au terme de  cinq ans de séjour, un délai qui serait mis à profit pour procéder à un filtrage sécuritaire approprié et d’autres arrangements.

Est-ce réaliste ?

Tout cela semble beau. Mais le plus difficile est de savoir si le projet est réaliste. De semblables propositions avaient été avancées par le passé, comme celle, l’année dernière, du magnat de l’immobilier Jason Buzi qui a contacté Worldviews pour discuter de son idée relative à  «nation pour les réfugiés», ou encore celle du milliardaire égyptien Naguib Sawiris qui a annoncé son intention d’acheter un certain nombre d’îles qui pourraient servir de terre d’asile pour les réfugiés.

Aucun des deux projets n’est encore venu à maturité. C’est que, par exemple, le processus logistique de l’achat du terrain pour la création ex nihilo d’un nouveau pays n’est pas simple, surtout si elle implique la coopération d’autres pays ou d’organisations telles que l’ONU. Deutinger espère que par la création d’une nouvelle masse terrestre  en Méditerranée, il pourrait au moins être en mesure de contourner un peu ce problème.

Deutinger  affirme que « l’EIA ne deviendra pas une enclave comme  Ceuta et Melilla, dans la mesure où elle n’appartient à aucune nation pas plus qu’elle ne sera une colonie car elle  appartient à ses habitants et non à une nation européenne. L’EIA ne sera pas un ghetto car elle ne sera pas ceinte d’une clôture ».  Il n’en soutient pas moins qu’il s’agit d’un « véritable plan plutôt que d’une idée vaguement évoquée ».

« cela devrait être  une utopie pour devenir une dystopie [une histoire imaginaire à la George Orwell], avait  déclaré  Bill Frelick, directeur des droits des réfugiés à Human Rights Watch, à propos de la « Nation pour les réfugiés » préconisée par le magnat de l’immobilier Buzi l’année dernière. D’autres experts y souscrivent  en soulignant que la création d’un nouveau pays pour les réfugiés ressemblerait à une tentative de l’Europe de résoudre le problème des réfugiés chez elle  plutôt que d’apporter une solution aux  problèmes qui poussent les gens à devenir des réfugiés.

Pour l’heure, cela semble une entreprise hasardeuse.

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Une proposition radicale pour dissuader les pays membres de l’Union européenne de se refiler la patate chaude des migrants : Tout pays qui refuse de prendre sa part de demandeurs d’asile versera 250.000 euros par migrant au pays qui voudra bien accueillir les réfugiés refoulés. C’est l’idée qui a été avancée ce mercredi 04 avril par la Commission européenne (CE), un dispositif dénommé « contribution de solidarité ».

Cette disposition est une refonte du règlement de Dublin, qui mettait en difficulté les pays de première entrée, dans la mesure où ils sont contraints de traiter de bout en bout la demande d’asile. Avec cette décision de taper dans la portefeuille des Etats récalcitrants, la répartition automatique des migrants devrait mieux s’opérer. « Dublin ne fonctionne pas car les pays en première ligne sont laissés seuls avec leur problème. Cela ne fonctionne plus (…), il faut partager le fardeau », a déclaré le vice-président de la CE, Frans Timmermans, dans un point de presse ce matin Bruxelles.

L’Europe se tortille dans tous les sens pour faire face au problème du flux très dense des migrants. Rien qu’en 2015, plus de 1,25 million de demandes d’asile ont été déposées, notamment par des Syriens, Afghans ou Irakiens. Cet afflux massif a mis à mal le système de répartition des migrants au sein de l’UE, les pays de premier accueil, toujours les mêmes d’ailleurs, croulant sous les sollicitations, alors que les autres trouvent tous les prétextes possibles et imaginables pour ne pas faire face à leurs responsabilités. Parfois on refuse carrément de recevoir les réfugiés, violant ainsi les traités européens en la matière et le droit international. C’est le cas des pays de l’Est, où les opinions publiques sont façonnées par les partis xénophobes d’extrême droite.

L’Italie, la Grèce et l’Allemagne seraient soulagées

On a vu Rome et Athènes, des portes d’entrée en Europe, en très mauvaise posture ; il y a aussi l’Allemagne, destination plébiscitée par les migrants, qui a dû à elle seule absorber près d’un million de réfugiés sans que les autres pays membres de l’UE ne lèvent le petit doigt pour la soulager de son fardeau. Leurs plaintes ont manifestement été entendues par l’exécutif européen.

Le système proposé par la CE va équilibrer automatiquement les choses quand un pays est confronté à une pléthore de demandes d’asile. Les pays de l’UE auront chacun un quota de répartition de référence théorique (en pourcentage en fonction du nombre de demandes d’asile dans l’UE) fixé proportionnellement à la taille, au PIB mais aussi au nombre de réfugiés déjà accueillis.Cela devrait éviter le trop plein dans certains pays, alors que d’autres passent entre les gouttes et se barricadent. Reste maintenant à en faire accepter le principe par les Etats membres et le Parlement européen. C’est loin d’être gagné car quand il s’agit de sanctions financières, ça jase toujours avant de trancher. Parfois on ne tranche pas…

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La Délégation européenne et huit Etats devraient octroyer une enveloppe de plus d’un milliard de dollar pour des aides urgentes aux réfugiés syriens et aux communautés locales d’accueil au Liban et en Jordanie, outre le renforcement de la relance économique dans la région du Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA), a-t-on annoncé, vendredi après-midi, à Washington.

Ce montant se compose de dons d’une valeur de 141 millions de dollars et de crédits avantageux d’une valeur de 1 Milliard de dollars ainsi que de garanties estimées à 500 Millions de dollars, ce qui permettra de mobiliser 800 Millions de dollars de crédits avantageux au cours de l’année prochaine.

Ces financements  ont été annoncés lors d’une réunion ministérielle organisée en marge des réunions du printemps du groupe de la Banque Mondiale (BM) et du FMI ou « Spring Meetings » (15-16-17 avril 2016).

Le ministre de l’Investissement, du développement et de la coopération internationale Yassine Brahim, qui a représenté la Tunisie à cette rencontre ministérielle, a indiqué que cette initiative vise à consolider les capacités des bailleurs de fonds à répondre aux besoins accrus de ladite région.

Elle permettra ainsi de renforcer les chances des pays  relevant de cette dernière (MENA), confrontés à plusieurs dangers, d’obtenir des financements à des conditions avantageuses.

Brahim a déclaré, à l’agence TAP, que les financements qui seront accordés par la BM à la Tunisie et dont le montant s’élève à un milliard de dollars annuellement, pourraient osciller entre 1,2 milliard de dollars et 1,3  milliard de dollars grâce à cette initiative.

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La chancelière allemande, Angela Merkel, maintient le cap de sa politique d’intégration des migrants, en dépit de la montée des contestations, notamment du côte de l’extrême droite. Elle a pu convaincre la coalition gouvernementale de valider hier jeudi 14 avril une batterie de mesures pour donner des perspectives d’insertion aux réfugiés, des droits mais également des devoirs, lit-on dans Le Figaro.

Parmi les nouvelles décisions en direction des demandeurs d’asile il y a la création de 100.000 emplois d’utilité publique. Mais le texte précise que les migrants venant de pays considérés comme sûrs, tels que les pays des Balkans, n’y ont pas droit.

Il a fallu sept heures de négociations pour trouver cet accord, qui sera inscrit noir sur blanc dans la loi. Angela Merkel, visiblement satisfaite d’avoir forcé la main à sa coalition, voit dans ce dispositif «une offre pour chacun, mais aussi des devoirs pour tous ceux qui arrivent». Le social-démocrate Sigmar Gabriel, vice-chancelier et ministre de l’Economie, en a rajouté une louche : «Nous voulons des gens intégrés, fiers ; pas des personnes assimilées de force».

Il est également question de faciliter l’intégration des réfugiés en Allemagne en supprimant pendant trois ans la priorité accordée aux Allemands et aux Européens (UE) pour un emploi.

Certes cette nouvelle loi est une goutte d’eau dans l’océan du million de réfugiés que l’Allemagne a accueillis en 2015, mais enfin c’est un bon début. On n’a pas vu ce volontarisme dans les autres pays européens. Cela se saurait si les autres membres de l’Union européenne se démenaient autant que l’Allemagne pour intégrer les réfugiés…

Les réfugiés devront aussi faire des efforts

Toutefois ces nouveaux droits ne vont pas de soi, ils sont assortis d’un certain nombre d’obligations pour que le dispositif n’explose pas. Par exemple les réfugiés en formation auront droit à un titre de séjour le temps que dure leur apprentissage, de manière à leur laisser du temps pour dénicher un boulot, mais «Celui qui interrompra sa formation se verra retirer son titre de séjour et, par là-même, le droit de rester en Allemagne», a averti la chancelière.

Les demandeurs d’asile seront placés dans des résidences ventilées sur tout le territoire pour éviter la formation de ghettos, mais ceux qui tenteront de sortir de ce cadre en voulant se loger autrement seront sanctionnés. Le texte dit également que ceux qui rechigneront à poser des actes pour s’intégrer dans la société, comme le refus d’apprendre l’allemand, n’auront pas droit à un permis de séjour longue durée. «L’acquisition de la langue est aussi nécessaire pour un séjour provisoire» en Allemagne, dit le document.

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L'espérance de vie des hommes japonais a franchi en 2013

Pendant que les pays européens croulent sous les demandes d’asile, et qu’un pays comme l’Allemagne à lui tout seul a absorbé près d’un million de réfugiés en 2015, personne ne regarde ce qui se passe du côté des pays prospères d’Asie. Le moins qu’on puisse dire est que ces derniers ne se bousculent pas pour soulager l’Europe, assaillie de toutes parts par les réfugiés syriens et irakiens. Le Japon, par exemple, n’a agréé que 27 demandes sur les 7586 qu’il a enregistrées l’an dernier. Il rivalise sur ce point avec les richissimes Etats du Golfe, qui ne veulent pas entendre parler de leur « frères » syriens et irakiens…

On veut bien admettre que les Japonais doivent se partager un territoire minuscule, qu’ils ont d’ailleurs arraché à la mer en partie et qu’ils doivent sans cesse reconstruire du fait des catastrophes naturelles, mais tout de même rejeter 99% des demandes d’asile, il faut le faire. Les Nippons auraient mieux fait de dire carrément qu’ils n’acceptent aucun réfugié, c’était peut-être plus simple, au lieu de cet affichage qui frise le ridicule, surtout comparé à un pays comme la Turquie laquelle, quoiqu’on en dise, en a accepté 1,8 million.

Mais il faut dire que de façon générale les Japonais ne sont pas réputés pour leur politique d’immigration et tiennent à leur homogénéité comme à la prunelle de leurs yeux. Les rares étrangers qui s’aventurent sur ces terres sont les coopérants, parfois des étudiants. C’est à peu près tout. Le Japon, il faut le reconnaitre, est très prompt à aider les pays à se développer, à parfois même décaisser de grosses sommes pour ça, mais quand il s’agit de s’ouvrir aux étrangers, c’est autre chose…

Pour en finir sur la question des demandeurs d’asile, sachez que seuls cinq d’entre eux étaient syriens, et au final trois d’entre eux ont décroché le précieux sésame. Les autres titres de séjour ont été remis à six Afghans, trois Éthiopiens et trois Sri-Lankais. Pourtant les autorités clament haut et fort, sous la pression des organisations humanitaires, qu’elles ont fait des efforts par rapport à 2014 et 2013, où elles n’avaient accepté respectivement que 11 et 6 dossiers.

D’après le Haut commissariat aux réfugiés de l’ONU (HCR), 2419 personnes bénéficient du statut de réfugiés au Japon…

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Le gouvernement espagnol a décidé d’allouer à titre « exceptionnel » un montant de 13 millions d’euros pour les années 2015 et 2016 au profit de la Croix-Rouge, la Commission espagnole d’aide aux réfugiés (CEAR) et l’association « Commission catholique espagnole pour la migration »

(ACCEM) pour assister les réfugiés qui seront accueillis par l’Espagne, a-t-on annoncé jeudi de source gouvernementale à Madrid.

Ce montant, qui sera approuvé vendredi par le Conseil des ministres, sera consacré au système d’accueil et d’intégration des demandeurs d’asile et des bénéficiaires d’une protection internationale, a indiqué la ministre espagnole de l’emploi et de la sécurité sociale, Fatema Banez, lors de la deuxième réunion du comité interministériel sur la crise de la migration et de l’asile, crée par l’exécutif pour gérer la crise migratoire.

La réunion, qui a été présidée par la vice-présidente du gouvernement, Soraya Saenz de Santamaria, a discuté des dernières décisions prises pour « assurer l’accueil adéquat, les soins et l’intégration des demandeurs de protection internationale en Espagne », a-t-on ajouté de même source.  Les ONG et les groupes sociaux ont accueilli favorablement la décision du gouvernement espagnol d’accepter la proposition de la Commission européenne d’accueillir quelque 14.900 réfugiés sur le territoire espagnol provenant de Syrie et d’autres pays.

A signaler que des manifestations seront organisées le weekend dans différentes localités et villes espagnoles sous le slogan « Pour une Europe de la solidarité. Réfugiés bienvenus », en signe de solidarité avec les réfugiés qui affluent sur l’Europe, fuyant la guerre au Moyen Orient.

Face à cette situation, le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, a proposé jeudi  la mise en place d’un « Plan Marshall » dans certains pays pour résoudre les problèmes qui poussent leurs citoyens à émigrer vers l’Europe.

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La France est prête à accueillir 24.000 réfugiés sur les deux prochaines années, a affirmé lundi François Hollande, en soulignant que la crise actuelle « peut être maîtrisée et elle le sera ».

« C’est une crise », elle est « dramatique, elle est grave », mais « elle peut être maîtrisée et elle le sera », a-t-il affirmé, en soulignant que « la France est disposée à prendre sa part. La Commission européenne va proposer de répartir 120.000 réfugiés sur les deux prochaines années, ce qui représentera pour la France 24.000 personnes. Nous le ferons ».

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