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Le ministère de l’Agriculture, de la Pêche et des Ressources hydrauliques vient de publier une circulaire déterminant les conditions d’octroi et de renouvellement des permis de pêche de loisirs et annulant la circulaire publiée le 21 février 2017.
Il s’agit, selon le nouveau texte, d’organiser la reprise de l’octroi et du renouvellement des permis de pêche de loisirs au profit tant des Tunisiens que des étrangers et de faire face à la pêche anarchique.
Ainsi, les demandes de permis doivent être présentées au service de pêche territorial et l’examen des dossiers sera assuré par les commissions régionales chargées du suivi et de l’évaluation de l’activité de pêche de loisirs.
La circulaire stipule la nécessité d’informer les autorités compétentes à l’entrée et à la sortie des bateaux de loisirs disposant de permis de pêche de loisirs lors de la pratique de cette activité par le biais d’emails destinés aux commissariats régionaux au développement agricole concernés.
Le texte prévoit également un renforcement du contrôle des activités de pêche de loisirs en mer et autres lieux en associant les pêcheurs de loisirs, lesquels sont appelés à mettre leurs embarcations volontairement à la disposition des agents de l’administration et à les accompagner dans les activités de contrôle.

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Onze bateaux pratiquant illégalement la pêche ont été saisis en seulement trois semaines de surveillance conjointe menée avec les autorités locales dans les eaux ouest-africaines. Au total, 13 infractions à la réglementation sur la pêche ont été constatées durant les deux mois de l’expédition maritime « Espoir en Afrique de l’Ouest », qui comprenait également la surveillance des pêches, ainsi que des échanges avec la société civile et la classe politique de six pays. Les résultats de cette tournée, qui s’achève ce week-end à Dakar, ont été consignés dans un rapport préliminaire rendu public aujourd’hui. Ces conclusions sont symptomatiques du besoin pressant des pêches ouest-africaines de disposer de réglementations efficaces au niveau régional.

En définitive, Greenpeace (Greenpeace.org/Africa/fr) et des inspecteurs de la Guinée, de la Guinée Bissau, de la Sierra Leone et du Sénégal ont inspecté 37 bateaux de pêche industrielle dans la région. En Mauritanie, Greenpeace a effectué seule la surveillance et présenté ses conclusions au ministre des Pêches. Les 13 infractions comprenaient le prélèvement d’ailerons de requins, la taille de mailles de filets incorrecte, le transbordement en mer, l’absence de documents et la pratique de la pêche en dehors de la zone autorisée.[1] Ces infractions ont été commises par des bateaux de pêche battant pavillons chinois, italien, coréen, comorien et sénégalais.

Pavel Klinckhamers, chef du projet Espoir en Afrique de l’Ouest constate :

« Après deux mois passés en mer, à documenter et à inspecter des navires de pêche industrielle dans les eaux ouest-africaines, il apparaît clairement que la pêche illégale y est d’une inquiétante banalité. Nous avons aussi relevé, dans toute la région, l’impatience des pêcheurs, de la société civile et des gouvernements locaux de venir à bout de cette situation et de passer à un système de pêches durables. Pour tous ces acteurs, la prochaine étape consiste à montrer un réel engagement à travailler ensemble pour atteindre cet objectif. Nous sommes disposés à apporter notre appui à ce processus. »

Sans réel pouvoir de décision, les actuels organes de gestion de la mer, du Cap- Vert à la Sierra Leone, y compris la Commission sous-régionale des pêches (CSRP) et le Comité des pêches pour l’Atlantique Centre-Est (COPACE), sont contraints de se limiter à un insuffisant rôle de conseil. Le manque de transparence dans les politiques et les pratiques de pêche constitue un autre fléau dans la région. Les listes des navires dont disposent les autorités des pêches sont souvent incomplètes ou inexactes, et le nombre et les détails des joint-ventures et des accords d’accès aux pêcheries de la région demeurent opaques.

Ahmed Diame, chargé de campagne océans à Greenpeace Afrique décrit la situation, déclare:

« Avec des stocks de poissons ouest-africains déjà en chute libre, les gouvernements doivent agir immédiatement pour éviter que la sécurité alimentaire ne continue d’être menacée par la surpêche et la pêche illégale. Les stocks de poissons ne connaissent pas les frontières nationales. C’est pour cela que les solutions pour mettre fin à la surpêche dans les eaux ouest-africaines ne peuvent provenir que d’efforts concertés entre les pays de cette région. Les gouvernements doivent collaborer dans la création et la mise en œuvre d’un système régional efficace de gestion des pêches afin de sauvegarder ces précieuses ressources aujourd’hui et pour les générations futures. »

Lors du dernier cycle de surveillance conjointe, au Sénégal, du 25 au 29 avril, Greenpeace et les inspecteurs de la Direction de la protection et de la surveillance des pêches (DPSP) ont relevé un cas de pêche illégale avéré, le Marcantonio Bragadin, propriété d’une joint-venture sénégalo-italienne, pour obstruction des mailles des filets et des indices de dispositif d’obstruction des mailles par le Kanbal III, appartenant à une coentreprise sénégalo-espagnole. Le Marcantonio Bragadin aurait versé la somme de 30 millions de francs CFA (45 700 €) le lendemain de l’infraction pour pouvoir de continuer à pêcher. Le Kanbal III, quant à lui, fera l’objet d’une enquête complémentaire de la part de la DPSP.

Greenpeace soumet son rapport aux représentants des gouvernements du Cap-Vert, de la Mauritanie, de la Guinée Bissau, de la Guinée, de la Sierra Leone et du Sénégal avec des recommandations fortes quant à la manière dont les gouvernements ouest-africains peuvent assumer leurs responsabilités et gérer ensemble les activités de pêche étrangères et locales afin de sauvegarder leurs eaux et d’assurer une répartition juste et durable des ressources de la mer. Dans les prochains mois, Greenpeace fera également part de ses conclusions à propos des conditions de travail déplorables à bord de nombreux bateaux de pêche étrangers, où l’eau potable est souvent rarement disponible et où les membres d’équipage locaux sont forcés à dormir, se nourrir et se laver à l’extérieur.

Greenpeace recommande la création d’un organe régional efficace de gestion des pêches et que les politiques nationales de pêche soient harmonisées. La transparence doit être adoptée par tous les pays, y compris dans les accords bilatéraux de pêche, le partage des ressources pour optimiser les systèmes de surveillance des bateaux et la création d’une liste rouge des navires INN et des capitaines non coopératifs dans la région. Il est urgent de créer un comité de suivi de l’évaluation des stocks et des prises afin d’aligner les capacités de pêche sur les ressources disponibles. En outre, les voix des communautés locales de pêcheurs, les plus durement frappées par la pêche industrielle dans la région, doivent être au cœur de la planification et de l’application d’un système de gestion des pêches. Avec l’épuisement des stocks de poissons en Afrique de l’Ouest, la nécessité d’un tel système se fait urgemment sentir.

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Saida Ouinissi, secrétaire d’Etat chargée de la Formation professionnelle et de l’Initiative privée, a souligné la nécessité d’avoir une approche ouverte envers la main d’œuvre étrangère.

Lors d’une rencontre organisée ce jeudi 29 septembre 2016 à l’occasion de la présentation du Rapport national sur l’emploi, elle a justifié son appel par la volonté de la Tunisie de devenir un hub de l’Afrique.

Pour la responsable, cette étape est cruciale, mais beaucoup reste à faire, à commencer par la révision de la réglementation en matière d’autorisation de séjour des cadres et ouvriers étrangers.

Ce serait aussi une manière de régler le nombre important de problèmes rencontrés par plusieurs chefs d’entreprises, a t-elle répondu.

La secrétaire d’Etat a par ailleurs affirmé que la présence de la main d’œuvre étrangère ne menace pas l’employabilité des citoyens tunisiens.

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Le Secrétaire d’Etat chargé des Domaines de l’Etat, Mabrouk Kourchid, a rencontré ce mardi 27 septembre 2016 le chef du gouvernement, Youssef Chahed. Africanmanager croit à ce titre savoir que le sujet de la rationalisation de l’utilisation des voitures administratives a été l’un des sujets principaux de cette entrevue. C’est ainsi que la proposition de Korchid de différencier les voitures de fonction par une autre plaque minéralogique que celle, en rouge et blanc, actuellement en vigueur, a été acceptée par le chef du gouvernement, qui aurait même donné ses instructions pour la mise en place de cette plaque. Selon nos sources, l’idée du retour à la plaque, normale, en noir et blanc pour les voitures de fonction, aurait même été acceptée.

Ces mesures devraient ainsi réhabiliter la voiture de fonction, mettre ses bénéficiaires, cadres et hauts cadres de l’administration, à l’abri des désagréments des contrôles à l’aveugle. Ces mesures devraient aussi mieux contrôler l’utilisation de ces voitures et éviter l’utilisation des véhicules mixtes pour d’autres services que ceux pour lesquels ils ont été mis en circulation.

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